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[lecture] Harry Potter

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Thalie
(@thalie)
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J'ai lu ce bouquin, en anglais en août et septembre dernier.
La fin de l'été, est une période, dans le sud de la France, de fortes inondations.
Mon chéri était parti en voyage et je me retrouvais toute seule, dans notre nouvel appartement, en rée de chaussée !

Je me rappelle d'une nuit, où il n'a pas arrêté de pleuvoir, je voyais l'eau monter sur la terrasse, je ne pouvais pas y faire grand chose... mais je ne pouvais pas dormir non plus.

La lecture de Harry me permettait de m'évader, et je dois aussi dire que j'avais du mal à lâcher mon bouquin.
J'en étais à la partie à Harry et Dumbledore partent dans la grotte chercher "l'objet" !

A chaque fin de chapitre, je regardais mon réveil, mais ne pouvais toujours pas dormir. Ce que j'ai remarqué, c'est que je lisais presque exactement, un chapitre par heure !

Ce dernier volume est de plus en plus noir.
Je me demande comment tout ça va évoluer dans le dernier épisode. Tout un tas de nouvelles questions se posent à nous et amènent plus de suspens...


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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raphys2002
(@raphys2002)
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j ai egalement lu le harry potter en anglais et j ai deja mes opinions sur le prochain tome attention spoiler de raphys2002!!!

1) c'est dumbledore qui a demande à rogue de le tuer afin de garder sa couverture (hagrid surprend une dispute entre dumbledore et snape dans la foret et que dit snape? "jamais je ne referai ca (sous entendu l'avada kedavra)
2) celui qui a vole le veritable horcrux est le frere de sirius (regulus black)
3) harry est lui meme un horcrux (la prophecie ce revelerai donc vrai

-Edité le: Mardi 20 juin 2006 à 22:27 par raphys2002-

-Edité le: Mardi 20 juin 2006 à 22:28 par raphys2002-



   
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Lucterios
(@lucterios)
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Aripotère ? Pas vraiment le degré zéro de la littérature comme Dan Brown ou même Werber, mais si cela plaît tant mieux...smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Aripotère, excellente question.

Moi je n'ai jamais lu un volume en entier. J'ai vu le premier film. Film convenable, de toutes façons, mais ce qui m'avait géné à l'époque était le souverain mépris de l'auteur pour le cinématographe en général et le genre spécifique de l'adaptation littéraire en particulier - mépris voulant que l'auteur souhaitait un produit dérivé au sens propre du terme, pour faire plaisir à ses "fans" et pour en apporter de nouveaux. Et donc, en somme, il ne fallait surtout pas que ça fasse de l'ombre au livre, en aucun sens, et pour cette raison, l'auteur avait tout spécialement veillé à ce qu'un docile réalisateur hollywoodien industriel fasse la chose, et que ce ne soit surtout pas du cinéma d'auteur. Bon, ça m'avait fait hurler et j'avais d'ailleurs pondu un texte assassin dans le magazine associatif où je sévissais, avec le culot de mes 24 ans (ai-je moins de culot maintenant, là n'est pas la question). En effet, celle qui se voulait l'auteur d'une sorte de renouveau littéraire, encourageant dans le même temps les pires turpitudes d'un autre art, c'était un peu fort. Avec une aussi grande conscience de sa valeur, elle aurait au contraire dû exiger que le film fût un chef-d'oeuvre sinon rien.

