Les OGM ne sont pas...
 
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Les OGM ne sont pas dangereux

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Oresias
(@oresias)
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Puisque Monsanto vous le dit.

Un documentaire de l'émission 90 minutes fait beaucoup parler sur le net.
Les OGM présentent-ils un risque potentiel sur la santé humaine?
Tout de suite, la réponse en images.

Rappellons que Monsanto est l'une des sociétés actuellement poursuivies pour avoir fabriqué et fourni massivement les fameux agents orange, massivement utilisé durant la guerre du Viêt Nam (aussi au Cambodge et au Laos). L'impact sur l'environnement est catastrophique et les victimes (non indemnisées, sauf les vétérans de la guerre) sont estimées à 4,000,000 (bien que ce soit difficile à chiffrer réellement). Une pollution persistante et aux effets redoutables qui sont dignes d'un Tchernobyl biochimique.

Mais Monsanto prétend légitimer la vente d'OGM pour des raisons pseudos-humanitaires (participer à réduire la famine dans le monde...). Qu'ils sont généreux.



   
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kroco poco
(@kroco-poco)
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Juste une petite précision, puisqu'apparemment une polémique circule sur le sujet en ce moment sur le net, ce reportage ne fait pas partie d'un reportage censuré par Canal +, il a bien été diffusé par la chaîne en 2005... (Comme quoi la mainupaltion sur le net...)


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Bel exemple de duplicité en matière de discours politico-économico-mercantile. Les gens qui s'intéressent le moins à l'humanitaire vont faire pleurer dans les chaumières avec les pauv-chtites nenfants à qui on envoie des paquets de riz détournés par l'armée le reste du temps.

Moi, tout en étant plutôt d'accord avec Oresias pour le coup, il y a une chose, quand-même, qui m'agace fortement dans le débat sur les OGM.

C'est le fait que l'immense majorité de la population s'intéresse principalement à ses petites fesses, à savoir, est-ce dangereux pour ma santé si j'en bouffe.

Il me semble qu'il faudrait un peu remonter le niveau. L'enjeu environnemental, ce n'est pas faire passer le bien-être à court ou moyen terme en priorité. Sinon, on va se mettre à dire que la digue du Zuidersee en face d'Amsterdam, c'est de l'écologie.

Faudrait un peu ramener la question à ce qui est un vrai enjeu pour la survie de la planète et donc de la majorité des êtres qui la peuplent: le danger que représentent les OGM pour la biodiversité et l'équilibre des écosystèmes.

ça, par exemple dans le discours des politiciens même les plus écologistes, je l'entends remarquablement peu, ou alors comme une question secondaire.

Et puis quoi, encore? Le jour où on prouve que les OGM sont bons pour la santé de l'homme, on va se mettre à en cultiver partout même si démolit tout le reste?

Ou inversement, le jour où l'on prouve que c'est pas terrible pour la santé, on va gueuler contre de façon vindicative en n'incluant dans la diatribe que les OGM obtenus par manipulation au sein de la cellule, en oubliant que la modification génétique est la logique permanente de l'élevage et de l'agriculture depuis son origine - en somme, on va fermer globalement les yeux sur une question planétaire fondamentale: est-il légitime, ou non (je n'ai pas la réponse) que l'homme modifie son milieu jusqu'à manipuler les caractéristiques des autres espèces vivantes? Hé bien non, dans le débat actuel des OGM tel qu'il est mené et tel qu'il est présenté par facilité, opportunisme et populisme aux populations, consiste de façon remarquable à évacuer de toute contestation le travail déjà effectué par l'homme, apprenti-sorcier depuis des millénaires, en faisant porter le chapeau à la dernière technique arrivée, sur laquelle il est facile d'embrouiller le bon peuple (on la fait passer pour inoffensive ou au contraire on diabolise) parce que de toutes façons ça sonne mystérieux et pointu.

