Cherrydean a écrit Personnellement, je ne suis pas ultra au courant, mais ici, au Québec, on fonctionne à l'hydro-énergie (ben, pas les voitures évidemment) et, que je sache, c'est propre comme énergie. Vous n'avez pas de barrages hydro-électriques en Europe?
Apriori, cette façon de produire de l'électricité est propre. Mais elle pose pas mal de problèmes environnementaux.
Le plus gros est celui de l'ensablement du delta du Nil lié à la construction du barrage Nasser... mais aussi des dérèglements climatiques au niveau du lac de rétention.
La construction d'un barrage perturbe l'écoulement de l'eau. Ce n'est pas bon pour les écosystèmes locaux.
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Les pieds sur terre
Je viens de recevoir de la pub pour un livre jeunesse qui a l'air très bien. Vous pouvez le découvrir ici
Le livre s'appelle
Les pieds sur terre - Les aventures de Timéo dans un monde qui marche sur la tête
Auteurs : Karine Sabatier • Loïc Hamon
Illustration : Erwan Fagès
A travers un étonnant tour du monde, de la Bolivie à l’Antarctique en passant par le Togo, les Philippines, Madagascar et la forêt amazonienne, le jeune héros Timéo est confronté à ce qui se passe à l’autre bout du monde.
Commerce équitable, scolarité et santé, travail et exploitation des enfants, espèces menacées, déforestation, biodiversité et réchauffement climatique sont abordés dans une forme de récit captivante - le documentaire fiction - ce qui permet de solliciter l’imaginaire tout en donnant à voir la réalité de l’intérieur (au travers de témoignages terrains et d’études récentes).
Clairement destiné aux enfants, ce livre peut également être utilisé comme outil pédagogique.
Livre imprimé en France sur Papier Recyclé.
Nombre de pages : 80 et 30 illustrations originales
Editeur : Elka Édition
Dans le lien que je vous ai donné, ils proposent de "feuilleter" quelques pages du livre.
Ce livre à l'air vraiment intéressant et bien construit. Sur un fond d'aventure, il traite de questions environnementales, de développement durable... Et puisque c'est quand on est petit qu'on apprend le mieux, il est important d'éduquer les plus jeunes.
Je pense aussi qu'un tel message peut changer le comportement de consommateur des enfants (voir l'exemple qui est montré sur le cacao), et orienter les choix des parents.
Enfin, je pense que c'est un excellent cadeau pour Noël... les enfants que je gardais risquent d'en recevoir un 
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Sur le propos de Kroco:
Je serais pleinement en accord avec toi si, dans l'intervalle, l'ensemble du corps social (l'économie, les particuliers, l'Etat) était non seulement capable, mais surtout acceptait de réduire significativement sa consommation d'énergie (ce qui implique des efforts très très importants, ne serait-ce que sur notre conception de la prospérité et du confort. Dans l'état d'esprit actuel, il est impossible d'imposer cet effort sans créer une dangereuse situation de tension et donc, de prendre d'énormes risques (de toutes façons en pratique, le gouvernement qui tenterait de faire ça tomberait aussitôt).
Le problème de l'énergie de substitution, est qu'il n'existe en pratique rien qui soit en mesure de se substituer de façon très massive au pétrole de façon rapide, en dehors du nucléaire. Car je rappelle que même s'il est vrai que le spectre de l'épuisement des ressources pétrolières est trop souvent un argument plus rhétorique que scientifique, le principe de la substitution nucléaire ne sert pas qu'à combattre la raréfaction du pétrole, mais s'attaque aussi à d'autres éléments d'une importance environnementale fondamentale: l'émission massive de gaz à effet de serre et d'autres polluants atmosphériques, et à plus long terme l'ensemble d'un système technique et économique, notamment celui des transports, fondé sur une surconsommation d'énergie, de place, etc. Enfin, toute énergie qui assure un surcroît d'autonomie aux pays du nord me semble, politiquement, cent fois justifiée par le fait que les fortunes amassées avec le pétrole servent à entretenir des totalitarismes bien gratinés dans les pays arabes notamment (l'Arabie Saoudite, voilà un régime que les Etats-Unis se garderont bien d'abattre, on pourra y baffouer les libertés, surtout celles des femmes, tant que le pétrole durera...).
