Bon là j'ai besoin de vous : nous reprenons l'accueil de groupes après la pause hivernale. Et à l'aube de cette menace de grippe aviaire.
Afin de savoir quoi répondre j'ai besoin de vous, et surtout de vos questions.
Imaginez entendre parler d'une visite à la ferme pédagogique voisine.
Des objections ? Des inquiétudes ? Des hésitations ? J'ai besoin de l'opinion de tous car je pense que vous venez de milieux tellement variés que tous les avis sont possible. Même les cousins d'Amérique et autres sont conviés bien sûr !
Merci !!!
Profitons de la Vie car elle peut être courte ...
Et encore : "L'océan se noie dans une goutte de tendresse"
Bon, la grippe aviaire n'est pas a prendre a la legere, c'est sur. Mais dela a tout arreter, et ne plus aller visiter la ferme, je crois qu'il y a abus.
Apres tout, pour l'instant, je ne crois pas qu'un cas ai ete constate en France (bon, je suis aux Pays-Bas, alors exusez si j'ai raté une info).
Meme au cas ou il y aurait deja eu un cas en France, je pense que les eleveurs (surtout d'une ferme pedagogique) sont suffisaments conscients du probleme pour ne pas exposer les visiteurs a un tel risque, si il s'averent etre dans une zone touchee.
Comme toujours, il est bon de ne pas sous-estimer un danger, mais il est tres mauvais d'en faire une phobie et de semer la panique a cause d'un risque potentiel non encore avere ou verifie.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Deux questions sont en fait en jeu.
D'une part, la question sanitaire proprement-dite. Sur ce point, il n'est pas lieu de tirer déjà des conclusions. Les établissements d'élevage avicole reçoivent actuellement des directives (confinement des animaux pour lesquels c'est possible et vaccination des autres - oies, canards...). D'autre-part la surveillance mise en place dans l'Union Européenne, jusqu'à présent, a permis de détecter les cas... au cas par cas. L'arrivée prochaine de forts contingents d'oiseaux migrateurs augmente singulièrement les risques, mais je ne vois pas trop les raisons de s'inquiéter au sujet d'établissements avicoles respectant les instructions sanitaires.
En ce qui concerne l'accueil du grand public dans les fermes pédagogique, toute crainte concernant les visiteurs est notoirement vaine, la transmission à l'homme s'effectuant dans le cadre d'une fréquentation quotidienne et intensive des animaux. Si l'on peut craindre pour des gens, c'est pour les personnes travaillant sur le site - et encore celles-ci ont-elles le moyen de s'assurer d'elles-mêmes que les mesures nécessaires sont prises.
Rappelons que les cas de contamination d'êtres humains n'ont été effectifs que dans le cas de populations non prévenues et dans des situations exposant particulièrement les gens. Certains sites en Afrique, ou l'action "parasitaire" de certains oiseaux les amène très près des habitations et dans une promiscuité parfois importante avec les populations, devrait éveiller des craintes fondées.
Le deuxième élément, le plus tristement symptomatique des comportements (passés et actuels), ce sont les grandes peurs collectives. Si l'on explique aux gens qu'ils ne vont pas plus attraper la grippe aviaire en passant quelques heures dans une ferme qu'ils ne vont mourrir de la silicose en descendant une fois dans leur vie dans une mine, ça n'a pas forcément une très grande portée, et vous allez voir que si la maladie se déclare de façon manifeste chez les volailles d'élevage, bien que la maladie ne puisse se transmettre lors de la consommation de leur chair cuite (or quel européen mange actuellement des oiseaux crus?), il va y avoir une baisse de la consommation de volailles. C'est le même phénomène qui fait que des gens ont la réaction irréfléchie, par exemple, de repousser un malade du sida, ou de mal accueillir une personne atteinte d'une maladie grave... non contagieuse.
