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Le cinéma d'aujourd'hui

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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
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De certains réalisateurs... encore que ce n'est pas leur but à eux. Les réalisateurs de daube hollywoodienne sont des artisans dociles qui ont quelque-peu abdiqué la liberté de l'artiste pour se mettre au service de l'industrie du divertissement. De tous temps il y a eu des réalisateurs qui survivaient dans le système hollywoodien tout en conservant, par leur audace et leur force de caractère, une grande autonomie, et qui de ce fait font des oeuvres personnelles. Dans le domaine des adaptations contemporaines de BD, Raimi et surtout Burton entrent pleinement dans cette catégorie. Et dans l'absolu, Spielberg, Coppola senior et junior, Eastwood, comme avant eux Griffith, Curtiz, etc. Mais il y a aussi des personnages dociles, dépositaire d'un savoir-faire et qui agissent en exécutants plus qu'en artistes, et c'est plutôt aux "studios", terme générique pour les grandes maisons de production et de distribution du réseau hollywoodien, qu'il faut attribuer la frénésie mercantile de la surenchère de ce qui est à la mode.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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minako
(@minako)
Prominent Member
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Oui! Heureusement que tous les réalisateurs ne sont pas des moutons qui se laissent mener à la baguette. J'aurai ajouté Woody Allen dans ceux qui apportent une bouffée d'air frais dans cet envahissement.

Il y a un film dont je voudrais parlé c'est Le vent se lève de Ken Loach. Si quelqu'un l'a vu, j'aimerais avoir une critique (+ ou -).


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
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Début du sujet  

J'ai envie de le voir, je mettrai probablement mon commentaire dans l'autre sujet, celui des critiques.

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De l'année 2006 écoulée, je retiens personnellement quelques films que j'ai trouvés particulièrement réjouissants, et tant pis si on y retrouve quelques noms ultra-connus dont je n'accepterai jamais de me faire traiter de fan (smiley à part si c'est au sens ventilateur du termesmiley), mais dont les anciens savent que je suis particulièrement friand.

À tout seigneur, tout honneur, mes deux meilleurs souvenirs de l'année sont le fait d'Almodovar et de Lasseter. Mais pour le coup, j'ai l'impression qu'ils font partie de ces films qui vous marquent et dont vous gardez le souvenir ému tout au long de votre vie. S'ils ne devaient pas rester uniquement dans ma tête, de toutes façons, je me suis procuré les DVD...

Volver (Almodovar). Sous cette construction narrative passionnément rythmée, ce style généreux et excessif, l'ardeur de l'auteur espagnol est démultipliée. Synthèse incroyable de tout ce qui a été fait jusqu'à présent dans le domaine de la comédie dramatique, associant toutes les expériences antérieures de l'auteur: son humour grincant y côtoie son goût du défi et sa tendresse généreuse. Une fois de plus, la machine implacable d'une construction tragique au rythme ancestral et hiératique s'insinue dans le monde du drame naturaliste. Oeuvre synthétique ou transversale selon les approches, au thème universel. Il faut s'abandonner, et Almodovar vous emmenera partout. N'importe-où, au coeur de l'émotion même la plus insolite. C'est un miracle, ce que l'on ne croirait pas si on vous le racontait se passe ici.

Cars (Lasseter). Maîtrise absolue de la narration et de la tension esthétique permanente (tout est évocation, tout est construction émotionnelle) d'un genre classique à l'aide d'une technique encore nouvelle... Film ludique où le moindre pixel (il convient de parler ainsi d'un cinéma créé sur des écrans d'ordinateur) est un trait d'esprit, propos tendre à la vraie saveur nostalgique, celle qui n'a pas besoin de se justifier et ne cherche pas là le faire. Lasseter parle de ses souvenirs d'enfance, d'une enfance passée là bas de l'autre côté de l'Atlantique dans une civilisation qui nous semble si lointaine et si contestable, et pourtant il nous transporte. Le cinéma est voyage intérieur, Almodovar l'européen nous emmène au coeur de l'homme, Lasseter l'américain au coeur du mythe, même le plus éculé.

Autres bons souvenirs:
La fiancée syrienne (Eran Riklis), plongée apparemment surréaliste dans un monde apparemment invraisemblable, plaidoyer pour l'individu contre le système, pour le droit d'aimer et de vivre, même au milieu de l'ubuesque.
V pour Vendetta (McTeigue). Malgré un impardonnable hors-sujet "matrixien" pour une séquence, voici de quoi ne plus désespérer des adaptations de bande dessinée. Un style d'une élégance classique presque naïve, pour le plaisir de la gratuité du geste.
Le Caïman (Moretti), nostalgique lui aussi, finalement peu politique et finalement très tendre. Sobriété parfaitement contrôlée du style, comme toujours chez Moretti, parsemé d'hillarants contre-exemples, sur le mode "Ed Wood se rachète".
Scoop (Allen). Petite douceur automnale, ne prétendant à rien d'autre qu'à être un baume au coeur. Emouvante passation de relais entre le maître et l'élève.
Le dalhia noir (de Palma). Film majestueusement outrancier au somptueux entrelacs policier.
The Queen (Frears), joyau de direction et de jeu d'acteurs, on y trouve même Tony Blair sympathique.
L'âge de glace 2 (Carlos Saldanha). Parce que les outsiders du studio Blue-Sky connaissent leurs classiques, un cinéma d'animation intemporel.
Babel (Alejandro González Inárritu). Et si ce n'était qu'un exercice de style? Tant-pis, c'est virtuose.
Jean-Philippe (Laurent Tuel), encore un miracle, rendre attachant un "fan" de Johnny Halliday, voire Johnny lui-même, à ceux qui n'en ont rien à faire. Quand on y arrive, c'est qu'on a au moins quelques notions de cinéma.
X-Men troisième du nom (Rattner), allez hop, pour finir, malgré mes réserves sur le moment, parce que c'est un gros jouet coloré et on peut en avoir envie, une fois dans l'année...

Enfin, bon, j'ai passé plus de temps à voir des reprises que des films nouveaux (comme souvent de toutes façons). Je mets un peu à part Nausicaä de Miyazaki qui, s'il était un film nouveau (et non un film qui n'était jusque là pas visible dans de bonnes conditions en Europe), se trouverait aux côtés de "Volver" et de "Cars". Miyazaki l'élégant, la grandiloquence sensible, l'équilibre miraculeux.

Edité Mardi 27 février 2007 :13:10 par Hallberg


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
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The Queen, je n'en ai pas parlé, mais j'ai adoré aussi. Le duc d'Edimbourg en prend plein la gueule, ce qu'il ne mérite pas forcément. Le prince Charles on ne sait même plus où le situer et la Reine est splendide de monumentalité monarchique et victorienne face à ce petit arriviste de Blair ! On comprend aussi un peu mieux l'affaire Diana du point de vue de la famille royale...


Fortuna audaces juvat !


   
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Thalie
(@thalie)
Famed Member
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J'ai vu Scoop avant hier.
J'ai découvert avec plaisir ce film.
Il est assez léger, mais le jeux des acteurs est très sympa, surtout le duo "entre le maître et l'élève" comme dit Hall.
Peut être que la chute est un peu rapide !

En tout cas, je l'ai trouvé beaucoup plus agréable que Match Point qui m'a paru un peu malsaint !


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
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J'ai mis un commentaire plus complet dans l'autre sujet. Je réserve celui-ci au regard rétrospectif sur les dernières années.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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