Oui, c'est ce que je voulais dire, car je n'irai pas jusqu'à comparer Pagnol et le Gendarme de St Tropez sur le plan cinématographique. Même s'ils propagent tous deux, à dessein, une vision folklorique de la Provence...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je prefere encore Pagnol!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Moi, je les aime tous les deux... mais ils exagèrent à les repasser tous les ans... en fait, c'est dû à ce qu'ils font plus d'audience que des films francais récents... (et il faut respecter les quotas) une année, il y avait un super telefilm Francais couteux sur une chaine, sur l'autre, ali baba et les 40 voleurs. devinez qui a fait les plus d'audience.
Le cinéma Francais actuel produit peut-être.. disons 10 films de valeur par an, maximum... et pas tous très distrayant.
Donc, ceux à qui il faut en vouloir, ce n'est pas à Defunès, mais au cinéma francais qui ne sait plus produire que des téléfilms raté ou des films snobinards, à quelques exceptions près. Donc, ceux à qui il faut en vouloir, ce n'est pas à Defunès, mais aux réalisateurs francais actuels.
Remarquez, il y a d'autres films anciens très bons qu'on pourrait passer, mais je crois que ce n'est pas le but de la télévision. Je cite Patrick le Lay, directeur de TF1 :Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit.(...) pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages.(...) Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible
(...)
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise (...)La télévision, c'est une activité sans mémoire. Si l'on compare cette industrie à celle de l'automobile, par exemple, pour un constructeur d'autos, le processus de création est bien plus lent; et si son véhicule est un succès il aura au moins le loisir de le savourer. Nous, nous n'en aurons même pas le temps!
Donc, c'est officiel, le but de TF1, c'est du divertissement pour vendre la pub.
il espère nous avoir si bien zoombifiés qu'il peut nous le dire en face !
Remarquez que les adversaires de ce système, voic ice qu'ils proposent : Je cite Noam Chomsky Le rôle des médias n’est pas d’informer mais de défendre les intérêts puissants qu’ils représentent (...) Les porte-parole de l’information et les intellectuels médiatiques s’accordent pour penser que le pays doit être dirigé par une petite élite de gens sérieux et responsables. Le public doit être tenu à l’écart et être diverti ou contrôlé.
Donc permettez moi de ne partager aucun des deux points de vue sur ce que doit être une bonne télévision.
C'est pourquoi aucune télévision hertzienne n'est faite pour moi.
Donc, à part un bon film de temps en temps, je ne regarde pas.
c'est LA solution au problème.
Et le sport à la télévision me semble aussi zoombifiant.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je suis assez d'accord avec toi Kaldo, mais le probleme ( a part sur les chaine publiques) cést que ton bon film se retrouve saucissonne entre 2 tranches de pub.
Donc tu es tout autant zombiifie que celui qui regarde toute la journee, et peut etre mem plus receptif au message publicitaire, car non en overdose de pub!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Non, moi j'aime bien les coupures pub, ça permet:
- d'aller chercher une autre bière
- d'aller faire pipi
- de zaper sur les autres chaînes pour voir si on ne loupe rien
C'est peut-être pas le but recherché, mais moi je ne regarde jamais les spots...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
La, t'as bien raison!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Je suis assez d'accord avec toi Kaldo, mais le probleme ( a part sur les chaine publiques) cést que ton bon film se retrouve saucissonne entre 2 tranches de pub.
Donc tu es tout autant zombiifie que celui qui regarde toute la journee, et peut etre mem plus receptif au message publicitaire, car non en overdose de pub!
Je suis peut-être plus réceptif, mais moins zoombifié, puisque justement moins en Overdose.
Le système ne marche que par la quantité.
En fait, de plus, il se trouve que, en temps normal, je regarde mon film le vendredi, donc que 6 fois sur 7 il a été enregistré. donc la pub, on l'accélère. en ajoutant à ça les films par bande...
je dois avoir en moyenne 30 secondes de pub par séance....pour être zoombifié, ça me paraît totalement insuffisant...
pas contre, à la radio, j'ai le droit à des pubs sur les chaînes de "service public". comme ça me tapait sur les nerfs, je n'écoute plus que les radios libres...enfin, à quelques entorses près.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
il en va de l'apprentissage du bon usage d'un récepteur de télévision. Les chaines conventionnelles sont bien décrites par Kaldo.
