Yoko chez les Incas
 
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Yoko chez les Incas

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Fred Belmont
(@fred-belmont)
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smiley Luctérios, je connais le livre que tu me cites (La Patrouille du Temps) , je l'ai lu en 1992 et il m'avait grandement marqué. Il contient plusieurs chroniques des voyageurs du temps. Deux patrouilleurs étaient arrivés dans un univers colonisé par les Vikings dans lequel l'Amérique s'appelle Affalon avec des voitures roulant à la vapeur!:8

Ils ne comprenaient pas la langue des autochtones mais étaient parvenus à localiser l'année de la faille temporelle en discutant en Grec Ancien avec une jeune historienne.

L'Etranger, je ne sais pas si les Egyptiens sont déjà venus en Amérique centrale (cela m'étonnerait) mais je demeure persuadé qu'il y a eu des échanges entre l'Afrique de l'Ouest et le futur Brésil avant 1492! Moins de 3500 kilomètres séparent l'Amérique du Sud de la Guinée, par exemple. Des tribus africaines en pirogue peuvent très bien avoir rencontré d'autres peuplades amazones sans que nous le sachions:p. Les tribus primitives n'ayant pas d'histoires, ni de traces écrites mais seulement une tradition orale trans-générationnelle, leurs découvertes ne font sans doute pas partie de l'Histoire Officielle!smiley

Qui sait si certains Noirs d'Afrique ne sont pas morts criblés de flèches au Brésil en l'an 1000? Leurs ossements découverts par des archéologues ont peut-être été attribués à je ne sais quelle tribue indienne?

Fred Belmont


Nous venons de votre futur!


   
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kroco poco
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Sais tu Fred, qu'une récent étude viens de montrer que les peuples amazones aurait eu très tot des contacts avec l'asie?


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Fred Belmont
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Les Hawaïens proviendraient de Chine tandis que les Habitants de l'Île de Pâques de l'Amérique du Sud.

Notre approche de l'Histoire est toujours européo-centrée et je serais bien curieux de savoir comment elle est enseignée en Chine, par exemple?

Comment se fait-il qu'un tel pays n'est pas découvert l'Australie et qu'il faille attendre 1788 qu'un Anglais, le Capitaine Cook, le fasse à leur place?

D'autre part, les Asiatiques de l'Extrême-orient connaissaient peut-être l'existence d'un autre continent au delà du détroit de Béring? Mais, bizarrement, les Chinois n'éteint pas de grands explorateurs : ils ont toukours préféré s'occuper de leurs affaires intérieures.

L'histoire du peuplement des continents m'a toujours fasciné. Sur une planète telle que Mars où les océans n'existent pas, je me demande si l'histoire du peuplement des Martiens est aussi intéressante?

Fred Belmont

-Edité le: Jeudi 25 mars 2004 à 15:16 par Fred Belmont-


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kroco poco
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Citation: "bizarrement, les Chinois n'éteint pas de grands explorateurs : ils ont toukours préféré s'occuper de leurs affaires intérieures. " Détrompe toi, une étude très sérieuse est en train de mettre à jour une découverte qui pourrait faire grand bruit: des jonques (d'un bon bon gabarit) aurait fait le tour du mon bien avant magellan et christophe colomb en s'arretant en amérique, australie et nouvelle zélande... au alentour de 1421 environ, le grand empereur Zhu Di de la Chine (troisième empereur de la dynastie Ming) aurait ordonné qu'une gigantesque flotte de navires soit rassemblée afin d'explorer le monde. La flotte des jonques célestes fut mise sous le commandement de l'amiral Zheng He.

-Edité le: Jeudi 25 mars 2004 à 15:21 par kroco poco-


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Fred Belmont
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Les Chinois auraient découvert l'Amérique et l'Australie? Alors pourquoi ces continents ne figuraient pas sur leurs cartes? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit les Euriopéens qui établissent des comptoirs en Chine et non pas le contraire? La vieile Europe aurait très bien pu finir sous administration chinoise. Avaient-ils du retard sur nous?

Fred Belmont


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kroco poco
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Parce que les bateuax ne sont jamais revenus...
http://users.skynet.be/photoweb/pages/A0000001.htm
à la rubrique chine et vénézuela...


