Le cinéma asiatique
 
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Le cinéma asiatique

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koko
 koko
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C'est pas tous les RPG non plus, j'ai été un peu rapide.

Mais disons qu'Avalon se veut une illustration d'un RPG générique qu'on puisse rapidement reconnaître comme tel. Le film ne fait que décrire les errance d'un joueur et cernes l'isolement qui en découle, il n'est pas là pour glorifier ce type de jeu. Ce n'est pas non plus l'adaptation d'un d'entres eux.

-Edité le: Samedi 24 juin 2006 à 23:07 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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koko
 koko
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Parmi mes réalisateurs Japonais fétiches il y a Shinya Tsukamoto. Tout comme Takashi Miike c'est avant tout un briseurs de règles, au sens graphique très sûr et capable de réaliser n'importe quoi avec trois bout de ficelles.

Il est principalement connu pour Tetsuo, un film sorti en 1989, tourné en noir et blanc sur 16mm et quasiment muet, même si la bande son, mêlant bruitages et musique de manière si intime qu'il est parfois impossible de les dissocier, est extrêmement importante. Tetsuo c'est un film culte, une des oeuvres étalons du mouvement cyberpunk et accessoirement le premier long métrage de Tsukamoto. Un mélange étrange de La Métamorphose de Kafka et d'un ensemble d'obsession pour le métal et la machine. Bourré d'effets spéciaux en stop motion, glauque, sale et dérangeant, ce film marqua les esprits et devint progressivement célèbre.

Le centre du film est un homme qui suite à une blessure se transforme progressivement en un monstre de métal et de chair. Les décors sont froids, la "créature" est étrange et l'ensemble est aussi bizarre que terrifiant.

Trois ans avant Tetsuo, il y a un court métrage intitulé Futsu saizu no kaijin mais plus connu sous le nom de The Phantom of Regular Size. En fait il s'agit d'un brouillon de Tetsuo mais en couleur et avec des moyens moindres.

Ensuite vient Hiruko the Goblin en 1990, une oeuvre de commande sans grande ambition mais sauvée par une photographie exceptionnelle et des trucages impressionnant au regard des moyens. Shinya Tsukamoto racontes qu'il a volontairement choisi de faire un film commercial et bourré de contraintes au niveau de la production pour voir ce que ça faisait. Il s'agit d'une histoire de démons et d'esprits maléfiques traqués par un chasseur bien dérangé.

Mais les chef d'oeuvres de Tsukamoto sont Tokyo Fist et Vital. Tout deux d'une radicalité sans concession, et d'une beauté à couper le souffle dans le registre du glauque. Les travaux de caméra donnent tantôt le mal de mer, ou écrasent à loisir le spectateur avant de le percuter de plein fouet avec des zoom brutaux, des cadrages inhabituels et des contres plongées vertigineuses. Je tacherais de trouver plus de temps pour en parler mais ce sont deux films qui démontrent admirablement bien les capacités de leur réalisateur et que tout amateur de cinéma Japonais devrait avoir vu, ne serait-ce que pour ce faire une idée de qui est Tsukamoto.

Edité Jeudi 23 novembre 2006 :13:41 par koko


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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Bon, ce sujet a maigri parce qu'il s'y trouvait nombre de messages "vides" de Koko, allez savoir pourquoi. Sans doute victime de messages d'erreur.

Visionné ce jour:

"La légende de Zu" (Tsui Hark, Chine)

Superbe machin. Le mot me semble approprié. Cette espèce de Salvador Dali cinématographique serait parfaitement du goût des surréalistes européens et, comme prévient Jean-Pierre Dionnet dans sa préface du DVD, il est assez vain d'essayer de comprendre le film. Disons qu'on pourrait peut-être se creuser la tête pour comprendre au moins un minimum le récit, mais ceci demanderait de passer des heures en conjectures. Mieux vaut se faire à l'idée qu'on ne comprend pas grand-chose. La personne qui m'a montré ça m'avait promis un truc chtarbé depuis un certain temps et je dois dire qu'elle a le chic pour en trouver. En échange je lui ai promis un autre film siphoné.

