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Yoko, dictateur dans l'âme?

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anonyme
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Bonjour,

Peut être que le terme de dictateur choque, mais j'ai remarqué depuis quelques albums que Yoko était plutôt autoritaire. Khany et Monya font plus de la figuration (c'est même écrit dans les bulles); ne parlons pas de Vic et Pol. C'est un peu dommage. J'ai peur que ça ne gâche leur amitié... et par la même occasion l'attrait que suscite (ou suscitait) cette BD. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ca me laisse perplexe.
Je viens de me refaire tous les albums et j'ai pu remarqué cette drôle de progression (surtout dans les derniers). Je crains que les nouveaux lecteurs soient déçus, surtout s'ils ne prennent pas la série par le début (en général, c'est par hasard qu'on découvre une BD, et rarement qu'on lise tout de suite le 1er album).
J'aimerais connaître votre avis.



   
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Pol
 Pol
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Le terme "dictateur" peut choquer, effectivement... Mais tu as raison sur le fond dans la mesure où les personnages "secondaires" de la série sont de plus en plus négligés. Remarques que cela a toujours été le cas dès le 1° album, "Le trio de l'étrange", dans la mesure où, très vite, Yoko a pris la direction des opérations, mais c'est devenu encore plus vrai maintenant. C'est vrai que ceux qui aiment ces personnages secondaires n'apprécieront pas, et j'en suis. Mais apparemment, il y a tout un public qui ne flashe que sur Yoko, et est assez indifférent à son entourage. Je ne connais pas les réactions éventuelles du public de "Spirou", mais il est possible que ce soit lui qui ait déterminé cette évolution. Cela dit, Leloup a doté Yoko dès le début d'un tempérament... pas dictatorial, mais un peu autoritaire : quant il y avait un vrai danger, quant l'action principale surgisait dans un album, elle écartait souvent les autres, et ce n'est que dans "Le trio de l'étrange" qu'une relative égalité était assurée entre elle et les autres. On a effectivement le sentiment que c'est "sa" série(il est vrai que celle ci porte après tout uniquement son nom, contrairement à la version en langue anglaise : "The Adventures of Yoko, Pol and Vic").
En fait, il semble qu'avec le temps, Leloup s'est plus centré sur les rencontres de Yoko avec de nouvelles connaissances féminines dont elle se fait toujours de nouvelles amies (et le prochain album prévu devrait aller dans le même sens). Du coup, ses anciennes amitiés vont de soi, plus la peine de revenir là dessus. Mais ça, c'est un autre problème de la série depuis plusieurs albums : une pléthore de personnages dont peu ont vraiment de la consistance parce qu'il faut aussi et avant tout se concentrer sur l'aventure elle même qui reste le principal.
Je crois que le rôle de figuration auquel sont astreints certains personnages (dont les deux principaux : Vic et Pol) est plutôt dû à cela que le caractère "fonceur" et parfois téméraire de Yoko.


Ce n'est point la valeur des choses qui a de l'importance, mais celle que le coeur leur attribue.


   
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anonyme
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HALLBERG

Problème dont "La porte des Ames" présente tous les symptômes. Je suis entièrement de ton avis. Il reste tout de même des personnages qui tenaient un rôle encore assez important et que l'on retrouvait dans certains albums en partie conçus autour d'eux (Monya, Ingrid). Le problème est plus épineux dans l'univers vinéen : la relative "disgrâce" de Vic et Pol est amplement partagée par Khâny (partiellement remplacée par Myna dans le rôle de baroudeuse). Dans l'album que je cite, le phénomène est curieux : les nouveaux et anciens amis s'empilent dans le Ryu dont l'équipage est devenu pléthorique (Mieke cuisinière, c'est une voie de garage). Mais je fais confiance à l'auteur pour rectifier le tir dans le prochain épisode spatial.

Les autres "géants" de la Ligne Claire avaient des réponses fort différentes : chez Hergé, Tintin est suffisamment "parfait" pour laisser s'épanouir des personnages secondaires à forte personnalité ; chez Jacobs, Blake et Mortimer s'équilibrent mutuellement (bien qu'ils sachent se passer l'un de l'autre). Encore faut-il garder en mémoire que les personnages de Jacobs sont infiniment moins fouillés sur le plan affectif... Comme la capacité à nouer des contacts est le propre de Yoko, je suis étonné que certains lecteurs puissent négliger les autres personnages.