Ces grandes peurs du siècle, ce sont celles qui font baisser la fréquentation des avions juste après le 11 Septembre... dans les trois avions à hélice quotidiens de la ligne Paris - Saint-Etienne; qui poussent à des associations d'idées désastreuses sur les dossiers qui, tout d'un coup, sont devenus médiatiques. Vous trouverez toujours des gens pour vous sortir qu'ils sont terrorisés par l'amiante et à qui vous ne pourrez pas faire comprendre qu'il y a une différence entre avoir fréquenté un lieu public isolé à l'amiante floquée et recouverte de peinture, et avoir travaillé longtemps dans un métier où on inhale ce matériau dangereux. Ou plutôt, si, vous en convaincrez sur l'instant pas mal, qui, un peu plus tard, diront ou penseront une formule du genre: "D'accord, c'est sans doute vrai, mais pourtant, si on dit que... c'est bien que c'est vrai..."; "Y z'ont beau dire, moi j'me méfie..." et autres trucs de café du commerce.
De là proviennent peut-être les dérives et les abus du principe de précaution - souvenez vous des abattages massifs de bétail. Un ami à moi, dans une comparaison volontairement outrancière, associait l'emballement médiatique et politique, le rôle des grandes phobies du temps dans l'affaire, et la capacité d'une pensée se voulant rationnelle à déboucher sur un excès, dans l'affaire de la vache folle... et dans la terreur robespierriste.
Parmi le réflexes connus de ce genre de phobie collective, il y a l'idée que le gouvernement nous ment forcément. Loin de moi l'idée de défendre l'excès inverse et une confiance aveugle, mais il faut bien avouer que non seulement cette certitude d'ordre "proverbial" (c'est-à-dire résultat d'une prétendue sagesse populaire du "si on l'dit c'est ben qu'y'a du vrai") n'a jamais donné aux gens le moyen d'échapper aux bobards les plus graves qui sont réellement commis par les gouvernements, mais aussi que cette manie fabrique du scepticisme de principe. On se méfie par principe de ce que va dire la sphère "supérieure", même si dans celle-ci, l'on doit confondre dans un incroyable méli-mélo scientifiques, politiques, et autres personnes publiques.
D'ailleurs, à la limite, la façon dont la question est posée est révélatrice des légitimes angoisses que peut éprouver Litsy par rapport aux réactions des gens. Un avis? Les scientifiques ont un avis, les responsables de la santé publique on un avis, ou plutôt, ils ont des avis. Des avis, qui sont des positions prises au terme d'une réflexion, d'une recherche ou d'une action. L'homme de la rue a-t-il un avis? Bien entendu, il peut avoir un avis consistant à se ranger de l'avis d'une personne en mesure de fonder un raisonnement. Il pourra suivre tel ou tel scientifique, et penser que l'avis de l'un ou de l'autre lui semble plus plausible.
Mais ce n'est pas ce qu'une grande partie de la population va appeler "avoir son avis". Ce sera, bien plus, une prise de position affective dont la détermination, autant voire bien plus que l'information d'origine scientifique, s'appuie sur certaines caractéristiques de l'individu. Sa résistance au "on-dit", son niveau d'indépendance par rapport à l'opinion dominante (sa capacité à hurler avec les loups), sa tendance naturelle ou non à adopter un comportement et à s'affirmer comme individu par l'assimilation ou la distinction. Il en résulte que demander "l'avis" d'une vaste population sur la grippe aviaire, sur la vache folle, sur les grandes affaires judiciaires, sur tout un tas de choses, consiste moins à parler du sujet qu'à faire de la sociologie. Une sociologie bien peu rassurante sur la qualité de raisonnement et sur la permanence des mouvements de foule dans le domaine des opinions.
Dans le cas précis de la ferme pédagogique, je crains que les interrogations de Litsy ne soient fondées. Il est fort probable qu'ils connaîtront une baisse de fréquentation en cas de contaminations importantes dans leur secteur. Qu'ils entendront de nombreuses fois de pseudos "avis" du genre "ils ont beau dire, moi j'me méfie parce que si on en parle c'est bien qu'y'a quelque-chose", ou au contraire "moi j'ai pas peur parce que tout ça c'est exagéré". Il est probable qu'ils auront à répondre à une foule de questions idiotes, et qu'en dépit d'éléments scientifiques relativement solides publiés fréquemment, ils auront à jouer un rôle psychologique, à rassurer, à faire une sorte de pédagogie de l'opinion. Parce que la grippe aviaire n'est une affaire scientifique et sanitaire que pour une minorité de gens qui s'informent bien et réfléchissent bien. Pour une grande partie de la population européenne, désormais, c'est l'ammorce d'un mouvement d'opinion de masse, d'une de ces peurs du siècle.
