Oui, c'est vrai que quand je dis transitoire... je pense à l'échelle de quelques générations...
50 ou 100 ans, quoi...
pardon mais vous savez que je suis toujours sur les "longues distances"...
Même si c'est une transition... Nous nous n'en verrons pas la fin...
Se reposer en allant travailler... ce n'est pas faux.
En fait, je dirai aussi que changer d'activité, c'est déja se reposer.
L'humain a besoin de faire différentes choses.
Je peux arrêter une activité A pour une activité B en ayant l'impression de "souffler"... et puis reprendre A pour souffler de B...
En effet, je souhaite m'occuper beaucoup de mes enfants... (même si pour ça je ne peux plus venir poster ici qu'une fois par mois
)
S'oublier soi même... j'ai l'esprit trop théologique pour voir les choses comme ça...
L'on connaît les maximes :
Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher
la vraie éloquence se moque de l'éloquence.
Moi j'y ajoute : "S'oublier soi même, c'est vraiment penser à soi." 
D'ailleurs la fonction de l'art n'est-elle pas, entre autres, de nous faire oublier nous mêmes un instant ?
Sinon, je noterai que c'est quand les enfants sont le plus petits que cela demande le plus d'abnégation... le plus de disponibilité...
Ils sont adorables... mais ils n'ont rien d'autre à donner que leur amour...
Plus grands... la "récompense" est peut-être plus évidente 
-Edité le: Jeudi 24 mars 2005 à 17:10 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Quand je dis "s'oublier soi-même", c'est surtout pour dire qu'on n'a plus vraiment le temps de s'écouter se plaindre. En réalité, c'est plutôt une bonne chose : on arrête de se regarder le nombril, sauf quand on en a enfin un peu le temps (en gros, deux à trois minutes avant de se coucher...
)
Jour J - 2 pour la reprise : la tension monte, mais je suis plutôt contente, et prête à remettre le pied à l'étrier ! Et pour ce qui est de se reposer en allant travailler, en fait, c'est quasiment au sens propre que je le dis : avec la demi-heure de train pour aller au boulot, je n'ai rien d'autre à faire que de dormir, ou bouquiner (enfin : depuis que je suis en congé, je n'ai pas pu aller au-delà de la première page de mon bouquin !!!!!) ! j'ai quand même pu relire Yoko en entier pendant les heures d'allaitement, parce que c'est plus facile d'arrêter et de reprendre une bd qu'un roman policier en anglais...
Moi je dis : VIVE LE TRAIN !