Or dans l'état actuel des connaissances, et en raison même du danger qu'il représente, il est absolument impossible d'envisager un nucléaire pas cher, sauf à accepter de se faire péter la cafetière. Si le nucléaire à l'européenne est le plus cher, c'est en grande partie parce qu'il est le plus sûr, et vice-versa. Le nucléaire est une véritable prise en otage, certes: en l'absence de substitution immédiate, on est obligés de dépenser une fortune dedans si l'on veut s'en servir, et on oblige aussi les générations ultérieures à stocker précautionneusement les déchets pendant des siècles. Néanmoins, une fois cet argent dépensé et une fois que l'on s'est assuré que lesdits déchets étaient stockés de façon réellement précautionneuse, on produit de l'énergie presque proprement.
Si l'on envisageait au contraire de mettre moins de moyens dans le nucléaire (je parle en termes d'ampleur du parc, pas en terme d'économies de coûts de production et de développement, vous l'aurez compris puisqu'il faut payer pour rendre le nucléaire sûr), et de se baser sur le fait que les prévisions sur le pétrole sont alarmistes de façon inutile, que proposerait-on? De tout mettre dans la recherche de n'énergie propre définitive, dont on ne sait pas du tout dans combien de temps elle sera prête et mobilisable en masse, suffisante pour se substituer très massivement au pétrole? Alors, on naviguerait à vue sans avoir de perspective à court et moyen terme, et de plus l'on continuerait d'assumer l'ensemble des pollutions et des nuisances liées au "système-pétrole", ces nuisances allant de l'émission de polluants et gaz à effet de serre à l'entretien d'une économie spéculative enrichissant des dictateurs, en passant par l'égémonie du système automobile et de son coût social démesuré.
Or il se trouve que le "tout nucléaire" présente un avantage indéniable: encourageant une consommation finale sous forme d'électricité, il développe la part de ce mode de transmission de l'énergie à tous les niveaux (notamment dans les transports, avec le redéveloppement des transports en commun), préparant l'ensemble de la structure technique, économique et... même socio-culturelle, à un passage en douceur à l'énergie propre, qui se contentera de prendre le relais du nucléaire pour la production d'électricité.
Les investissements se justifient-ils? Si l'on voulait les réduire, il faudrait accepter l'une de ces deux conséquences: accepter plus longtemps que nécessaire les nuisances du "système-pétrole" (or l'urgence du côté réchauffement cette fois autorise désormais à parler en décennies, donc bon, on n'a pas tout le temps, et il devient impensable de se dire qu'on a bien le droit de polluer dix ans de plus si c'est pour la bonne cause); ou bien, accepter et faire accepter à nos sociétés une diminution réelle et même massive de la consommation d'énergie, cette transistion devant se faire le plus vite possible. Les deux n'étant pas plus envisageable que de couvrir l'Europe d'éoliennes ou de panneaux solaires dont le rendement est encore ridicule, et dont les conséquencecs environnementales seraient pires que le mal, une certaine fatalité s'impose: il était difficile de faire raisonnablement autrement qu'avec ce pacte avec le diable que représente en partie le nucléaire. Maintenant, on a réellement un peu plus le temps de voir venir. Tenir le discours aux Etats et aux chercheurs qu'il faut trouver le plus vite possible LA solution (et même si on leur avait donné tout l'argent du nucléaire), tout en leur expliquant qu'en l'absence de la substitution nucléaire, il faut soit trouver vraiment vite, soit continuer un peu à polluer comme on le faisait avant mais dans une situation devenue critique, soit priver les gens d'énergie, est aussi une forme de prise en otage. Faut pas se leurrer.