Moi, si j'étais confronté à la situation, je ferais ceci: je demanderais à tout "méfiant" sur quels éléments des connaissances actuelles en la matière ses doutes se fondent.
Si la personne s'appuyait sur des notions d'épistémologie relativisant le statut des sciences expérimentales, citait des informations scientifiques dont je n'ai jamais entendu parler, ou appuyait l'une ou l'autre de ces "peurs du siècle" sur un argument religieux théologiquement fondé, je reconnaîtrais qu'il s'agit là d'un véritable avis, d'une crainte réfléchie et fondée.
Si la personne avouait ne plus trop savoir, nous pourrions engager une conversation qui enrichirait nos points de vue mutuels.
Si en revanche elle me sortait du "vous r'gardez pas la télé, y parait que..."; "p'têt-ben, mais moi tout ça ça me fait peur quand même..." et autres "y z'ont beau dire, moi j'me méfie", il est probable que je cesserais là la conversation.
Donc dans les conditions actuelles, bon courage Litsy face au vaste monde de "l'opinion publique"...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Et bien c'est vrai que cela va être rude cette année : des écoles ont déjà annulé "des fois que", parfois sur le conseil de médecins .... A ce qu'elles nous disent remarquez.
Pour l'instant nous sommes plutôt tendus et ne savons comment cela va se dérouler. Nous avons envoyé 1000 courriers la semaine dernière pour informer mais "forcément, ils prêchent pour leur paroisse" ...
A suivre ...
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La grippe aviare, ça s'en va et sa revient.
Je m'en rappelle qu'on parlait déjà de grippe du poulet en... 1998. Preuve à l'appui.
Je ne m'inquiète pas vraiment de ça. Si on peut parler d'épidémie, c'est pas de ça que l'humanité va mourrir, pas plus que les oiseaux.
Combien de morts humains depuis le début de l'épidémie? Laissez moi rire. Enfin, certes c'est triste pour ceux qui sont morts, mais il faut relativiser:
J'ai pas trouvé les chiffres pour la France, mais en Belgique, 2000 personnes meurent de la grippe ordinaire chaque année...
3000 personnes meurent du paludisme chaque jour en Afrique Subsaharienne (et 1,500,000 personnes meurent du palu chaque année dans le Monde).
Et je ne parle pas du plus préoccupant Chikungunya qui inquiète si peu les métropolitains. L'Île de la Réunion, c'est loin...
Non, il ne faut pas avoir peur de la grippe aviaire. Une grippe, c'est pas le SIDA non plus. J'ai espoir que les laboratoires de recherche, notamment l'Institut Pasteur trouvent un vaccin.
Ce qui m'inquiète plus, c'est pour les oiseaux en général...
Confiner les volailles, ce serait dommage. Mais si il faut en arriver là pour les protéger...
A quand le label "Poulet de batterie" pour rassurer les gens?

Oui, on est à la limite du label "100% hors-sol à alimentation bio-chimique" pour faire plaisir aux neuneus.
Entre-nous, ça m'amuse follement. En ce moment, on distribue des étiquettes en papier dans les gares parce qu'il est paraît-il obligatoire de mettre son nom sur ses bagages. Si j'avais une vieille valise à sacrifier, je l'emplirais de paquets de farine, et je marquerais: "Oussama Ben Laden" sur l'étiquette. Cependant, les phobies collectives, l'ennui c'est que ça rend les gens agressifs. Ceux qui faisaient des farces en expédiant des enveloppes de farine se prenaient des procès.
Les victimes de la grippe aviaire au Moyen-Orient, c'est même pas une journée d'accidents de la route. Néanmoins, en Europe et sans doute ailleurs, il reste infiniment plus facile d'annoncer des mesures que les éleveurs se chargeront d'appliquer pour le reste de la population (qui, se sentant irresponsable, pourra plus facilement s'en prendre à des responsables en cas de problème), que d'annoncer des restrictions massives du trafic automobile susceptibles de sauver plus de gens que le confinement des volailles.