Après cette entrée en matière pour le moins chaotique à la suite de laquelle je n'ai pas vraiment fréquenté Aripotère (ni Harry, ni Potter, à part Beatrix Potter, classique illustratrice anglaise de livres pour enfants absolument ravissants, mais ceci est un hors sujet absolument délibéré et honteux pour vous agacer, niark niark). Jusqu'à ce qu'un exemplaire du premier roman ("à l'école des sorciers") ne tombe entre mes mains, d'une façon détournée: une amie m'avait confié un lot de livres à rendre pour elle à la bibliothèque municipale de prêt parce qu'elle n'avait pas le temps avant de partir en vacances. J'ai donc jeté un coup d'oeil à l'ouvrage, que j'ai lu partiellement sans en être particulièrement enthousiasmé, j'en ai trouvé l'écriture passablement banale (mais celà peut venir de la traduction) et, curieusement, moi qui suis très fleur bleue parfois, j'ai eu un mal fou à me prendre au jeu. Sans doute parce que culturellement, je n'accroche pas tellement au contexte "sorcellerie pour rigoler" à la façon halloween, sauf quand c'est dans un sens un peu parodique et subversif (par exemple j'aime beaucoup Burton). Je me suis aussitôt demandé si le mal que j'ai toujours à rentrer dans de la littérature contemporaine (pour la raison élémentaire que le style ne me séduit pas s'il est trop actuel, pas assez dépaysant sur le plan du langage) n'était pas tout simplement à l'origine de ma faible adhésion à ce qui semble soulever l'enthousiasme général - pas celui de Lucterios je vois, mais bon.

C'est donc avec la naïveté de celui qui a lu un seul volume, pas d'une traite et sans que le charme opère vraiment, que je vous pose quelques questions élémentaires pour entrer en pottérolâtrie (et passer indemne j'espère).

Puisque selon les uns c'est un monument, pour les autres une fumisterie, pouvez vous me dire à peu près clairement comment ça se situe dans la production littéraire actuelle? "Da Vinci Code", j'ai essayé et j'ai trouvé ça écrit comme un roman de gare, ce qui fait que je n'ai pas continué et que j'ai sans doute loupé ce qui intéresse les gens dedans, à savoir l'intrigue. Harry Potter, je n'ai pas eu l'impression que c'était se payer la tête du monde, mais en quoi au contraire ça pourrait être une révélation pour certains?

Dans la mesure où ça me parait pas trop mal, mais qu'il doit exister mieux ailleurs (et d'ailleurs Rowling n'a pas eu les prix littéraires courants si je ne m'abuse, et pourtant Dieu sait s'ils sont sensibles aux modes et s'ils ont un lien avec les enjeux commerciaux), comment aborder Aripotère?
Est-ce que la comparaison que j'ai déjà entendue, à savoir que ce serait à la littérature ce que les Trois Ténors et André Rieu sont à la musique classique, pourrait se justifier? À savoir que les deux exemples musicaux cités sont, dans l'ensemble de la production discographique en musique classique, soit moyens soit juste convenables, mais qu'ils font l'objet d'une médiatisation faite de telle sorte que beaucoup de gens ne connaissent que ça et qu'ils les adorent - or on sait actuellement que ce n'est pas tellement de la vulgarisation, car de la vraie vulgarisation servirait à tirer le reste de la production, ce qui ne se vérifie pas.
Le bouquin de Rowling, quelle est sa part de qualité intrinsèque qui lui font mériter des lauriers hors de tout contexte, et comment faire la part des choses quand ça devient un phénomène de masse, dont on sait très bien qu'il n'a rien à voir avec la qualité intrinsèque (sinon personne ne s'intéresserait à Star Académy)?

En d'autres termes, pour que cet ouvrage ultra-médiatisé mais qui paradoxalement ne fait pas se pâmer l'ensemble du milieu littéraire soit encensé par les uns et descendu par les autres, j'en viens à la conclusion qu'il doit avoir quelque-chose d'exceptionnel et de remarquable, soit dans la qualité, soit dans la nullité, voire un peu des deux (ce qui parait débile, mais si ça se trouve c'est possible).

Pouvez-vous m'aider à sortir de l'unique, binaire et obscure opposition des pour et des contre?


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Bien, premièrement, on a tous le droit d'aimer ou de ne pas aimer. Traiter Harry Potter de roman de gare, je trouve que c'est un peu fort cependant. Évidemment, si on se limite au premier roman, on peut en venir à dire ça j'imagine. Ceux qui juge que Harry Potter est complètement nul ont-ils lu tous les bouquins? Cela me surprendrait. Cependant, si le thème de la sorcellerie et de ce qui l'entoure n'intéresse pas du tout quelqu'un, faudrait pas aller chercher vraiment plus loin pourquoi il n'accroche pas.