Edité Jeudi 30 novembre 2006 :23:11 par Hallberg



   
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Pol
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Ton évocation des autres "grands" de la ligne claire est intéressante, quoique j'aurais des nuances à y apporter. En effet, si l'on y regarde bien, les personnages qui entourent le héros ou l'héroïne sont généralement réduits à n'exercer que deux fonctions : la fonction comique, ou celle de "méchant". Chez "Tintin", après tout, Haddock et Tournesol semblent surtout intéressants parce qu'ils font rire. Rastapopoulos en revanche assume la fonction de l'éternel adversaire de Tintin, et je ne sais pas si, tous autant qu'ils sont, ils disposent d'une si grande profondeur psychologique...
Blake et Mortimer sont égaux, c'est vrai, mais on dirait deux soleils autour desquels ne gravitent aucune planètes puisque les seules autres fortes personnalités de la série sont les méchants Olrik et le savant de "La marque jaune" ou "Le piège diabolique".
N'oublions pas dans la catégorie des grands de la ligne claire Jacques Martin et son héros "Alix" : à part Arbacès (encore un méchant), peu d'autres personnages secondaires ont une forte personnalité.

Mais c'est vrai que tous ces auteurs ont su employer des personnages récurrents auquels le lecteur finissait par s'habituer, et qui reviennent à l'improviste ici et là, au gré des albums. Leloup, lui, a peut être réussi par rapport à ses mentors à créer des "seconds rôles" un peu différents, comme Vic, Pol, Khâny ou Mona. Or si Pol est naturellement un élément comique (regardes son seul nom : Pitron, qui s'inspire apparemment du mot "pitre"),il me semble avoir une personnalité plus riche que celle d'un simple clown. Quant aux trois autres, ils ne sont ni comiques ni méchants, et ça, c'est peut être nouveau.

Je pense après cela, en songeant effectivement comme toi à "L'orgue du diable" ou "La spirale du temps", que le tort de Roger Leloup est d'avoir voulu (consciemment ou pas ?)renouveler "l'équipe" de Yoko. D'ou des albums comme "La porte des âmes" ou "La jonque céleste" où les anciennes et les nouvelles recrues se cotoyent. C'est peut être là une volonté de faire évoluer la série, mais on peut vraiment se demander si c'était là une bonne évolution. Moi, j'en doute. Le problème vient peut être de là.

D'autant plus que ce "renouvellement" tend à féminiser définitivement ce groupe. Or si on est un homme, et qu'on est naturellement porté à vouloir s'identifier à l'un des personnages de la série, j'ai du mal à m'assimiler à Lin-Po ou Myna. Des hommes, il ne reste plus que les méchants (car, à part Hégora qui est une femme, mais aussi un robot), tous les ennemis de Yoko sont en revanche masculins.
Et puis, deux petites filles arrivant en renfort, cela risque de transformer la série en pouponnière. D'accord pour Lotus. Mais avec "La pagode sacrée", on secoue la tête en voyant deux gamines embarquées dans une aventure forcément dangereuse. Ca, ça pose le problème de l'âge du lectorat auquel Leloup veut maintenant s'adresser. Enfin, vaste problème qui mériterait d'être lancé dans un autre sujet de discussion, je crois.


Ce n'est point la valeur des choses qui a de l'importance, mais celle que le coeur leur attribue.


   
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HALLBERG

La féminisation ne me gène finalement pas autant que la rapidité avec laquelle ces nouveaux personnages sont dépeints. Ceux qui sont désormais de toutes les sorties (dont je disais qu'ils s'empilent dans le Ryu) sont sans doute trop nombreux. Par ailleurs, je regrette un peu les pistes intéressantes qui ont été abandonnées, notamment celle des personnages ambigus (Hégora, ennemie vaincue, déclarant vouloir devenir une amie, et dont nous n'avons malheureusement pas de nouvelles, avait de quoi devenir un personnage intéressant), alors que les authentiques "gentils", des crèmes (Myna, Mieke et j'en passe), se multiplient véritablement.

Personnellement, au risque de me répéter, je regrette énormément que Khâny fasse de la figuration. Sa personnalité parfois autoritaire, et son lien ambigu avec le "systeme" de la société vinéenne équilibraient l'autorité de Yoko dans une certaine mesure... Qu'en pensez-vous ?

