J'ai toujours été étonnée par ma propre famille. Du côté de mon père, on se considère comme "nomades" de génération en génération (marins, militaires de carrière et autres enseignants y sont sans doute pour quelque chose). Du coup, tout en étant quasi-exclusivement français (à part ces fameux ancêtres italiens, retrouvés d'ailleurs au cimetière de la petite ville où j'habite maintenant), toute cette branche paternelle de ma famille est très curieuse de tout, voyage beaucoup, découvre tant la France que l'étranger, avec je crois une saine curiosité et un grand respect de l'autre et des diversités.
En revanche, côté maternel, là où on est mi-français, mi-belge, rares sont ceux parmi mes cousins qui se posent même la question de savoir si la famille belge existe réellement. A croire que cela tient du mythe, et je soupçonne ma grand-mère d'y être un peu pour quelque chose : elle a elle-même coupé les ponts avec sa belle-famille il y a déjà plus de 35 ans, donc à peu près au moment où l'aînée de mes cousins a vu le jour... Pas étonnant donc, que face à ce "blocus" intellectuel, aucun des jeunes de ma génération ou presque n'ait conscience de la richesse que cela représente au sein d'une famille.
Quand j'étais en pleine période de doute et de recherche effrénée de mon identité (suis-je belge ? bretonne ? normande ? française ? européenne ????), j'ai eu l'opportunité d'aller justement en Belgique, "mandatée" en quelque sorte par ma mère, pour le mariage d'un de mes cousins. J'y ai été reçue comme une émissaire de ma famille maternelle, et rebaptisée du nom de jeune fille de ma mère, histoire que les lointains cousins que je ne connaissais pas puissent me situer dans la famille. Expérience inoubliable que cette rencontre, et l'envie de prolonger ces liens par la suite. D'où, peut-être l'attrait actuel pour les pays comme la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne, d'où aussi, sans doute, l'acharnement que je mets à vouloir que mes enfants apprennent dès la maternelle l'Allemand, comme si je sentais qu'ils en auraient plus besoin que d'autre chose, comme si je voulais "réparer" quelque chose (je n'ai moi-même jamais pu apprendre cette langue, à cause de préjugés plus ou moins idiots de mes parents, qui m'ont obligée à apprendre l'Espagnol, dont je n'ai évidemment absolument pas l'utilité aujourd'hui, alors qu'il me serait très très utile de parler l'Allemand...). Je suis donc une "nomade sédentarisée", mais tournée vers les frontières de l'Est de la France plus que vers la France elle-même : finalement, vers l'Ouest, il y a ma famille, mes proches, et mes cousins avec qui je n'ai que peu de contacts. En revanche, vers l'Est, il y a un monde à découvrir, et le fait que nous ayions de plus en plus d'amis en Allemagne, Autriche et Italie aide aussi à se tourner vers l'extérieur... sans pour autant renier mon identité française. Mais notre situation géographique (à 15 km de la frontière allemande) et le bilinguisme (voire trilinguisme si on y inclut l'allemand parlé par les enfants à l'école) permet de ne plus penser en termes d'Etat-nation, mais en termes d'Europe. Y a-t-il là une construction identitaire ? Je ne saurais le dire. Et finalement, maintenant que je suis stable affectivement et professionnellement, je m'en fiche un peu, on va dire. J'essaie de prendre les choses comme elles viennent, là où je suis, le bon comme le mauvais (parce que sinon, je serai toujours insatisfaite, alors que là, je compose avec ce qui m'est donné, même quand j'ai du mal à l'apprécier), et de vivre au mieux.
Oui, je suis heureuse et épanouie, malgré toutes les difficultés que nous rencontrons au quotidien. Elles ne sont pas du tout du même ordre que les tiennes, Pearl, mais elles n'en sont pas moins réelles pour autant.
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
je suis heureuse et épanouie, malgré toutes les difficultés que nous rencontrons au quotidien. Elles ne sont pas du tout du même ordre que les tiennes, Pearl, mais elles n'en sont pas moins réelles pour autant.
Des difficultés restent des difficultés, pour qui que se soit
Je n'irai jamais mettre une échelle de valeur du genre "ce que je vis est bien plus difficile que toi", d'une part parce que nous ne ressentons et n'apréhendons peut-être pas les choses de la même façon et d'autre part, ça serait vraiment mesquin et stupide. Jamais je ne te jugerai par rapport à ça! Je n'ai surement pas le droit moral de faire ça et je peux parier que tu as connu beaucoup plus de difficultés que moi, (déjà parce que je suis plus jeune)!