Je dirais que se baser sur le premier tome pour juger l'ensemble de l'oeuvre est une grave erreur. Une des choses que je trouve particulièrement intéressante, c'est que l'intrigue et la profondeur des personnages évoluent au fil des volumes. Le premier tome est surtout centré sur l'action. Je dirais que c'est une belle histoire simple et son niveau d'écriture s'adresse davantage aux enfants. C'est d'ailleurs cette accessibilité dans l'écriture qui fait que les enfants accrochent plus peut-être. Dans le deuxième, on va déjà plus en profondeur et, plus ça va, plus on va vers un roman davantage intimiste, l'écriture demeurant toujours accessible aux jeunes cependant. Plus ça va, également, plus des éléments s'ajoutent à l'intrigue et plus on se pose de questions.

L'histoire au début suit le pattern suivant: un interdit, le trio Harry-Ron-Hermionne y vont pareil et sauvent la situation. Mais plus on avance dans les histoires, plus on se rend compte que la menace est sérieuse et plus tout ne se déroule pas aussi facilement. Et puis, dans les romans (car tout ça a disparu dans les films malheureusement), on touche aux thèmes de l'esclavage, de l'alcoolisme, de la coruption en politique, de la quête du pouvoir, des chicanes de famille, de la déformation des propos dans les journaux, etc.

Concernant les films, personnellement, je les trouve très biens. Le premier est la réplique conforme du roman. C'était facilement faisable étant donné justement que ça se limitait à un roman d'action. Ensuite, ça demeure très bien, mais ils ont évidemment dû choisir, on ne pouvait pas tout y mettre. Dans le dernier spécialement, je regrette un peu certains de leurs choix, mais bon. Ils souhaitaient au départ faire deux films pour rendre le quatrième tome. Le problème, c'est que les jeunes vieillissent et que pour respecter l'évolution de la série, il faut faire avec une contrainte de temps. Ce n'est pas facile à faire, alors chapeau.

Finalement, personnelement, j'aime bien le thème. Ça correspond à une multitude de rêves d'enfance. Le monde imaginaire de Mme Rowling, j'y entre à fond, pour le plaisir. La grande différence avec Da Vinci Code (que je n'ai pas lu et dont je me fiche éperdument pour tout de suite), c'est que Mme Rowling ne se prend pas au sérieux et qu'elle souligne elle-même que ce n'est que de la fiction, contrairement à Brown à ce qui semblerait.

Je trouve toujours un peu embêtant le fait que les gens se permettent de critiquer vivement Harry Potter sans même l'avoir lu. Je ne prétends pas que le niveau d'écriture soit supérieur, au contraire, je prétends qu'il est tout simplement accessible à tous. Et puis, écrire ces livres pour Mme Rowling, ce n'était pas en vue de créer un nouveau genre nécessairement, c'était dans le but de réaliser un rêve bien à elle. Je respecte ça.

Pour ceux que ça intéresse sur mon opinion concernant l'histoire, voilà :

Je ne sais pas Raphys. Pour prononcer des sorts comme l'aveda kevadra, il faut vraiment vouloir le mal pour vrai. Peut-être que c'est réalisable cependant. Le personnage de Rogue dans le dernier volume est terriblement troublant. Rogue est un agent double au fond. C'est un bon ou un méchant? Et s'il n'oeuvrait que pour lui-même finalement? Ou pour quelqu'un d'autre? Et pour les horcrux, je ne sais pas. C'est intéressant cette idée qu'Harry lui-même est un horcrux... ça me laisse songeuse. Tu as vu comment il faut les détruire? Ça ne fonctionne pas avec la prophétie ça. Si Harry était un horcrux, il faudrait qu'il se détruise lui-même pour détruire Voldemort, or, dans la prophétie, il est dit que pour survivre, l'un des deux devra détruire l'autre. Donc, ça ne fonctionne pas. Non, je ne crois pas que ça soit ça. Le prochain tome annonce beaucoup! D'une part, toutes ces histoires d'horcrux. Il faut tous les détruire, il en reste plusieurs et on ne sait pas tous où ils sont, et celui qu'on croyait trouver a en fait été dérobé, puis à la fin du 6e tome, on laissait entrevoir que le trio ne retournerait pas à Poudlard... J'ai hâte de savoir. smiley


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Thalie
(@thalie)
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En ce qui concerne mon avi global sur Harry Potter, je dois dire que je suis plutôt d'accord avec Cherrydean.