Sur le propos de Cherrydean et de Thalie:
L'hydroélectricité a représenté, entre le début du XXe siècle et les années 60-70, une solution envisagée par des plans gouvernementaux dans plusieurs des actuels états européens (qui naturellement à l'époque agissaient de façon non coordonnée). C'est l'équipement du massif alpin qui est naturellement le plus spectaculaire, permettant une électrification précoce de l'Italie du Nord, de la Bavière... Dans le même temps, au cours du XXe siècle, nos voisins suisses ont eu une politique d'autonomie énergétique qui est passée par un recours important à cette énergie.
Il faut cependant savoir que cette énergie est peu adaptée à nos conditions géographiques (notamment à notre densité de population et à la part de l'agriculture dans notre économie) et à nos exigences environnementales.
L'hydro-électricité a été développée dans les vallées des massifs montagneux exclusivement, car on y trouvait une densité de population plus faible (même si, pour le coup, c'est dans les vallées qu'elle était concentrée), avec l'avantage de la profondeur de ces vallées permettant le stockage d'une grande quantité d'eau occupant une surface réduite au sol, et surtout de grandes dénivellations.
Dans l'état actuel des choses, il n'est plus possible d'accroitre le nombre des retenues d'eau. Nos sociétés n'acceptent plus l'énorme pression environnementale représentée par ces aménagements, et encore moins les déplacements de population. Voir des villages engloutis comme celà se passait encore dans les années 60 est désormais devenu absolument inenvisageable dans l'opinion actuelle.
Une meilleure répartition de cette énergie est impossible, il n'est pas envisageable d'étendre ce mode de production au delà des massifs montagneux majeurs, sauf de façon marginale. Nous ne bénéficions d'aucune zone peu peuplée voire presque déserte sur notre territoire, et nous ne sommes ni la Chine, ni l'Egypte: nous ne pouvons pas instituer des déplacements massifs de population. Et heureusement d'ailleurs.
Le reste du territoire ne se prête, dans l'état actuel des techniques, qu'à la production dite "au fil de l'eau", que nous utilisons notamment dans la plaine du Po ou en Europe Centrale sur le Danube, à savoir que c'est le débit des cours d'eau qui est utilisé. Cette technique, en l'absence de stockage de l'énergie, ne permet pas une gestion souple de la production, mais elle contribue tout-de-même à la production communautaire. De plus, des solutions sont soit en passe d'être trouvées, soit déjà appliquées, pour éviter certains inconvénients environnementaux tels la migration de certaines espèces de poissons. Ce type de production n'est quantitativement pas négligeable et il représente la part la moins connue du public, qui garde l'image du barrage et de la retenue alpine. Cependant, son développement, toujours pour raisons environnemental, ne peut pas être étendu à une véritable généralisation.
Actuellement, en Europe, l'intérêt de l'hydro-électricité se situe bien plus dans l'amélioration de son rendement. Celle-ci est continue bien que modeste du fait des progrès en termes hydrodynamiques, mécaniques, électrotechniques de la conception des machines. L'on s'attaque désormais aussi au problème du stockage de l'énergie, et sur les barrages, les premières applications pratiques, étudiées depuis les années 1980, portent sur la réutilisation de l'énergie non consommée la nuit pour remonter une partie de l'eau par pompage.
Enfin, en milieu rural uniquement et pour peu que des conditions spécifiques se présentent, on étudie désormais plus sérieusement l'intérêt de la micro-production hydroélectrique. Cette micro-production est ancienne (ne serait-ce que dans le principe du moulin), mais on lui trouve un nouvel intérêt pour des besoins modestes, comme l'alimentation d'une petite entreprise ou d'une habitation, voire à l'échelle d'un village. Pour ce faire, on tente de remettre en valeur les moyens de production existants en les remettant en service, et l'on accorde une aide aux possesseurs d'équipements anciens ou nouveaux en leur permettant de revendre une partie de leur production au réseau public.
