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Le nouveau royaume des idiots ?

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Lucterios
(@lucterios)
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J'emprunte ce titre à une interview du philosophe allemand Norbert Bolz paru dans "der Spiegel" et traduit et publié dans Courrier International n°826 du 31 août 2006. Désolé s'il est un tantinet provocateur, c'est du journalisme...

En résumé, l'universitaire se montre très critique par l'utilisation que l'on peut faire d'un média comme Internet où n'importe qui va publier sa photo dans son jardin avec le clébard qui donne la papatte (bon c'est dit en termes plus posés, mais c'est ça...)

Il s'interroge aussi sur Wikipedia, la revanche de la doxa, l'opinion préscientifique sur épistémé, le savoir fondé scientifiquement.

Le fait est, Wikipédia admet la contribution de n'importe quel imbécile. D'ailleurs, si vous faites une recherche sur le Dr Karl VI von Thulé, vous allez découvrir que ce mythomane absolu ose y mettre ses délires. Il est soi-disant docteur en physique et nobélisable (cela ne vous rappelle pas quelqu'un ?), mais par ailleurs bien incapable de reconnaître une bête projection conique en cartographie...

Alors, moi Internet espace convivial, je veux bien. Mais je n'aime pas non plus y lire tout et n'importe quoi avec un niveau de réflexion et d'argumentation qui ne dépasse pas l'altitude du comptoir d'un bar-tabac !

Edité Lundi 26 février 2007 :15:29 par Lucterios


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Lucterios
(@lucterios)
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Bon, je vous mets quand même l'article en intégralité, des fois que cela suscite d'autres pistes de réflexions...

Je peux pas mettre de lien, il faut y être abonné pour pouvoir le lire. Si cela tombe sous le coup de la loi, virez-le, tant pis...

Courrier international - n° 826 - 31 août 2006

En couverture / Web 2.0 : Quand le Net devient communautaire
Le nouveau royaume des idiots ?

Pour le philosophe allemand et spécialiste des médias Norbert Bolz, les nouvelles formes de communication conduisent au règne de l’opinion, de l’exhibitionnisme, de la précipitation et à la fin de la raison.
DER SPIEGEL Des millions de personnes tiennent un journal sous forme de blog sur la Toile et montrent des photos personnelles ou des vidéos à de parfaits inconnus. Pourquoi ?
NORBERT BOLZ C’est très simple : ils peuvent ainsi informer le monde entier sur leur existence. Avant, les gens – en particulier les adolescents – constituaient leur identité essentiellement à partir de la mode. Ils s’efforçaient d’attirer l’attention avec une tenue bien précise, des piercings ou des cheveux bleus. Il suffit de passer cinq minutes dans le métro pour voir défiler tout ce qui peut exister en matière d’autoreprésentation, mais il y a longtemps que cela ne nous fait plus rien. Les nouveaux médias offrent un nouveau terrain à l’exhibitionnisme facile. Ils permettent d’afficher une représentation de soi qui va au-delà des limites corporelles et de se construire un moi complètement différent.

Le privé devient public ; on communique sur tout. Est-ce le nouvel impératif ?
Ce qu’on peut dire, c’est que les barrières de la pudeur tombent. On l’avait déjà remarqué avec l’arrivée de la communication par courriel. Des gens qui dans mes cours n’ouvraient jamais la bouche se sont mis tout d’un coup à envoyer quantité de messages.

Les consommateurs deviennent des producteurs ?
Vous êtes journaliste et vous écrivez des articles. Je suis professeur d’université. Tout le monde a besoin d’attention, d’avoir un public. Moi, je peux même forcer mes étudiants à m’écouter. Mais la plupart des gens ne sont pas en mesure de satisfaire ce besoin dans leur vie professionnelle, et c’est pourquoi les nouveaux médias présentent pour eux un tel attrait…

Est-ce une libération ?
Assurément. Quant aux conséquences pour les médias, la société, le comportement des citoyens, c’est une autre question. Mais, sur le plan psychologique et social, c’est une grande libération.

Est-on en train d’assister à une démocratisation de la communication de masse ?
Dès 1927, Bertolt Brecht espérait, dans sa théorie sur la radio, que chaque récepteur puisse devenir dans le même temps émetteur. Derrière cela, il y avait l’idée que la structure one-to-many [un centre – les médias – émet vers le public] était appliquée artificiellement à la radio [c’est resté le cas, à de très rares exceptions près]. Brecht disait également que nous avons des possibilités merveilleuses, mais que nous ne savons pas ce que nous voulons communiquer.