Il ne faut pas oublier une première chose : c'est une histoire "classée jeunesse".
Le niveau littéraire n'est pas spécialement élévé, cependant, la narration est excélents (contrairement au Da Vinci Code, qui n'a aucun intérêt de ce côté là). Le suspens est toujours présent, les descriptions sont très bien faites, les dialogues sont simples et compréhenisbles. J'aime comme elle déforme les mots, quand ils sortent de la bouche de Hagrid, par exemple, qui a un fort accent. Dans la version anglaise, Fleur Delacour, qui est fraiçaise, parle avec un accent, visible dans l'écriture ! Il me semble qu'elle prononce Arry...

L'auteur, a su créer tout un monde, avec ses personnages, ses lieux, ses traditions, son language... et ça, c'est une première chose envoutante.
J'adore les mots et les expressions qu'elle invente. Le plus amusant étant Moldu, pour les "non magiciens".

Elle utilise des être issus de l'immaginaire commun, et les adaptent à son oeuvre, sans les déformer. Effectivement, les Elfes de maison, amènent tout un tas de sujets de société, plutôt graves. Je trouve bien, de développer ce genre d'idées chez les enfants.

Il me semble que les livres évoluent avec l'âge des personnages principaux. On se retrouve dans des situations de plus en plus grâves, et Harry doit faire face à de nouvelles épreuves. J'aime bien, comme dans le 5ème volume, on ressent sa crise d'adolescence.

J'ai trouvé le dernier livre très inquiétant. Il y a de nombreux revirements de situations. Et contrairement à beaucoup d'histoires pour enfants, tout n'est pas bien ou mal. On doute pas mal, certains personnages "virent de camp". D'autres comme Rémus Lupin, loup garou, n'est pas si mauvais que ça... je trouve ce côté intéressant.

Pas mal de thèmes me font penser à la Guerre des étoiles. Du coup, vous allez me dire, c'est du déjà vu... mais moi je trouve que ça fait du bien !

J'aime tout simplement lire ces bouquins, parce qu'ils me détendent, ils me font voyager, ils me transportent dans un nouvel univers. Et c'est simple, facilement abordable.

Spolier sur les théories :
Je suis assez d'accord avec toi Raphys sur les points 1 et 2. J'ai du mal à me dire que Rogue ait trahi Dumbledore... il lui faisait trop confialce. Moi je vois bien un truc à la Obiwan Kénobi, il se fait tuer pour mieux aider le jeune padawan ! Sur l'identité de RAB, de nombreuses personnes pensent comme toi... alors pourquoi pas.
Parcontre, je ne pense pas que Harry soit un H$ùµ*$... (ché jamais comment on dit).
Comme dit Cherrydean, l'un des 2 doit mourir... or là, ce serait la fin des 2 !
Enfin, voilà !


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Selon vous, est-il comme prioritaire la littérature d'aujourd'hui (fût-elle "de jeunesse", ce qui me semble indifférent: comme tout roman, un ouvrage s'adressant à la jeunesse a pour mission première d'être de qualité), ou doit-il être considéré comme l'arbre qui cache la forêt? Comment envisager sereinement le battage publicitaire et l'exploitation du vedettariat, dans la mesure où l'auteur, au lieu de s'en abstraire, semble en accepter les règles au risque de voir peut-être un jour son travail s'en ressentir?

En tous cas s'il est une chose qui ressort de vos appréciations, c'est que c'est le contenu narratif qui a retenu votre attention, mais je ne vous entends pas louer particulièrement le style, propre mais sans rien d'extraordinaire (mais effectivement pas médiocre contrairement à Dan Brown). Ce qui correspond exactement à l'impression que j'en avais eue. N'ayant pas accroché du premier coup à l'univers et me sachant peu enclin à apprécier les seules intrigues alors que le style ne me séduit pas, je comprends un peu pourquoi ça n'a pas trop marché chez moi.

