J'ai une idée d'un nouveau scénario mais cette fois c'est une histoire hors contexte sur Yoko Tsuno
L'histoire se passe en 1945 à la fin de la guerre au Japon , la petite Emi agée de 8 ans est vendue par sa famille pauvre à une maison de geisha mais comme l'argent est difficile à trouver , la maison est achetée par un riche businessman canadien qui est le père d'une petite famille , ils n'ont qu'un seul enfant un jeune garçon du nom de Timothée qui a le même âge qu'Émi).
La riche famille s'établiera dans la maison des geishas où Timothée sera amoureuse de la petite geisha mais les tensions sont dûres car il est interdit a une fillette d'avoir une relation avec un enfant d'une autre race.
Même si le jeune garçon sait qu'il ne doit pas se mêler des problèmes des autres , il sauvera Emi de la patronne qui est une femme odieuse et qui traite Emi comme une servante.
Du coup la relation entre Emi et Timothée ne sera plus la même de ce fait Emi apprendra le français par Timothée et Timothée apprendra le japonais par Emi .
Les années passent et la famille de Timothée pensent qu'ils devraient avoir une vraie relation avec une fille de classe normal plutôt qu'avec une geisha , il devra choisir entre Kate , une anglaise de bonne famille ou Emi.
Qu'en pensez-vous ?
-Edité le: Jeudi 19 octobre 2006 à 00:10 par Tai Kushimura-
-Edité le: Jeudi 19 octobre 2006 à 16:45 par Tai Kushimura-
ATTENTION CE N'EST QUE LE DÉBUT !
Hors-sujet, mais ceci renforce l'impression que nous devrions parfois faire atelier d'écriture - ne serait-ce que pour féderer les imaginations qui, on s'en doute, ne sont pas inspirées que par le contexte Yoko et compagnie. Vu la faible activité de cette rubrique, nous pouvons probablement l'élargir à cette fonction sans grands dommages, sachant que chacun devrait y préciser clairement ce qu'il recherche: une collaboration pour mener à bien un récit (et de quel type?), un avis, ou encore proposer des éléments à mettre à disposition d'un autre... Toi-même, que comptes-tu faire de cette piste? Réaliser toi-même le projet? Et sous quelle forme? Ou proposer ce sujet à quelqu'un d'autre? Ou encore, initier une réalisation collective? Dans ce cas, quelles compétences extérieures te seraient utiles?
Mon impression première est que la trame de départ repose sur un principe fort classique et s'approche de la veine sociale/sentimentale à la Hector Malot. As-tu une idée pour ce qui concerne le développement ultérieur et le dénouement, et dans ce cas, en restes-tu à ce ton-là, ou y a-t-il un autre enjeu stylistique?
Dans tous les cas, tous mes encouragements dans la poursuite de ce projet. Qu'en est-il des idées que tu avais ébauchées ici il y a quelque temps?
-Edité le: Jeudi 19 octobre 2006 à 01:00 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Héhé... Avatar oblige, confusion facile: ce n'est pas Malko 
Instinctivement, j'avais rapproché cette ébauche du roman réaliste, rien que sur cette accumulation de malheurs et ce tragique de la séparation. Après, reste à voir si son auteur l'entendait sur le mode Flaubert époque Bovary (transgressif et occasionnellement acide), Malot (misérabilisme lyrique à dénouement lumineux) ou encore Balzac (épique mais pratiquement ethnographique)...