Etes-vous d’accord avec lui ? Pensez-vous qu’il y a également sur la Toile beaucoup de bruit et peu de pertinence ?
Ce média cherche encore ses applications. C’est tout à fait normal. On commence par inventer des techniques, puis on réfléchit à ce qu’on peut en faire. Ce fut le cas pour la télévision comme pour la radio. Quand le téléphone est arrivé, on pensait qu’on allait peut-être retransmettre des concerts par ce moyen. Mais on ne peut pas parler de manque de pertinence quand on songe à de nouvelles communautés comme Wikipedia, l’encyclopédie en ligne. On a là tout un savoir de profanes qui entre en concurrence avec le savoir des experts. Pour moi, le mot-clé n’est donc pas démocratisation, mais doxa.

Il va falloir nous expliquer ça.
Les Grecs ont indiqué la voie dans l’Antiquité. Ils ont dit : avant, il y avait la doxa, c’est-à-dire l’opinion. A partir de maintenant, nous ne nous intéresserons qu’à la vraie connaissance, à un savoir fondé scientifiquement, l’épistémê. Aujourd’hui, deux mille cinq cents ans plus tard, la doxa revient : sur Internet, c’est l’opinion de toutes sortes de personnes qui prévaut, dont très peu sont des experts. Or, en se regroupant, ces opinions offrent des résultats manifestement plus intéressants que celles des scientifiques hautement spécialisés. C’est ça qui est fascinant avec Wikipedia. Une opinion diffuse et éparpillée rivalise avec le travail universitaire par un étonnant processus d’auto-organisation.

La sagesse des masses est-elle supérieure au savoir des experts ?
Oui, et à bien plus d’un égard : par son actualité, par son ampleur, par sa profondeur et par la richesse de ses références. En revanche, on n’y trouve naturellement jamais de contributions hautement abstraites comme celles du Dictionnaire historique de la philosophie. Certains des articles de cet ouvrage ont vingt-cinq ans, mais ils sont mûrement pensés et toujours pertinents. Wikipedia, c’est la doxa pour le peuple. Mais, quand on est un professionnel, on doit communiquer avec des professionnels.

Le phénomène dissimule également des évolutions économiques très importantes. Une entreprise comme Wikipedia menace l’existence de temples de la connaissance publique comme l’Encyclopaedia Britannica. Eprouvez-vous parfois un sentiment de fin du monde ?
Pas de fin du monde. Mais il est sûr qu’il y a quelque chose qui change dans la pertinence publique. L’expertocratie perd du terrain, de la légitimité. On peut à bon droit dire que les masses gagnent en influence. Les gens deviennent de plus en plus des idiotae – comme disait au Moyen Age Nikolaus von Kues [1401-1464, cardinal allemand et grand esprit] –, ils se contentent de leur opinion et n’écoutent pas les lettrés.

Vous qualifiez les milliards d’internautes d’idiots ?
Je ne dis pas ça méchamment. Les nouveaux idiots ne se laissent pas dicter leurs connaissances, leurs intérêts ni leurs passions. Ils s’organisent en un contre-pouvoir étonnant.

En quoi la navigation sur le Net change-t-elle nos habitudes de pensée ? La raison occidentale avec sa structure thèse-antithèse-synthèse peut-elle encore fonctionner dans notre culture versatile du clic ?
Chez Kant, la raison n’est assurément pas limitée par le temps. Avec Habermas, on peut encore discuter pendant un temps infini. Cela est toutefois de plus en plus irréaliste. Aujourd’hui, il s’agit de passer au crible le plus de matériel possible en un temps le plus court possible. En un mot : la raison classique était indépendante du temps ; aujourd’hui, nous n’avons pas la tranquillité nécessaire pour traiter les informations les unes à la suite des autres. Il vaut mieux repérer l’important en quelques secondes que maîtriser la déduction.

Comment un professeur de communication prépare-t-il ses enfants à cette façon de vivre ?
Vous voulez dire : comment je leur lave le cerveau ? J’essaie de leur faire entrer dans le crâne qu’il faut qu’ils lisent des livres. Tout le reste, je laisse courir. Tout ce que je leur dis, c’est : lisez des livres, sinon vous ferez partie des perdants. C’est la seule exigence que je me suis fixée pour leur éducation – pour un succès modeste, il faut dire.
D’ailleurs, je vois bien mes étudiants : ils réussissent effectivement à ne percevoir les livres qu’accessoirement. Avec eux, j’ai renoncé.
Der Spiegel
L’auteur
Norbert Bolz, 53 ans, philosophe, enseigne la science des médias à l’Université technique de Berlin. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont Weltkommunication (La communication mondiale) et Das konsumistische Manifest (Le manifeste du consumérisme), non traduits en français.