Donc bon, ce n'est que mon avis, mais la santé comme principal enjeu des OGM, pour moi, c'est déjà la mauvaise façon d'aborder la question. Le cas dénoncé par Oresias, que je trouve probablement tout aussi crétin et mensonger que lui, me semble d'autant plus agaçant qu'évidemment, il touche le neuneu de base là où il se sent concerné: quand bien même les OGM seraient inoffensifs pour la santé comme on le prétend, ils partent aussi du principe que le reste, la question de la menace sur la biodiversité et les écosystèmes, c'est pas la peine d'en parler, et que si on prouve que ça fait rien aux gens, on va pouvoir se mettre à en cultiver plus. Chouette! Je m'expatrie sur la Lune!


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Oresias
(@oresias)
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C'est marrant, parce que, ce que tu avances, Hallberg, ça me paraît tellement évident qu'il m'a paru inutile de le préciser, mais effectivement, il convient de le préciser.

Mais comme le monde se fiche bien de la biodiversité ou du réchauffement climatique (sauf si on leur dit que ça va leur coûter 5500 milliards de $ ou qu'ils vont en crever).

kroco poco a écrit Juste une petite précision, puisqu'apparemment une polémique circule sur le sujet en ce moment sur le net, ce reportage ne fait pas partie d'un reportage censuré par Canal +, il a bien été diffusé par la chaîne en 2005... (Comme quoi la mainupaltion sur le net...)

Tout à fait. Je pensais le préciser, mais ce n'était pas le sujet.



   
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PulkoMandy
(@pulkomandy)
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Les OGM dangereux pour la biodiversité... sachant que créer un OGM, c'est fabriquer une nouvelle espèce, ça me paraît bizarre d'entendre ça smiley
Ils ne sont, en fait, qu'une évolution de ce qu'on a toujours fait en agriculture, à savoir sélectionner le meilleur pour faire des plantes plus résistantes... sauf qu'on sélectionne des gènes plutôt que des espèces entières pour les croiser. Bon, après, c'est sur qu'il y a un problème quand on essaie de créer une espèce pour lutter contre un problème particulier sans ce soucier de ce qui marche déjà...

Je pense en particulier à des plants de maïs OGM qu'une firme multinationale avait préparée spécialement pour résister au climat de la cordillère des Andes... seulement, il y avait dans la région un parasite contre lequel ce maïs ne pouvait rien... hereusement, les cultivateurs avaient gardé de côté quelques plans de leurs espèces de maïs. Une tradition voulait qu'il s'échangent les grains qu'ils replantaient, ce qui permettqit à chacun d'avoir plusieurs sortes de maïs et forcément une partie résistant à tout mieux que les autres...

Donc, l'OGM n'est pas particulièrement dangereux, par contre il ne remplace pas la sélection naturelle... en tout cas tant qu'on ne saura pas créer de toutes pièces un être vivant. (je rapelle que les ogm s'obtiennent en insérant un nouveau gène au hasard dans une cellule déjà existante, en espérant que ça marche et en faisant beaucoup d'essais)


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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Oresias
(@oresias)
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Pulko, il ne faut pas confondre intervention sur la sélection naturelle et manipulation génétique.

La sélection naturelle, l'homme est intervenu dessus depuis la nuit des temps.

L'homme a créé le cochon, les races de chiens, a croisé les vaches pour obtenir les meilleures laitières, ou les meilleures vaches à viandes.
L'homme a sélectionné les variétés de fruits et légumes les plus productifs ou les plus résistants.
Pour les légumes, par exemple, on frotte du pollen d'un plant de tomate Y connue pour sa durée de vie à du pistil d'un plant de tomate Z charnue, ainsi on obtient une grosse tomate charnue qui se conserve longtemps. C'est des croisements, jusque là, rien de bien méchant.

C'est de la sélection naturelle. Même si en soi, c'est vrai que ça n'allait pas dans le sens de la biodiversité, il suffit de voir le choix de fruits et légumes au marché pour s'en rendre compte.

Les OGM, c'est intervenir sur les gènes, non pas en croisant deux variétés de maïs entre eux, mais en intégrant un gène totalement étranger aux variétés de graminées.