On peut regretter qu'aucune mesure plus massive ne soit entreprise sur ce point par les pouvoirs publics. Cependant, cette micro-production, en dépit de son intérêt théorique, ne constitue une solution d'attente que pour les lieux qui peuvent s'en équiper. Or la masse de la consommation d'énergie, citadine et industrielle, ne permet pas actuellement de se passer de ressources collectives de grande ampleur, comme le nucléaire débattu plus haut.
De plus, quand une énergie de masse non polluante sera vraiment en service, l'intérêt de la micro centrale diminuera puisqu'il sera alors plus économique de bénéficier d'une production mutualisée à haut rendement, qui ne sera pas plus polluante.
Les perspectives d'avenir seraient théoriquement plus à chercher dans le développement d'autres énergies hydrauliques, et notamment dans l'utilisation des vagues, des courants marins et de la marée. Sur les marées, le site majeur se situe dans l'estuaire de la Rance où une centrale fonctionne depuis les années 1960 et en constitue actuellement la seule application importante, ses effets environnementaux étant comparables à l'hydroélectricité classique quand il s'agit comme ici d'équiper un estuaire. Dans les conditions actuelles de protection patrimoniale du littoral, il est inenvisageable de multiplier l'opération, et les recherches sur des solutions "off-shore" à faible impact environnemental doivent être poursuivies. C'est le propos des recherches actuelles. Un système exploitant la puissance des vagues a été expérimenté au large de l'Ecosse, et on étudie actuellement l'opportunité d'installer à demeure des hélices pour capter les courants marins au large de la Grande Bretagne.
En Europe, l'hydroélectricité est certes responsable de près de 10 à 15% de l'électricité produite, mais évidemment sa part est ridicule toutes énergies confondues. Si l'on ne s'en tient qu'à l'electricité, cette énergie est localement suffisante, à l'échelle régionale. À l'échelle des Etats, l'Autriche assure pratiquement la moitié de sa production sur cette énergie. Dans l'Europe géographique et non plus administrative cette fois, la Suisse réalise une performance similaire, et la Norvège pourrait pratiquement être autonome sur ce point.
En termes de consommation globale d'énergie, l'hydroélectricité ne joue qu'un rôle secondaire dans le problème de la substitution aux énergies fossiles en Europe. Dans notre contexte, une augmentation massive de sa production ne pourrait être réalisée qu'au moyen d'une amélioration spectaculaire de ses rendements.
Edité Mardi 12 décembre 2006 :16:45 par Hallberg

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je suis d'accord avec toi Kroco Poco. Je pense que plutôt qu'incohérents, mes propos étaient incomplets, et tu les as bien complétés.
Effectivement, le nucléaire ne doit pas être l'avenir mais juste une solution de transition entre l'ère du "tout pétrole" et l'ère prochaine des énergies renouvelables.
J'espère qu'un jour le pétrole sera considéré comme une énergie aussi obsolète que l'est devenue le charbon en Occident (mais encore très utilisée dans bien des pays en voie de développement).
Le nucléaire n'est pas la solution de l'avenir. Ce que je voulais souligner, c'est qu'il ne faut pas diaboliser cette énergie. Elle n'est pas propre, ce n'est pas la meilleure solution, mais pour l'instant, pour produire de l'énergie en masse, c'est ça ou les énergies fossiles. Les énergies renouvelables (éolien, hydroélectricité) ne sont pas suffisants pour fournir à l'ensemble de la population.
L'accident nucléaire de Tchernobyl a fortement marqué les esprits, et à juste titre, et des Tchernobyls en puissance, il y en a encore.
De plus, la radioactivité reste quelque chose de mystérieux pour le commun des mortels. Quelque chose de mystérieux et de mortellement dangereux, rien de tel pour faire flipper la population.