Je me trompe peut-être (et sûremement, enfin j'espère), mais l'impression que j'ai sur la littérature raisonnablement populaire actuelle, c'est que le style est assez secondaire. On est assez loin d'un Balzac qui relisait chaque phrase pour en tester le rythme et l'équilibre. Il semble que le verbe n'est plus l'objet d'une attention plastique, sensorielle, qu'il est prioritairement le vecteur du sens, et qu'on ne se préoccupe plus que d'écrire dans une langue actuelle correcte et compréhensible. Chez Rowling, paradoxalement, le plaisir sensoriel de la langue s'est réfugié dans l'invention de mots... ce qui est à la fois beaucoup et fort peu... j'aurai probablement moins de mal à coller à ça qu'à autre-chose, ça vaut le coup d'être tenté...


Opération Sisyphe
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Thalie
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Bouuu, j'avais écris un message, et j'ai eu un de ces horrible "Bou, c'est pas bien". Mince alors. Du coup, je ne sais plus ce que je disais.

Si...

Depuis que je ne suis plus obligée de lire des "classiques" à l'école, je me sens bien soulagée. Le pire pour moi, c'était Molière, je détestais ça. Et Rousseau, je l'ai eu au bac... j'ai eu un mal fou à lire.
Je dois dire que la littérature actuelle me plait beaucoup.
Certes, le style est moins soigné, mais c'est plus facile et agréable à lire.
En fait, je lis généralement un roman pour l'histoire. Je ne m'arrête pas sur les mots et le style. Par exemple, on m'a toujours dit que de lire beaucoup améliorait l'aurthaugrafe... et ben avec moi, ça n'a pas marché !

Les derniers livres que j'ai lu, sont presque tous de la fantasy... et la fantasy ne fait pas vraiment partie de la grande littérature... à part Tolkien qui est mondialement reconnu, les autres ne sont pas tellement bien accueillis.

Pour moi Harry Potter, c'est l'ouverture vers un autre monde. Je n'aime vraiment pas tout le tapage médiatique qu'il y a autour, mais ça me fait plaisir que ce roman "banalise" la fantasy. Dans un autre sujet, je parle de Robin Hobb, et bien vous devriez essayer... c'est une oeuvre que je trouve magnifique. Mais nombre d'entre vous déshaprouveraient surement !

Ce qui est embétant avec HP, c'est ce qu'il y a autour. Mais ne pensez vous pas, qu'à la place de l'auteur, vous en profiteriez ?

En passant, les films ne plaisent pas vraiment. A part le 3ème, qui s'éloigne un peu plus du bouquin, mais qui a plus de personnalité.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

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Hallberg
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Molière, mais il est épouvantablement mal présenté à l'école et par la plupart des institutions qui le représentent. Même, il est totalement dénaturé. Récemment j'ai vu une pièce représentée à peu près comme Molière aurait pu l'imaginer (du moins dans la limite des connaissances actuelles) et sans "relecture décapante" de l'ouvrage, rien que le texte mais tout le texte (parlé, musical, didascalies). Alors seulement on se rend compte que Molière est fondamentalement joyeux et distrayant. Rousseau, c'est plus des ouvrages intellectuels qu'esthétiques.

Ce qui peut passer pour très intellectuel est en fait tout le contraire, à mon sens. Personnellement, je lis pour le plaisir immédiat du verbe et de l'émotion, mais je réfléchis assez peu, voire pas du tout quand j'en ai la possibilité. Pour cette raison j'ai plus de mal à me faire à des romans dont le style n'est pas immédiatement séduisant, sensuel, plastiquement élégant, et dont l'intérêt principal réside dans l'histoire. En fait quand je lis un peu de littérature actuelle, ça n'est pas en général de la littérature "savante", mais principalement des "romans historiques" et éventuellement un tout petit peu de science fiction, dont le contexte me séduit (il faut que ce soit une période historique qui m'intéresse).