Edité Jeudi 30 novembre 2006 :23:20 par Hallberg



   
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HALLBERG

La pouponnière : si Leloup a jusque-là réussi à satisfaire tous les publics sans avoir à en courtiser un en particulier, il n'a certes pas besoin ni intérêt à faire du zèle.
Sauf à vouloir adopter le regard de l'enfant pour échapper à certaines limites de la perception de l'adulte, avec un côté autobiographique ou non (Vallès, René Clément, Spielberg et autres cas qui vous viendraient à l'esprit) il n'est pas indispensable de multiplier les enfants. A ma connaissance, la vision de l'enfance développée par Leloup, sans être désagréable, n'est pas spécialement originale.

Edité Jeudi 30 novembre 2006 :23:24 par Hallberg



   
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Pour la féminisation, je n'insiste pas, même si en ce qui me concerne, elle me dérange, et est liée d'ailleurs au problème de la pouponnière (féminisation à outrance + petites filles = volonté de cibler une catégorie bien spécifique du public, notamment les nouvelles générations qui découvrent actuellement la série).
S'agissant des nouvelles héroïnes dont tu parles (Mina, Mieke, mais aussi Lin-Po) elles sont effectivement superficielles. En fait, il me semble qu'elles assumaient à l'origine une fonction sur un seul album (Mieke pour "L'astrologue de Bruges" par exemple). Elles auraient dû ne pas survivre à l'album en question qui les concerne.
Pour Hégora, le problème est peut être qu'il est difficile de développer une psychologie dans ce genre d'histoires sur le court terme, et c'est pourquoi je pense que l'auteur aurait dû poursuivre sur des personnages plus anciens comme Vic, Pol ou Khâny, pour qui la durée de longévité dans la série permettrait d'approfondir leur personnalité. De plus, ils sont apparus à une époque de la série où celle ci a peut être le plus marqué les esprits par sa qualité, donc Leloup est parvenu à les "fidéliser" aux yeux du public.
Je n'aurais rien notamment contre un retour en force de Khâny, dont la personnalité forte (mais pas autoritaire) aurait pu offrir un contrepoint intéressant à celui de Yoko. Mais Leloup, tout en suggérant une opposition possible entre ces deux femmes, ne donne aucune chance à Khâny, car Yoko a toujours raison. Ce procédé est bien artificiel en fait. C'est bien dommage, mais nous ne sommes pas à la place de Leloup (ce qui ne doit pas nous empêcher d'exprimer nos regrets, d'ailleurs).


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D'accord. Leloup aurait dû se borner à Rosée, d'autant plus qu'en ce qui concerne le "point de vue de l'enfant", il est plus convaincant et plus touchant dans son roman "L'écume de l'aube", dans les épisodes où Yoko est encore enfant et s'émerveille de tout de manière très naïve. Chez Rosée, on ignore tout de ses rêves, un élément indispensable à un enfant chez qui l'imagination est pourtant particulièrement développée avant d'être réprimée au stade adulte. Sinon, où est l'intérêt de sa présence, à moins de faire de la figuration à l'adresse du (très) jeune public de la série ?


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N'oublions pas que Yoko est une des rares héroine de la BD. Bien qu'il y a plusieurs BD dont le personnage principale est de sex féminin, rare parmis elles sont de véritables héroines. Je crois donc que Yoko attire également, par ce fait, une large clientelle féminine. Celles-ci furent, probablement, conquisent au début des années 80, comme la grande majoritée des fans de Yoko.
Conquisent au début des années 80, alors qu'elles avaient entre 10 et 14 ans, elles ont donc aujourd'hui +/- 30-32 ans. Elles ont donc de fortes chances d'etre...des mamans. Yoko leur offre une héroine maman. Une héroine a laquelle elles peuvent parfaitement s'identifier.

Je ne crois donc pas que les enfants qui entrent dans l'univere de Yoko ont pour but d'attirer une clientelle plus jeune, mais bien au contraire, de garder la clientelle féminine que Yoko s'est trouvée dans les années 80.



   
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HALLBERG

Cette analyse est pertinente et a le mérite de nous rappeler que nombre d'auteurs classiques de bande dessinée ont présenté une image caricaturale des femmes, donnant régulièrement dans le sexisme et parfois la misogynie. En ce sens, la série Yoko Tsuno est un jallon indispensable du neuvième art. Cependant, la féminité ne saurait se résumer à la maternité, pas plus que l'amour des enfants, n'est l'appanage des seules femmes ; en outre, aborder le rapport de la mère à l'enfant - et l'attachement familial en général - n'est pas forcément une chose courante dans la BD franco-belge classique : je trouve donc qu'aborder ces sujets fut au départ une initiative salutaire de la part de l'auteur. Mais ne donnons pas dans la caricature à notre tour : un public largement - voire majoritairement - féminin ne signifie pas BD pour femmes...