Ainsi, le maïs YieldGard de chez Monsanto est un Maïs dans lequel on a introduit un gène étranger, issu d'une bactérie. Ce gène fait produire une toxine au maïs, toxine mortelles pour les insectes considérés comme nuisibles.

On ne sait pas quelle est l'influence de ces toxines produites par ces gènes étrangers, à long terme sur l'être humain.

Mais surtout, comme le dit Hallberg, la crainte est de réduire la biodiversité, incitant à utiliser du Maïs et du blé Monsanto, et plus les variétés "rustiques". Ces variétés Monsanto, plus résistantes, vont rentrer dans le cycle de la sélection naturelle, et peuvent ainsi à terme supplanter les espèces rustiques.

D'autre part, un maïs Monsanto est la propriété de Monsanto. Un agriculteur qui achète des semis Monsanto n'a pas le droit d'utiliser les graines de ses récoltes pour refaire des semis les années suivantes car il viole ainsi les droits de propriété de Monsanto. Les agriculteurs sont ainsi dépendants des maïs Monsanto, qu'ils sont obligés de racheter tous les ans.

Et si par hasard, porté par le vent, des semis de maïs Monsanto se retrouvent dans une parcelle de maïs ordinaire, l'agriculteur ne peut plus garantir son maïs sans OGM.

Enfin, introduire dans la nature une plante résistante, voire pesticide (comme le maïs YieldGard) ne va pas résoudre tous les problèmes liés aux insectes nuisibles. Ces insectes muteront, et la sélection natuelle fera que des variétés résistantes apparaîtront auxquelles le YieldGard ne pourra rien. Mais on peut compter sur Monsanto pour nous sortir alors un YieldGard 2 enrichi en pesticides.

Mais sur le principe du YieldGard, on pourrait se dire: Si les OGM nous affranchissent d'utiliser des pesticides, au final, les OGM sont écologiques? Il ne faut pas oublier que Monsanto est le plus gros fabricant d'herbicides aux monde (le fameux RoundUp, herbicide qui constituait l'agent orange, mais dont il était le consituant le moins toxique...).

Hé bien non, justement, car il n'y a pas que le YieldGard, qui a déjà lui même les problèmes cités plus haut.

Monsanto a aussi développé un soja OGM qui est résistant au désherbant RoundUp. Ainsi Monsanto vendait le package "Soja OGM + RoundUp", promettant des rendements énormes. Sauf que depuis, la nature s'y est adaptée, et sont apparues des herbes tolérantes au RoundUp...

Pour la suite, je t'invite à lire ceci:
http://www.tela-botanica.org/actu/article1445.html

Voilà. On a déconné il y a 30 ans avec les traitements anti-paludéens qui ont fait apparaître des formes de paludismes ultra-résistants. Mais on n'en a pas tiré la leçon, et cela ne concernant qu'un parasite.

Avec les OGM, on veut remodeler la nature dans son ensemble.
Et en matière d'environnement et d'aide humanitaire, ce n'est pas Monsanto qui va donner des leçons, vu son triste passé.

Sinon, ils ont fait des trucs rigolos avec les OGM. Ils avaient introduit des gènes de calamar ou de je ne sais quel animal subaquatique phosporescent dans des cellules de souris. Ils ont obtenus des souris phosporescentes. Allez m'expliquer l'intérêt des travaux de ces Docteurs Maboules.

Ainsi j'avais entendu parler d'un labo israélien qui avait réussi à obtenir des poulets nus, pour éviter ainsi à avoir à déplumer un poulet. Je ne sais pas si c'est issu de travaux sur les OGM, mais bon, d'ici à ce qu'ils nous fassent un poulet sans os, sans cartilage, et déjà évidé et nettoyé dès la naissance... Un jour les éleveurs n'élèveront plus de poulets de batteries (ce qui n'est déjà pas terrible), mais des escalopes...



   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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Voici un petit résumé d'un article dans le hors-série du Monde Diplomatique, l'Atlas, concernant les OGM.