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Fred Belmont
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Quelle preuve avons-nous que des Chinois auraient débarqué au Vénézuéla vers 1421? Cela signifierait qu'ils auraient franchi le Cap Horn de l'Ouest après une longue traversée du Pacifique de l'Ouest vers l'est? Improbable à cette époque, j'en ai peur!smiley

Si des Chinois ont vraiment atteint l'Amérique, je pense que le débarquement a eu lieu sur la côte Ouest, entre l'Alaska et la Terre de Feu! Mais peut-être ne sont-ils pas revenus vivants pour raconter leur découverte, ce qui est tout à fait probable!

En tout cas, je n'ai jamais entendu qu'on avait trouvé des traces de leur passage avant les Blancs! Toutes les sépultures trouvées sur place étaient amérindiennes!

Fred Belmontsmiley

-Edité le: Jeudi 25 mars 2004 à 15:40 par Fred Belmont-


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kroco poco
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je me renseigne plus amplement, mais je sais que l'on vient il y a peu de retrouver les restes d'un bateaux aux allures asiatique et très anciens sur les côtes brésiliennes... le temps de retrouver l'article dans science et vie et je te l'envoie smiley


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Fred Belmont
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Ton premier article contient un autre sujet intéressant, auquel Monya n'est sans doute pas étrangère :

"Pérou

Pérou - La piste des extraterrestres de Nazca :

La piste des extraterrestres de Nazca et les dessins de Nazca de plus de 20 km, tracés sur le sol, sont l'une des nombreuses énigmes de l'univers outre de nombreuses autres découvertes comme la fusion de minerais dont le platine (procédé redécouvert il y a une centaine d'années pour le platine), le crystal pur en forme de crâne, etc et il n'est même pas besoin de citer les "pierres d'Ica" (cf. Dr. Javier Cabrera Darquea) pour faire la démonstration que les Incas détenaient une technologie plus avancée que celle de notre 20ème siècle, les mathématiques en base 20 inventée par les Incas et ce qu'elles impliquent dans la connaissance de l'astronomie suffirait à en faire la démonstration.

A titre d'information citons que la thèse extraterrestre en a convaincu plus d'un. Beaucoup de personnes intéressées pensent en effet qu'il y a environ 5.000 ans nous aurions reçu de la part d'extraterrestres, un coup de pouce technologique. Erich Von Däniken émit cette hypothèse dès les années 60 dans son livre ("best-seller") "Chariots of The Gods, was God an astronaut" (Les chars des dieux, Dieu était-il un extraterrestre). Ce livre présente avec plus de 30 ans d'avance la plupart des sujets abordés aujourd'hui dans les magazines (science,...). Erich Von Däniken a consacré sa vie à rassembler toutes les preuves que les extraterrestres sont à la base de la naissance de nos connaissances et de nos civilisations. Voir aussi le DVD "Sur les traces de l'étrange" qui reprend 2 films en forme de reportage qui illustrent les hypothèses de l'auteur.

Nous verrons plus tard ce que pensent aujourd'hui les archéologues quant à la naissance des civilisations.

Notons qu'au moment de commencer cette analyse nous n'avions pas connaissance des travaux de M. Däniken ni de ceux du Dr. Cabrera."


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kroco poco
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ouhlà, encore un sujet chô!!! smiley


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Kaldorion
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M'ouais... Renversons le problème, et si tes extre-terrestres, c'était DIEU !smiley


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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kroco poco
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Fred, j'ai retrouvé l'article, à proos des chinois en amérique, je le poste cet après midi smiley


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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kroco poco
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voilà l'aticle:

Les chinois ont-ils découvert l'Amérique ?

Tout le monde le jurerait : c'est Christophe Colomb qui a débarqué le premier en Amérique, en 1492. « Faux et archifaux ! » assure Gavin Menzies. Cet ancien commandant de sous marin britannique est convaincu que les chinois auraient réalisé l'exploit en 1421.

5 Mars 1421 : L'heure du grand départ à sonné :

Alors que les brumes matinales se dissipent dans le port de Tianjin, à l'est de la Chine, la voix de l'amiral Zheng He claque comme un coup de fouet. « Larguez les amarres ! Hissez les voiles ! »Aussitôt comme une clameur s'élève : des centaines de matelots reprennent en ch?ur ses ordres et effectuent les man?uvres d'appareillage. Peu à peu se dresse une forêt de voiles de soie rouge qui s'organise en un lent défilé vers la haute mer.
En ce 5 mars 1421, la « flotte des trésors », l'immense armada de l'empereur Zhu Di, forte de plus de cent navires, lève l'ancre, direction les confins du monde ! D'énormes jonques impériales accueillant état-major et ambassadeurs fendent les flots, suivie d'une noria de bateaux de ravitaillement débordant de riz et de victuailles. Autour, les vaisseaux de guerre, plus petits et plus maniables, armés de canons, assurent la protection du convoi. Avec ses 28000 hommes d'équipages, l'expédition ne craint personne. Sur le pont amiral, le commandant en chef Zheng He peut contempler le spectacle d'un ?il satisfait. C'est la sixième fois qu'il conduite les destinées de la flotte, et il s'est bien juré de repousser, cette fois encore, les limites du monde connu.

Encadré : 1681 embarcations construites en trois ans.
Alors qu'elle fait route vers le sud, l'armada de l'amiral Zheng He n'en est pas à son coup d'essai. En effet, au début du XVe siècle, un gros effort a été réalisé pour développer la marine et le commerce dans l'océan indien. De 1404 à 1407, 1681 embarcations sont construites dans les chantiers navals de l'empereur Zhu Di ! Grâce à ces navires, une flotte impressionnante sera mise à l'eau : la flotte des Trésors. Et ses voyages resteront fameux. Elle en effectue six entre 1405 et 1421, de plus en plus loin : Vers le Vietnam, Java, l'inde, l'Arabie et, enfin, la côte est de l'afrique. Jusqu'à celui de 1421. Oui, mais voilà : alors que les précédents voyages ont été relatés en détails par les chroniqueurs de l'époque (dont un certain Ma Huan), un mystère plane sur le sixième. Enquêtant sur ce « vide » historique, Gavin Menzies, un ancien commandant de sous marins anglais passionné d'histoire, a reconstitué un itinéraire possible. Il aurait conduit les navigateurs du Céleste Empire de l'océan Indien jusqu'en Amérique, puis de là, en Australie. Ce qui constituerait le premier tour du monde de l'Histoire ! Un fabuleux périple pour l'époque, mais tout à fait à la portée de marins capables de construire les plus gros navires de la planète.

La jonque impériale : un véritable « monstre marin ».
Pour rallier le « bout du monde », Zheng He peut compter sur un atout de poids : les « bateaux Trésors ». Ces énormes jonques possédant 9 mâts et mesurant jusqu'à 140m de long sur 30m de large sont à même d'embarquer 1000 hommes. Soixante-dix ans plus tard, lorsque Christophe Colomb jettera son dévolu sur les Amériques, ses caravelles sembleront un brin fluettes avec leurs 40m de long? Mais la taille n'est pas le seul argument de ces navires. Certaines innovations techniques les rendent particulièrement aptes à la navigation en haute mer : la coque, divisée en plusieurs sections, limite l'inondation au seul compartiment endommagé en cas de voie d'eau, les voiles lattées assurent une meilleure prise au vent, et le gouvernail monté sur un axe à l'arrière du bateau facilite les man?uvres. Malheureusement, les archives et les textes d'époque qui décrivent ces embarcations ne brillent pas par leur précision. Par exemple, l'unité de mesure de longueur utilisée en Chine sous la dynastie Ming, le chi, varie selon les provinces. Si bien que certains spécialistes ont pu douter que les « Bateaux Trésors» aient été aussi gigantesques : on aurait simplement mal traduit leurs mensurations. Sauf qu'en 1965, en Australie, on a retrouvé un gouvernail de près de 12m de haut, lequel aurait appartenu à l'un de ces monstres flottants et prouverait la démesure de leurs proportions. Reste ce nom énigmatique : « Bateaux Trésors ». Inutile de chercher midi à quatorze heures. Assurant le commerce entre la Chine et les pays bordant l'océan indien, ils voyageaient les cales bourrées de soie, d'épices, de porcelaine? Bref, des denrées rares, d'authentiques trésors d'où ils tirèrent le nom qu'ils transmirent ensuite à la flotte de l'amiral Zheng He.

Juillet 1421 : Des cartes de plus en plus imprécises :
Depuis le départ, six mois plutôt, les vents de la mousson ont été favorables aux jonques. Elle filent à pleine vitesse alors que, derrières elles, s'éloigne Calicut, l'un des grands ports indien, dont la flotte avait fait sa base arrière lors des expéditions dans l'océan indien. Elle y a débarqué Zheng He, son commandant charismatique. Bras droit de l'empereur, il doit réintégrer son poste à la cour. Mais l'expédition ne s'arrête pas pour autant. Zheng peut compter sur ses fidèles lieutenants à qui il a confié le sort de l'armada.
Confortablement assis dans le carré des officiers, Hong bao, Zhou Man, et Zhou Wen se concertent. Bientôt leurs cartes ne leur seront plus d'aucun secours : ils vont sortir de l'espace délimité par les mappemondes tracées par leurs prédécesseurs. Devant l'étrave de leurs navires, se profile l'inconnu, et les amiraux vont devoir étaler toute leur science pour établir la cartographie des territoires vierges qui les attendent. Une question chevillée à l'esprit : Combien de richesse et de mystères recèle l'horizon qui s'offre à eux ?

Encadré : Les documents qui ont mis Menzies sur la voie.
Pour Gavin Menzies, les premiers explorateurs européens ne sont pas partis à l'aveuglette, loin de là. Ils disposaient de cartes montrant déjà l'Amérique et l'Australie. Selon ce spécialiste des cartes anciennes, rien d'étonnant à cela : les cartographes de l'époque avaient eu accès à des documents en provenance de la Chine et établis lors de l'expédition de la flotte des Trésors. Les européens les auraient obtenues lors de leurs propres voyages le long de la route de la soie. Ou alors certains auraient croisé la route la flotte, comme le vénitien Niccolo Da Conti qui se trouvait à Calicut lors de son passage. Fort de cette idée, Gavin Menzies s'est lancé, voilà une dizaine d'année, dans l'examen systématique de toutes les cartes anciennes qu'il a pu trouver. Un effort payé de retour : notre homme a déterré, dans les archives de l'univeritée du Minessota (USA) une carte datée de 1424et dressée par un cartographe vénitien, Zuane Pizzigano. Elle représente l'Europe ainsi qu'une partie de l'afrique. Pas de quoi tomber de sa chaise puisque, à l'époque, les navigateurs de la cité des Doges écumaient la Méditerranée et connaissaient comme la poche de leur vareuse les régions qui l'entouraient. Sauf qu'à l'ouest de l'Atlantique figure un groupe d'îles qui ne correspondent à aucun territoire connu. Une petite fantaisie de la part de l'auteur ? « Pas si sûr!, se dit Menzies, car le reste de la carte semble avoir été représenté avec une grande précision! » En examinant le document de plus près, il constate alors de curieuse ressemblances entre ces îles (dénommées « Satanazes et Antilia), la Guadeloupe et Porto Rico. Sachant qu'en ces temps là la mesure de la longitude était plus qu'aléatoire, Menzies suppose que Santanzes et Antilia ne sont autres que la Guadeloupe et Porto Rico. Et qu'elle auraient été simplement placées trop à l'est ! « Leur présence sur la carte vénitienne, ajoute Menzies, s'explique aussi par le fait que les navires chinois les ont atteintes soixante dix ans avant Christophe Colomb. » Ce qui veut dire que Pizzigano a très bien pu avoir accès aux cartes que les chinois avaient ramenées et qu'ils s'en serait inspiré. Finalement, en mettant bout à bout les informations tirées des cartes anciennes, Gavin Menzies parvient à retracer un itinéraire plausible pour le sixième voyage de la fotte des Trésors.

Octobre 1421 : Une flotte décimée par les récifs :
« Terre, terre ! » Un cri s'est élevé de la vigie. Les équipages se ruent près des bastingages, les yeux écarquillés. A l'horizon se dessine une île dont l'aspect montagneux et verdoyant laisse supposer la présence d'eau et de vivres. Aussitôt la flotte vire de bord et se dirige vers ce qui deviendra, plus tard, les îles du Cap Vert. Mais à l'accostage, cruelle déception, pas la moindre âme qui vive. Aussitôt après avoir rempli leurs cales de provisions, les marins entreprennent de graver une pierre témoignant de leur passage.
Alors qu'ils reprennent leur route toujours plus à l'ouest, il est décidé qu'une partie de la flotte, mené par Hong Bao et Zhou man, voguera vers le sud, et que l'autre, sous les ordres de Zhou Wen, cinglera plein nord. Manque de chance pour cette dernière : non loin des Bahamas, l'escadre est prise dans une zone encombrée de hauts fonds et de récifs. Un véritable piège pour les jonques : plusieurs se fracassent contre les rochers et coulent à pic. Quand aux autres bâtiments, nombreux sont ceux qui endommagent leurs coques. Pour l'amiral Zhou Wen, il est urgent de trouver un endroit abrité où réparer les avaries.