Au fond, ce qui importe c'est que tu arrives à surmonter ces difficultés 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Entièrement d'accord avec toi, je ne faisais que mentionner cela pour mettre les points sur les "i" : ce n'est pas parce qu'on est heureux qu'on ne connaît que le bonheur, malheureusement. Et d'un autre côté, avoir des problèmes ne signifie pas forcément qu'on est malheureux dans la vie !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Je pense que d'une certaine façon le bonheur existe par rapport au malheur : après des passages difficiles, le bonheur est d'autant plus appréciable parce qu'on s'est battu pour l'avoir
Je doute qu'il y ait vraiment un bonheur, sans période de difficultés. En tout cas, loin de moi l'idée de penser que tu es heureuse et que tu n'as jamais connu de périodes difficiles
D'autant plus que tu nous en a raconté quelques unes 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
En fait, je dirais plutôt que pour moi, le bonheur est une sorte de bien-être dont on ne se rend même pas compte, sauf quand on l'a perdu justement. Par exemple, je ne me rendais pas compte, il y a quelques années encore, à quel point j'avais pu être malheureuse plus jeune (je vous passe les détails, mais ce n'était pas glorieux). J'avais des moments fastes, avec mes amis en particulier, et je pensais que c'était ça, être heureuse.
Et puis, finalement, les choses ont radicalement changé, du tout au tout. Un jour, je me suis réveillée avec la certitude d'être enfin aimée pour moi-même. De n'avoir du coup rien à craindre et de pouvoir cesser de chercher à être quelqu'un d'autre, puisque "Quelqu'un" m'aimait, moi. C'est juste après que j'ai "rencontré" mon mari (je le connaissais un peu depuis plus d'un an, mais lui ne m'avait encore jamais "vue" réellement). J'ai eu cette chance de comprendre enfin que je pouvais être aimée, moi, sans dépendre des autres, pour moi-même. Ca a radicalement changé toute ma vie, et après, je me suis rendu compte de ce que c'était que le bonheur, le vrai. Enfin, celui que je considère être pour moi le vrai bonheur. Celui que je vis aujourd'hui, même quand je suis seule ou que notre bébé est malade, ou que c'est difficile pour une raison ou pour une autre.
Pour moi, le bonheur, c'est une paix intérieure très profonde, que très peu de choses peuvent venir perturber. Même pas les problèmes de santé de nos enfants, ou l'inquiétude légitime que l'on a lorsqu'un ami a des problèmes. Je me suis dit à un moment donné que ça devait rendre égoïste, d'être heureux : on se replie un peu dans son petit cocon, pour ne pas perdre justement ce bonheur tout neuf. Et puis, avec le temps, je me rends compte que ce bonheur, bien sûr, il faut le cultiver, le nourrir tous les jours. Mais il peut rendre aussi plus disponible aux autres, à leurs soucis... Je n'ai jamais autant pensé à nos amis, à leurs souffrances quotidiennes, à la solitude de certains, à la maladie d'autres, que depuis mon mariage. C'est au contraire avant, quand j'étais malheureuse, que j'étais égoïste, je pense, tellement j'étais centrée sur mes petits malheurs... Oh, je sais bien que je pourrais être encore plus tournée vers les autres, que je les "oublie" souvent, absorbée par la vie quotidienne. Mais je crois au fond de moi que c'est quand même mieux que ça n'était avant.
J'ai un peu honte de vous dire ça, quand je connais par ailleurs les difficultés que certains d'entre vous traversent actuellement, mais je ne vais pas me mettre à mentir, ou cesser d'écrire, juste par crainte que certains ne soient blessés par ce que je dis. Si c'est le cas, veuillez me pardonner, ce n'est pas du tout le but. Simplement, ce que je peux dire, c'est que le bonheur existe sur cette terre, et que parfois, il nous tombe dessus sans crier gare, et qu'il peut ne plus jamais nous lâcher. C'est peut-être une question de foi ? Je l'ignore, mais je souhaite à chacun d'entre vous de connaître un jour ce bonheur profond. Ca change la vie...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Le bonheure t'attrape si tu y crois, je pense. Je me sens heureuse, sauf à certains moments. Quand j'ai fait ma depression, j'ai touché le fond et je voulais aider les gens autour de moi, mais au final j'ai été égoïste pour pouvoir m'en sortir. Ca parait méchant de dire ça, mais j'ai voulu me tourner vers les autres pour oublier mes propres problèmes et je me suis aperçue que je m'enfonçais encore plus.. j'étais pas assez solide pour pouvoir totalement aider mes amis mais je n'osais pas leur dire..