Pour le reste, je serais assez curieux d'avoir de bons exemples, traduits, des équivalents anglais. Paradoxalement, ce sont les adaptations télévisées japonaises qui sont pour nombre d'européens la porte d'entrée privilégiée dans le roman réaliste anglais, et d'ailleurs ça ne suffit pas toujours pour savoir si ce courant est plus proche de notre roman réaliste, ou s'il s'approche de notre naturalisme aux visées partiellement sociales et anthropologiques. Les européens du continent, souvent, connaissent bien mieux Poe, Scott et Tolkien (soit le romantisme, le régionalisme et le romantisme tardif) que la littérature anglaise de la veine réaliste, et c'est probablement dommage...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ah pardon, je n'avais pas vu le rajout. Je précise que le "déjà-vu" n'est pas dépréciatif chez moi, et même au contraire serais-je tenté de dire. L'unité stylistique me semble primordiale, du reste, et un tel récit aux enjeux "sentimentalement conventionnels" doit à mon sens absolument être porté par un style riche et soigné, autant que par un intérêt porté au contexte - selon d'ailleurs les acceptions du terme "réaliste" que l'on choisit, réalisme objectif ou réalisme rétrospectif et distant... Je ne me crois pas capable de participer efficacement à un tel récit en raison de la faiblesse de mes connaissances sur le contexte (le personnage eut été européen que ça aurait tout changé, évidemment, mais c'est sans-doute vous qui seriez moins à l'aise). En revanche, il me semble qu'adopter un romanesque lyrique sur l'après-guerre est une démarche salutaire, battant en brèche nombre d'inhibitions esthétiques apparues à cette époque.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Vous m'avez demandé pourquoi j'avais décidé de mettre cette idée d'histoire sur le forum de Yoko
Au départ j'avais eu l'idée que le personnage d'Emi devait s'appeller Yoko Tsuno comme l'héroine où le créateur M. Roger Leloup aurait rencontrer en voyage au Japon et qu'avec cette rencontre lui aurait donner l'idée d'une bande dessinée sur elle mais après j'ai refléchit que ça ne pouvait pas marchée car je crois que M. Leloup n'aurait pas été content d'une telle histoire donc j'ai changé les noms des personnages.
En passant je préfère la deuxième histoire , elle est très rapprochée , ça me rappelle bien Jane Eyre.
-Edité le: Jeudi 19 octobre 2006 à 14:34 par Tai Kushimura-
ATTENTION CE N'EST QUE LE DÉBUT !
Je trouve tout particulièrement intéressant le début, et vous êtes autorisés à rigoler parce que je n'y connais rien au Japon, mais l'idée de vies qui se reconstruisent dans un décor où les blessures de la guerre sont béantes, ça me rappelle le Trümmerfilm allemand (
).
Après, la seconde option est effectivement intéressante, et même, pardonnez la question de béotien, mais le dénouement est-il si évident que ça? Les options envisagés de façon binaire, "Emi reste fidèle à sa vocation" ou "Emi revient à ses amours", me semblent relever du coup de dé, et je trouverais assez sympathique de proposer une fin "ouverte" sur les retrouvailles, sans laisser présumer du reste autrement que par la sensibilité du lecteur; en quelque-sorte, une fin refusant de régler toutes les contradictions d'un coup du destin, et les laissant béantes tout en mettant en avant la liberté des individus autant que leur impuissance face au tragique.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Pour Jane Eyre je n'ai pas lu le livre mais j'ai vu la vieille version de 1946 (en noir et blanc) de Jane Eyre , ce film est plutot étrange car on dirait qu'il y a une sorcière qui utilise la maison et tout ça (Excusez-moi mais ça fait très longtemps que j'ai vu cette histoire)
Pour l'histoire que j'ai écrit je me suis inspirée d'un film récent "Memoirs of a geisha" (Mémoire d'une geisha) avec Zhang Ziyi , c'est dans la scène où la jeune fillette se fait battre par la maitresse de l'établissement que j'ai eu l'idée d'inclure un garçon qui pourrait protéger la jeune geisha de la maitresse.
Pour l'histoire , c'est une idée originale que j'ai voulu faire et je ne savais pas que ça venait de d'autres romans classiques , je m'en excuse.
J'ai pensé à une idée mais c'est une supposition que je vous donne , si vous aimez pas ça , dîtes-le moi !
J'ai pensée que l'histoire ne prendrait que quelques années jusqu'a l'âge de 18 ans quand Emi mourra lors d'un incendie crée par la maitresse pour se venger de la famille et de cette amour qu'elle croit interdit.