Je reviens sur la fonction qui nous intéresse, celle de diffuser des films. Personnellement, je conserve sur cassette vidéo deux types de films: ceux qui me plaisent particulièrement, et ceux qui à la fois me plaisent, m'intéressent historiquement et sont difficiles à trouver. Dans ce but, je n'enregistre vraiment qu'en dernier recours les diffusions des chaines privées, car justement je ne veux pas des coupures publicitaires, qui vis-à-vis de l'intégrité d'une œuvre artistique, sont un affront. À la notable exception des films longs qui sont parfois diffusés avec entracte en salle. Mais il faut avouer que ce n'est pas la majorité. J'estime pour ma part que seules les chaînes publiques et Canal Plus remplissent leur rôle de diffuseur de cinéma, rien que par le fait de ne pas interrompre les films. Et encore les films de patrimoine sont-ils relégués à 23h30 et des poussières.
D'autre-part, il existe une production française de téléfilms. La majorité de ceux qui sont destinés à la télévision publique, sont d'une qualité tout-à-fait convenable, formellement propres et corrects sur le plan du divertissement. Une bonne partie est oubliable, certains sont excellents, et la présence de cahiers des charges fait que les pires pécheront par excès de naïveté ou de folklore (ce qui est toujours un risque dans le genre "terroir"). Ceci-dit, ça n'a rien à voir avec le téléfilm américain volontiers larmoyant ou version bon marché du cinéma hollywoodien. Ajoutons à ceci la tradition française des "fictions de prestige" qui sont d'un niveau en général honorable, parfois très bon. Ce qui fait qu'à mon avis, le téléfilm français se laisse regarder, même s'il n'en survit véritablement qu'une petite part et que le reste, aussitôt consommé, peut être oublié. On dira que c'est aussi le cas du cinéma hollywoodien, mais tant qu'à faire, j'estime qu'on s'abrutit moins à regarder une bluette de terroir inoffensive, qu'un truc américain plein de coups de feu*.
Enfin, son audience fût-elle minime, l'ensemble constitué par Arte et France 5 me semble sauver dans l'absolu, l'utilité de la télévision herzienne. Certes, en journée on a de la pub, mais contrairement aux autres chaines, la médiocrité (certains documentaires lamentables, du genre, documentaire sur une région du monde qui ressemble à un catalogue d'agence de voyage empli de clichés faciles et de pittoresque caricatural) est distribuée à peu près équitablement entre les émissions convenables. l'information y est plus concise et se nourrit moins de faits divers. On peut toujours contester ou trouver ridicule la diffusion d'un sujet qui intéresse moins de 1% de la population (la fabrication des petites cuillères en Poitou sous Napoléon 3, ou la dernière horreur commise par un artiste néo-post-expressionnisto-symbolisto-conceptuel en Namibie). On peut aussi dire, ce n'est pas un abus, qu'un documentaire télévisé n'est qu'une approche extrèmement superficielle d'un sujet, et que ça n'est qu'une vulgarisation facile. Ceci dit, c'est mieux que rien et je ne vois pas comment on peut objectivement jeter la pierre à une chaine de télévision qui diffuse des documentaires sur des sujets d'art, de science et d'histoire aux heures de grande écoute.
Donc en résumé, mon usage principal de la télévision est constitué, comme vous, des films et téléfilms, avec usage intensif de magnétoscope, mais également de la fréquentation d'Arte et des quelques documentaires convenables des autres chaines.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
citation d'Hallberg : J'estime pour ma part que seules les chaînes publiques et Canal Plus remplissent leur rôle de diffuseur de cinéma, rien que par le fait de ne pas interrompre les films.
Tout d'abord...j'avais le souvenir de panneaux France 2 au milieu de films, mais, bon, je dois me tromper.
Ensuite, bien que contestant la publicité, j'estime que la coupure provoquée, en magnétoscope, par l'avance rapide à faire sur la publicité est sufissamment courte pour que les chaines publiques ne puissent absolument pas se justifier par ça.
Si les chaines publiques n'avaient pas de publicité du tout, d'accord, mais là, ça ne me parait pas du tout énorme comme avantage. Donc les chaines privées (Tf1, M6) me fournissent même plus en films que les chaînes d'état.
En fait je serai bien près à me passer des chaînes d'état (hormis Arte, que je regarde très peu tout de même), vu le prix de la redevance, mais pour avoir accès aux chaînes privées, il faut payer la redevance.
Pour Arte le problème est différent. Le vide des émissions n'est pas sidéral...mais le contenu est biaisé, incomplet, partisan, propagandiste, malhonnète, falsificateur, orienté, trompeur, manipulateur, et que les dirigeants sont même prêts à vous dérouler des arguments contradictoires comme s'ils s'ajoutaient, tout cela, je dois le reconnaitre, uniquement en dehors des heures de pur snobisme et des intermèdes servant à vous faire perdre une partie du temps que l'absence de publicité vous fait gagner, intermèdes hallucinants par leur manque d'interêt, comme si l'habitude de publicités débiles avait laissé de telle empruntes dans les cerveaux qu'il ne fallait pas rompre l'accoutumance.
