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D'où écrivez-vous?

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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Ben y'a plein de trucs intéressants, outre-Atlantique, en dehors des paysages. Moi je ferais bien un tour sur le Denver & Rio-Grande Western Railway et j'écouterais bien Bernstein et Gershwin au Metropolitan Opera. Ce n'est pas parce qu'une grande partie de la sottise du monde est importée d'Amérique du Nord que c'est une terre stérile pour la culture et le patrimoine. Ceci-dit, c'est en touriste que j'y irais. On ne me fera pas émigrer, je le crains. Je ne sais pas comment vous dire que quand je suis allé jusqu'à Tallinn, à l'extrémité de l'Europe, je me suis senti chez moi, presque autant qu'à Paris ou à Berlin.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 6759
 

Ouais, c'est sûr, ces [barre]abrutis[/barre] charmants cousins d'outre Atlantique nous ont pas mal piqué notre patrimoine ici, notamment des cloîtres dans le Sud Ouest de la France ou des tapisseries baroques... Enfin, on ne leur en veut pas trop parce que pour ce qu'on en fait ici...smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 4090
 

J'espère que tu parles de nos [barre]foutus[/barre] charmants voisins Lucterios et pas de nous.

Hallberg, la dernière fois que tu es venu à Québec (la ville je parle), tu ne t'y es pas senti comme chez toi? Parce que je ne me rappelle pas en fait que tu nous ais parlé de ce voyagesmiley. Non, on est bien chez soi et je comprends ça. Mais j'aime beaucoup le Québec (le reste du Canada aussi, mais je connais moins et vers l'ouest, on dirait qu'ils sont plus proches parents des voisins d'en bas eux-autres...smiley). Franchement, ça vaut au moins la visite. Et moi, les paysages grandioses comme vous dites, je trouve que c'est une excellente raison qui prime sur beaucoup d'autres d'ailleurs.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Val
 Val
(@val)
Noble Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 1958
 

Perso ça ne me derrangerai pas du tout d'émigrer..
Sachant que je suis à moitié Francaise et à moitier Uruguayenne, je suis d'ici et d'ailleur, je suis de nulle part et partout c'est chez moi..
Donc j'ai pas des masses d'attaches pour un pays ou un continent particulier...
C'est pas si mal!
Mais je prefereai vivre au Canada que chez vos voisins smiley


Chouette Fantome

Appelez-moi Sensei ^^

Panneau haut
Indéplaçable
Pancarte


   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
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Euh.. moi aussi je préfèrerai le Canada, mais j'aimerai bien aller en tant que touriste aux Etats-Unis.
Mais je me suis promis de faire d'abord toute l'Europe smiley C'est pas gagné smiley


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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Eli
 Eli
(@eli)
Noble Member
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Lucterios a écrit Emigrer au Canada ou en Amérique, tant que vous y êtes ? Ben tiens , faudrait me payer cher, très cher même !... Non vous y trouvez quoi d'intéressant dans ces pays de Sioux, vous, à part les paysages grandioses en technicolor ? smiley

Du travail.

C'est le seul endroit où elle a trouvé un travail qui correspondait à sa formation (chimie) et ce qu'elle voulait pratiquer (travail de recherche en labo).

Et pourtant c'est pas faute de ne pas avoir cherché en Europe (Suisse, France, Allemagne)