Les films, c'est une tout autre affaire, et comme je le disais j'ai mal digéré l'attitude de Rowling au début, visant à privilégier un cinéma docile au détriment d'un cinéma plus personnel parce que son approche de l'adaptation relève plus du produit dérivé que du dialogue des arts et des artistes. Alors même que le cinéma anglais fait des merveilles, ces films ont été commandés à des réalisateurs hollywoodiens bien obéïssants, ça me semble un paradoxe. Rowling était en position d'exiger l'excellence et elle a commandé le conventionnel. Mais ceci est un tout autre débat qui se trouve hors-sujet ici.

Ceci-dit, je retournerai beaucoup plus facilement vers les films, dans la mesure où ce cinéma conventionnel mais soigné, sans défaut rédibitoire et avec quelques moments de grâce, a la vertu de ne pas me déranger. Chacun ses tares, moi, c'est le cinéma qui me tient lieu de culture pour le XXe siècle.


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Cherrydean
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J'ai bien aimé ce que j'ai lu et joué de Molière. Cependant, je me verrais mal faire aimer la lecture à des jeunes en les faisant commencer par Molière, Balzac ou même Victor Hugo. Du coup, je pense aux Misérables qui dont des versions simplifiées pour enfants ont été écrites. J'ai passé par là moi, et plus tard, j'ai lu le livre original.

Non, le style, à mon avis, évolue lui aussi au fil des volumes. Cependant, comme j'ai lu une traduction, même sans doute bien faite, je ne me permettrai pas de parler d'éléments de styles comme le rythme.

Avis à ceux qui lisent Harry Potter, vous connaissez les ouvrages parralèles que Mme Rowling a fait? Moi j'ai lu Quidditch Through the Age, qui trace l'historique du jeu, les variantes selon les pays, l'évolution des balais, etc, et j'ai bien aimé. C'est toujours accessible et on voit que chaque détail est réfléchi. Et il y a toujours une pointe d'humour.

Et puis, qu'est-ce que ça me fait à moi tout le tapage autour d'Harry Potter? Si j'aime Harry Potter, ce n'est pas parce qu'il est largement médiatisé, c'est parce que ça me rejoint.

J'ai vu quelques entrevues avec l'auteure et elle est on ne peut plus raisonnable et elle demeure quelqu'un de très simple, dans le bon sens du terme. Et les produits dérivés? Pourquoi pas si le public en veut. Surtout pour les enfants. Jouer à faire des histoires avec leurs héros est tout à fait normal et c'est plus intéressant pour eux s'ils ont du matériel pour. Où est vraiment le mal des produits dérivés si on ne nous les imposent pas?

Pour ceux qui veulent continuer la conversation cachée:`
Ce qui est embêtant avec Rogue, c'est que, d'une part, Dumbledore a une totale confiance en lui, mais avoue maintenant à Harry nombre d'erreurs qu'il a faites. D'autre part, depuis le départ que Harry, Ron et Herminone ne font pas confiance à Rogue. Qui a raison? Et puis, on sait aussi maintenant pourquoi Rogue a Harry en si profonde aversion (à cause de ce que lui a fait subir James Potter). Et puis, je vous rappelle que Rogue était lié par un serment avec la mère de Malfoy. Je pense que cela est un élément très important.

D'ailleurs, j'aime bien ce revirement avec Malfoy. Il n'est plus juste le petit cabotin qui veut à tout prix faire le mal et être au-dessus des autres. Sa vie et celle de sa famille est en jeu. Et Rogue, par son serment, doit le protéger, voir accomplir à sa place la tâche que Voldemort a confié à Malfoy. Donc il est fort probable que Rogue a tué Dumbledore pour protéger le jeune Malfoy. Dumbledore le savait-il? Possible. Et ce vieux magicien ne donnerait-il pas sa vie pour protéger celle d'un de ses élèves? Il se pourrait que Malfoy soit un élément-clef aussi. Sait-on jamais. Il se peut aussi que de nouveaux personnages entre en ligne de compte. Ah! En parler me rend mon impatience de savoir la suite.