Le film est très récent mais il a quelque-chose de profondément méliésien, en ce que les trucages, numérique dans leur immense majorité, ne cherchent pas du tout à se cacher, et même, ne visent aucunement la vraisemblance (ne parlons pas du vrai, qui n'a aucun intérêt dans un contexte surréaliste). Les comédiens sont rapportés par une surimpression d'une précision passable sur le décors et les plans truqués, ce qui donne un ton inimitable de mélange entre côté visible des ficelles et débauche d'effets numériques - et sur ce point, le film fonctionne comme un véritable manifeste, tant chaque séquence multiplie les effets (spéciaux) de manches... Ceci va d'ailleurs crescendo vers l'unique point de narration conventionnelle que l'on perçoit clairement, un "happy-end" (mais accrochez-vous pour savoir exactement comment vous êtes arrivés là, à part que les bons ont gagné). Finalement, c'est cette gradation, hillarante de systématisme ou passionnante d'esprit avant-gardiste n'ayant pas froid aux yeux (selon l'humeur et la disposition du spectateur) qui empèche le procédé de tourner à vide, et les trucages de n'être que la répétition d'eux-mêmes.
Le texte est bien souvent obscur, il multiplie de façon outrancière les effets d'hermétisme du cinéma d'arts martiaux, les métaphores obscures et les sentences assénées comme de grandes vérités philosophiques, dont certaines sont alambiquées quand d'autres se résument à "les bons triompheront des mauvais". On hésite entre deux interprétations, soit le texte est d'une ineffable subtilité et n'est compréhensible en entier que par l'auteur et les initiés, soit il est parfaitement inepte et ne veut pas dire grand-chose... Alternative qui peut s'appliquer à tout le film: manifeste surréaliste d'un cinéma à la limite de l'abstraction, ou fumisterie parfaite? L'auteur n'en étant plus à une curiosité près sonorise tout son film d'une musique "néo-romantique" parfaitement hollywoodienne la plupart du temps mais s'autorise des détours par le flamenco et la musique celtique. En tous point, un OVNI (pour ceux qui ont vu "Seven swords" en salle, ça n'a pas grand-chose à voir...). Et même si ça ne se veut pas strictement "non narratif" comme le Chien andalou de Bunuel (et Dali), puisqu'on repère quand-même une intrigue, des protagonistes, un thème central, des affrontements et un dénouement, c'est quand-même d'un hermétisme assez confondant. Ou peut-être faut-il avoir fûmé moult substances pour en trouver les clefs. Quoiqu'étant parti en me frappant la tempe avec l'index, je dois dire que j'ai passé un bon moment.

Et, de toute ma vie, le film que j'ai le moins compris avec Arsenal de Dovjenko et India song de Duras, pour en rester dans les films censés raconter quelque-chose...

Visionnage précédent, dans la collection "films totalement fûmés" et en compagnie des mêmes:

"A man called Hero" (d'un certain Andrew Lau, chinois dont le prénom anglais vous indique qu'il est de Hong-Kong).

Magnifique nanar, grande rigolade. La chose est difficile à résumer. Il y a des chinois qui partent en bateau de Chine vers les Etats-Unis sur un voilier où leurs conditions de voyage ont tout des esclaves du commerce triangulaire. C'est idiot, surtout pour quelque-chose se passant au début du XXe siècle, et surtout que ces braves gens, partis de Chine, débarquent à New-York. Sacré détour. New-York, donc, époque statue de la liberté, mais en architecture vaguement Far-West. Comme chacun sait, à New York les constructions dépassent rarement un étage. À un moment, le personnage est censé avoir totalement disparu de la circulation et personne ne sait où il se trouve, alors qu'il est exploité par une entreprise minière qui le tient, au secret et en semi-esclavage. Mais ce film n'en est plus à une absurdité près et l'individu, pendant tout ce temps, entretient une correspondance avec sa famille. À un moment, il y a des combats contre les méchants dont le ton hésite entre le film de sabre et l'aripotérisme à deux balles, et tout se finira par un combat autour de la statue de la liberté, image numérique d'échelle mouvante d'un plan sur l'autre sur fond de ciel 100% synthétique pas du tout raccord avec les séquences précédentes et suivantes. Festival de trucages cheap. À visionner avec des copains, d'humeur joyeuse, pour s'ouvrir l'appétit. Ensuite, passer à "Il était une fois Jean-Sebastien Bach", puis à "Godzilla contre King-Kong", puis terminer avec du "violent", genre "Robot Monster".