-Edité le: Mercredi 6 septembre 2006 à 10:46 par Eli-


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Moi, il y a plein d'endroits où je voudrais aller, et où je ne suis jamais allé, et pour ce qui est de visiter, de découvrir la culture, je suis ouvert à toutes les propositions. Si on parle d'émigrer, faut quand-même voir la différence fondamentale. Cherrydean, ce que j'en dis, c'est que je n'ai pas besoin forcément d'être allé à Québec, à Mexico ou à Dehli pour avoir une notion géographique normale de ce qu'est un contexte de civilisation. Je suis européen et je ressens un attachement à ma culture et à mon environnement, et je suis bien persuadé qu'un québecois, un mexicain ou un indien fait la même chose chez lui. Aujourd'hui, si l'on a pour critère principal son seul mode de vie matériel, une bonne partie des activités professionnelles, et une partie "mondialisée" de la culture, il est vrai qu'on peut aller vivre n'importe-où et qu'on n'a qu'à suivre le marché de l'emploi. Quand on a une exigence un peu moins superficielle du point de vue culturel, et qu'on a également une conviction de citoyen, qu'on veut contribuer à sa modeste échelle à la paix, à l'unité et à l'épanouissement d'une collectivité dont on se sent faire partie, on ne peut pas accepter de gaité de coeur d'émigrer. Ce que vous pourrez bien appeler un sentiment nationaliste (pour ma part à l'échelle de l'Europe bien plus qu'à l'échelle de mon bloc d'immeuble ou même de ma ville, soyez-en sûrs), et que je crois chez les jeunes européens d'aujourd'hui dépourvu d'agressivité et de sentiment de supériorité contrairement aux siècles précédents, ne me semble pas une totale foutaise.

Je pense que pour se sentir chez soi n'importe-où pendant une brève période, il suffit d'être bien accueilli et d'avoir des amis qu'on aura hâte de revoir, et à qui en retour on aura hâte d'accueillir à l'endroit où l'on vit. Emigrer, c'est quand-même fondamentalement différent, non? Ce n'est pas parce que les cultures se valent qu'on peut se convertir si facilement et accepter le déracinement de gaité de coeur, me semble-t-il.

Pour ce qui concerne vos [barre]foutus[/barre] charmants voisins, faut pas non-plus exagérer. Leur régime politique, alimentaire, leur comportement, certaines de leurs valeurs socio-culturelle, n'ont absolument rien pour me faire envie. Pour le reste, effectivement, paysages ou autres, il y a des choses très intéressantes, et ce n'est pas parce qu'il y a des abrutis sur place qu'on doit se priver d'aller voir les autres...

Après, de toutes façons, je sais que je ne pourrai pas entrer aux Etats-Unis, tant que je garde un caractère si entier - pour avoir eu des récits multiples de voyage par des amis, je crains que je m'engueulerais aussitôt avec leurs douaniers et que je risquerais d'être renvoyé par le premier avion...smiley Déjà que là, avec la paranoïa actuelle, je me fais engueuler au moins une fois au cours d'un voyage en avion...

-Edité le: Mercredi 6 septembre 2006 à 13:51 par Hallberg-


Opération Sisyphe
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Gobol
(@gobol-2)
Famed Member
Inscription: Il y a 22 ans
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Je "rebondis" sur ce que disais Val à propos de ses multiples racines et du fait qu'elle pourrait aller vivre n'importe où (c'est ça ?).
Je fais aussi partie de ces Français qui n'en sont pas vraiment, aux origines multiples (1/4 belge, 1/2 alsacienne, 1/4 bretonne, et des ancêtres côté Italie entre autres). Pendant des années, j'ai même cherché à savoir qui j'étais. J'ai traversé la frontière (bon, pas loin c'est vrai !) pour rencontrer ma famille belge, j'ai eu besoin de m'imprégner de la culture bretonne, de me "créer" des racines puisque je ne savais pas où étaient les miennes. Et puis, la vie m'a "forcée" à me poser. Pour une fille issue d'une famille de nomades de génération en génération, épouser un viticulteur alsacien causant plus son patois que le français, c'est assez détonnant, en fait. Quand je regarde ma famille, je vois mes parents qui ont vécu aussi bien dans le sud de la France qu'en Normandie ou en Bretagne, je vois ma soeur qui part à Rouen, échoue à Paris, puis dans le "9-3", et enfin dans un hameau perdu de Charente-Maritime, je vois mon frère qui finit ses études à Rennes et en reprend de nouvelles à Montréal, je vois ma grand-mère, mariée à un marin au long-cours... et je me dis que finalement, je dois leur paraître bien étrange, de m'accrocher comme ça à la terre.
Et pourquoi pas ? A force de vivre sans racines, j'en étais arrivée à ne plus savoir qui j'étais. Le bénéfice (en dehors du bonheur que m'apporte le mariage) de tout cela, c'est que finalement, quand je prend le train pour rentrer d'une réunion à Paris, je rentre "chez moi", quand j'ai besoin d'un renseignement, j'appelle des membres de la chorale que je dirige, et qui connaissent tellement bien le coin et tous les habitants de ma petite ville qu'il y en a toujours un pour me conseiller un dentiste, un médecin ou le meilleur restau chinois de la ville. Quand je sors de la messe le dimanche, je mets pas moins de 20 minutes pour aller jusqu'à la voiture, parce qu'il y a un tas de gens à voir et à qui j'ai envie de parler, pour savoir comment vont les enfants, si la rentrée s'est bien passée ou s'ils ont passé de bonnes vacances. Futilités ? Perte de temps ? Peut-être. Mais si je suis pressée, il me suffit de le dire, et alors le trajet jusqu'à la voiture ne prend que quelques minutes. Et c'est comme ça aussi qu'on a pu avoir du soutien, un soutien inestimable quand Gobolovitch est tombé malade en mai l'an dernier. C'est grâce à ce réseau d'amis que quelques mois après mon arrivée, j'étais alors célibataire, j'ai pu ne pas être seule quand j'ai dû aller chercher dare-dare mes affaires pour une hospitalisation d'urgence dans une ville où je ne connaissais pas encore grand-monde...