Encadré : Une étrange route sous marine.
Passant au peigne fin l'itinéraire présumé de la flotte des Trésors, Gavin Menzies est parti d'une supposition logique : si les marins chinois on laissés des traces de leur équipée (reste de campements, monuments, épaves?), les premiers explorateurs européens les auront probablement remarquées. Une fine idée puisque, en compulsant le carnet de bord de Ca'da Mosto, un explorateur vénitien qui accosta le premier les îles du Cap Vert en 1456, notre limier à constater qu'une pierre gravée avaient été découverte sur l'île de Santo Antão, alors inhabitée. Sur place, Menzies a observé qu'à travers les inscriptions en portugais qui recouvrent la pierre, une autre écriture est gravée. Ce serait du malayalam, un dialecte parlé entre autre dans la province indienne du Kerala, au XVe siècle. Or, la capitale du Kerala s'appelait? Calicut, la base arrière de la flotte d'où provenait un bon nombre de marins de Zheng He. Autre piste : Les fouilles archéologiques entreprises le long du parcours présumé de la flotte des trésors. Menzies à découvert qu'en 1968, sur les côtes de l'île de Bimini, aux Bahamas, les archéologues ont exhumé un dallage de pierres taillées formant un espèce de chemin sous marin de 500m de long et 60m de large. Pour les experts, difficile de se prononcer sur l'origine de cette drôle de route aquatique. Tant et si bien que les interprétations les plus farfelues ont circulés sur la « Bimini road » : qu'elle était un vestige de l'Atlantide par exemple ! Plus intéressant que ces carabistouilles : certaines des pierres ne proviennes pas de Bimini, et la plupart présentent une encoche venant s'emboîter dans sa voisine. Pour Menzies, ces pierres pourraient provenir du ballast des navires chinois. Elle auraient été stockées dans leurs cales pour les stabiliser, et emboîtées les une dans les autres pour éviter qu'ils ne tanguent trop. La route, elle, aurait été construite pour extraire les bateaux de l'eau et les mettre en cale sèche sur la plage, afin d'y effectuer les réparations nécessaires. Mais si les chinois ont retapé leurs embarcations à cet endroit, des traces du chantier (outils, morceaux d'épaves, traces de campement?) devraient s'y trouver. Des négociations sont en cours avec les autorités des Bahamas pour effectuer des fouilles?

Décembre 1421 : Premiers pas dans le nouveau monde :
Plusieurs bateaux coulés, d'autres en piteux états, les équipages criant famines? En cette fin d'année 1421, l'escadre commandée par l'amiral Zhou Wen n'est plus que l'ombre d'elle-même. Bien que les marins aient pu rafistoler les navires sur l'un des îlots des Bahamas, ils n'ont pu se réapprovisionner en vivres. Les hommes ont le moral à zéro, d'autant que les bateaux restant sont surchargés depuis qu'ils ont récupérés les équipages survivants. Mais la providence veille au grain. Charriés par la mer, des branchages font leur apparition et des mouettes se mettent à pulluler au dessus des navires. Bientôt, un gros « ouf » de soulagement sort des poitrines : la terre apparaît. Mais les marins sont à cent lieues d'imaginer qu'au dessus de l'horizon, c'est l'Amérique qui les attend !
Tandis que l'équipage met pied à terre, une foule copieuse se presse autour des visiteurs. Les indiens roulent des yeux devant leurs gigantesques bateaux, la finesse des étoffes de leurs vêtements, l'étrange couleur de leur peau. Les chinois ne se doute pas que longtemps après leur départ, leur souvenir subsistera parmi les indiens du Nouveau Monde. (cf encadré)

