Comme ça Magda connaîtra plein d'histoires (les miennes sont nettement moins jolies que celle de Cassandra)
Le vieil homme aux jeux
Je m’appelle Gaëlle. Je suis en 4ème. Ma vie est aussi ordinaire que tant d’autres. A une différence près peut-être…
Tous les soirs, j’allais lui rendre visite. C’était un vieil homme barbu et souriant. Nous jouions pendant quelques temps puis je rentrais chez moi. Il me disait au revoir avec un grand sourire et me donnait rendez-vous le lendemain.
Ce devait être un mercredi. J’étais entrée comme d’habitude par cette vielle porte de derrière qui ne fermait jamais, mais, en arrivant dans le salon où il m’attentait je ne vis personne. Je voulus sortir quand soudain j’entendis une voix aigrelette s’écrier :
« Foi de rat et boulékit,
Mais où est passé l’Ermite ? »
Je hurlai. Un lutin était sorti de sous la table comme un diable de sa boîte.
(à suivre)
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
« Hé ! Holà ma jolie !
S’il vous plaît point de cris !
Savez-vous où est le joueur ?
Il est ici à toute heure.
_Noonnn, je ne sais pas, répondis-je d’une voix tremblante.
_Alors que faîtes-vous ici ?
Etes-vous une de ses amies ?
_Je viens jouer avec lui, tous les soirs. »
Le petit être eut l’air surpris.
« Avec l’Ermite vous jouez !
Est-ce que vous gagnez ?
_Rarement, pourquoi ?
_Ses victoires sont ses trésors
Pour gagner il est très fort.
C’est pour ça qu’il juge majestés
Avec patience et équité. »
A cet instant je devais avoir l’air vraiment stupide car il s’expliqua sans que j’eusse besoin de lui demander.
« A Féerie, les rois et reines résolvent conflits
Par le jeu plutôt que par les combats maudits.
Ils vont sous le très vieil arbre
Et l’Ermite est leur arbitre.
Aujourd’hui lutins et trolls sont en discorde
Et les rois sont près à jouer pour qu’ils s’accordent.
Mais si l’Ermite n’est pas là
Il va y avoir combat.
C’est horrible.
C’est terrible. »
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Dis donc, elle est sympa ton histoire... c'est pour quand la suite ?
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Pour maintenant
Le lutin s’agitait, terrifié, dans tous les sens. Le pauvre. Il fallait absolument que je l’aide. Mais comment ? Je ne savais pas où était le vieil homme. Et aucun indice pour m’aider. Rien…ou si, peut-être…Oui ! L’étrange phrase d’il y a peu : « En cas d’urgence majeure, cherche-moi derrière les trois branches du symbole. » Pour une urgence majeure, c’était une urgence majeure. Mais de quel symbole voulait-il parler ?
« Connaissez-vous un symbole à trois branches ? demandai-je au lutin. Ca peut nous aider à retrouver le vieil homme. »
Le petit homme dû comprendre que je voulais l’aider car il s’inclina en annonçant :
« Gracieuse demoiselle,
Que tous vos jours soient de miel.
Et merci beaucoup de m’aider.
Je suis Kiv, pour vous saluer. »
Un grand sourire illuminait son visage quand il se releva.
« Un signe à trois branches, tel
Serait le celte triskell. »
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Hum... tu ne nous en met pas beaucoup... alors c'est pour quand la suite ???
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
J'en met pas beaucoup à la fois parce que la nouvelle est courte
Mais oui un triskell ! Il y en avait un de gravé dans la cour. Je me précipitai dehors, m’approchant du symbole de pierre. Mue par une soudaine inspiration, j’appuyai sur les creux formés au centre par les branches. Il y eut un déclic. Sous mes yeux ébahis et ceux de Kiv qui m’avait rejointe, l’extrémité d’une des branches s’enfonça lentement sous terre, dévoilant un escalier. D’un regard entendu, nous entrâmes dans le passage. Au bas des marches s’étendait un corridor fait de pierres disjointes éclairées par la lumière vacillante des torches accrochées aux murs. Aucun son, sauf celui de nos pas qui avançaient dans ce couloir d’un autre temps.
Il commençait à me paraître sans fin lorsque, brusquement, nous débouchâmes dans une salle. La pièce était presque aussi dépouillée que la galerie dont nous sortions. En face de nous se trouvait une haute porte de chêne ouvragée. A côté, un chevalier était assis devant une table où était posé un damier. Il paraissait m’inviter à prendre le siège de l’autre côté du meuble. Soudain je compris.
« J’espère que vous aimez jouer, lançai-je à Kiv. »
Quelques instants plus tard, le chevalier -y avait-il seulement quelqu’un dans cette armure- ouvrit la porte. Je venais de gagner. Kiv m’avait encouragée toute la partie. Avoir un lutin monté sur ressorts près de soi n’est pas excellent pour la concentration, surtout quand il hurle, mais ça fait plaisir. C’était la plus étrange des parties de dames que j’ai jamais joué.
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Ensuite je perdis la notion du temps. J’avais l’impression qu’il s’était arrêté. Etait-ce une impression ? Nous marchions, passant de couloir à salle de jeux où nous défiaient d’étranges chevaliers.
« Je trouve que tu te débrouilles très bien. » m’annonça Kiv quand je terminai une partie d’échecs.
J’étais éberluée.
« Tu ne parles pas en vers ?
_Non, mais je trouve ça amusant.
_Alors c’était juste pour m’impressionner ?
_Oui.
_Et bien, c’est réussi.