Donc, pour des émissions culturelles je préfères mille fois la radio, à partir du moment où l'image n'est indispensabe que dans un faible pourcentage des émissions en question. La radio, je l'écoute en jardinant, en nettoyant la piscine, en balayant...bref, ça ne me fait pas perdre de temps (la télé ne se regarde pas dans les mêmes conditions). Donc, désolé de te contredire sur Arte.
Pour les téléfilms francais en question, il s'agit trop souvent d'adaptations dont le manque d'interêt de mise en scène n'est même pas contrebalancé par une histoire interessante ni même authentiqaue, tant les scénaristes semblent avoir fumé des choses à coté desquelles le LSD est du petit lait pour grtand mêre.
Quand Le harponneur de 20 000 lieues sous les mers est transformé en victime paranoiaque du racisme, claustrophobe et vous bousillant le sous marin à coup de masse, on n'as plus l'impression, avec le langage ambiant, et tout et tout, d'être au 19e siècle, Plaquer les idées à la mode sur des époques passées me semble être le gros éceuil des films francais.
Et puis, l'énorme "Napoléon" qu'on nous a vanté, non content d'avoir des battailes lamentables, à coté desquelles les premières créations de l'ORTF feraient figure de superproductions (là j'exagère un peu) à vous résumer l'incendie de moscou en 15 secondes, et à vous faire n gros plans sur des bottes, ou en superposant minablement quelques colonnes de figurants en transparence pour donner l'illusion qu'il y a au moins 30 personnes à l'écran (j'exagère encore un poil). non content de tout ça, ils ont faits des erreurs historiques assez colossales.
Remarquez, pour une fois, je suis sidéré à un sens inhabituel. cette fois, l'erreur ne va pas du tout dans le sens du mythe "pensée unique". on montre des pauvres femmes et enfant royalistes se faire massacrer par le régime tout de même issu de la révolution, alors que, d'après mes renseignements (je me suis peut être fait avoir pas des propagandistes républicains) il s'agissait de millices bien armées, et pas du tout de pauvres vieilles femmes ou enfants.
Sinon, certaines adaptations m'ont parues fort honnête. je dois reconnaitre que Depardieu a souvent des roles très bien choisi. au lieu de faire bêtement des jeunes premiers, il joue des vieux, laids, racornis, fanés, frappés par le malheur et éventuellement alcoliques, ce qui lui va extrèmement bien. Parfois la mise en scène est correcte.
Mais, bon, j'ai tendance à me centrer davantage sur les films sortis en salle.
-Edité le: Samedi 31 juillet 2004 à 23:57 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
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Le Grand migrateur
Je suis assez d'accord avec toi Kaldo, mais le probleme ( a part sur les chaine publiques) cést que ton bon film se retrouve saucissonne entre 2 tranches de pub.
Faudrai pas que tu viene dans mon pays car ici, il y a normalement 3 pub par film (sa depend du temps du film) et sa dure au minimum 15 min, et il me sembre deja avoir vu une pub qui a durer 25 min, je pense que sa donne le temps de ne pas boire une autre biere mais oui de finir le casier entier. 
SKiLL
la publicité suivant le film n'est pas un problème, puisqu'on pars dès le générique achevé.
Celle précédent n'en est pas un non plus à partir du moment où l'on a enregistré la chose sur magnétoscope.
Quand on regarde en direct, par contre, ce n'est pas évident, car les chaines font varier le retard du film (sinon, ce seraît trop facile, on le connaitrait pas coeur) mais en général, j'achèves une discussion enflammée entamée avant. donc ça me passe par dessus la tête.
Sinon, le point essentiel et choquant que je relevais, ce n'était pas que la publicité elle même soit abrutissante, mais que les émissions soient des "videuses de cerveau" destinées à faire accepter la publicité.
Moi, je n'ai rien contre un peu de publicité, mais si ça m'ennuies très vite, par contre, des émissions sans vrai interêt, c'est rédhibitoire.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Le pire avec ses publiciter de 20 min. ici, c'est que kuand le filme recomence o a deja tout oublier
SKiLL
Oui, là, 20 minutes, c'est long...là on peut dire que ça nuit au film....il y a la solution magnétoscope...et puis il existe maintenant des appareils qui permettent de commencer à voir une émission en retard, et qui sautent ensuite la publicité (en fait, ils enregistrent). le principe est le suivant... vous pouvez "pauser" sur une émission qui passe, ça l'enregistre, et continue quand vous déposez. donc, si vous voulez regarder un film dans de bonnes conditions, c'est simple :
Vous arrivez à l'heure où le film est censé commencer, même s'il y a encore de la pub, vous allumez, et mettez "pause".
une demi heure plus tard, vous revenez, et vous mettez "jouer et sauter la pub". vous arrivez automatiquement au début du film, qui sera ensuite joué tout d'une traite.