Emigrer, une fois de plus ? J'ai déjà l'impression d'avoir "émigré" toute ma vie. Oh, certes, pas plus loin que les frontières de l'Hexagone. Mais ça a toujours été un déracinement quand même : autres mentalités, autres cultures, autres coutumes, autres relations à refaire, éternel recommencement. J'ai bien pensé aux Pays-Bas à un moment de ma vie, mais là en plus du reste, je devais rajouter à la liste "autre langue"... Non pas que c'était impossible, mais bon, ça ne s'est finalement pas fait, et j'en suis très heureuse aujourd'hui ! Je ne sais pas si c'est une question de citoyenneté, de culture, ou autre. Je n'en sais rien. Simplement que là où je suis, c'est comme partout ailleurs : ni pire, ni meilleur, mais que c'est là que je me sens bien. Si ça avait été au Québec, pourquoi pas ? Il se trouve que c'est en Alsace, et que petit à petit, patiemment depuis maintenant près de 7 ans (ce n'est pas beaucoup, certes, mais il faut un début à tout, hein ?), je suis en train de construire, et maintenant avec mon mari et nos enfants, un réseau de connaissances, d'amis, et que je ne pourrais plus partir, pour rien au monde. Lors de l'annonce de nos fiançailles à mes parents, mon père m'a demandé si j'étais consciente qu'en épousant un viticulteur, je serais "condamnée" à rester en Alsace pour toute ma vie. Je lui ai répondu que oui, et que j'en étais heureuse, que ça me donnait enfin l'occasion de poser définitivement mes valises et de faire mon "trou" dans un endroit que finalement, j'avais quand même choisi.
Alors, certes, l'Alsace n'est pas du tout une région parfaite, comme ailleurs, on y trouve le chômage, la violence, les problèmes de santé publique comme la drogue, et d'autres comme l'obésité (plus qu'ailleurs, il paraît, ça doit être les saucissessmiley), mais que ce n'est pas grave, parce que c'est là que je suis bien...

(dites, si je suis hors sujet, faut me le dire, j'ai tendance à ne plus trop savoir ce que je dis, passée une certaine heure !)


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Gobol
(@gobol-2)
Famed Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 4431
 

Ah, et puis, Pearl, j'espère que tu vas mieux, et que les choses vont un tant soit peu s'apaiser. Je me sens un tantinet ridicule de vanter ainsi ma vie bien gentille... Ne crois pas que je ne pense pas à toi. Je ne veux en aucun cas minimiser les problèmes des autres. Simplement, je pense que si la violence peut être partout (j'ai aussi eu à faire avec des voyous, au point de prendre aussi certaines précautions désormais avant de sortir de chez moi le soir, et d'en prendre en permanence avec les enfants, y compris lorsqu'ils sont dans la cour...), on peut aussi trouver des solutions au quotidien, et créer des réseaux amicaux suffisamment efficaces et importants pour y puiser le soutien dont on a besoin en cas de coup dur. J'espère que ton ami et toi avez vous aussi des soutiens près de chez toi, et que vous ne restez pas seuls dans ces moments difficiles... Bon courage en tout cas, j'espère que la situation pourra s'apaiser très vite.