La maitresse serait arrêter et la maison aurait fait faillite malgré ça Emi dira a Thimothée de ne pas pleurée car elle s'en va retrouver sa mère au paradis.
Lors des obsèques , Kate fera comprendre a Thimothée que même si elle aurait quitté le Japon pour le Québec , elle aurait vécu une vie beaucoup plus difficile que d'habitude .
Elle voulait vivre dans un monde meilleure qu'ici et aujourd'hui , elle n'ait plus en danger !
ATTENTION CE N'EST QUE LE DÉBUT !
Moi, quand j'arrive à la fin d'un récit qui m'a plu, et que ce roman se termine de façon "narrativement déterminée" sur une fin heureuse ou malheureuse, je suis de toutes façons toujours sur ma fin. Comme je me suis attaché aux personages, pour une fin heureuse j'aurais aimé rester un peu pour être témoin de leur bonheur, pour une fin malheureuse, idem, par compassion pour leur détresse (sauf si les personnages meurent bien-entendu). Or ce sont souvent des fins véritables, où d'un point de vue littéraire il n'y aurait plus rien à dire, sauf à rajouter artificiellement des événements. Donc personnellement la frustration n'est pas nécessairement moins grande qu'avec les fins "ouvertes". C'est que dans tous les cas, il faut bien se résoudre à fermer un livre, à sortir du théâtre ou du cinéma...
Pour ce qui est de la forme définitive, un peu d'émancipation que diable
!
Les quarante-six pages, c'est une convention à laquelle se tiennent certains auteurs et certains éditeurs...
Sur ce que je disais de l'inhibition esthétique, c'était beaucoup plus sur la forme. Le traumatisme de la dernière guerre, et surtout ceux de la Shoah et de la bombe atomique, a une ombre qui s'étend sur toute la création artistique, et a imposé une réflexion très globale: pouvait-il y avoir encore de l'art après l'horreur absolue? Pouvait-on penser encore une esthétique autonome, en somme, avait-on encore le droit d'échapper à la "gravité" dans tous les sens du termes après avoir pris conscience du mal absolu? L'art nous fera-t-il échapper à la contrition et au deuil? Je dois dire que ce sont surtout les intellectuels qui se sont posés la question; et avec eux, ce sont aussi et surtout ceux qui ont le plus souffert. Moi, j'ai un peu le regard et l'attente de la masse. Moi, je suis européen et j'ai envie de vivre, et j'ai envie qu'il y ait de la beauté et de l'émotion dans ma vie. Aussi je crois en la fonction cathartique de l'art, tant en ce qui concerne l'exploration de la douleur que dans ce qui montre que la vie continue.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Jane Eyre? J'ai déjà lu... il y a bien longtemps (je me demande même si j'étais au secondaire). C'est trop loin dans ma mémoire. Vous me donnez le goût de relire ce livre. Je verrai la prochaine fois que je passe par une librairie.
Personnellement, j'aime les fins heureuses, même si certains trouvent que ça fait cliché. Les films de Walt Disney, c'est tout à fait mon genre. Je vais voir le film rassurée d'avance que ça finira bien. Super! C'est que, j'ai pour mon dire qu'il y a assez de malheurs en ce monde pour qu'on puisse se payer le luxe de s'inventer des histoires qui finissent bien. Mais, évidemment, je ne dis pas que les histoires qui finissent mal sont de mauvaises histoires, j'exprime seulement ici une préférence personnelle.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Après, et si c'était le lieu, j'apporterais la nuance essentielle entre les films de Walt Disney (ou plutôt produits sous sa direction, sachant qu'il ne fut le réalisateur d'aucun long-métrage), et les films produits par la société Disney après la mort de son fondateur. C'est après les années soixante, et l'achèvement des derniers projets initiés par Disney, que le studio s'est entêté dans ce qui est devenu un académisme. Chez Disney, les conclusions triomphantes devaient beaucoup aux sources littéraires qu'il utilisait. On a beaucoup dit que Disney n'hésitait pas à beaucoup modifier pour adapter les intrigues à ses besoins, mais il disposait d'assez de respect pour les ouvrages pour ne pas s'amuser à bouleverser radicalement l'économie d'un ouvrage tragique en lui donnant une fin heureuse, comme ses successeurs n'ont pas hésité à le faire. Les fins "à la Disney" des premiers temps faisaient parties des réponses trouvées à l'élaboration d'un genre alors totalement nouveau et dont il faut se rappeler qu'il n'était pas spécifiquement destiné à la jeunesse - on pensait même qu'il serait trop hermétique pour les plus jeunes - et s'inscrivent largement dans l'ambition de Disney d'être une sorte de Perrault du XXe siècle. Mais fermons là la parenthèse sur Disney, homme contestable mais artiste d'exception, parenthèse commencée comme à mon habitude par une superbe prétérition...