Mais bien contrôlée, cette énergie est relativement sûre, mais n'est pas la meilleure.
Ne pas oublier qu'au delà de l'énergie électrique, les matériaux radioactifs sont très utilisés dans la recherche et la médecine ; Radiologie, scanners.
Pour les scanners, on vous injecte même un sérum radioactifs. Mais bien sûr, ces éléments sont contrôlés et restent stables le temps de leur assimilation par l'organisme.
Le nucléaire n'étant pas une finalité mais une solution de transition, espérons que la recherche sur les tokamaks aboutira à quelque chose de concret dans les prochaines décennies. Mais comme tu le soulignes, l'investissement financier dans les recherches est relativement pauvre.

J'ai beaucoup aimé ton post Hall, c'est vraiment intéressant.
En fait, le gros problème qu'il se pose est qu'on a besoin de BEAUCOUP d'énergie. Du coup, nous sommes dépendants des systèmes qui permettent d'en produire massivement.
Le pétrole et le nucléaire devenant primordiaux !
Il me semble que c'est dans le roman de Barjavel, Ravage que l'auteur parle d'amener les déchets nucléaires s'écraser dans le soleil. J'aimais bien cette idée... vu l'énergie que produit le soleil, ce ne serais pas quelques déchets qui lui feraient du mal... le seul problème serait le coût du transport !
N'y a t-il un projet en europe, sur un centre de recherche sur une nouvelle forme d'énergie... j'ai tout oublié, n'est-ce pas sur la fusion, ou quelque chose comme ça ?
Et en Espagne, n'ont-ils pas construit un parc de paneaux solaires sur un espace désertique. Là aussi, plus jeune, je me demandais pourquoi ils ne tapissaient pas le sahara de paneaux solaires. Mais le problème du transport se pose aussi. Et un prof nous avait dit, que dans les paneaux solaires, il y avait un produit très polluant qu'on ne savait pas recycler.
En fait, tous les modes de production d'énergie ont un côté néfaste... du moment que c'est fait massivement.
A l'automne, j'ai vu dans le journal une espèce de chenille qui récoltait l'énergie des vagues. Ca avait l'air intéressant comme porjet. Est-ce de ça dont tu parles Hallberg, sur les tests au large de l'Ecosse ?
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Le truc testé au large de l'Ecosse était un caisson en béton, et en fait il n'a pas résisté: il a été détruit par une tempête. J'ai effectivement entendu dire que l'on s'intéressait donc à des structures souples et plus légères, mais j'ignore où et par qui elles sont expérimentées.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Annonce :
De 19h55 à 20 h, le 1er février 2007:
les eco-SAPIENS et tous les eco-citoyens de la Planète offrent 5 mn de répit à la Terre, en éteignant toutes les sources de consommation d'énergie électrique.
Il ne s'agit pas d'économiser 5 mn de kw, mais bien de montrer aux dirigeants politiques, aux producteurs d'électricité, aux décideurs que les citoyens sont conscients de leur pouvoir, qu'ils ont décidé de se mobiliser pour faire savoir que le réchauffement climatique les concerne.
Pourquoi le 1er février ?
L'Alliance pour la Planète a choisi ce jour là car sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement se déroule par ailleurs en France, une bonne raison pour agir.
http://www.eco-sapiens.com/agenda_evenement.php?id=32
Voilà un petit geste, simple, qui peut prouver notre engagement pour la planete.
Je ne sais pas si ça peut avoir un impact significatif... mais plus nous serons nombreux à participer, plus ça gagnera du sens.