© Courrier international 2007 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076


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koko
 koko
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Wikipedia est en effet une vraie catastrophe par sa tendance malicieuse à la propagation des légendes urbaines et autres vérités à l'emporte pièce.
En fait la wikipédia francophone est sans espoir, ne voulant pas mettre en place un système de références bibliographiques. Pour cette communauté de bloggeurs superficiels, ceux qui citent leurs sources sont des lâches s'appuyant sur une sorte de clergé omnipotent, la "vérité officielle" en quelque sorte.

La wikipédia anglophone est beaucoup moins lamentable. Les bibliographies rattachées aux articles commencent à exister (plusieurs pourcent des articles) et l'intervenant moyen est moins bête et moins apte à étaler des faits approximatifs. Il faut croire que les intervenants anglophones sont moins prompts à s'auto qualifier d'experts.

Il reste que limiter le web à ces jolis projets communautaires serait stupide. La wikipédia et les blogs ce n'est pas 1% du net. Internet a suffisamment bouleversé le visage de la recherche académique en donnant la possibilité d'accéder commodément à des articles ayant déjà passé par le filtre de l'édition pour qu'on puise lui en être reconnaissant sur 7 générations. Parceque, pour avoir quelques fois commandés des articles de la manière classique, je ne souhaite plus ce cauchemar à personne. On apportes une référence bibliographique précise à sa bibliothèque universitaire, on remplit une fiche et 20 euros, ou plus, sont débloqué, pour recevoir 15 pages rédigées par un auteur n'ayant même pas été payé pour la publication et souhaitant de tout son coeur que l'article soit le plus largement diffusé.

Bref, le net c'est avant tout la possibilité pour tous les chercheurs de mettre à disposition leurs travaux sur le web (que ce soit leur thèse ou leurs publications académiques). C'est, ne l'oublions pas, le but premier d'internet (après des constats terre à terre sur la robustesse des réseaux de communication militaires), d'ailleurs RENATER (le réseau national de télécommunications pour la technologie, l'enseignement et la recherche) est un des premiers réseaux français. Le fonctionnement du monde de la recherche, très assimilable à une wikipédia avec son système de relecture et de publication de la part de tous les membres actifs, ne se prête cependant pas à un usage par le grand publique. Le web 2.0 est basée sur l'utopie de reproduire à une large échelle un mécanisme marchant bien pour la recherche.

Je ne crache pas sur tous les projets communautaires pour autant. D'abord parceque pour le développement des logiciels c'est une solution ultime, ensuite parceque le mécanisme, en soi, est bon. C'est juste que la proportion d'ignares sur celle de gens compétents est trop forte.


Le cinéphile déviant


   
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Lucterios
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Effectivement, Internet peut rendre certains services en matière de recherche. Mais dans mon domaine, il ne sert pratiquement à rien. Il n'existe à peu près aucun projet scientifique sérieux dans le domaine celtique sur le web, même pas anglo-saxon. Mais c'est normal, déjà les archéologues ne publient pas toujours le résultat de leurs fouilles ! Quant aux linguistes, ils ne semblent guère intéressés par ce domaine. Les littéraires (surtout les plus âgés) sont relativement réfractaires aux nouvelles technologies. En informatique, évidemment, on comprend que cela soit différent.

Mais, pour l'absence de références bibliographiques de la part de Wikipédia, on assiste à un phénomène proche de la mode de l'historiographie depuis le XIX e siècle, redoutable pour celui qui s'intéresse à l'histoire locale.

On oublie souvent que l'histoire est une discipline à part entière qui exige une méthode scientifique rigoureuse et qu'elle n'est pas un amusement pour tel ou tel retraité, qui tout à coup se met à disserter sur quelques anecdotes, qu'il a retirées de tel ou tel vieux journal, pour épater la galerie.

Ces renseignements sont de véritables casse-têtes, parce que ces personnes ne citent jamais leurs sources, si fait que l'on reste dans le domaine de la doxa, du "on dit", pour une bonne partie de l'histoire.