- Les OGM sont déjà utilisés en masse (voir les chiffres ci-dessous) notamment dans les pays pauvres (on devine bien pourquoi) : les productions de plantes transgéniques touchent particulièrement le soja, le maïs, le coton et le colza.

- Il y a une grande inconnue environnementale : on voit débattre les semanciers (qui sont bien entendu d'accord pour dire qu'on ne risque rien) et écologistes mais plus "important", on voit les scientifiques débattre (à la limite, leurs arguments ont plus de poids, dans le sens où ils sont censés être idéologiquement neutres). On sait que la dissimination par le pollen fait courir un grand danger à la biodiversité. En échange, les grandes firmes OGM nous disent que ces cultures ont plusieurs avantages comme éviter l'érosion du sol, éviter l'utilisation (ou diminuer) le recours aux traitements des végétaux (qui polluent les nappes phréatiques)..

- Le problème est qu'actuellement on ne sait pas et on doute à cause du peu d'études, notamment de la part des Etats-Unis où l'on consomme du transgénique depuis des années..
Des expériences -qui sont contestées- semblent démontrer des modifications sanguines et rénales chez le rat. A l'inverse, on nous explique que les OGM permettent la diminution des mycotoxines, causées par les agressions des insectes ravageurs, ce qui limite les risques cancérogènes des plantes génétiquement modifiées.

- Quelques petits détails : en Afrique du Sud, certaines proliférations d'insectes (la punaise du coton) ont réduit à néant les gains escomptés à partir de semences dont le brevet coûte très cher aux petits producteurs.. (Le cas cité par Pulko va aussi dans ce sens) Autrement dit, au lieu de permette aux pays pauvres de se développer ou de régler une bonne fois la famine, on ne règle rien du tout, on crée d'autres problèmes et on risque un plus grande dépendance de ces pays!

- Le risque est la simple banalisation du transgénique...

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Petits chiffres :
- En 2004 : il y a 80millions d'hectares d'OGM (soit 5,4% des terres cultivées sur la planète), dont 70millions appartiennent à Monsanto.
- Les 5 pays produisant plus de 95% des OGM commercialisés : Etats-Unis, Canada, Brésil, Argentine, Chine.

Dernier détail : Il n'y a qu'un seul organisme qui produit des statistiques mondiales sur les OGM, l'ISAAA... organisme financé par, vous l'aurez sans doute devinez, plusieurs grands groupes dont Monsanto..
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Sinon, ils ont fait des trucs rigolos avec les OGM

Il me semble que c'est à Taïwan où ils ont créé des petits poissons fluorescents.. L'espèce existait déjà mais ils ont rajouté des gênes pour les rendre fluorescents (rose, jaune, vert, bleu..)..
"Pas dangereux pour l'Homme" : sans blague, vu que le poisson fait à peine 5cm, il ne risque pas d'être mangé par l'Homme, d'autant plus qu'ils sont créé uniquement dans un "usage" d'aquarium.. Cependant, si votre chat devient fluorescent la nuit, vous étonnez pas!
Ca fait fureur alors le laboratoire qui s'est occupé de ça fait des essais sur d'autres animaux (pour le moment toujours le poisson, mais une autre espèce)..


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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Oresias
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Oui mais ils ont fait aussi le coup avec des souris, j'en suis certain. Faudrait que j'en retrouve les traces sur internet.



   
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PulkoMandy
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Je suis bien d'accord... mais il n'empêche que les OGM ne sont qu'une façon comme une autre de "forcer" l'évolution. Le problème, c'est tout ce que tu dis, à savoir l'utilisation que l'on fait de cette possibilité.
On peut maintenant croiser du maïs avec des bactéries, comme on pouvait avant croiser deux espèces de maïs. ça, ça ne change rien. Par contre, l'utilisation qui en est faite, vente en packs, propriété de la firme, et ainsi de suite, est plus génante, et éventuellement dangereuse. Mais on aurait aussi bien pu avoir le même résutat en croisant des maïs et uniquement des maïs pendant quelques siècles...
Voilà, ceci n'empêche pas que je m'inquiète de l'utilisation des OGM faite par Monsanto et compagnie... mais pas de la technique en elle même.