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Ben c'est surtout que ton profil est un profil type. Je ne vois pas tellement d'européens qui sont capables de dire qu'ils descendent d'une lignée ancrée dans un seul terroir quand on raisonne à une échelle aussi régionale... On se rend déjà compte que pour décrire les origines, l'échelle de l'Etat est peu pertinente, alors bon... Je ne vois pas ce qu'il y a de "sans racines" là-dedans, sauf bien-entendu à raisonner comme il y a soixante ans à l'échelle exclusive des Etats, où il faudrait réussir à se définir comme français ou belge plutot qu'européen.

Pour moi, le principe des ancêtres et des racines familiales régionales a peu d'intérêt en dehors du vécu. Il y a des gens pour qui c'est un vécu, une réelle expérience. Mais je crois surtout que les racines sont son propre vécu, la façon dont on construit son univers personnel. Quand je dis que je suis de Lyon, Berlin et Paris, il n'y a absolument aucun "centre de gravité" familial dans ces villes, la seule chose qui fait mon appartenance est que j'y ai vécu plus ou moins longtemps, plus ou moins régulièrement, et que je m'y sens bien... le fait que je suis de langue maternelle française... Et le reste, franchement, c'est de l'abstraction... Le fait que tu te situes par rapport à un nomadisme mais que tu parles aussi de l'espace hexagonal est la marque d'une "spatialisation" beaucoup plus précise que la mienne. Moi, bien qu'ayant passé la plus grande partie de ma vie sur le territoire français, je ne parviens à me définir que dans l'Union Européenne car la France n'est qu'une part de mon identité, même si elle est dominante et très importante dans ma culture... Et la représentation spatiale de mes chacun de mes parents est elle-même différente de la mienne, en dehors du fait que le seul élément commun entre nous tous, c'est l'Europe, exculsivement pour les uns, partiellement pour les autres...


Opération Sisyphe
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Je comprends tout à fait ce sentiment d'appartenance à un endroit, peu importe qu'il soit plus ou moins vaste. Et c'est bien correct. Personnelement, c'est assez récent ce sentiment d'appartenance. Pendant très longtemps, je me sentais davantage chez moi et bien partout ailleurs que chez moi justement. Mais maintenant, c'est différent. Je suis devenue plus casanière.


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Thalie
(@thalie)
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Je n'ai pas tout lu, mais je voulais vous faire un petit coucou depuis la Bulgarie.
Je me trouve actuellement a Plovdiv et c'est une ville magnifiaue.

Bises.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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Tu sais Gobol, ça ne me dérange pas du tout que tu parles de ta "petite vie" smiley Au contraire, dans les moments durs, ça fait du bien d'en parler mais aussi de parler totalement d'autres choses smiley Et crois-moi je suis bien contente de voir que tu es heureuse et épanouie (du moins il me semble). Merci pour ton soutien smiley Là ça va un peu mieux, mes parents n'étant pas là, j'ai mon oncle et ma tante qui sont venus me soutenir, et j'ai mes amis, dont une que je croyais avoir définitivement perdu, qui me soutiennent. La vie a repris le dessus et je ne resterai pas cloitrer dans ma maison à cause d'une personne. Mais merci à tous pour votre soutien smiley Même si ce ne sont que des mots sur internet, ça fait du bien (et maintenant je peux "coller" un visage à vos noms, sauf pour Cherrydean qui reste ma Cécilia)!

Pour les racines, certaines personnes ont plus besoin que d'autres de se construire et de les connaître. Je suis d'origine Belge et Catalane (probablement Espagnol aussi)... je me suis souvent posée des questions sur mon origine, surtout du côté Belge puisque vivant à Paris, j'étais plus près de ma famille du Nord.. mais pas au point de me sentir déracinée (aucune critique). En fait, je me sens surtout Européenne, alors je ne me sentais pas trop "déracinée". La seule chose que je regretterais si je venais à partir de France, c'est justement ce réseau de communication que j'ai construit depuis mon enfance. J'aurais beaucoup de mal à quitter mes amis et quelques membres de ma famille.