Par exemple, je sais que Chateaubriand a vécu près de chez moi, en 1835, dans ce qui était l'hôtel de l'Europe (mais je ne sais pas du tout d'où provient l'information !) Pareil pour Delacroix qui est venu ici (peut-être à l'endroit-même d'où j'écris actuellement), hôtel de Londres, en 1849... Le type qui donne les informations ne dit absolument pas où il les a trouvées. Cela relève d'une naïveté assez déconcertante. Pire, Juliette Récamier est venue en même temps que son amant. Elle a résidé à l'hôtel d'Albion. J'ai réussi à apprendre, grâce à un bibliothécaire, que ce lieu, tenu par une certaine Mme Ryan (nom irlandais au passage...) se trouvait rue du Haut-Pas. Alors, l'info provient d'un vieux bouquin non identifié. Voilà, moi-aussi, je m'en tiens aux "on dit". Quant à connaître l'adresse exacte de l'endroit, là je me marre...

Edité Lundi 26 février 2007 :17:13 par Lucterios


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koko
 koko
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Lucterios a écrit Effectivement, Internet peut rendre certains services en matière de recherche. Mais dans mon domaine, il ne sert pratiquement à rien. Il n'existe à peu près aucun projet scientifique sérieux dans le domaine celtique sur le web, même pas anglo-saxon. Mais c'est normal, déjà les archéologues ne publient pas toujours le résultat de leurs fouilles ! Quant aux linguistes, ils ne semblent guère intéressés par ce domaine. Les littéraires (surtout les plus âgés) sont relativement réfractaires aux nouvelles technologies. En informatique, évidemment, on comprend que cela soit différent.

En mathématique, en physique, en mécanique en informatique et en chimie, la plus part des articles publiées dans des revues d'audience internationalles sont disponible en ligne, souvent moyennant paiement, mais les université ont les moyens.
La tradition veut, en math et en info, que les articles publiés soient en plus placés sur les pages personnelles des auteurs, ce qui est illégal, puisque l'éditeur obtiens les copyright des articles après les avoir publiés, mais on s'en tire en mettant des pré-prints, c'est-à-dire des versions non définitives de l'article (qui ne différent en fait de l'article définitif que par leur mise en page).

Quand l'article n'est pas sur la page un simple @-mail à l'auteur fait économiser 20 euros, gagner énormément de temps, et permet une première prise de contact pouvant s'avérer utile par la suite en cas de questions.

Edité Lundi 26 février 2007 :17:35 par koko
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Lucterios a écrit
Mais, pour l'absence de références bibliographiques de la part de Wikipédia, on assiste à un phénomène proche de la mode de l'historiographie depuis le XIX e siècle, redoutable pour celui qui s'intéresse à l'histoire locale.

Heureusement que ce n'est pas la mode en sciences. Ce serait une catastrophe. Tout résultat non prouvé doit être issu d'une publication référencée dans la bibliographe. C'est une règle absolue !

Ce qu'on ne prouve pas d'autre doivent l'avoir prouvé.


Le cinéphile déviant


   
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Lucterios
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Disons que les sciences sont en général épargnées par les touche à tout (mais j'ai rencontré un cas très grave, dont je ne reparlerai pas, c'est inutile, et on a eu droit à un sacré mariolle dans ce domaine, me semble-t-il. Je doute que ce qu'il racontait en physique soit plus crédible que le reste. Déjà ses débilités à propos de l'absence d'électrifications au Canada, c'était comme la tête de Lefuneste, hein, cela faisait dérailler les trains, parce que les rails se gondolaient de rire en les lisant !smiley)

En histoire, c'est l'horreur. N'importe qui s'imagine capable de rédiger un livre. On peut décemment passer pour ignorant en science, cela passe, vue la complexité de l'affaire, mais en histoire, on s'imagine que l'on peut tout savoir aussi. Or, c'est la même chose !

Je prends le cas des recherches celtiques. Elles sont à peu près abandonnées en France à des celtomanes qui racontent n'importe quoi. Le flou de la question aggrave encore l'affaire. Pire, un archéologue de renom que je ne nommerai pas a pondu récemment un bouquin sur un sujet porteur avec des grossièretés tellement énormes (il suffit de lire Tacite pour comprendre qu'il raconte n'importe quoi) que cela fait réellement pitié. Donc, quand on voit que de soi-disant savants émargeant au C.N.R.S. sont capables de tels trucs, il ne faut pas s'étonner non plus de lire des absurdités sur Wikipédia...


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Pearl of Light
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J'avais lu un article Anglais sur Wikipédia (de The Economist il me semble)l'an passé.. L'article semblait plutôt pro-Wikipédia, mais en énonçant toutefois les dérives.. Et il y avait une magnifique phrase : "Wikipédia, c'est comme les toilettes publics... vous ne savez jamais qui est passé juste avant".. (phrase venant des "intellectuels" opposés à Wikipédia)..