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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Oresias
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Le problème que je soulignais plus haut, c'est les risque de voir apparaître des individus résistants (bactéries, parasites, etc) pour lesquels les OGM ne pourront rien, encore moins les pesticides.
D'autre part, cette résistance peut se retrouver ensuite introduite dans le corps humain. Des bactéries devenues résistantes à des environnements nocifs vont se retrouver dans l'organisme, sans aucun traitement efficace pour s'en débarrasser.

D'autre part, des espèces totalement parasites, il n'en existe que très peu. Les insectes parasites du maïs servent de nourriture à des petits mammifères, des oiseaux ou d'autres insectes qui font partie d'une chaîne alimentaire.

Un moyen écolo de se débarasser de ces parasites est d'introduire des prédateurs de ces parasites.

Exemple : Les coccinelles sont des prédateurs redoutables des pucerons. Plutôt que de traiter les plantes infestées avec des insecticides chimiques, autant introduire dans les champs des larves de coccinelles. C'est un moyen écolo de traiter le problème, mais les coccinelles sont aux fabricants de pesticides ce que la voiture à air comprimé est à Total: C'est nuisible à la santé économique de ces grandes entreprises.

Après, c'est un problème d'éthique. Un jour on introduira dans du maïs des gènes d'anamites phalloïde et on fera un maïs toxique vous faisant passer de vie à trépas en 48h, après d'horribles souffrances d'une hépatite foudroyante.

Et le problème de ces OGM, c'est qu'on ne contribue pas à la biodiversité, justement, puisque les OGM, plus résistants que les variétés naturelles, auraient tendance à supplanter ces variétés naturelles, et au risque donc de les voir disparaître.

Comme on a pu voir disparaître des variété d'animaux d'élevage dans le passé, où certaines variétés sont carrément en voie de disparition.

Ici, avec les végétaux, ce serait à plus grande échelle.

Edité Mercredi 14 février 2007 :15:09 par Oresias



   
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Lucterios
(@lucterios)
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Personnellement, je n'ai jamais compris tout ce débat à propos des OGM... Il ne s'agit que d'un truc que l'on fait depuis que l'agriculture existe. Alors, ouais, on peut rêver au temps où l'on vivait tout nus dans des grottes, comme disait Cicéron, mais cela ne va rien changer au film, n'est-ce pas ? smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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Oresias
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Personnellement, je n'ai jamais compris tout ce débat à propos des OGM... Il ne s'agit que d'un truc que l'on fait depuis que l'agriculture existe.

Hé bien pour les arguments avancés ci-dessus... Je ne vais pas réécrire.
J'y ajouterais aussi une plus forte dépendance des pays du Sud vis-à-vis des pays riches, fabricants d'OGM, compromettant les espoirs des agriculteurs les moins riches d'arriver un jour à consolider une agriculture économiquement viable et autonome.

Et il faut arrêter de caricaturer les écolos comme des hippies qui souhaitent retourner à l'age de pierre, ce n'est pas la question.



   
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Lucterios
(@lucterios)
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Loin de moi de ne pas vouloir dénoncer les agissements des grands trusts de l'agronomie, qui placent des brevets sur tout et n'importe quoi, y compris sur des variétés de céréales créées par des agriculteurs mésopotamiens il y a plus de 10000 ans, ce n'est pas la question. Mais je refuse aussi l'écolo-terrorisme qui ne s'appuie que sur les peurs des citadins totalement coupés des réalités, et qui par ailleurs, refusent de payer le prix fort en matière d'alimentation par exemple !


Fortuna audaces juvat !


   
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kroco poco
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D'autre part, un maïs Monsanto est la propriété de Monsanto. Un agriculteur qui achète des semis Monsanto n'a pas le droit d'utiliser les graines de ses récoltes pour refaire des semis les années suivantes car il viole ainsi les droits de propriété de Monsanto. Les agriculteurs sont ainsi dépendants des maïs Monsanto, qu'ils sont obligés de racheter tous les ans.