Edité Mardi 16 janvier 2007 :14:15 par Thalie
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Oui, j'en ai entendu parlé, en effet... Je ne sais pas si cela aura un réel retentissement et un réel inpact, mais bon... Je paierai 20 centimes de moins sur la prochaine facture :p
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Je reste toujours très sceptique sur les machins symboliques qui servent, pour beaucoup de citoyens de base, à avoir relativement bonne conscience sans opérer de bouleversements génants dans leur mode de vie. On peut continuer longtemps sur le mode du "petit geste", en donnant à chacun la satisfaction de "contribuer" et de le faire de son plein gré, alors qu'on sait clairement que prendre une urgence à bras le corps reviendrait à remplacer la contribution par un sacrifice, et le plein gré par une obligation, choses qui tout d'un coup serait capable de dresser les foules contre l'écologie... Soyons réalistes, sans être pour le "tout coercitif", on peut quand même honnêtement se rendre compte que globalement, les gens sont allergiques à l'obligation et à l'effort, et au contraire, se sentent drôlement valorisés dès qu'on leur donne l'occasion d'avoir l'impression de décider de leur vie, quand-bien même ça serait symbolique sur le long terme et pour la planète. On est en droit d'avoir envie de mieux que ça, non?
Il me semble quand-même que c'est principalement le rôle de la sphère politique que d'être capable de réaliser le juste milieu entre le "tout incitatif" qui respecte (un peu trop) l'amour propre des gens et la psychologie des foules pour une efficacité que l'on attendra pendant des décennies, et le "tout coercitif" qui résoud les choses massivement tout en mettant tout le monde en colère. Or on dit souvent, "il faut savoir commencer par quelque-chose". Très bien, mais alors ce début pourrait fort bien se faire, avec un plus grand profit, dans les urnes, dans le cadre de la démocratie par représentation. Ce serait un tout petit geste aussi, qui ne coûterait rien, que les gens votent en priorité pour celui qui fait les propositions qui semblent les plus efficaces pour réduire la consommation d'énergie et l'émission de polluants, plutôt que de voter en masse sur d'autres critères relativement égoïstes, du genre "celui qui défend les intérêts de MA catégorie sociale", "celui qui répond à MA tradition politique", voire "celui que je trouve le plus sympa et qui, une fois élu, m'embêtera le moins". On rappellera donc aux amateurs de gestes symboliques que non seulement ils ont le droit, au quotidien, de sortir du symbolique, mais aussi qu'ils ont le droit d'écrire à leur député, de s'engager dans une démarche politique ou dans une recherche personnelle sur l'environnement.

Opération Sisyphe
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Le sujet ayant un peu dévié du sujet originel, je me permet de poster un commentaire suite à la lecture d'un livre, l'écologie sceptique de Bjorn Lomborg, et qui va à l'encontre de tout ce qui se dit aujourd'hui en matière d'écologie: Non, la terre ne va pas de mal en pis, elle va mieux!!
Dis comme ça, cela peut sembler une farce, mais l'auteur de démontrer chiffres à l'appui, que globalement la situation de la terre est meilleure qu'il y a 5 siècle et que les statistiques montrent une tendance à long terme vers l'assainissement de nos civilisation et de la planète. Je termine de lire tout ça et je vous en dis plus ^^
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Il m'a toujours semblé que la nuance était nécessaire en toute chose, et que la plupart des théories du mieux et du pire péchaient toutes par vision partielle. L'approche globale, la connaissance universelle, n'étant pas possible, toute évaluation ne peut que s'appuyer sur des critères et en oublier d'autres (le plus souvent involontairement, heureusement). Pour cette raison, je crois profondément qu'aucune conclusion de type "mieux ou pire" ne saurait servir de guide pour une conduite à adopter. Quand nous savons que nous polluons, que la planète aille mieux ou moins bien qu'il y a quelques siècles, il reste toujours plus intéressant de s'efforcer de moins polluer. Aucune estimation ne devrait venir encourager une pensée à court ou moyen terme venant dissuader de penser à très long terme et, de ce fait, il serait absurde d'entrer dans une mentalité où, puisqu'on n'est plus malade, il n'est plus nécessaire de prendre autant soin de sa santé. Malheureusement, la vie publique fonctionne massivement sur le principe des apparences et de l'irréfléchi - pour certains, apprendre que la situation écologique est moins mauvaise qu'elle ne l'a été reviendrait pour les personnes les moins réfléchies à avoir de nouveau le droit de râler contre les mesures environnementales sur le mode: pourquoi on s'embête? L'opinion "populaire" est réellement prompte à raisonner en terme d'intérêts, particuliers ou collectifs, mais toujours orientés vers le "moi" ou le "nous" et faisant passer le strict domaine de la pensée globale à l'arrière-plan. Il y a une malhonnêteté intellectuelle courante consistant à s'appuyer sur les déclarations les plus "officielles" (si c'est dans les livres, ou à la télé, ou dans la bouche d'une personne connue, c'est que c'est vrai) pour justifier a posteriori les revendications dont le but est de moins avoir d'inconvénients pour soi quitte à ce qu'ils soient pour les autres.
