Ethique mais pas d'...
 
Notifications
Retirer tout

Ethique mais pas d'élections (Italie)

31 Publications
9 Utilisateurs
0 Reactions
4,016 Vu
Paul
 Paul
(@paul)
Reputable Member
Inscription: Il y a 20 ans
Publications: 248
 

Gobol a écrit ... Mais nous sommes bien là dans une société qui cache ce qui n'est pas "beau" à voir : les personnes âgées, les malades, les handicapés... et qui préfère sans doute s'en débarrasser pour ne plus avoir à les regarder en face et à se rendre compte qu'elle ne sait pas prendre soin d'eux...

... ce qui veut dire que même sans raison médicale, l'avortement est vu comme une solution normale... Normal, de donner la mort ? Mais on n'est pas mieux que les Etats-Unis, ici, avec nos belles devises et notre haute opinion de nous-mêmes ! Je ne suis pas militante anti-avortement, ou anti-euthanasie, mais je crois sincèrement que le problème n'est pas là où on le voit. Pour moi, le problème, c'est celui de la prise en charge de la souffrance et des personnes elles-mêmes. Sinon, on n'a qu'à rétablir la guillottine, ou mettre en place l'injection létale et créer un nouveau délit passible de la peine de mort : la maladie et la dépendance...

Tout à fait d'accord. Gobol, excuse moi pour le "médiatiquement correct", je n'aurai pas du y associer ta position personnelle.

Gobol a écrit ...Pour vivre dignement, malgré tous ces problèmes, il a des solutions qui sont celles des soins palliatifs, du traitement de la douleur, de l'aménagement de l'espace de vie de la personne, du rapprochement des conjoints en cas de longue hospitalisation, par exemple....

Oui, c'est bien cela que cela veut dire en Français. Mais le monde médiatico-intellectuel est entrain d'en imposer une autre signification, d'où les "".

Il est intéressant de noter que le conseil des évèques de france ne demande pas aux candidats qu'elle est leur position sur le "mariage homosexuel", mais demande simplement que le mots "mariage" garde sa signification linguistique: l'union d'un homme et d'une femme en vu de fonder une famille. En elle même l'association des mots "mariage" et "homosexuel" est une faute de français. (il doit y avoir un mots savant pour ce type d'erreur smileyuest: )

Edité Vendredi 6 avril 2007 :19:03 par Paul


Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
Mes dernières lectures sur le site:

Le romantisme de L'Orgue du Diable.
Dessin
Présentation


   
RépondreCitation
Oresias
(@oresias)
Noble Member
Inscription: Il y a 23 ans
Publications: 1761
Début du sujet  

On peut se demander effectivement pourquoi ces tests prénataux sont devenus quasi-systématiques, même si on ne le souhaite pas.
Après, je pense qu'il y a une question de moyens sociaux. Et c'est là que je te rejoins:
Dans les cas concrets et proches dont tu témoignes, effectivement, ça ce passe bien, ces enfants sont heureux et il n'y aurait jamais eu de raison de les priver de la jouissance de la vie.

Maintenant, on imagine une famille aux revenus très modestes, voire pauvre, qui se retrouve avec un enfant handicapé. Selon la gravité du handicap, comment va-t-elle pouvoir l'assumer? A-t-elle les moyens de payer une structure médicalisée à l'enfant? Il existe bien des aides sociales en France ("pays d'assistés"), et pourtant, elles ne suffisent pas à couvrir tous les soins. Comment alors la famille peut-elle assumer - financièrement - cet enfant? Lui payer une aide médicale, des éducateurs spécialisés, etc.? Sans ça, et sans les compétences et les moyens des parents (qui ne savent pas s'occuper d'un enfant handicapé ET qui n'en ont techniquement pas le temps à cause du travail), cet enfant vivra-t-il heureux?

Gobol a écrit La question que je me pose, pour toutes ces histoires de handicap, de maladie, d'euthanasie, etc., c'est la suivante :
Si on en est réduit à demander la légalisation de l'euthanasie, n'est-ce pas aussi parce qu'il y a extrêmement peu de structures permettant d'accueillir ces malades dans des conditions dignes, justement ? Il y a aussi finalement peu de personnes formées à l'écoute, aux soins palliatifs, comparé au nombre de personnes en phase terminale d'un cancer ou atteints d'une maladie incurable ou invalidante, ou encore victimes d'un accident (de la route, ou vasculaire, ou autre), les laissant dans des états proches du végétatif. Seulement, prendre soin de ces patients jusqu'à leur décès "naturel" (on parle ici de maladie, d'où les guillemets, mais je me place dans l'opposition à la mort ou au suicide assisté) coûte bien plus cher, justement, qu'une injection de morphine de trop... Mais nous sommes bien là dans une société qui cache ce qui n'est pas "beau" à voir : les personnes âgées, les malades, les handicapés... et qui préfère sans doute s'en débarrasser pour ne plus avoir à les regarder en face et à se rendre compte qu'elle ne sait pas prendre soin d'eux...

Alors il y a les moyens techniques et aussi les capacités de la médecine.
Il peut effectivement y avoir espoir pour un comateux qu'il se réveille un jour, ou bien que quelqu'un guérisse (miraculeusement?) du cancer.
L'espoir fait vivre.
Maintenant, je pense à Vincent Humbert, ce jeune homme qui s'est retrouvé totalement paralysé suite à un accident de la route, qui a été jusqu'à supplier le Président de la République de lui permettre de mettre fin à ses jours.
Etant donné son état, il n'avait aucun espoir de retrouver l'usage de son corps. Ce qui impliquait de vivre ainsi, tel un légume conscient, jusqu'à la fin de ses jours, pas si proche vu son âge.
Je pense aussi à Piergiorgio Welby, dans la même situation. Que peut-on promette en matière de structure adaptée à ces personnes quand la médecine actuelle ne peut rien faire pour leur promettre une simple amélioration de leur état, même dans les années à venir, au vu des lents progrès de la médecine, ou même pour atténuer leur souffrances ?



   
RépondreCitation
Page 3 / 3
Share: