Attention quand je parle de vertu... Je ne crois pas que celui qui tue pour faire justice fasse bien de le faire, aussi, je ne crois pas qu'on fasse bien de tuer pour faire justice, légalement. La personne qui tue pour le plaisir est dangereuse, mais si on la tue, ça revient à de la vengence. Ou alors pourrait devenir bourreau quelqu'un qui a du plaisir à tuer et on ne le lui reprochera pas puisque c'est son boulot.
Moi dans tout ça, je pense souvent aux familles des personnes dangereuses. Ça doit déjà être terrible pour quelqu'un de voir un parent en prison. Comment s'en sort celui dont on a tué un parent pour protéger la société? Ça pourra faire tout aussi mal et l'amener à commettre de graves actes.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Et pour ce qui est de la vengeance et la culpabilité du suspect, on peut revenir sur le cas de la petite Madison dont l'autopsie a révélé qu'elle est morte d'asphyxie, étouffée par du papier. Son ravisseur a voulu semble-t-il la faire taire par ce moyen, pas très subtil certes. Mais si la petite en est morte, son ravisseur voulait-il la tuer? C'est ce que devra révéler l'enquête.
Car même si il est responsable de sa mort, il y a une différence entre l'avoir donné intentionnellement ou involontairement.
Quelle était son intention, c'est ce que devra définir l'enquête.

Sinon, toujours dans la rubrique Français en tôle à l'étranger:
Nathalie Gettliffe maintenue en prison au Canada
AP | 12.05.2006 | 02:27
VANCOUVER (AP) -- Nathalie Gettliffe, cette Française détenue au Canada depuis le 11 avril pour une affaire de garde et d'enlèvement d'enfants alors qu'elle est enceinte, restera en prison jusqu'au 17 juillet, date de son procès, a décidé jeudi un tribunal canadien.
"Nous ne sommes évidemment pas satisfaits de cette décision et nous sommes évidemment très déçus", a déclaré l'avocate canadienne de Nathalie Gettliffe, Deanne Gaffar, à l'issue de l'audience.
Nathalie Gettliffe, 35 ans, est accusée d'avoir enlevé ses propres enfants en quittant le Canada en 2001. Elle est également accusée de ne pas avoir respecté la garde partagée de Maximilien, 10 ans, et de Joséphine, 12 ans, avec leur père Scott Grant.
Elle risque jusqu'à dix ans de prison en vertu de la législation canadienne.
Son ex-mari a affirmé jeudi souhaiter qu'elle plaide coupable pour éviter un procès qui s'annonce pénible vu son état. "J'espère qu'elle plaidera coupable et qu'il n'y aura pas de procès et qu'elle s'épargne beaucoup de douleur", a-t-il déclaré.
Nathalie Gettliffe avait quitté le Canada en 2001 avec ses deux enfants, affirmant vouloir les soustraire à l'influence de leur père, Scott Grant, fréquentant "l'Eglise Internationale du Christ" classée en France comme une secte.
Elle avait été interpellée, le 10 avril dernier, lors de son retour à Vancouver (Canada), puis relâchée après que le consulat français ait apporté la preuve de la levée en 2004 du mandat d'arrêt émis en 2001. La jeune femme avait été de nouveau interpellé le lendemain à Richmond, sur la base d'un nouveau mandat émis le jour même, pour non respect d'une décision de garde prise en 2001 par la justice canadienne. AP
Est-ce un crime valant la prison que de vouloir soustraire ses propres enfants de l'emprise d'une secte?
Plutôt que le cas Moussaoui, Pensez vous que celui-ci mérite plus une pression des autorités Françaises pour libérer cette jeune femme et ses enfants de l'emprise de cette secte?
Mais non, bien au contraire!
Flashback au 31 juillet 2004:
Le combat d’une mère pour soustraire ses enfants à une secte
Dépêche AFPLe 20 juillet 2004, la Cour d’appel de Nîmes a confirmé une décision du tribunal de grande instance de Privas du 23 février 2004, ordonnant le retour de deux enfants, Maximilien, 10 ans et Joséphine, 9 ans auprès de leur père à Vancouver (Colombie britannique, Canada). Ce dernier est adepte de l’Eglise Internationale du Christ, mouvement sectaire qui prône une application stricte de la Bible. Les deux enfants s’étaient trouvés entraînés par leur père dans la secte.