Il y a réellement, à mon sens, des tas d'éléments dans lesquels la situation écologique est meilleure qu'il y a 400 ou 500 ans, et par exemple le degré d'épuisement des sols agricoles, et surtout la déforestation qui, globalement, a culminé avant la grande modernisation de l'agriculture, vers la fin du XVIIIe siècle en Europe et plus tardivement ailleurs. On pourrait réellement calculer que les atteintes actuelles aux forêts, notamment en Amazonie, sont inférieures en conséquences globales au niveau de déforestation atteint dans les zones habitées de l'époque au XIXe siècle.
Ce type de constatation est absolument essentiel à la conscience environnementale en ce qu'il aide à ne pas caricaturer dans le sens pessimiste, mais il ne doit jamais basculer dans la caricature optimiste - sachant qu'en apparence les deux extrèmes sont très argumentés scientifiquement, et s'ils peuvent s'opposer, c'est parce qu'au delà du phénomène d'opinion, il y a nécessairement dans tous les cas des critères entrant dans des déterminismes qui ont été ommis. Face à une théorie du mieux ou du pire, et face à sa démonstration, puisqu'il y a toujours possibilité d'arriver à un résultat différent par une légère divergence dans les hypothèses de départ, l'esprit mesuré devrait toujours garder à l'esprit qu'une vision de travail raisonnée doit forcément être en nuance, et que s'inscrire aveuglément dans une pensée du tout va bien ou du tout va mal revient à se donner de nouveaux gourous, au moins au sens figuré. Ensuite, le pire, c'est si l'on s'engage dans une action trop partielle et à trop court terme sur le foi de pareille pensée.
L'opposition entre les thèses est l'énergie indispensable qui permet à la vie intellectuelle de rebondir, mais le gros danger, dans lequel tombe systématiquement cette fameuse "opinion collective" ou "publique", et avec elle trop souvent la sphère politique*, c'est de basculer dans une pensée qui devient binaire. Or au fond, la pensée binaire est actuellement dans tout et partout autour de nous, pour des raisons différentes, paresse intellectuelle, égoïsme, cynisme ou confort que représente le fait de penser "avec d'autres".
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* Vous me direz peut-être, c'est normal de la part du politique. Pas dans l'idéal de la démocratie par représentation où le représentant, c'est censé celui que l'on estime être le plus compétent. Quand il y a dérive de la démocratie, c'est que dans sa théorie abstraite la plus pure, elle est censée être vraiment une "artistocratie" au sens premier du terme et non au sens ultérieur, à savoir: le gouvernement des meilleurs (les plus intelligents, vertueux et bien intentionnés); et que cependant, elle se met à cesser de fonctionner comme ça et qu'elle devient un clientélisme (le gourvenement de ceux qui proposent la satisfaction immédiate du plus grand nombre). Donc en théorie, même si ce n'est pas forcément (et même pas du tout) la pratique, la démocratie est censée parler à la raison individuelle et pas à l'opinion collective. Mais bon. Je ne vais pas refaire le monde.

Opération Sisyphe
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