- En 2004 : il y a 80millions d'hectares d'OGM (soit 5,4% des terres cultivées sur la planète), dont 70millions appartiennent à Monsanto.

Faudrait un peu ramener la question à ce qui est un vrai enjeu pour la survie de la planète et donc de la majorité des êtres qui la peuplent: le danger que représentent les OGM pour la biodiversité et l'équilibre des écosystèmes.

Voilà quelques points qui me semblent justifier largement le débat sur les OGM. Ce n'est pas anodin. On parle de trois problèmes distinct:

- 1) La santé sur l'homme à long terme

- 2) La menace de la biodiversité

- 3) Les problèmes de brevets, et la main mise de quelques multinationales sur l'ensemble des plants ensemencé dans le monde.

Pour ce qui est du point n°1, le débat reste lancé puisque enquêtes, contre enquêtes se succèdent en démentant les résultats des prédécesseurs, et à moins d'être chercheur en la matière, il est difficile de dire qui a tort ou raison. Il vraisemblable même de dire que probablement ni les uns ni les autres n'ont tort, tout dépend des gènes incriminés. De toute façon, il y a tellement d'autres raisons de mourir de cancer (amiante, peinture au plomb, etc...) qu'une de plus ou de moins...

Le problème de la biodiversité est par contre un problème plus grave me semble-t-il, mais il a été suffisamment développé dans le début du sujet.

J'aime beaucoup les pseudo intellectuels penseurs de notre temps, qui tapent sur les anti-ogm au prétexte que nous avons là un outils certains pour réduire les problèmes de mal nutrition dans le monde. Il est incontestable que de créer une variété de maïs insensible au manque d'eau et aux attaques d'insectes permettrait d'augmenter les capacités de production dans certains pays du tiers-monde. Mais si cette affirmation a été mise au conditionnel, c'est qu'en se retournant sur l'histoire du monde, jamais, une découverte scientifique nouvelle n'a été mise au service de l'humanité à des fins non contrôlées.
Deux exemple simples: La découverte de la radioactivité et la mise en oeuvre des propriétés électronique de l'atome ont certes permis de créer de l'énergie par le biais des centrales nucléaires, mais elle a également servit à faire des bombes atomiques sans que les pays en voie de développement aient plus d'accès à l'énergie. Une application civile, une application militaire.
La médecine et ses progrès, que ce soit de la découverte de la péniciline en 1928, où la mise en place des antirétroviraux contre le sida en 1996, n'a pas profité aux les pays en voie de développement. 40 ans après la découverte du vaccin contre la rougeole, cette maladie continue d'être la première cause de décès virale chez l'enfant dans le monde. Pire, la médecine a été détourné de son vocation première pour devenir un argument de rapport de force, par le biais d'embargo appliqués sur des pays dit "dangereux".
Et aujourd'hui, les industriels, les gouvernements de certains pays que je ne nommerai pas, affirment, la bouche en coeur, que l'utilisation des OGM va sauver les gens de la famine dans le monde. Où est la cohérence du discours? On va se retrouver avec une industrie agro-alimentaire mondiale contrôlée par une poignée de firme multinationale, qui feront la pluie et le beau temps sur les capacités de productions mondiale. Aujourd'hui le monde est en train de laisser crever de faim dans l'indifférence générale le Soudan, la Somalie, la motié des états d'Asie et d'Afrique, et on ose affirmer: "laissez faire les OGM, il n'y aura plus de faim dans le monde". C'est une farce? Si la volonté première des OGM étaient de réduire la faim dans le monde, une action conjointe des gouvernements d'occident et des principales firmes d'agro-alimentaires sur les trente dernières années aurait pu ramener un taux de nutrition convenable dans la plupart des pays pauvres du monde. En reprenant l'exemple des embargo et le chantage qui est appliqué sur certains gouvernements, on ne citera même pas l'exemple de Cuba, il est fort à parier que l'on se retrouvera avec une nouvelle arme de destruction massive dans la main de quelques pays, qui sont prêt à déclencher une guerre dans un pays à l'autre bout du monde pour quelques barils de pétrole.
Alors effectivement, les OGM pourraient supprimer une partie des problèmes de nutrition actuels. Mais il est à craindre, malgrès le discours mielleux des pro-OGM, que la mise en place de ces semences permette surtout de protéger et d'assurer des intérêts privés, bien éloignés de la question de la faim dans le monde.