Encadré : L'influence chinoise là où on ne l'attend pas...
Gavin Menzies s'est intéressé aux traces qu'auraient pu laisser les équipages chinois parmi les populations des pays traversés. Car si 28000 matelots et 100 navires croisèrent le long des côtes de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Australie, il est fort à parier qu'ils ne sont pas passer inaperçus. Ainsi, une étude scientifique citée par Menzies relève une troublante proximité génétique entre les natifs de la province chinoise du Kwantung et certaines tribus vénézuéliennes, lesquelles possèdent un gêne rare que l'on ne trouve que dans cette région de la Chine. Autrement dit, les marins de la flotte ne seraient pas restés indifférents aux charmes exotiques des demoiselles du Venezuela, et auraient transmis ce gène aux enfants issus de leur union. Autre indice frappant : au Mexique, les indiens pratiquent la technique de la laque avec des méthodes étrangement proches de celles utilisés par les chinois. Or, ceux-ci pratiquent cet art depuis l'an 1000 av. JC. Sans parler du maïs, originaire du continent américain et qui apparaîtra en Chine après les voyages de Zheng He. En Australie, enfin, des légendes aborigènes décrivent « des hommes à la peau jaune » venus de la mer sur des « bateaux comme des oiseaux ». Et l'on y a trouvé des peintures et des sculptures rupestres montrant d'étranges personnages vêtus de longues robes comme les hommes de Zheng He? Autant d'exemples qui, faute d'autres explications, laissent penser qu'un contact a pu avoir lieu entre les chinois et les peuples d'Amérique et d'Australie, avant même que n'arrivent les premiers européens.

Janvier 1422 : Toujours plus au sud !
Alors que les navires de la flotte de Hong Bao et Zhou Man descendent toujours plus au sud le long des côtes d'Amérique, la température se rafraîchit de plus en plus sur les jonques impériales. Mais malgré le froid glacial qui règne sur le pont des navires et bien que la nuit soit tombée depuis longtemps, les deux amiraux supervisent les observations des astronomes du bord. A l'aide d'un astrolabe et de cartes du ciel, ces derniers essaient de déterminer leur position à partir de celle des étoiles pour permettre aux navigateurs de se diriger. Les deux lieutenants de Zheng He ont pour mission de poursuivre leur descente vers le sud le plus longtemps possible, en se dirigeant sur l'étoile Canopus. Si les astronomes parviennent à réaliser ces observations dans les régions australes de la planète, ils pourront améliorer les capacités de la marine chinoise à s'orienter grâce aux étoiles. Un enjeu primordial pour leur suprématie en mer.

Encadré : Comment les chinois se repéraient grâce aux étoiles.
Rien de plus difficile que de s'orienter sur une surface uniforme et sans relief comme la mer ! Les navigateurs chinois l'avaient bien compris et, comme de nombreuses civilisations avant l'invention du GPS, avaient appris à se guider grâce aux étoiles. L'exercice hélas, n'a rien d'un jeu d'enfants. Comme on peut le remmarquer en levant les yeux au ciel la nuit, la voute célest est mobile, et les étoiles donnent l'impression de tourner autour de la terre au cours de la nuit et au cours de l'année. En réalité, ce ne sont pas les étoiles qui bougent, mais bien la terre dans son mouvement sur elle-même et autour du soleil. Pour cette raison, et pour le malheur des navigateurs perdus en mer, une étoile n'indique pas toujours la même direction. Pour y remédier, les marins de l'amiral Zheng He avaient trouvé la solution : l'étoile polaire, situé pratiquement sur l'axe de rotation de la terre leur fournissait un repère immobile indiquant, qui plus est, la direction du pôle nord. Grâce à elle, ils pouvaient calculer leur position par rapport à ce point. Pour cela il suffisait de calculer la hauteur de l'étoile par rapport à l'horizon. C'est-à-dire l'angle formé par l'horizontale et la droite qui relie l'?il de l'observateur à l'étoile. Ainsi, lorsque la hauteur de l'étoile Polaire valait 90°, c'est que l'on gelait au pôle. Quand elle valait 0°, c'est que l'on suait à l'équateur. Astucieux ! Mais restait tout de même un problème : Comment s'orienter dans l'hémisphère sud où l'étoile Polaire n'est plus visible ? Pour Gavin Menzies, voilà justement qui expliquerait l'escapade australe de la flotte des Trésors. Les chinois étaient à la recherche dans l'hémisphère sud d'une étoile capable de jouer le même rôle que l'étoile polaire dans l'hémisphère nord. Comme il n'y avait pas de « clientes » située exactement sur l'axe de rotation de la terre de ce côté-ci de la planète, les équipages ont cherché à établir précisément la trajectoire des étoiles le plus au sud possible pour s'en servir de repère. C'est ainsi qu'ils ont fait route en suivant Canopus et les étoiles de la constellation de la Croix du Sud.