à mois que la publicité dure plus de temps que le temps que vous avez laissé "pausé".
Les chaînes de télé sont très mécontentes de ce gadjet, qui risque de leur sucrer leurs ressources publicitaires.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
C'est vrai que le magnétoscope est au poil. On a 2 ou 3 cassettes qui tournent, sur lesquelles on enregistre les séries TV (c'est tout ce qu'on regarde) et ensuite on les visionne tranquillement à notre heure en zappant la pub.
Pour les films on les regarde très rarement à la télé, je préfère louer le DVD, ce qui ne m'empêche pas de me faire des coupures "pub" de temps en temps (PUB = Passe Une Bière)...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Pour ce qui concerne les interruptions publicitaires, il ne faut pas croire que ce qui m'intéresse est le confort du spectateur. Je ne suis pas plus incapable qu'un autre d'aller aux toilettes pendant la coupure pub, ni les sauter en faisant avance rapide sur une cassette.
Je m'élève contre l'existence même de la coupure publicité dans tout film non conçu pour être diffusé en épisodes et/ou avec entracte parce qu'un film est une œuvre d'art et n'a pas à subir d'interruptions. La publicité peut bien durer une heure avant et après (de la même façon qu'il existe de la publicité, en salle, avant les films), mais pendant le film, elle n'a pas sa place. Qu'on mette des coupures pub au milieu des informations ou des programmes de la chaîne (divertissements, débats, émissions culinaires, sportives ou autres), mais qu'on n'entamme pas l'intégrité d'une œuvre artistique qui n'est pas conçue pour ça. Ce n'est pas une question de considérations économiques ou d'agrément, c'est une question de principe.
Sur la place des chaînes publiques dans la diffusion de cinéma: les chaines publiques restent les seules sauf preuve du contraire, à diffuser régulièrement des films de patrimoine, des cinématographies étrangères peu diffusées et des films en version originale. Même si, il est vrai, France 2 et France 3 ne le font que rarement et très tard. Arte reste pour sa part la seule chaîne:
- à diffuser des films de patrimoine autres que les cas hyper connus genre Pagnol (sans rien enlever au talent de Pagnol) à des heures de grande écoute;
- à donner une bonne partie de ses films en VO (occasionnellement pour la tranche 20h45 et plus fréquemment plus tard)
- à diffuser des films étrangers qui n'ont pas été exploités en salle en France et en Allemagne, constituant ainsi, en dehors des rares diffusions en salle dans des petits cinémas indépendants, la seule porte d'entrée pour certains films.
L'imagination en matière de programmation des chaînes privées me semble notoirement plus restreinte, s'attachant principalement aux films exploités en salle assez récemment et à un nombre restreint de films de patrimoine régulièrement rediffusés (les Gendarmes, Pagnol, toute la filmographie de Fernandel en particulier).
Sur les documentaires d'Arte: "contenu est biaisé, incomplet, partisan, propagandiste, malhonnète, falsificateur, orienté, trompeur, manipulateur". Ceci est un panorama particulièrement noir de la production actuelle de films documentaires.
