Dîtes, si vous allez jusqu'à Vinéa, je peux être du voyage ? Parce qu'il va être temps pour moi de remonter là-haut, histoire de ne pas occuper trop longtemps le corps de la bibliothécaire, là, c'est que je vais finir par m'ennuyer, moi ! Elle a une vie tellement peu passionnante, entre ses gamins, son mari, sa maison (vous savez, la lessive, le ménage, la vaisselle...) J'étais bien, là-haut, avec mes androïdes et mes robots, moi ! J'veux y retourner !!!!
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pour les désagréments que cause la bibliothécaire, tu as oublié un détail d'importance: ses amis débiles. Rien que ça, quand bien même ils ne débarqueraient qu'une ou deux fois par an chacun, ça vaut bien le coup de repartir sur Vinéa.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Faut regarder dans le manuel de la compagnie Latécoère, si c'est pas une nouvelle escale entre Casablanca et Dakar...

Opération Sisyphe
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Ouais, Hall, ses amis débiles... Sauf que quand ils sont là, elle est toute heureuse, parce que ça lui donne aussi une occasion de redevenir débile pour un moment. Parce que faut la comprendre, c'est dur dur, l'éducation de trois mômes en (très) bas âge : Faut faire attention à tout, tout le temps. Alors, quand elle peut se lâcher, elle n'hésite pas, et les occasions sont malheureusement assez rares, et bizarrement, elles se multiplient quand ses "amis débiles" comme tu le dis, sont là ! C'est-y pas magique, ça ?
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Finalement pas besoin d'avion. Vinéa? pourquoi pas j'ai l'âme d'une aventurière en ce moment. Tu auras assez de place?
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Ben Sarcelles non plus n'est pas dans les escales de l'Aéropostale, et pourtant, à un moment, c'était tout comme. Vinéa est probablement une escale de l'autre partie de la ligne, quand l'hydravion prend le courrier à Dakar pour traverser l'Atlantique... J'ai des copains chez Air-Orient, Lufthansa et Farman, je vais leur demander si ce n'est pas une escale sur Paris-Saïgon, sur Paris-Londres ou sur Londres-Berlin...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Vous faites comme vous voulez : moi, pour tracer une route, il me faut un nom sur une carte, sinon c'est la porte ouvertes aux aléas et aux impondérables de toutes sortes propres à retarder le courrier et l'avènement de l'homme moderne triomphateur de l'hostilité des éléments naturels grâce à la domination qu'il exerce sur la technique...
Edité Mardi 10 avril 2007 :13:18 par Lucterios
Comme par exemple, le risque avéré de tomber en panne là où passe, au lieu du Petit Prince de Saint-Exupéry, le Prince du Neuf-Trois déjà rencontré...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ben vinéa, c'est facile, c'est pas sur la carte. Et je sais de quoi je parle. Il va falloir équiper ton avion d'un module intergalactique, parce que sinon, il va avoir du mal à aller jusque là-bas. Ceci dit, on peut t'y aider, paraît que j'ai eu de l'expérience, un jour, en ce domaine. Seulement, depuis mon exil terrien forcé, j'ai un peu de mal à reconnecter les neurones "goboliens" : ils sont quelque peu perturbés par la cohabitation forcée avec la bibliothécaire...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Qu'à cela ne tienne : Mickey Mouse a dit :" l'avenir de l'homme se fera dans l'espace où il ne sera pas". Cela remet les pendules à l'heure par rapport à ceux qui racontent que c'est la femme... Ou alors : "l'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux". Donc, Gobol, si tu arrives à me transformer mon Bréguet en vaisseau spatial, on va dans la Lune, cette oblongue coucourde...
Ben ça devrait pas être trop compliqué. Ton avion, pour aller dans l'espace, il a besoin d'un moteur plus costaud, mais c'est comme les ordinateurs, suffit de lui mettre un processeur plus rapide, non ? Après, il faut fermer la cabine, parce que je crois me souvenir que là-haut, y'a plus beaucoup d'air. Et il lui faut aussi un truc qui lui permette de voyager loin, au-delà de la Lune, si je me souviens bien. Dans ma tête, j'ai fait un long voyage... Et puis, vu la couleur de ma peau au "naturel", et vu que j'en ai pas trop croisés sur Terre ces temps-ci, ça doit être assez loin, comme destination. Donc, il faut une énergie renouvelable, parce que vu la tête de l'avion, il n'aura pas assez de place dans ses réservoirs pour toute l'essence dont il aura besoin. Pis après, tu mets les lutins au travail, et tu vois ce que ça donne. Moi, je dirais, à vue de nez, comme ça, qu'il faut d'abord faire un essai jusque sur la Lune. Tu verras si ça marche. Ensuite, on pourra toujours pousser un peu plus loin, genre Jupiter, ou même Pluton. Après, on n'aura plus le droit à l'erreur, parce que la prochaine escale, je ne sais pas du tout où ça peut être. Et puis, de toute façon, c'est loin. Donc, il faut régler d'urgence le problème du carburent. Y'a du vent, au fait, dans l'espace ? Si oui, on peut installer une éolienne et faire pédaler les Shadoks. Sauf que si les souvenirs de la biblithécaire (qu'est-ce qu'elle est nulle en sciences, celle-là ! J'suis pas aidé, moi !) sont exacts, s'il n'y a pas d'air, ben y peut pas y avoir de vent, vu que "le vent, c'est de l'air en mouvement" (ouf, elle n'a pas tout perdu des cours de primaire... On en fera peut-être quelque chose !).
Bon, faut trouver autre chose que l'éolienne et les Shadoks.
Ah oui ! l'énergie solaire ! Tu sais, tu peux recouvrir les parois de l'avion avec des panneaux solaires : Et hop ! Problème réglé !
Et je vois d'ici les objections ! Et s'il n'y a plus de soleil ? Ben y'a encore la lumière émise par les étoiles ! Ben oui, le soleil, c'est une étoile ! Donc, il faut utiliser aussi la lumière des autres étoiles. Et on devrait s'en sortir. Faut penser à prévoir aussi des accumulateurs, parce que vue la distance entre le soleil et l'étoile la plus proche, si tu ne peux pas stocker l'énergie, tu n'arriveras jamais jusqu'à la prochaine.
Et hop, le voilà, ton module pour aller dans l'espace. Alors, tu m'emmènes ?
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.