Suite à cet article, je me suis dit de tenter l'expérience.. et comme j'avais un devoir sur le citoyen à Athènes sous Périclès, j'ai cherché des infos dedans.. J'ai rapidement fermé la page.. En clair : ou bien toutes mes précédentes recherches sur des livres (j'en avais utilisé une dizaine et j'avais croisé leurs informations, parfois divergentes sur des détails) et les cours de mon prof étaient de la daube totale, ou bien c'était Wikipédia qui était pourri.. Bizarrement, j'ai préféré croire la deuxième solution.. Seulement voilà un élève a utilisé Wikipédia.. je ne vous raconte pas la rage du prof, qui est parti directement dans la salle informatique (après avoir quand même enguirlandé l'élève ^^) voir le désastre smiley (article qui a entre temps été re-modifié je crois)..

Outre les sources non-citées, il y avait pour le coup un enchainement de débilité (un gros mélange de date.. en clair Périclès datait d'avant Homère ou dans ce genre là).. Du coup, mon premie contact avec Wikipédia a été très mauvais...
J'y vais de temps en temps pour vérifier des trucs sans trop grande importance ou si je ne suis plus trop sure d'une information.. pour des broutilles en fait..

Ce qui me gène le plus dans la version Française, c'est en effet le manque de bibliographie (même si j'en ai vu récemment).. à la limite, la version anglaise est plus fiable (à condition de ne pas faire de contresens).. Il y a quand même des articles fiables, mais vu que je vérifie mes informations autre part, c'est plus une perte de temps vu que je ne peux pas me fier à 100%..


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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Lucterios
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Non ? J'y crois pas... Attends, je vais aller y faire un tour pour rigoler... A moins que cela ait été modifié depuis !smiley

Non, l'article m'a l'air tout à fait canonique pourquoi ?

Edité Lundi 26 février 2007 :20:01 par Lucterios


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Eli
 Eli
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C'est le problème d'internet et particulièrement de Wikipédia... non seulement la fiabilité des articles est variable d'un site à l'autre, mais aussi dans le temps.


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***


   
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Pearl of Light
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Lucterios a écrit Non, l'article m'a l'air tout à fait canonique pourquoi ?

Oui oui, la grosse bourde a été quand même modifiée et l'article complétement changé... J'y suis retournée un mois après, tout avait changé.. Mais là aussi c'est un peu différent =)
Jsais pas s'il me reste les impressions écrans que j'avais faite à l'époque ^^
(ah non.. zut, ça valait le détour pour le coup ^^)


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Lucterios
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Ben avec un peu de bol, je vais tomber sur une énorme zimmererie, attends... Au hasard, je tape Léonidas... Non, c'est nul, mais pas de grosse bourde...Tant pis !

Edité Lundi 26 février 2007 :20:37 par Lucterios


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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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Léonidas? Le chocolatier? smiley
Non j'ai tenté aussi de retrouver des trucs comme ça... mais plus rien..
Au moins, il y a un aspect positif : les articles sont contrôlés!


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Lucterios
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Contrôlés ? Tape Karl Vi von Thulé, pour voir !smiley


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Paul
 Paul
(@paul)
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Il n'y a pas qu'internet qui soit concerné. Les livres et documentaires TV, soit disant historiques, fourmillent aussi d'erreurs et d'affirmations légendaires.
Je déteste sincèrement la nouvelle mode des docu-fictions où la frontière entre les images d'archives et celles tournées est de plus en plus floue. Surtout pour les sujets du royaume concerné.
Plus retorts les images d'archives utilisées pour illustrer un sujet se déroulant à mille km. Sans compter les images de propagande que l'on passe pour de la réalité....
A la place des lois imposant une histoire officielle, nos chers députés feraient bien d'en voter une imposant les références en sous titrage des documentaires historiques et à toute publication publique.

Edité Lundi 26 février 2007 :23:44 par Paul


Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
Mes dernières lectures sur le site:

Le romantisme de L'Orgue du Diable.
Dessin
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Lucterios
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Honnêtement, les émissions à prétexte historique à la télé, c'est carrément de la m... !

La raison en est simple. La démarche historique part du postulat qu'il faut prendre de la distance par rapport à son sujet. Du temps de l'émission de Marc Ferro "l'histoire parallèle", on nous projetait des images d'archives et après, des historiens sérieux analysaient les documents avec le recul nécessaire.

Là, les commentaires sont surimposés aux images et ils ne sont pas toujours pertinents, introduisant un flou dans les consciences et laissant toute la place à l'émotion. Ce n'est pas de l'histoire. C'est du bricolage médiatique et cela n'a aucune valeur scientifique ni même pédagogique !


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