D'autre-part, à l'inverse de Pol, je ne trouve pas qu'avoir une majorité de personnages soit un obstacle majeur à la capacité d'identification du lecteur (y compris masculin), dans la mesure où Leloup avait l'habitude de mettre en valeur la force de caractère et/ou les qualités humaines de ses personnages, au travers d'émotions qui ne sont pas spécifiques à un sexe ou a un autre. Le déséquilibre éventuel entre hommes et femmes dans la série serait d'ailleurs à comparer avec le déséquilibre inverse existant ailleurs. Ce qui me semble déterminant, c'est que le sexe des personnages a bien moins d'importance que leurs qualités et la façon dont l'auteur parvient à les caractériser.

Ce qui me gène, donc, est beaucoup plus la multiplication des amies et des enfants, multiplication qui ne laisse à aucun l'occasion de s'affirmer et de prendre sa place dans la série. Il faudrait ralentir le rythme des "arrivées" le temps de laisser les autres s'affirmer. Par exemple, confronter Rosée ou Mieke au contexte vinéen n'était pas une mauvaise idée mais il faudrait prendre le temps de s'atarder sur leur perception de ce monde (et ne pas leur faire faire de la figuration en cuisine...).

Enfin, je suis favorable à l'opération "Sauvez Pol et Vic", mais surtout je suggère une opération "Sauvez Khâny", comme je l'ai peut-être déjà évoqué...

Edité Jeudi 30 novembre 2006 :23:28 par Hallberg



   
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HALLBERG
Pour ce qui est des enfants, je suis séduit par ton analyse : je trouve que l'approche de l'enfance chez Leloup n'est pas très orginale, mais c'est sans doute parce que contrairement aux auteurs que j'ai cité (Vallès, René Clément...) Leloup ne recherche pas franchement à adopter le point de vue de l'enfant, mais, comme tu le dis justement, il s'intéresse au point de vue de l'adulte et à son instinct de protection de l'enfant (exercé, chez Leloup, à travers le sentiment maternel de Yoko). Par rapport à ton analyse, j'ajouterai également la perception, chez Leloup, de la part d'enfance qui subsiste chez l'adulte.

Chez Leloup, les enfants sont un peu idéalisés (en particulier leur capacité de rêve et de compassion) mais parallèlement, ils sont très... "infantiles" et donc dépendants des adultes mais aussi assez peu conscients des enjeux qui préoccupent leurs aînés. On est bien loin, donc, de l'enfant-héros plus malin que les adultes qui est en général le moyen utilisé par les auteurs qui veulent attirer des lecteurs très jeunes. Je suis donc finalement d'accord avec toi sur le fait que les enfants de la série ne servent pas vraiment à attirer les plus jeunes.
Ceci n'empêche d'ailleurs pas la série de toucher tous les publics. J'ai découvert la série à l'adolescence, mais je pense qu'enfant, je me serai identifié alternativement à Yoko, Pol et Vic, voir à Ingrid (mais parce que je suis musicien) plutôt qu'aux enfants de la série (surtout Poky, la vie de la communauté vinéenne en exil n'étant pas un cadre idéal pour une enfance épanouie...).

En revanche, je continue à regretter le trop grand nombre d'enfants redondants dans la série, constituant la répétition du même procédé...

En tous cas merci pour ton point de vue tout-à-fait pertinent smiley

Edité Jeudi 30 novembre 2006 :23:29 par Hallberg



   
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Sur ce sujet, je suis d'accord pour dire que l'effacement de Khâny et la relégation au second plan d'autres personnages est un poil dommage. Mon plus gros regret va à Vic, qui selon moi avait (et a toujours)tout pour faire un honorable pendant à Yoko. D'ailleurs, plusieurs fois au cours de la série il affronte l'aventure à ses côtés...pour subitement se recoucher. Il est pourtant vaillant, courageux et sportif (Khâny en convient dans la lumière d'Ixo).
Pour Pol aussi, à deux reprises il utilise des lance-missiles...ça m'a surpris. D'un seul coup, il se réveille! Sans parler de son étonnant "grand rôle" dans "L'Or du Rhin". M'est avis que ces deux-là sont largement sous-employés.



   
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