On n'a certes pas forcément envie de s'enfoncer dans l'horreur par une fin tragique proprement-dite, en revanche, il y a fin heureuse et fin heureuse. Sur ce point il est possible d'être plus léger que certains romanciers post-romantiques, et il n'y a pas forcément autant de facilité que dans un film (fût-il de Disney) de se nourrir des ambiances. Pour cette raison, le récit peut se terminer non pas à grand fracas sur les volées de cloches du mariage ou tout autre gros gâteau crêmeux et gras, mais sur quelque-chose de très simple, sur un petit geste discret qui donne de l'espoir et qui rende le sourire. Sinon, personnellement, je trouve qu'il est parfois indigeste de sortir d'une accumulation de drames pour se farcir un triomphe trop éclatant, je trouve plus fin de montrer la lumière au bout du tunnel que de jouer le contraste outrancier. Enfin bon. Si c'était pour faire atelier d'écriture, j'essaierais de trouver une solution de cet ordre.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Voici l'exemple typique de sujet que je trouve très intéressant, mais auquel j'aurais du mal à me consacrer par manque de temps !
Les idées pour cette histoire sont chouet. J'aime bien votre réflexion sur le style à adopter.
C'est vrai que pour une telle histoire, il faut creuser sur l'Histoire du Japon à ce moment là. Il faut connaître la culture, les coutumes, l'architecture (à quoi ressemble cette maison), les costumes (je pense qu'il peut y avoir de très belles choses). Ca me donne envie d'images, d'ambiance, de musique.
Je pense qu'il y a tout un riche univers à creuser.
La trame amoureuse peut être assez classique effectivement. Il faut enrichir les décors.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
C'est bien écrit. Petit point toutefois, si Emi est brûlée à mort, je doute que Timothée puisse déplacer ses cheveux. Je crains qu'elle n'en ait plus à la vitesse que ceux-ci brûlent lorsqu'ils s'enflamment. À moins que le feu ait épargné son visage, ce qui réduirait quand même l'horreur de la situation. Mais dans un cas comme dans l'autre, je ne souhaite pas m'embarquer dans une histoire qui prend cette tournure. Et puis, le sujet des amours impossibles, lui non plus je préfère ne pas l'aborder en ce moment. C'est juste pour vous dire que ce n'est pas par manque d'intérêt que vous risquez de ne plus me lire ici.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Mais non Zimmer, l'idée de tuer Emi n'est pas de toi de toute façon. Bon, c'est vrai que ta fin m'a rappelé une scène déjà vue à la télé qui m'avait hanté pas mal, mais ça va. Justement, ça prouve que ton texte est évocateur.
Pour l'instant, je dirais que je fuis un peu les histoires d'amour règle général. Rien à voir avec vous autres. Et puis, aujourd'hui ça va mieux. Hier, j'avais vraiment la déprime à ce sujet. Ça a juste mal tombé.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Mon cher Zimmer!!... C'est à ton tour!!!... De recevoir le Sparadrap!! Mon cher Zimmer!!... C'est à ton tour!!!.... de le refiler à quelqu'un d'autre!!!

Sans rancune, j'espère?...
Et il répond en joual!! Trop cool! Un sparadrap n'est après tout qu'un sparadrap, mais il faut être sur nos gardes... Il reviendra toujours là où on l'attendra le moins... ^_^