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Cherrydean
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Ah, et puis, Hallberg, je ne sais pas si vous avez vu ça à l'école, mais nous on apprenait qu'il existait différent types de lecteurs. Je me rappelle notamment de ceux qui lisent pour comment s'est écrit, ceux qui lisent pour l'action et je crois qu'il y avait aussi ceux qui lisaient pour les personnages, mais là, c'est plus flou dans ma mémoire et ce n'était peut-être pas du tout ça.


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Hallberg
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Ah oui, je crois que sauf à rentrer dans des catégorisations et dans un déterminisme de genre psycho-machin c'est-à-dire pseudo-scientifique, chacun lit avec un cocktail d'attentes et de réactions, dont l'attention à la forme et au fond varie en proportion et en ampleur.

Pour ma part, je n'ai vraiment aimé la littérature de fiction (romanesque ou théâtrale dans la mesure où on lit cette dernière au lieu de la voir jouer) que vers 13 ou 14 ans - alors que j'aimais déjà écrire avant, allez comprendre. Du reste j'en suis resté assez peu lecteur. Essais et ouvrages à caractère documentaire sur d'autres sujets qui m'intéressent occupent la majeure partie de mes lectures. La bande dessinée a toujours occupé une bonne part et Yoko, découverte vers cet âge-là, n'y est pas pour rien. Avant ça, d'ailleurs, je n'aurais jamais envisagé de suivre une formation dite littéraire. La musique, l'architecture et la technique l'emportaient de très très loin, et je pense que c'est encore un peu le cas. Ceci pour dire qu'on ne m'a pas amené à aimer la littérature par moi-même quand j'étais vraiment enfant, même si c'est vers certains des classiques qui ne m'avaient pas enthousiasmé que je suis revenu par la suite.

En tout cas ta spontanéïté apporte une réponse à une de mes interrogations: c'est probablement un monument par la loi du nombre comme la plupart des monuments littéraires, seulement parce que beaucoup de gens ont aimé, et donc ça fait connaître et on en parle. Au demeurant je posais justement la question pour acquérir la capacité de sortir de mon emportement de jadis face à un bidule qui débarquait bardé de produits dérivés avec une certaine brutalité et qui nous vallait un absurde éloge de la facilité cinématographique. Il faut remettre la chose dans son contexte, je me souviens à l'époque d'avoir précisé que je ne portais aucun jugement sur la qualité littéraire elle-même et j'espère avoir fait acte d'honnêteté.

Pour compléter le tableau, je serais assez curieux du point de vue de Lucterios, le seul de ceux qui se sont exprimés à avoir donné le début d'une appréciation très distante.


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Lucterios
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Il semble que ce soit un vrai bordel au paradis des poètes ! Vous savez sur quoi je suis tombé ? Une affiche présentant "Roméo & Juliette, comédie musicale d'après William Shakespeare" donnée au château de Miromesnil (où naquit un certain Guy de Maupassant, je le précise, par, devinez quoi ? La "compagnie du Graal", rien que ça ! Le tout, évidemment, avec le soutien de toutes sortes d'institutions régionales et locales. Alors, Aripotère, finalement c'est peut-être un moindre mal par rapport au degré de connerie dans lequel on est tombé...smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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Hallberg
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Ouais mais moi, ce que je voudrais connaître, après en avoir entendu les qualités, ce sont les défauts d'Aripotère, expliqués à quelqu'un qui n'en a lu qu'un petit bout et qui jadis s'emporta contre, pour une raison absolument pas littéraire.

Après, que les autoproclamées comédies musicales francophones, trahissant l'absence cruelle d'une tradition musicale de qualité dans ce domaine, soient des fumisteries, et que les noms des compagnies soient à l'avenant, je n'en doute passmiley


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Lucterios
(@lucterios)
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Ce qui me gêne encore c'est que le denier public soit investi là-dedans. Je ne sais pas s'ils ont claqué du pognon dans le concert d'Europa galante, mais c'était trop loin. Je n'aurais pas pu m'y rendre...smiley

Le pire, c'est que l'on ne peut même pas écrire à Jean-Pierre Foucault pour qu'il dénonce tout cela hein ?smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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