Comme toute programmation télévisuelle, celle-ci est soumise aux alléas de la qualité variable des émissions. Reprenons certains termes: "incomplet": oui forcément, ce sont des documentaires de vulgarisation. Être complet en une heure, ce n'est pas possible. "Biaisé (...) partisan (...) orienté". Il faut balayer une idée reçue: le documentaire n'est pas objectif, il n'est pas tenu à la neutralité. Le documentaire est une vision et une argumentation de la part de son réalisateur. Il exprime son approche d'un problème, il est toujours à regarder avec esprit critique. Le documentaire n'est pas du reportage, il ne se contente pas de la description neutre de ce que l'on voit (quand bien même le reportage y parviendrait, ce qui n'a rien de systématique). Kaldorion, il me semblerait plus juste de dire plus simplement, reprends moi si je me trompe, que tu n'aimes pas le genre du film documentaire, ce qui est ton droit le plus strict. Simplement, ta définition du fait ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes, parce que jamais dans son histoire le genre documentaire n'a recherché la neutralité. "Falsificateur, trompeur, manipulateur, etc" Bon, ces qualificatifs là sont un peu plus violents que les précédents mais peuvent être admis pour la convention de genre que je signalais plus tôt, à savoir qu'un documentaire est un discours. D'un autre côté on entend toujours ça à partir du moment où les gens ne sont pas d'accord. Quand un propos est du même avis que le spectateur, celui-ci aura tendance à dire que c'est "un peu orienté"; si le propos est en désaccord avec son avis, il va appeler ça de la propagande. Bon, si nous écartons cet excès d'interprétation, il est tout-à-fait possible que le réalisateur d'un documentaire se trompe, voire qu'il fasse preuve de malhonnêteté intellectuelle. Mais ceci doit-il être généralisé? ça m'étonnerait quand même que la totalité des personnes se livrant à cet exercice soient des filous. Rappelons enfin qu'Arte ne diffuse pas que des programmes conçus selon ses besoins propres, mais diffuse même en majorité des documentaires produits en collaboration avec une miriade d'autres diffuseurs, et/ou achète nombre de programmes comme n'importe quelle chaîne. Sur ce point, en dehors de M6 faisant parfois appel à des documentaires à sensation américains, elle est pratiquement la seule chaine à diffuser régulièrement des documentaires étrangers aux heures de grande écoute.
En revanche, je suis d'accord sur la stupidité des intermèdes. Rappelons que vers 21h et quelques, les intevalles entre les émissions sont quand-même souvent inférieurs à ceux des chaines conventionnelles. Même si Arte s'en sert surtout pour de l'auto-publicité, c'est-à-dire les bandes annonces, qui sont un appel non pas à consommer des lessives mais à regarder la télé, ce qui n'est guère mieux je l'admets.
Les arguments contradictoires enfin: les ajouter est une erreur, effectivement, il vaut mieux présenter des arguments contradictoires en montrant comment ils s'opposent et comment ils créent du débat. Ceci-dit, celà me semble toujours un peu moins propagandiste, justement, que nombre d'émissions qui ne vont même pas oser soulever des contradictions dans leur propre propos, se contentant d'éluder ce qui pourrait remettre en cause l'édifice.
Quant à savoir si l'on gagne de l'érudition en regardant Arte, non, pas beaucoup, mais là n'est pas la question. Pas plus qu'à la radio ou dans la presse généraliste. Pour en savoir un maximum sur un sujet, on va dans une bibliothèque ou sur le terrain consulter soi même les sources. Mais là, ce n'est plus du tout de la vulgarisation.
Sur les téléfilms: les adaptations ne sont pas la majeure partie de la production française moderne. Elles ne représentent qu'une fraction, certes mis en exergue par les réseaux de télévision pour leur capacité à attirer les foules sur des romans connus, et de plus en plus elles n'affichent qu'un niveau passable, se rattrappant du point de vue de l'audience en affichant des acteurs connus. Ce genre de téléfilm n'est pas, et de loin, le plus intéressant à mon avis.
Une autre frange, également minoritaire, est constituée de réalisations souvent soignées, qui sont soit des œuvres originales, soit des adaptations d'ouvrages peu connus donc non suspects de ne tenir que par l'intérêt du sujet. Certaines de ces réalisations, à caractère historique notamment, affichent un niveau de reconstitution tout à fait honorable, voir estimable (dans le cas de ce feuilleton diffusé il y a quelques années, excellente vision des pêcheurs bretons partant sur les bancs de l'Atlantique Nord).
Il y a une frange de réalisations médiocres, que sont occasionnellement les "grandes sagas de l'été" ou certains bidules comme le Napoléon précité. Mais je me dois d'avouer que j'avais de toutes façons un a priori négatif pour deux raisons: d'une part, je n'aime pas le sujet, d'autre-part, on ne s'attaque pas aisément au Napoléon d'Abel Gance que je vénère bien que je n'aime pas le sujet. Pourquoi y-a-til des échecs et des navets en téléfilm? Tout simplement, parce que ce genre comporte les mêmes risques que du cinéma conventionnel, voilà tout...
Quant au "tout-venant" de la production, il se constitue principalement de deux pôles: les téléfilms policiers (de passables à convenables) et la fameuse spécialité de la télé herzienne, les "fictions de terroir". Dans les deux cas, la qualité est tout aussi variable que dans le cinéma traditionnel, et caractéristique supplémentaire, ce sont des œuvres qui ne feront pas toutes date, mais l'immense majorité est totalement innoffensive et tous publics. Ce qui fait que ce n'est pas forcément excellent, mais ça reste à peu près convenable, ça n'est pas catastrophique.

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