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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kroco poco
(@kroco-poco)
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Je ne connais rien non plus de mes origines italiennes, et pourtant depuis quelques temps, je reconnais que je suis deplus en plus curieux d'aller voir ses cousins qui sont de l'autre côté de la frontière. Après, je ne me sens pas non plus déraciné, ce serait un peu ridicule je crois parce que bon... Franchement je n'ai pas été élevé dans la culture italienne, mes repères sont assez français... Mais c'est vraiment que je trouve que c'est un plus d'avoir des origines étrangères...


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Hallberg
(@hallberg)
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On se dit souvent qu'on loupe quelque-chose par rapport à des endroits où on s'était dit juste avant qu'on avait tout le temps d'y aller. Moi j'ai bien un cousin vers Madrid, et je n'y vais pour ainsi dire jamais... parce que quand l'opportunité se présente, c'est tout le temps en plein été quand il fait une chaleur de tous les diables.

J'ai toujours regretté que la partie de la famille originaire de Flandre belge n'ait jamais appris le flamand à la jeune génération, parce qu'en famille nous nous retrouvons à parler au mieux une sorte de sabir. Ceci-dit, il se trouve que chacun se fait aussi, dans sa vie, sa propre "localisation" par rapport à ça. Je vis dans un environnement francophone, et la deuxième langue que j'emploie le plus est l'allemand. Pour cette raison, si j'avais des enfants, je les élèverais probablement dans cette logique - mais qui sait, ensuite, ce que leur parcours leur donnerait...

Dans la famille, il y a un complexe permanent consistant à trouver nos terroirs d'origine inintéressants (faut dire, bon, ce ne sont pas des endroits actuellement passionnant il est vrai, plutôt des caricatures de la France et de l'Europe de l'ouest rurale endormie). Donc bon, on s'y raccroche peu et à partir de la génération de mes parents, chacun se "fabrique" son appartenance territoriale, avec des échelles très différentes. Dans ma propre génération, du côté des cousins, il y en a un qui partage très nettement mon sentiment d'appartenance à quelques villes et plus globalement à l'espace européen, et parmi les autres, ça va de ceux pour qui la région d'à côté est déjà l'étranger à ceux qui se font tout un monde des frontières administratives et qui raisonnent encore beaucoup dans l'espace strictement français ou strictement belge sur le mode des représentations des Etats-nations de la première moitié du XXe siècle.

Ce qui est d'ailleurs curieux chez les cousins très ancrés dans une représentation très locale de l'espace, c'est qu'aller à 500 ou 1000 km de chez eux dans une autre région ou un autre état européen, ou aller sur un autre continent, c'est du pareil au même, c'est aller "chez les étrangers" puisque leur "chez-eux" est relativement limité. Ce qui est franchement dommage, c'est qu'autant ils vivent leur culture régionale, autant quand ils sont ailleurs ils ont tendance à ne pas rentrer du tout dans les cultures du cru, à ne prendre que l'élément "mondialisé" (partout on peut acheter une automobile, partout on peut aller à l'hôtel et y prendre un café, partout on peut avoir un journal en anglais, partout on travaille à peu près pareil dans le monde de la finance et de la direction d'entreprise). Il y a juste quelques élements de folklore qu'ils vont ramener d'un air assez amusé. C'est aussi qu'en fait ils s'intéressent assez peu à l'élément culturel en dehors de ce qu'on leur a appris quand ils étaient enfants (chez eux) et ce qui se voit le plus et qui permet de dire qu'on a été ailleurs (chez les étrangers). Au fond, leur conscience d'être européens et plus précisement français est pratiquement nulle, et on ils pourraient être plus "citoyens du monde" mais on ne peut pas dire qu'ils en tirent profit en dehors de la sphère professionnelle. Au total on se rend compte que les gens s'intéressant peu à la culture ont une perception de l'espace en tant qu'espace de déplacement, mais peu de l'idée spatiale de civilisation.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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