-Edité le: Lundi 21 août 2006 à 02:30 par Hallberg-


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Xian
 Xian
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Côté cinéma chinois, le peu que je connais sont les films sortis au Québec (pis ils prennent du temps pour arriver...)

Pour les amateurs d'histoire, il y a l'Empereur et l'assassin, de Chen Kaige, une énorme fresque historique retraçant la montée du premier empereur de Chine vers l'unification, et en même temps les efforts des autres royaumes pour lui envoyer un assassin. Très long, l'action est avant tout politique, dans le style trente minutes de délibération, préparation et dialogues pour une séquence de cinq minutes de bataille, et encore. C'est assez violent non pas au niveau de l'image, mais au niveau de l'intrigue. Les luttes politiques sont particulièrement violentes et la « raison d'état » amène les personnages à des extrémités pas mal... extrèmes...

Raise the Red Lantern, de Zhang Yimou, ça c'est plus pour les amateurs de cinéma, de plans de vue pis de jeu d'acteurs. C'est l'histoire d'une fille obligée de lâcher ses études pour devenir l'épouse numéro quatre d'un homme riche. Les quatre femmes sont logées dans des quartiers différents d'une immense baraque grise, et tous les soirs le « maître de maison » en choisit une pour passer la nuit. Ça retrace les relations d'amitié, de rivalité entre les épouses, qui viennent toutes de milieux différents et qui n'ont pas les mêmes motivations. Également, il y a la figure du maître, très controversée du début à la fin du film. Encore très long, mais esthétiquement très joli, bien qu'un peu sombre.

et dans un registre différent (peut-être que quelqu'un l'a déjà mentionné, mais à tout hasard, ça vaut la peine de le répéter dans ce cas), Porco Rosso de Miyazaki, l'histoire d'un pilote mercenaire d'hydravion dans l'Adriatique transformé en cochon à la suite de la première guerre, et qui lutte contre les pirates... Très bon film d'animation, pas de violence et beaucoup d'humour.



   
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koko
 koko
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Legend of Zu est en effet un superbe exemple d'utilisation décomplexée d'effets numériques. Il n'y a pas tentative de les cacher et le résultat n'en est que plus surprenant. Mais après tout qui dit que quand on fait de la magie les effets on l'air réels ? Peut-être sont-ils mal incrustés ?

En revanche commencer par Legend of Zu est un peu étrange. Le film révolutionnaire c'est, Zu, Les guerriers de la montagne magique, du même Tsui Hark. Legend of Zu date de 2001 alors que le premier Zu date de 1983. Les effets du premier Zu sont beaucoup plus impressionnants comparés à leur date et les idées plus novatrices.

Soit dit au passage Tsui Hark est un des plus grand réalisateur d'action de Hong Kong. On lui doit l'excellente comédie culinaire qu'est Le festin chinois, mais également des incursions dans le film de sabre avec The Blade et plus récemment Seven Swords (qui est quand même en dessous de ce qu'il faisait avant). Sans compter des polars comme Time and Tide (qui doit être mon film hongkongais préféré), une flopée de Il était une fois en chine et le troisième volet du Syndicat Du crime (les deux premiers sont de John Woo).

Personnellement j'aime bien les films japonais et chinois qui utilisent des effets numériques sans faire tout un plat pour les cacher. Zebraman de Takashi Miike est une superbe illustration de ça (et d'ailleurs c'est un délire que tout fan de cinéma japonais devrait voire, ne serait-ce que pour avoir vu au moins un des films de ce réal).