En plus, je suis prêt à parier qu'il existe toute une frange de la population qui regardait ça d'assez haut et qui, tout-à-coup, ne se sentent plus depuis que la télé leur a annoncé que la grippe aviaire avait franchi les frontières de l'Union. À mon avis, s'il y avait des élections, celui qui proposerait de mobiliser les batteries de défense anti-aérienne pour descendre les oiseaux migrateurs serait élu.
Beati pauperes spiritu et je conseille à nos amis canadiens de jeter un coup d'oeil de notre côté de l'Atlantique, ils pourront se payer gratuitement une magnifique expérience d'étologie.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
étologie=pas dans mon dico!
Sopid, encore en vie!
Sans rire, vous n'êtes pas indulgents quand-même. Vous avez souvent fait à Lucterios le reproche de prendre les gens de haut, mais si d'un autre côté vous ne passez pas aux gens une faute d'orthographe sur un h muet...
En attendant, la grande campagne de fabrication de la phobie est lancée, même si elle est souvent involontaire. N'empèche que je me pose des questions sur l'information en provenance de certains pays asiatiques... Quand on pense qu'à la limite, on est au courant du nombre de décès de cette histoire de grippe, qu'on voit des images de gugusses en blanc qui manipulent de la volaille, alors que dans le même temps on ne risque pas de connaître le nombre de personnes susceptibles de mourir suite à des violations des libertés fondamentales, ou des violences d'origine maffieuses...
Sous d'autres cieux, la grande folie des neuneus persuadés qu'il faut désormais cesser de manger de la volaille est en train de commencer...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hallberg a écrit Sans rire, vous n'êtes pas indulgents quand-même. Vous avez souvent fait à Lucterios le reproche de prendre les gens de haut, mais si d'un autre côté vous ne passez pas aux gens une faute d'orthographe sur un h muet...
Je pense que Sopid était sérieux, et qu'il n'était pas dans son intention de te corriger les fautes, c'est pour ça que je lui ai répondu tout aussi sérieusement. Mon message lui était adressé. En ce qui me concerne, je n'ai aucunement l'intention de relever les fautes des autres ou quoi. Moi aussi j'en fais.
La grippe aviaire, ou je ne sais quel autre épidémie ou catastrophe deviendra inquiétante le jour où on ne comptera plus les morts.
Bien que c'est pas au pas de ma porte, le chikungunya me préoccupe au moins autant.
Tout ça, ça me rappelle aussi le SRAS il y a 3 ans. Quand j'étais allé en Thailande, on me mettait en garde. Comme si tout le monde était contaminé.
Vous en entendez encore parler, du SRAS, vous?
Même mon médecin, d'origine Viêt, m'a mis en garde. Haha.
-Edité le: Vendredi 17 février 2006 à 16:11 par Oresias-

Litsy nous dit que certains se réfugient derrière des avis médicaux pour annuler leurs visites. Moi, au fond, je suis d'un certain fatalisme sur la chose et je ne peux pas en vouloir à un honnête médecin de quartier, fût-il excellent professionnellement, comme le mien.
Un médecin, comme toute autre profession de services aux particuliers, est une personne qui a une compétence pour maintenir les personnes en bonne santé, qui connait les médicaments, qui a la capacité de diagnostic et de prescription face à une situation donnée.
S'il est en face d'un cas précis, par exemple si vous l'appelez pour lui demander si vous pouvez manger votre poulet, à condition de lui fournir les renseignements voulus (par exemple que vous mangez votre poulet cuit et dans des conditions d'hygiène normale), il est en mesure de vous dire si vous devez ou non manger votre poulet (s'il vous dit que vous ne pouvez pas le manger et qu'il vous recommande de le lui donner, ainsi que les frites qui vont avec, méfiez-vous, il profite de vous).
Si vous arrivez chez lui et que vous êtes atteint du SRAS ou de la grippe aviaire, il va faire un diagnostic et recommander un traitement, une hospitalisation, des mesures de sécurité...