Octobre 1423 : un retour plutôt glacial :
« Des jonques ! ». Tandis qu'elle trace sa route plein nord depuis l'Australie, la flotte de Hong bao, où plutôt ce qu'il en reste après deux ans d'odyssée vient de croiser un bateau. Un bonheur n'arrivant jamais seul, ce vaisseau est chinois. Les marins trépignent ! Il faut dire qu'entre l'océan Indien, le cap de bonne espérance, la traversée de l'atlantique, la longue descente vers le sud le long des côtes américaines, la traversée du pacifique et l'Australie, le voyage n'a pas été qu'une partie de plaisir? Mais après toutes ces péripéties, la fin du voyage approche, ils vont enfin revoir la Chine. Le retour est d'autant plus heureux que la chance a aussi favorisé leurs camarades navigant sous les ordres de Zhou Wen et de Zhou man. Leurs retours se succèderont en cette fin d'année 1423. Pourtant, malgré les efforts consentis, alors que seuls 10% des marins ayant quittés la Chine regagnent leurs pénates, une dernière douche froide attend les hommes de Zheng He. A leur descente de bateau, ni honneurs, ni gratitude, ni fête, ni éloges ne les attendent. Ils ne rencontrent qu'indifférence et mépris. C'est qu'entre temps la politique a changé du tout au tout. Les voyages au delà des mers ont été accusés de dilapider l'argent de l'empire et l'orgueil des navigateurs de provoquer la colère des dieux ! Après un ultime voyage de la flotte en 1431, ce genre d'expéditions seront purement et simplement interdites, les plans des bateaux brûlés, les jonques envoyés à la casse, et les exploits de la flotte oubliés.

Encadré : L'oubli d'un exploit et le repli de la chine.
Une armada sur puissante, un voyage aux confins du monde, la découverte de nouveaux continents? Comment se fait-il que les chinois, s'ils ont réellement effectué ce périple aient pu l'oublier ? Pourquoi n'ont il pas chercher à coloniser les territoires qu'ils avaient découverts, comme le feront par exemple les portugais quelques dizaines d'années plus tard ? Il faut dire que durant le voyage de la flotte des Trésors, une succession d'évènements dramatiques a frappé la Chine. A commencer par l'incendie de la cité Interdite, interprété comme un avertissement divin adressé à l'empereur. Et puis le budget englouti pour la construction de la Cité, de la flotte des trésors, du prolongement de la Grande Muraille sont devenus insupportable pour le petit peuple. Sans oublier que les attaques mongoles qui cherchent à profiter du désarroi de leurs puissant voisin, ajoutées à celles des pirates japonais sur les côtes est et sud du pays constituent un véritable fléau pour les populations locales. Du coup, le pays s'est replié sur lui-même. A la mort de l'empereur Zhu Di, en 1424, son fil Zhu Gaozhi, monté sur le trône, entreprendra aussitôt de mener une politique économe. Quelques années après sera promulgué un édit mettant un terme aux missions de la flotte des Trésors. Les jonques impériales ne seront plus entretenues, les documents ayant trait de près ou de loin aux voyages au-delà de l'océan jetés à la poubelle, et toute personne tentée de faire du commerce par voie de mer sévèrement punie. Et c'est ainsi que le Céleste empire oubliera peu à peu le souvenir des exploits de l'amiral Zheng He et de sa flotte...

Sciences et vie junoir n°169

Commment ça c'est très long ? smiley

-Edité le: Lundi 29 mars 2004 à 18:33 par kroco poco-


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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moniia
(@moniia)
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si tu résumes...ça donne quoi? (j'ai pas le courrage de tout lire...y a un peu beaucoup...)



   
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kroco poco
(@kroco-poco)
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et bah en résumé... les chinois ont découvert l'amérique 70 ans avant Colomb... Mais tu devrait lire, ça se lit tout seul... smiley


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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