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Hallberg
(@hallberg)
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Je crois que des gens qui ont des certitudes et en refusent la remise en cause, des réactions confondant opinion et éthique, des avis fondés sur l'envie irrépressible de changer ou de ne pas changer, existeront fatalement dans les deux côtés, comme dant tout et n'importe-quoi. Dans les deux cas, il me semble que le pire sera toujours de faire passer l'a priori avant la pensée à long terme. Les citadins qui n'ont pas les yeux en face des trous (dans le genre: "non au diesel en gare de l'Est, mais rien contre mon 4x4") et les ruraux dans le même genre ("laissez moi planter ce que je veux") abondent. ça relève facilement du "tout pour ma gueule", qu'il s'agisse d'ailleurs de craintes réelles ou fictives.

S'il y a un danger réellement spécifique aux OGM pour les équilibres naturels et la bio-diversité (valeur néanmoins hautement humaine car partiellement plus patrimoniale que pragmatique), ce danger devra être évalué par un moyen scientifique, donc soumis à la caution d'une confirmation ou infirmation par les connaissances futures. Comme pour tout le reste, c'est à la déduction la moins suspecte d'erreur qu'il faudra se fier.

En dehors de l'hypothèse d'un danger spécifiquement lié à ce type précis de modification, les enjeux me semblent assez similaires à la modification génétique "conventionnelle", sauf que l'efficacité et la vitesse de l'intervention humaine sont décuplées. En somme le danger est par essence le même que celui que nous faisons courir à la planète depuis que nous maîtrisons le vivant, sauf qu'il y a une accélération. Il devient alors légitime de se demander s'il ne faudrait pas au contraire freiner cette progression, voire l'arrêter, ou si la laisser continuer et même accélerer ne présente finalement pas de danger accru. Rien que des conclusions relevant de l'expertise scientifique, en somme, et donc, ce qui est effrayant, ce n'est pas la quantité d'inconnu: c'est bel et bien la capacité qu'ont les gens et les sociétés à s'emparer de la question par l'opinion avant (voire, pour le commun des mortels, au lieu) de s'en emparer par la stricte connaissance.

Je suis personnellement partisan d'une solution modérée. Des questions comme la balance entre modification génétique et utilisation de pesticides, prise en compte du risque de mutation des "nuisibles", ne peuvent pas avoir de réponse univoque. Il me semble que la technique de modification génétique au sein de la cellule pourrait, utilisée intelligemment, être une solution fabuleuse si l'on envisageait de s'en servir dans des démarches ne visant que le long terme, et jamais pour la satisfaction des appétits des entrepreneurs. Il me semble que vu que de toutes façons l'anthropisation planétaire du vivant est un truc irréversible, il est devenu indispensable que l'homme "cultive son jardin", et ce faisant, il peut y avoir intérêt commun à modifier génétiquement afin de rétablir artificiellement un équilibre préallablement rompu par l'homme, avec le maximum de garanties scientifiques. Sur ce point, la technique moderne, moins faillible, plus rapide et plus puissante, deviendrait alors un énorme atoût.

Sinon, de toutes façons, on se heurtera toujours à des mouvements d'opinion de deux genres, à la base. D'une part ceux qui n'ont pas forcément compris correctement le concept, qui y voient une sorte de sorcellerie et qui, sur le mode du "tous pourris", vont s'empresser de protester pour des raisons prétenduement éthiques, mais en réalité par peur de ce qu'ils ne comprennent pas, de la même façon qu'au début du XIXe siècle, certains estimaient qu'il était indigne de l'homme de se faire transporter par une machine, et que la puissance du feu avait quelque-chose de diabolique. La diabolisation, ça va très vite. D'autre-part, ceux qui par une sorte d'idéologie du progrès et une fascination pour le domaine technique, vont à l'inverse automatiquement estimer que c'est bien parce que c'est intéressant scientifiquement, et que l'implication de l'enjeu éthique dans la science est une préoccupation d'ordre secondaire. Sur le mode, c'est moderne donc c'est bien, faut vivre avec son temps... or ce type de réaction, sans s'en rendre compte, se compose d'une dimension tout aussi dogmatique que la précédente.