Mais face à une histoire d'épidémie dont on ne saisit pas vraiment la portée, le degré d'information véritable et le degré de manifestation de phobies collectives, face à l'exagération médiatique d'un danger ou au contraire son atténuation médiatique(à Tchernobyl, souvenez-vous, il ne s'est rien passé de grave et tout est fini maintenant; à Bikini et à Mururoa aussi), le médecin est un individu comme un autre, juste un peu plus gavé d'information que les autres, mais pouvant être tout aussi sujet aux peurs du moment, surtout si elles ont pour origine un lieu éloigné. Le médecin d'Oresias aurait très bien pu, aussi, lui recommander de ne pas prendre un avion susceptible de survoler New-York.
Votre réparateur de postes de télévision n'est pas nécessairement un champion de la prospective sur l'avenir du numérique; votre avocat n'est pas obligatoirement le plus clairvoyant quant aux scandales juridiques du moment; votre chauffeur de taxi n'a pas forcément une analyse infaillible de la politique de la voierie de la municipalité. Ce qui du reste ne les empêche pas de connaître parfaitement les lois, les rues et les marques de postes (comment ça, c'est pas dans l'ordre?).

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je ne connaissais véritablement pas le sens de éthologie ou étologie. Je n'avais donc pas peu voir l'erreur et j'ai véritablement regardé dans mon ico pour savoir le sens et mieux comprendre ce que tu disais. Je ne suis vraiment pas un example en orthographe et jamais je ne ferais un commentaire sur l'orthographe de quelqu'un d'autre (à moins que ça n'en devienne catastrophique et pratiquement illisible). Alors Hall, ce n'était pas un commentaire, mais une demande d'explication du sens de éthologie, je remercie Orésias de m,avoir fournit ce lien ... que je n,ai pas encore eu le temps de consulter!
Ceci dit, j'étais en Chine à l'époque du SRAS et je n'ai jamais compris la panique des gens hors Chine. Là-bas, nous faisions attention, mais il n'y a jamais eu de panique. Alors que je ressentais véritablement la panique de ce côté-ci du Pacifique (par l'intermédiaire des média et des e-mail de ma môman).
Il y a des gens travaillant dans des millieu où il la malaie est présente au quotidien, ils ne sont pas plus malade pour autant. Je ne crois pas qu'aller visiter une ferme, si un minimum de précautions sont prises, soit une expérience dangereuse. Je crois même que ça devrait servir pour éduquer les gens à mieux comprendre les média et à savoir comment ils devraient véritablement réagir face à la progression d'un virus.
Sopid, encore en vie!
Ça y est, le premier cas de grippe du poulet a été détecté en France. La psychose s'installe.
Haha.
Pendant ce temps, combien de gens meurent des suites du tabac, de l'alcool ou d'un accident de voiture chaque jour en France? Certainement plus que ceux qui sont morts de la grippe du poulet depuis le début. Et je rappelle que cette maladie n'est pas nouvelle. A moins que 10 ans soit nouveau en terme de maladie.
Enfin, avec la vache devenue folle, le mouton qui tremble, la volaille grippée, il nous reste plus que le cochon.
Heureusement que je ne suis pas Musulman parano-hypochondriaque!

Merci aux médias de leur grand sens de la solidarité. La paranoïa qui leur permet de faire leurs choux gras va mettre en difficulté la filière avicole. Sympa d'enfoncer le clou, les gars. Enfin bon, c'est pas si grave, en Europe c'est un tout petit pourcentage de la population active. Pis les médias, on sait que chez eux la solidarité n'est pas un vain mot, puisqu'ils font le téléthon.
Dernier appel aux survivants: surtout cessez immédiatement de faire ce que vous faisiez jusque-là (manger crus et sans les laver les animaux que vous trouvez morts en vous promenant). Moi, maintenant, je me méfie. Quand dans le caniveau je trouve les restes d'un pigeon mort d'avoir avalé trop de résidus d'hydrocarbures, je ne le mange pas immédiatement. Je réfléchis, avant.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Moi je ne mange plus que des animaux vivants, comme ça je suis sur de mon coup.
Et puis c'est plus naturel.