Cette décision judiciaire résulte de l’application de la Convention de La Haye qui régit « les questions relatives à l’enlèvement international d’enfants ». Car la mère, Nathalie Gettliffe s’était en effet vue interdire de sortir ses enfants de Colombie britannique par la justice canadienne. Après avoir demandé en vain l’autorisation de les ramener en France, elle s’était enfuie avec ses enfants pour trouver refuge en Ardèche.
L’avocat de Mme Gettliffe, Me Dominique Chambon, déplore que la justice fasse « comme si le danger sectaire n’existait pas... Les familles font les frais de la démission de l’Etat français ».
Mme Gettliffe a saisi la Cour de cassation. Un espoir réside pour elle « dans une récente saisine du juge des enfants de Privas » par une pédiatre qui s’inquiète des dangers pour « l’équilibre psychologique » des enfants si jamais ils retournent au Canada.
-Edité le: Vendredi 12 mai 2006 à 11:17 par Oresias-

Bien vu Orésias !
Je m'émeus plus pour cette personne et ses enfants que pour Moussaoui.
je suis peut-être sans coeur ou je fait du tri sélectif et je ne le devrais pas, mais s'il y a quelque chose à faire, c'est bien de mettre en branle un processus judiciaire et médiatique pour cette personne et ses enfants.
Moussaoui occasionnerait certainement des désordres publics s'il venait en France, désordre qu'il ne risque pas d'occasionner aux E-U.
De plus, on lui a assez répété ce qu'il risquait à s'entêter dans cette direction, soit la peine de mort, soit la prison à vie.
Il a voulut jouer (comme au casino) sa vie sur un coup de dé, il a perdu, il doit en assumer les conséquences. Pour la France, il n'a strictement rien fait, pourquoi et sous quels chefs d'accusation le condamnerions-nous.
Il n'a strictement rien fait en France ni apologie du terrorisme, ni incitation au meurtre. Il est jugé pour ses AVEUX.
Il aurait pu revenir sur ses aveux durant tout le procès. Alors quoi, le verdict ne me convient pas par ma faute, je dis "pouce, on recommence, je faisait semblant, je vous ai bien eu, hein !"
Faut pas rigoler, on ne lui a pas tapé dessus pendant le procès pour qu'il campe sur ses positions, il était plutôt fier de ses déclarations.
Et puis, peut-être qu'aux E-U, il rencontrera vraiment Allah, en réfléchissant sur ce qu'il a fait et en rencontrant d'autres musulmans américains.
Boah, là où il sera, il ne rencontrera plus personne.

En tout cas merci d'avoir répondu à ma question. Je sais j'arrive encore comme un cheveu sur la soupe mais pour ce qui est de la peine de mort je pense qu'on ne peut pas juger du droit à la vie ou à la mort de quelqu'un. Moussaoui voulait la peine de mort et j'avoue que je me réjouis qu'il ne l'ai pas eu. Mais continuons à en discuter...
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Quand au cas de Nathalie Getliffe, je trouve que là, oui, l'etat français se doit de réagir. Même si cette réaction ne permet pas de soustraire les enfants à l'influance de la secte dont est memebre le père, mais au moins pour éviter la prison à la mère.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Je pense que la prison lui importe moins que le fait de laisser ses enfants sous l'emprise du père et de sa secte.
Aussi, si le gouvernement doit intervenir, ce serait avant tout pour faire pression pour qu'elle obtienne la garde de ses enfants, et qu'elle soir disculpée de la tentative de kidnapping dont on l'accuse injustement.

Il m'arrive de regarder la 2 vers 19h00 (pour les fançais) et aujourd'hui, il y avait justement le président de l'association qui défend la mère et les enfants.
Intéressant !
Il a été dit que la mère n'avait pas pu sortir de prison. Qu'a-t-on appris.
1- que le juge est le beau-père du mari canadien. (le mari de sa mère)
2- que l'ex-belle mère avait travaillé dans la prison où elle est détenue
(ça c'était pour le people)
3- qu'une médiation internationale était en cours lorsqu'elle a été emprisonnée.
4- que le mandat d'arrêt international aveit été enlevé quelques temps avant.