_Je dois avoir un peu près ton âge, poursuivit-il sur le même ton. »
Si je m’y attendais…
« J’aimerai être gardien d’un des passages entre Féerie et ton monde, mais les postes sont trop rares. Comme seulement très peu de personnes nous voient, on nous oublie et on nous fait entrer dans l’imaginaire collectif. C’est dommage. »
Un grincement d’armure coupa Kiv. Encore un nouveau jeu.
Tic tac, tic tac, et les minutes qui s’écoulent à la vitesse d’une tortue asthmatique. La salle dans laquelle nous entrions était différente. Il n’y avait plus une mais deux portes ; et deux armures. L’une commença :
« L’un de nous dit toujours la vérité…
_…Et l’autre ment toujours, ajouta sa jumelle.
_De ses deux portes…
_…la première vous mènera à la fin de ses couloirs…
_…La seconde vous reconduira au départ.
_Vous ne pouvez poser qu’une question. »
Je jetai un regard à Kiv. Il semblait sur le point de manger son bonnet.
« Je n’y comprends rien, marmonna-t-il.
_Alors laisse moi faire ! »
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
pas mal...
et puis c'est bien quand on en a 2 fois plus !
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
J'ai déjà dit qu'elle était courte
Je m’avançai vers une des armures puis annonçai :
« Que dirai l’autre chevalier si je lui demandai où mène cette porte ?
_Qu’elle te mènera à la fin.
_Bien. Viens Kiv, on prend l’autre. »
Il me suivit, mi-figue mi-raisin.
« Comment peux-tu être sûre que c’est la bonne ?
_Vérité puis mensonge donne un mensonge, et l’inverse aussi.
_Je ne comprends toujours rien, maugréa le petit être.
_Ce n’est pas très grave. L’important c’est qu’on va enfin retrouver le vieil homme. »
C’était vrai. On approchait et je le sentais. Nous arrivions en face de la dernière porte du dernier couloir. Je l’entrebâillai. Elle donnait sur un cloître, le vieil homme était là, assis, en train de jouer paisiblement aux échecs contre une armure.
« Bonjour Gaëlle, dit-t-il dès qu’il me vit. Je suis désolé que tu ais dû venir ici. J’ai sûrement oublié l’heure. D’habitude je suis remonté quand tu arrives. »
Il souriait, comme toujours. Ce n’est que lorsque qu’il aperçut Kiv qu’il comprit que la situation était plus grave qu’il ne le pensait.
« Un lutin ici. Ce passe-t-il quelque chose de grave à Féerie ?
_Un simple problème entre trolls et lutins, répondit Kiv, soudain bien plus timide. Il serai tout de même préférable que vous veniez.
_Je vois. Excuse-moi pour ce soir Gaëlle. Nous nous reverrons après-demain. »
Sur un signe d’au revoir je sortis du cloître puis regagnai la maison par la seconde porte, pour enfin rentrer chez moi. Dans le monde réel, du moins le mien, il s’était à peine écoulé une heure.
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Pendant deux jours j’eus l’impression d’avoir rêvé. C’est ainsi que lorsque j’ouvrai la vielle porte de derrière et allai dans le salon, j’eus l’une des plus grosses surprises de ma vie.
« Salut Gaëlle ! »
C’était Kiv.
« Mais que…que…
_ Tu sais, les passages dont je t’ai parlé, et bien ils y en a beaucoup plus maintenant, m'apprit le lutin, tout excité. Il y en a un ici aussi, et je suis son gardien ! »
Il sautillait comme une puce dans toute la pièce. Le vieil homme prit la parole :
« Ton ami lutin m’a parlé de ces passages. J’ai jugé cela assez important pour en discuter avec les seigneurs de Féerie. Ils se sont rangés à mon avis.
_Tu te rends compte Gaëlle, c’est génial ! »
Maintenant beaucoup plus de gens voient des lutins ou des fées, surtout des enfants ; mais personne ne les croit, parfois eux non plus ne se croient pas. C’est sans importance, ça en aura fait rêver quelques-uns.
Quant à moi, je suis souvent revenue jouer. Voir le vieil homme souriant et Kiv, avec lequel j’étais devenue inséparable.
Et voilà c'est fini!
Si d'autre personnes veulent utilisé ce sujet pour mettre leurs histoires, soyez sur qu'ils y aura des lecteurs!
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Ben, elle est drolement sympa ton histoire... je la trouve très bien écrite et bien menée.
Félicitation Morgane.
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Merci beaucoup
Aner vetù vahor,
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Tu a beaucoup de tallent!!!
Pour communiquer avec les autres, nous devont d'abord avoir besoin de savoir communiquer avec nous même.
arrêtez, je vais prendre la grosse tête sinon
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Merci Morgane. J'ai fait les 400 coups depuis notre retour du Périgord. Je terrorise les deux bonnes, alors je n'avais pas trop le temps de te répondre.
Au château il n'y a que Prue que j'aime bien, et qui me parle aussi de lutins. Mais je m'ennuie dans ce grand truc en Bavière ! Et puis d'abord, les Bavarois ce sont des péquenots qui ne pensent qu'à s'acheter des grosses Mercedes, à manger des Bretzels et à boire des litres de bière. Bêrk ! Ma Maman, elle est du Nord, c'est plus smart ! 
Heureusement que l'on rentre bientôt dans notre appartement de la rue de Rennes, près du square Boucicault où Maman m'emmène jouer tandis que Papa travaille. Bon c'est quand la suite de l'histoire, dis ?
Als das Kind Kind war,
wußte es nicht daß es kind war
saß oft in Schneidersitz
ging es mit hängenden Armen
Wollte der Bach sei ein Fluß
der Fluß sei ein Strom.
Und diese Pfütze, das Meer.