Bon, et au passage je te conseille les deux volets du Roi singe de Jeffrey Lau avec Stephen Chow dans le rôle titre. Tu y trouvera la même complexité et le même déluge d'idées que dans un Zu, mais dans un registre plus comique.


Le cinéphile déviant


   
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koko
 koko
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Ah, juste un dernier mot sur Le roi singe, il faut se faire à l'humour particulier des chinois où le meilleur côtoie le pire. On peut passer de gags surprenant par leur ingéniosité (voyage dans le temps en cascade et situations paradoxales) à des rots et des coups de pieds dans les parties génitales qui ne feraient pas rire un enfant de plus de 2 ans. De plus le registre comique d'un film n'empêche pas la cruauté de surgire quand on s'y attend le moins, sans nécessairement de vrais raisons scénaristiques. Ainsi dans King of Beggars de Gordon Chan on voit le méchant sacrifier un bébé lors d'un rituel magique alors que le reste du film est loin d'être horrifique ou tragique.


Le cinéphile déviant


   
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Xian
 Xian
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Le Roi Singe avec Stephen Chow existe en version française? C'est le problème avec les films chinois, en général, c'est déjà bien de pouvoir les trouver avec sous-titres anglais, mais s'il existe en Français, je vais me mettre en quête moi aussi... C'est un bon film, certes à l'humour très « chinois », mais j'ai bien aimé la liberté prise avec Xiyouji (le voyage vers l'Occident, le livre duquel le film s'est inspiré), c'est un classique au niveau des films d'arts martiaux et démons chinois, quoique l'histoire soit un tantinet compliquée...

Dans la même veine, mais un peu plus ancien, une véritable oeuvre immortelle est le Danao Tiangong (le grand dérangement au Palais Céleste), un film d'animation chinois de 1964 (vous avez bien lu), à mi-chemin entre culture traditionnelle et propagande communiste indirecte, avec quelques influences de Disney assez discrètes. Les amateurs de musique chinoise apprécieront.



   
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koko
 koko
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Oui, le roi singe existe en français, on trouve ce DVD par exemple :

http://www.amazon.fr/gp/product/B00008V2BK/sr=1-2/qid=1156231499/ref=sr_1_2/402-0543278-3457738?ie=UTF8&s=dvd

Et c'est justement la complexité de l'histoire associé à la réalisation sans faille de Jeffrey Lau qui fait de ce film un classique.

Dans la même veine esthétique, et dans une thématique proche, il y a aussi La fiancée aux cheveux blancs (Bai fa mo nu zhuan en VO).

Film séparé en deux volets parfaitement dans la continuité l'un de l'autre, tout comme Le Roi Singe, La fiancée aux cheveux blancs représente bien ce qu'était capable de faire Ronny Yu en 1993, avant de partir perdre son temps aux Etats-Unis (Freddy vs Jason c'est quand même pas du même calibre).

Un Roméo et Juliette entre une sorcière élevée par des loups et un héro sorti d'une des dernières grandes familles pratiquant les arts martiaux.

-Edité le: Mardi 22 août 2006 à 09:36 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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Xian
 Xian
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Le DVD est disponible, ah ben ça, va falloir que je me le procure au plus vite, je suis toujours coincé par la barrière linguistique (je l'ai eu par une amie, mais en version chinoise sous-titrée chinois... y'a des limites à ce qu'on peut comprendre, surtout que le film est bourré de vocabulaire disons... spécial...)

Merci pour l'autre référence, le film a l'air intéressant, il y a aussi La légende du Serpent Vert (Qing She Zhuan), qui reprend un opéra super célèbre pour le mettre en film, un peu dans le même style, une femme esprit serpent tombe amoureuse d'un lettré qui ne sait pas qui elle est et, bien entendu, un moine bouddhiste pourchasse tous les démons du coin, d'où moultes péripéties.



   
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koko
 koko
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Ce matin je suis tombé sur une publicité pour Le Maître d'armes, superbe affiche avec Jet Li.

Par le créateur de Héro et du Secret des poignards volants.