5- qu'à sa sortie de l'avion, elle avait été arrétée puis relachée à la vue de la suspension du mandat
6- qu'elle avait été arrétée de nouveau le lendemain malgré la suspension du mandat.
7- qu'elle avait obtenu le droit de sortir si elle versait une caution
8- les fonds ayant été rapidement réunis et versés, le juge avait demandé qu'une personne se porte caution pour elle (cette personne finirait en prison à sa place si elle ne se présentait pas devant la justice)
9- le doyen de l'université canadienne où elle avait fait ses études était volontaire, on lui a dit qu'une seule personne ne suffisait, qu'il en fallait 2.
10- l'oncle de Nathalie (c'est Nathalie qu'elle s'appelle, je m'embrouille dans les noms !!) se porte à son tour rapidement volontaire (il vit au Canada depuis 30 ans)
11- le juge ne lui accorde tout de même pas sa libération.
(ça c'était pour le judicaire)
Maintenant, y a-t-il une cause à effet entre les n°1,2 et les n°3,4,5,6,7,8,9,10 et 11 de mont post ?
Non, bien sûr que non. Tout est normal. Que le beau-père du plaignant soit le juge de l'accusée, c'est tououout à fait normal. En France, on n'aurait jamais vu ça !!!
Je ne trouve pas ça normal non plus. J'espère que ça bougera. Un juge ne doit pas avoir de conflit d'intérêt avec un accusé, c'est évident!
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Effectivement, le juge n'a pas à avoir d'intérêts familiaux dans une affaire. En théorie, le juge à partir du moment où il exerce son métier, est un fonctionnaire assermenté, donc le représentant de la collectivité, et il est censé faire abstraction de ses sentiments personnels. Ce qui n'est déjà pas facile, alors, on peut comprendre qu'en pratique, dans un tel cas, il soit légitime qu'il ne juge pas cette affaire.
Les raisons légales de l'acte sont écrites noir sur blanc: en France, cette église est classée parmi les sectes. En Europe, un des principes du droit veut que l'on applique par défaut la règle la plus protectrice, à ce qu'il me semble. Par conséquent, il devrait être évident que la mère a agi de toute bonne foi sans mauvaise intention, ce qui logiquement devrait écarter l'éventualité d'une peine lourde. Faut croire que ces gens ne raisonnent pas comme nous.
Du reste, ce genre d'histoire illustre, s'il fallait encore le prouver, l'apathie de notre diplomatie. Sur ces cas, Moussaoui compris, le ton devrait déjà être sérieusement monté, il en va de la respectabilité de la France et de l'Union Européenne. Qu'on soit pas fichus de se mettre d'accord pour empécher les débiles de se faire des guerres, passe encore, mais qu'on ne protège pas nos concitoyens, surtout quand c'est l'intérêt d'enfants qui est en jeu, y'a un problème.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
L'association a demandé au Quai d'Orsay de faire quelque chose.
Il lui a été répondu que peut-être, si on rendait les enfants à leur père pour prouver notre bonne fois, la mère serait libérée, et on pourrait reprendre les négociations.
Bref, faut croire que les miracles existent !
Faudrait voir à quel point l'histoire de la secte compte dans tout ça. Ce que je veux dire, c'est que j'ai déjà vu un reportage concernant justement des femmes qui se sauvaient avec leurs enfants et qui avaient inventé (je ne dis pas que c'est le cas ici) des atrocités au sujet du père pour que celui-ci ne puisse plus les voir. La garde partagée avait été jugée, il me semble qu'il aurait fallu repasser par la cour, ou du moins d'abord par la DPJ pour soustraire les enfants à la secte. Peut-être la mère avait-elle déjà tenté le coup cependant et ne s'était enfuie qu'en dernier recours. Faudrait voir, je ne connais pas les détails de cette histoire.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Moi j'suis contre la peine de mort, ça tue le business !
D'ailleurs, j'en parlais l'autre jour avec mon excellent ami le colonel Juan Felipe Hernandez des milices révolutionnaires du Cundinamarca... Euh, au fait Kroco je te rappelle que l'avion de Bogota atterrit à Roissy à 21h, tu n'oublies pas d'aller chercher le colis hein ?...