Je crois que lorsqu'on est heureux, on se sent plus solide et ça permet de plus aller vers les autres. Quand j'étais en dépression, le seule chose qui me "remontait le moral" c'était de voir des sourires, des rires et des gens qui racontaient leur bonheur.. Actuellement, j'aime toujours autant voir tout ça! Donc que tu nous racontes celà, ne me gène pas personnellement
Je suis au contraire heureuse de voir que des gens connaissent le bonheur!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
J'ai aussi réagi de cette façon, à un moment donné, en tentant d'oublier mes problèmes en aidant les autres... Et je me suis rendu compte que je n'étais pas non plus assez "forte", et que finalement, ce sont les autres qui m'aidaient plus que moi, je pouvais les aider. J'ai finalement décidé de me laisser faire, et de les laisser m'aider. Première prise de conscience qu'on n'a pas la maîtrise sur tout, dans sa vie, même si on aimerait... Et puis finalement, une main tendue, un sourire, une invitation à passer le jour de l'an dans les Vosges m'ont aidée à remonter la pente, avant de retomber, mais plus aussi bas... Une sorte de baume au coeur, de tentative de début de guérison, longue, très longue. Mais aujourd'hui, j'en sors bien plus forte et confiante qu'avant, plus sûre de moi aussi (même s'il reste du chemin), et enfin apte à écouter ce que les autres ont à dire...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Oui c'est à peu près ca (sauf pour le jour de l'an dans les vosges
)
Je crois qu'à un moment donné, il faut accepter de se dire qu'on est pas assez fort. Je sais qu'il y a des psychologues pour cela mais je n'aurais jamais osé me confier à une personne inconnue.. finalement je n'en ai pas eu besoin 
Après tout ça, on apprend à relativiser je trouve.
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Ben tu vois, à l'époque, je n'ai pas non plus jugé nécessaire d'aller voir un spécialiste. Et puis, à un moment donné, plus tard, je n'ai pas eu le choix parce que j'étais empêtrée dans tout un tas de fatras d'angoisses. Et bizarrement, j'ai l'impression très nette que ça n'a pas servi à grand'chose, en tout cas ça n'a pas directement agi sur mes angoisses, mais ça m'a appris à regarder les choses en face, et à ne plus prendre les autres pour les responsables de ma situation, mais à voir et accepter mes propres responsabiblités, et mes contradictions. Donc, pas inutile tout à fait. En tout cas, une aide précieuse, à certains moments, même si ce n'est pas ça qui a "débloqué" la situation...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pour les psychologues, je crois qu'il faut être conscient que chacun d'eux composent d'abord avec leur propre personnalité et qu'il faut savoir trouver le bon. J'étais comme vous deux, incapable de me confier à un inconnu, puis j'ai essayé suivant les conseils de médecins et d'amis. Fiasco total, je suis tombée sur quelqu'un qui avait décidé que mon problème était que je manquais de confiance en moi. Pauvre elle. Elle n'avait rien compris. Je n'étais pas facile d'accès, il est vrai, mais enfin, de la confiance en moi... non. Les gens qui me connaissent bien savent que ça n'est pas un problème chez moi.
Puis, des années plus tard, je suis allée en voir une autre, mais pour autre chose complètement. J'étais plus à l'aise, ça m'a donné de bonnes pistes, mais sans plus. Présentement toutefois, je vois une madame vraiment bien et ça vaut la peine. Faut aussi savoir que les psychologues suivent différentes approches. Je vous suggère très fortement quelqu'un qui suit l'approche cognitive. Il est prouvé scientifiquement qu'elle apporte des résultats plus rapidement que les autres approches. Et, pour vous résumer l'approche, en gros c'est le gros bon sens. Mais évidement, c'est le talent (parce que ça tient du talent, c'est certain) jumelé à la personnalité de la personne et son approche qui font un tout.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Pour ma part, entre ma "dépression" (je n'en ai jamais eu confirmation en réalité) et aujourd'hui, j'ai pu voir deux médecins psychiatres, l'un exerçant en libéral, l'autre à l'hôpital. Le premier me donnait une demi-heure pour causer, sans poser de questions ou presque, et me demandait 200 FF à la fin de la séance (ou 300, je ne sais plus...). J'ai laissé tomber, je trouvais que ça ne m'apportais rien et que ça coûtait cher pour si peu de résultats. Mais ça m'a tout de même permis de prendre conscience moi-même de certaines choses, puisque je n'avais pour le coup rien d'autre à faire que de m'écouter parler ! Je me suis rendu compte qu'il y avait réellement un problème, mais que je n'avais vraisemblablement pas la bonne personne en face de moi pour trouver la solution.