9)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Relire Yoko en entier... c'est le principal
Oui, je comprends ce que tu dis... j'avais compris qu'il s'agissait vraiment de "souffler"... le boulot paraît facile après certaines choses...
Remarque, en rentrant des sportes d'hivers on peut aussi trouver le travail reposant...
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
En fait, je l'avais dit aussi dans le sens de "faire autre chose", mais le fait de dormir dans le train est capital depuis quelques jours : Bébé se réveille de nouveau à heure fixe : 3h30 du mat' depuis une semaine !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Je relace un peu la polémique en reprenant la phrase de Tin Hau :
aujourd'hui, en plus cette femme était aidée par son mari pour s'occuper des enfants.
Alors qu'on sait tous pertinament que ce n'ai pas la majorité des cas
Pour que cette journée ait du sens il faudrait montrer les attrocitées que subissent les femmes ainsi que la descrimination au lieu de peindre l'image d'une femme qui n'ait plus poursuivit par la descrimination
ça me semble un peu fort de café...
Bon, tout dépend de ce qu'on rattache au mot "occuper".
Si on appelle ça se charger d'une grande partie des tâches afférentes, tu as peut-être raison...
Mais la preuve que les pères s'occupent de leurs enfants... c'est que ceux ci les connaissent.
Je ne suis pas idiot, je vois bien que les enfants dans leur majorité sont attachés à leur pères.
Si ceux ci ne "s'occupaient" pas d'eux, ce ne pourrait être le cas...
Maintenant, les "atrocités"... je trouve ça aussi très fort de café...
Alors je propose la chose suivante : que tous ceux qui lisent ce sujet et dont la mère subit ces "atrocités" me le signalent, par MP s'ils veulent garder l'anoymat...
Ainsi on verra si c'est fréquent...
Sinon, en effet, on aurait pu insister lors de cette journée sur le problème de l'excision... mais celà produirait un sentiment anti immigrés (soyons clairs ce ne sont pas les intégristes catholiques qui vont exciser leurs filles...) que les gens comme Tin Hau vont être les premiers à dénoncer... et qui provoquera des discriminations dont ils se plaindront à grand cris...
Alors je comprends qu'on se taise sur ces problèmes...
Je viens de voir le massage de Gobol...
Oui, je connais bien la tendance des bébés à se réveiller de pleine nuit !
En fait ma mère s'en tirait bien. Le bébé dormait à coté... alors quand il pleure, hop, on le nourrit sans avoir à faire un effort qui réveille "en profondeur" et on se rendort juste après...
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Oui, j'ai essayé aussi... mais le problème, c'est que bébé a un sommeil super léger, et nous, on n'arrivait pas à dormir, parce qu'on l'entendait bouger toutes les deux minutes. Croyant qu'il était réveillé, on allait voir, et non, il dormait !!! Bref, au bout de deux heures comme ça, on l'a "collé" dans la salle de bains à côté de notre chambre, histoire de ne plus l'entendre autant...
Pour ce qui est des "atrocités" subies par les femmes, il ne faut pas se voiler la face, certes, mais il ne faut pas non plus exagérer ou les monter en épingle... Mon mari a vu un reportage ce jour-là, d'une mère de plus de vingt enfants (je n'ai pas retenu le nombre, tellement il était énorme !). Moi, je trouve cela un peu tiré par les cheveux : ce jour-là, journée de la Femme, on montre à la télé une femme dans une situation unique, sans doute (je ne sais pas s'il y en a deux aujourd'hui, à avoir autant d'enfants en France). Ca me pose plusieurs questions : est-ce que c'est ça, l'image de la Femme moderne ? Pour moi, ça donne un peu l'image d'une poule pondeuse (excusez-moi si je suis vulgaire...), qui ne fait plus que ça de sa vie et de ses journées (ben oui, parce que s'occuper de plus de vingt enfants, c'est un travail à plus que temps complet, même si les aînés peuvent donner un coup de main !). Cette femme s'épanouit sans doute avec tous ses enfants, sinon, elle n'en aurait sans doute pas autant, avec tous les moyens qu'on a aujourd'hui pour ne pas en avoir. Mais existe-t-elle autrement qu'en tant que mère ? S'épanouit-elle en tant qu'individu à part entière ?
Je crois qu'une mère a aussi besoin d'être une femme, d'être une épouse, une amante, de plaire à son mari, d'aller voir dehors s'il fait beau, de s'occuper un peu d'elle, tout simplement...
Autre question : pourquoi montrer cette femme, dans cette situation unique, le jour de la Femme ? Pour aller dans le sensationnel, l'extraordinaire ? Alors que le quotidien de la plupart des femmes est tout autre, et bien plus "simple" dans le sens où il se répète de famille en famille... Il est fait des petits ennuis avec les petits enfants, des grands ennuis avec les grands enfants, des grands et petits bonheurs quotidiens, des câlins, des bisous et des histoires du soir, des cauchemars de la nuit et des petits bobos de la journée, des problèmes de repas, de conjugaison de la vie familiale et de la vie professionnelle, des activités culturelles, associatives, des engagements multiples et variés dans la vie paroissiale, la vie associative ou la vie de la cité, tout simplement... Cette femme a-t-elle encore le temps de voir autre chose que ses je ne sais combien de kilos de linge journaliers et ses monceaux de nourriture à préparer pour tous ? J'espère pour elle qu'elle se fait aider, et pas seulement financièrement. J'espère pour elle que l'Etat lui permet d'avoir une aide ménagère, qui la soulage d'une partie du ménage ou de la préparation des repas, pour lui permettre de faire autre chose. Parce que sinon, elle risque de ne plus vivre pour elle-même, mais uniquement pour les autres. Elle risque de ne plus exister... Et ça, pour moi, c'est vraiment de la "maltraitance"... alors je salue son courage, son abnégation, son amour pour ses enfants... et je souhaite qu'elle arrive à émerger un peu et à vivre aussi pour elle. Parce que là, elle deviendra un exemple de réussite d'une vraie vie de femme épanouie !
(Oui, Kaldo, je sais qu'il y a des exemples de mères de familles nombreuses, voire très nombreuses, qui vivent très bien leur vie, qui s'épanouissent aussi dans d'autres domaines que la maternité). Pour moi, ces femmes sont exceptionnelles, parce qu'il faut un caractère très fort pour tout concilier. Et beaucoup d'aide, parce qu'on est très très vite débordé avec tout ce qu'il y a à faire dans une maison au jour le jour...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Oui... des telles familles sont exceptionnelles... et sont le fait d'un choix...
à partir du moment où c'est choisi... (je ne parles pas pour ce cas précis... je n'en sais rien) ça me semble être difficilement assimilable à de la maltraitance.
Parceque sinon l'alpiniste qui va se geler les pieds pour arriver au sommet de sa montagne... seraît victime de maltraitance...
Il y a des choix et des goûts...
Maintenant, tu as entièrement raison, ce n'est pas un "exemple"
Si je veux parler de la vie au XXIe siècle je ne vais pas me focaliser sur un alpiniste qui passe deux ans au Tibet...
Ce n'est pas un "modèle de bonheur" pour tout le monde (d'ailleurs je ne sais pas si ça apportait le bonheur à cette femme, je n'en sais RIEN, je sais que c'est possible, c'est tout...) comme tu le dis, le modèle commun, c'est une vie équillibrée avec plus de temps pour "penser à soi"... pour se distraire, pour s'investir dans sa vie professionnelle...
Maintenant, j'ai quelque compléments à apporter...
Quand tu parles du monceau de travail... tout est relatif...
Par exemple, c'est connu ici, je suis issu d'une famille de 12 enfants... oui, ce n'est pas 20...