En dehors de ça, je crois qu'il faudrait définitivement tordre le cou à l'inclusion de la question de santé dans le débat écologique. Se préoccuper de sa santé n'a rien à voir avec la protection de la planète. Si les produits agricoles "bio" sont bons pour la santé, c'est une opportunité et non une preuve que l'écologie est bonne pour la santé... Or, justement, l'opinion écologisante (ou du moins croyant l'être), notamment dans sa composante citadine ou néo-rurale/périurbaine, s'imagine globalement que l'écologie et la santé, la diététique, etc, voire pour certains les mysticismes orientaux et les médecines parallèles, c'est un même ensemble logique. Bon, si les hommes se rendaient malades avec leurs OGM et que ça en décimait 10%, ça diminuerait la pression anthropique et ça pourrait être plutôt bénéfique pour la planète. Faudrait donc voir à reconnaître le caractère anthropocentriste de la préoccupation sanitaire, et arrêter de polluer les questions environnementales avec.

Quant au croisement entre question environnementale et question humanitaire, il me semble que le point commun principal se situe dans la sphère politique. Aujourd'hui, que ce soit pour obtenir des états et des sociétés un effort écologique ou une meilleure distribution des richesses, on se heurte fatalement au degré de malhonnêteté qui gangrène en particulier le tiers-monde - dictatures bien-sûr, corruption, degré d'imprégnation par la culture de la langue de bois, du non-dit, du clientélisme, etc. Dans les pays développés ou en voie de développent, ça existe aussi. Tout se situe dans la crédibilité que peut avoir, comme interlocuteur, un pays genre Chine populaire, dictature en plein boom que tout le monde courtise; Arabie Saoudite, régime ubuesque et plein aux as; Etats-Unis, gouvernement clairement autoritaire et pays paranoïaque, belliqueux et nombriliste; Russie, pays aux multiples dysfonctionnements... L'écologie, pensée réellement altruiste, est totalement incompatible avec le cynisme (la seule chose qui soit compatible avec le cynisme, c'est la façade écologique pour faire plaisir aux autres) et avec le populisme. L'écologie n'est pas un confort ni un luxe, au contraire, c'est l'annonce d'une ascèse, parce qu'aujourd'hui, réduire les pollutions par exemple, ce serait prendre des mesures clairement coercitives pour imposer aux gens de faire un effort en matière de réduction de la consommation. L'écologie, c'est désagréable à faire, c'est contraignant, parce que c'est de plus en plus incompatible avec la civilisation du confort. ça, les "citadins terroristes intellectuels" vont se le prendre en pleine figure, parce que c'en sera fini de croire à l'amalgame écologie et bien-être personnel. Or, dans la question humanitaire, on se rend bien compte, aussi, que le barrage pratiquement systématique, c'est la mauvaise redistribution des richesses dont le cynisme et l'individualisme des "puissants" économiques et politiques de la plupart des pays pauvres sont en grande partie responsable. Produire suffisamment pour nourrir l'humanité et le faire plus proprement, c'est (dans les moyens actuels) produire plus cher. On vous dira que justement, les masses de pauvres des pays du tiers monde ne pourront pas se payer l'écologie. Donc vous ne pouvez pas parler sérieusement d'écologie tant que les régimes politiques et économiques p
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Oups, posté en même temps que Kroco, donc ne vous étonnez pas si je ne prends pas sa réponse en compte. Nous avons apparemment évoqué des problématiques proches mais notre approche est (heureusement) différente sur certains points.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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