Du coup je me dis "génial, un nouveau film de Zhang Yimou". Et bien non, après recherche sur allociné c'est juste Fearless de Ronny Yu. Au demeurant c'est un bon film, réalisé de manière assez classique mais avec précision, et que je comparerais plutôt aux Il était une fois en chine de Tsui Hark.


Enfin, je ne vois vraiment pas le rapport avec Zhang Yiamou...

-Edité le: Samedi 26 août 2006 à 13:13 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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Les effets publicitaires du genre par le créateur de... sont effarants de stupidité. D'une part celà revient à prendre acte du fait que de toutes façons le public n'est pas fichu de retenir un nom; d'autre part ça a souvent un effet dissuasif ("par le créateur de: épouvantable navet"). Enfin, souvent, le créateur en question, peut très bien être le scénariste, le producteur, ou le gars qui a eu l'idée, qui l'a vendue au studio et qui s'est fait remercier juste après.


Opération Sisyphe
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koko
 koko
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Le temple du lotus rouge (Huo shao hong lian si) de Ringo Lam. Une bizarrerie comme on en voit peu chez nous. Un mélange de Indiana Jones (pour les pièges et le vieux temple), de Zu pour le coté compliqué des enjeux philosophiques et personnels des protagoniste (se résumant au final par des combats surréalistes, mais ici avec très peu de magie), et d'un film de Ronny Yu pour la photographie superbe mais très peu naturelle (filtres rouges très rouges, filtres bleus très bleus et ainsi de suite).

Il y a de tout et de n'importe quoi dans ce machin, allant de l'humour stupide et convenu comme on en voit dans les Drunken Master à des scènes d'une beauté poignante (le méchant qui peint avec du sang une fresque géante).

Dommage que ce soit si inégal (graphiquement parlant, et aussi au niveau de l'intrique) et que ça n'ait pas l'unité d'un Histoire de fantômes chinois ou d'un The Bride With White Hair.

Non, Ringo Lam ne se résume pas au minable Replicant avec Jean-Claude Van Damme.

-Edité le: Vendredi 1er septembre 2006 à 20:50 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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minako
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Je ne m'y connais pas énormément en cinéma asiatique. Je connais Hero, le Secret des poignards volants. J'ai beaucoup aimé Tigre et dragon. Mais j'ai découvert Breaking news de Johnnie To. L'histoire se passe à Hongkong. Des gangsters tirent sur la police en pleine rue. Ridiculisées, les forces de l'ordre décident de répliquer en direct à la télé. Toues les équipes sont envoyées au pied de l'immeuble où ont été repérés les gangsters. Ce film qu'on pense au départ téléphoné revèle plein de surprises. Malgré le sujet un peu basique, ce film reste émouvant.


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
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koko
 koko
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minako a écrit Mais j'ai découvert Breaking news de Johnnie To. L'histoire se passe à Hongkong. Des gangsters tirent sur la police en pleine rue. Ridiculisées, les forces de l'ordre décident de répliquer en direct à la télé. Toues les équipes sont envoyées au pied de l'immeuble où ont été repérés les gangsters. Ce film qu'on pense au départ téléphoné revèle plein de surprises. Malgré le sujet un peu basique, ce film reste émouvant.

Ce n'est pas le meilleur Johnnie To mais un des plus connus. Le plan séquence d'ouverture (une fusillade en un seul plan, du jamais vu) est extrêmement impressionnant : tout est tellement bien minuté qu'on en oublie l'exploit technique.

Le reste du film est bien pensé, même s'il s'essouffle un peu vite. La réalisation est maîtrisée et les personnages sont sympathiques.

Mais bon, Johnnie To c'est aussi The Mission, PTU, Election et des tas d'autres films géniaux. Je dirais que c'est actuellement, et selon mes gouts, un des meilleurs réalisateurs de polars musclés en activité (Tsui Hark étant hors concours, son Time and Tide étant absolument parfait).

John Woo était un des grands avec les deux premiers A Better Tomorrow, The Killer et l'ultime bourrinage décomplexé qu'est A toute épreuve.


Le cinéphile déviant


   
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