Je suis partie, puis suis tombée amoureuse de mon mari, (ou l'inverse, je ne me souviens plus très bien), et je n'y ai plus pensé pendant deux ans. Et c'est après ce laps de temps que le second médecin m'a été conseillé, et là, ça a quand même changé pas mal de choses, même si ça n'a rien résolu en définitive... Quelle approche avait-il ? Je n'en sais fichtre rien, seulement que dans le deuxième cas, il me posait beaucoup de questions, me mettait en permanence en face de mes contradictions, relevait mes lapsus, me poussait sans cesse dans mes retranchements, et m'a finalement appris à être honnête envers moi-même. Rien que pour cela, je lui suis reconnaissante de ce qu'il m'a apporté, parce que je sais maintenant ce que c'est que se mentir à soi-même, sans bien s'en rendre compte d'ailleurs, et que je ne fais plus cette erreur maintenant !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Le premier me donnait une demi-heure pour causer, sans poser de questions ou presque, et me demandait 200 FF à la fin de la séance (ou 300, je ne sais plus...).
Pfff... Tu es mal tombée. Le deuxième semblait bien mieux. Il te laissait plus de temps? Moi, ça me coûte un bon 80$ can. la scéance, mais on prend le temps que ça prend, des fois je reste presque deux heures. Faut dire que je suis tombée sur une perle.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Pour le deuxième, c'était 40€ la séance d'une demi-heure (mais remboursé par la sécurité sociale, vu qu'il avait quand même l'avantage d'être médecin...). Ca fait quand même chérot la petite heure, mais bon, je crois que quand il faut y aller, faut y'aller, comme on dit !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Bon eh bien, je n'arrive guère à me coucher ce soir, même s'il va le falloir, parce que sinon je ne vais plus pouvoir me lever...
J'en reviens au problème des racines. Moi aussi, finalement, comme beaucoup de Français, j'ai des racines multiples, étant donné que je suis né en Ile-de-France et que déjà mes grands-parents avaient des origines dans différentes provinces. Je me suis senti souvent chez moi à Paris et même dans les Yvelines. Mais aujourd'hui, je n'y reconnais plus rien. Je vis en Normandie depuis très longtemps finalement, parce que même quand j'étais sur Paris, je revenais régulièrement ici. Mais je ne me sens absolument pas chez moi dans cette région où je trouve que les gens sont froids et fermés. Je pense que chez moi, les gènes bretons doivent dominer quelque-part ! Pendant toute mon enfance, j'allais là-bas en Cornouaille (alors qu'en fait mes ancêtres étaient installés dans le pays de St Brieuc du XIVe au XIXe siècle. Avant ils étaient à Pontivy dans l'entourage des Rohan et avant encore, je ne sais pas. Peut-être venaient-ils du Somerset, dont ils ont été chassés par les Saxons, parce que là-bas, je me sens chez moi ?...) Je suis resté culturellement celtique. J'ai étudié toute leur histoire, leur littérature et même leur langue, donc je sais d'où je suis, il n'y a aucun problème. Je ne me sens absolument pas cosmopolite, "citoyen du monde" ou toutes ces illusions pour citadins déracinés. J'adore l'Italie ou l'Allemagne, mais pour leur côté dépaysant (surtout la première). Je pourrais y vivre qui sait, mais si je ne sais pas que dans tel pays il n'y a pas quelque-part des vieux machins celtiques qui traînent (cela peut être un nom comme Milan ou Trèves), je ne me sens pas bien... Je suis allé une fois en Afrique. Je crois que je n'y remettrai jamais plus les pieds ! Je ne sais pas si j'irai un jour en Amérique du Nord. Il paraît que des Celtes y sont allés un jour et il y a des Irlandais et des Ecossais là-bas, même des Bretons, mais avant il faudra qu'ils se débarassent de Bush et qu'ils se calment un peu sur la parano (bon ça va, je risque pas de me prendre un délit de faciès, mais je ne sais pas trop comment je réagirais à ce qu'est devenue leur civilisation. Autant les Anglais sont civilisés, mais eux... Ben ce sont des yankees, tiens !)
Ouais!!! Vive le Québec libre!!! Ma soeur habite Laval, pis moi de l'autre côté de la Rivière vers le sud, sur l'île de Montréal! C'est cool que la communauté de Yoko Tsuno au Québec grandit de mois en mois!!!