Mais c'est beaucoup quand même...
Mais on sait ne pas faire du travail en vain...
On ne fait pas briller les cuivres...
On ne prépare pas des plats subtils...
On se change d'habits une fois par semaine (et voilà tout le monde va nous traiter de crasseux !)
Pour faire le repas... on met des boites...
Les enfants mettent la table, la déservent...
Et je me suis amusé à comparer...
Chez mes grands parents, qui sont deux, ma grand mère met plus de temps à faire le repas que ma mère pour 14 personnes...
Mon frère ainé qui vit désormais en couple s'eest chargé, dans le cadre du partage des tâches avec sa compagne, du linge...
Or il a remarqué avec ébahissement que vu qu'ils sont deux à appliquer les "canons" consistant à se changer de linge tous les jours...
Il avait une corvée de linge se rapprochant de celle incombant à mes parents

Oui, 2*7=14

Après, on vit dans une maison poussiéreuse...
Et on se fatigue infiniment moins pour les tâches ménagères que la pluspart des familles de 5 enfants...
Alors tout est relatif...
Ce qui a été un gros travail pour mes parents... c'est que ce sont eux qui nous ont scolarisés jusqu'à la première...
ça c'est du boulot.
ça représente plus que de s'occuper de 20 enfants qui vont à l'école... beaucoup plus...
C'est pour ça que mon père a pris pendant 15 ans un congé parental d'éducation...
Eh oui, on pourrait parler "d'homme au foyer" à la limite...
Gobol a écrit :d'être une femme, d'être une épouse, une amante, de plaire à son mari
J'ai bien compris qu'il s'agissait d'être l'amante... du mari, heureusement

Maintenant.. aller voir dehors s'il fait beau... mes parents font une ballade de plusieurs km chaque jour...
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je viens de demander à ma mère combien de temps représentaient les tâches ménagères pour eux par rapport aux leçons à faire...
Réponse immédiate : "Oh, c'est complètement négligeable !"
Alors je lui dis : "Alors s'occuper de 20 enfants qui vont à l'école c'est moins de travail?"
"-Bien sûr que oui !"
Il faut dire que chez nous, nous nous moquons royalement des détails. 
Les détails du genre que les petits aient un pantalon troué aux genoux...
Que les murs soient couverts de tapisserie un peu déchirée... 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je pense que tout ça dépend des choix que l'on fait dans la vie, et il ne faut pas oblier que les choses peuvent changer.
Ma mère à décidé de travailler à mi temps pour pouvoir s'occuper de ses enfants, de plus elle est très manique (elle repasse même les culottes !).
C'est donc elle qui pendant des années s'est occupée de la maison, des enfants, alors que mon père qui travaillait beaucoup rentrait tard le soir et mettais les pieds sous la table.
Maintenant que nous sommes plus grands, ma mère à repris plus de travail et mon père a mis la pédale douce, donc ils se partagent plus les taches à la maison.
Cependant il ne faut pas oublier que mes frères et moi avons toujours aidé mes parents.
Je pense que le système fonctionne assez bien, chacun fait selon le temps qu'il a et ses possibilités...
Le seul problème, c'est que ma mère est un peu trop maniaque et veut trop en faire ! mais c'est elle qui se maltraite toute seule !
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Oui... je suis entièrement d'accord avec Thalie...
On fait des choix... l'essentiel c'est que ce soit librement...
Après, comme ma mère est la personne que je connais au monde faisant le moins attention aux "détails"...
Elle ne repasse jamais rien... et personne n'a jamais eu l'idée "louphoque
" de vouloir repasser un linge, chez nous...



-Edité le: Mercredi 30 mars 2005 à 15:12 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.