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On n'a pas tous les jours 20 ans...

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criscros
(@criscros)
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Je suis d'accord avec Cherrydean à 100%. Hallberg, je suis désolée de te le dire (et je te le dit en toute sincérité et affectueusement crois-le bien) mais tu réagis en "citadin écolo" comme on dit chez nous (réflexion de personnes qui travaillent dans l'environnement pourtant, cela ne vient pas de moi).

Je suis élue dans ma commune et je peux te dire que le souci du manque d'eau est prioritaire. Et en ce moment, c'est plutôt "où sont les fuites !" car le réseau date des année 60, les pubs sur comment inciter les gens à réduire la consommation d'eau potable. Trouver de l'argent pour rénover le réseau qui est en fibro-ciment (tu sais très bien ce que cela implique), augmenter la capacité de nos bassins de décantation et passer à une nouvelle techniques végétales (bref, planter des joncs). Agrandir l'école ... (nous sommes en plein budget annuel, il doit être voté ce soir !). Le tri sélectif fait toujours grincer des dents, parce que les habitants ne sont pas écoutés par le technicien qui n'en fait qu'à sa tête, qui complique les choses alors que cela pourrait être si simple puisque les habitants du canton le plebiscitaient et que traditionellement, les ruraux ont l'habitude de le faire.

Nous sommes une commune de 466 habitants ! question budget de fonctionnement, cette année par exemple, on est à grosso modo 800 000 € (ce qui n'est rien, compare le à un budget de fonctionnement d'une entreprise !) Et nous sommes la commune la plus peuplée des alentours !

Comment voudrais-tu que l'on fasse passer les transport public chez nous ! On n'a aucun poids et il n'y a pas assez de monde qui les prendraient. De plus, le premier employeur de France est aussi le premier employeur de la commune : l'artisanat. Je vois mal les maçons, électriciens et autres plombiers trimbaler leur matériel à dos d'homme. Les vignerons pourraient éventuellement récupérer des chevaux à la place de leur tracteur mais...ce ne sont pas des agriculteurs et leurs vignes sont souvent à une dizaine de Km de chez eux (AOC oblige).

Les villes n'ont même pas réussi à faire utiliser leurs transports urbains ! Sauf Montpellier qui est la seule ville dont l'entreprise de transport en commun a des bénéfices et ne dépend plus de subventions.

Je crois que rien ne vaut le terrain. Je t'invite pour le festival de théâtre de mon village cet été. Je te promets de venir te chercher à la gare la plus proche (Montpellier), en tram (cela va de soi !). Ce n'est pas une proposition en l'air si tu n'as rien contre le camping (j'aurai la maison pleine) et tu verras que rien n'est simple. (et tu passeras aussi un super moment...si tu aimes le théâtre de rue!)



   
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criscros
(@criscros)
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Ps: petite apparté, j'invite au festival "Remise à Neuf" tous ceux qui veulent venir bisn entendu, ce n'est pas seulement réservé à Hallberg. Je ne m'égare pas plus !



   
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kroco poco
(@kroco-poco)
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Je vous lis faire un joli débat sur les transports en commun et la voiture, et je m'étonne que personne n'est pensé á parler du vélo...
Je lisais je ne sais plus qui dire "j'avais un trajet de 5 min en voiture a faire, en bus il m'en fallait deux heures!" pourquoi pas... Mais un trajet de 5 minutes en voiture se fait résonnablement en 15-20 minutes a vélo.
Vous avez beaucoup parlé engin motorisé, mais il existe beaucoup d'autre moyens de se déplacer. on a meme inventer des vélo avec aide au pédalage électrique pour ceux qui n'ont pas envie de se fatiguer dans les cotes... smiley
Et puis en ville c'est tellement pratique.


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Oresias
(@oresias)
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Début du sujet  

criscros a écrit Je suis élue dans ma commune et je peux te dire que le souci du manque d'eau est prioritaire. Et en ce moment, c'est plutôt "où sont les fuites !" car le réseau date des année 60, les pubs sur comment inciter les gens à réduire la consommation d'eau potable. Trouver de l'argent pour rénover le réseau qui est en fibro-ciment (tu sais très bien ce que cela implique), augmenter la capacité de nos bassins de décantation et passer à une nouvelle techniques végétales (bref, planter des joncs).

Bah de toutes façons, si on manque d'eau, c'est pas seulement à cause des baisses supposées des précipitations annuelles.
La déforestation est en grande partie responsable de ce problème. Commencez par inciter la reforestation et à rétablir les haies entre les champs, dont les agriculteurs ont trop vite oublié l'utilité.

Oui, il existe le vélo, tu as raison Kroco, pour bien des trajets c'est intéressant. Mais même la marche à pied. Il fait beau en ce moment, et je préfère faire les 2 kms qui me séparent de la gare à pied que de prendre la voiture où je perdrais autant de temps à chercher à la garer (et pour 2 kms...). Même le bus ne me fait pas gagner de temps par rapport à la marche à pied.
En ville, oui, la voiture est problématique. On se plaint que la ville de Paris - comme beaucoup de métropoles - a une politique de dissuasion à prendre la voiture. Mais si elle ne faisait pas cela, le problème de la circulation ne serait pas résolu. Plus de gens prendraient leur caisse et Paris serait tout autant engorgé, et plus pollué.

Moi, je me suis toujours demandé pourquoi les industriels ne fabriquent pas des voitures à 1 place, (ou 2 places à la rigueur, mais l'une devant l'autre comme dans les avions de chasse). C'est vrai, quand je vois les voitures à Paris, les gens sont au volant de grosses berlines de luxe ou de SUV gigantesques (quand ce n'est pas carrément des Hummvee ou des gros 4x4 américains "heavy duty", je trouve ça particulièrement stupide. Ils pourraient faire du covoiturage, au moins.
Ça prend énormément de place, chaque véhicule - transportant généralement une seule personne - occupe 6 à 10 m². Quand une personne a besoin d'un espace vital d'environ 1 m², il y a quand même une mauvaise optimisation de l'espace...
Bon, oui il y a la moto, mais tout le monde n'a pas une âme de motard, et beaucoup n'osent pas parce qu'ils trouvent cela dangereux.



   
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criscros
(@criscros)
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Bah de toutes façons, si on manque d'eau, c'est pas seulement à cause des baisses supposées des précipitations annuelles.
La déforestation est en grande partie responsable de ce problème. Commencez par inciter la reforestation et à rétablir les haies entre les champs, dont les agriculteurs ont trop vite oublié l'utilité.

L'eau ne manque pas chez nous, il y en a partout. Nous ne sommes pas en sècheresse (cf les cartes de la TV) et les précipitations se portent bien, mercismiley

Non, l'eau qui manque, c'est l'eau potable. Les cours d'eau sont impropres à la consommation pour cause (entre autre) de pesticides, de sulfatage des vignes et des oliviers, de pollution radioactive (cogema)... Cela vient aussi de l'explosion démographique : 100 pers. en plus au village de 99 à janvier dernier (recensement) et d'autres maisons se construisent, 1200 pers. en plus par mois dans le département.
Quant à la forestation ... je ne pense pas que tu connaisses beaucoup le coin où je suis. Question arbre, c'est le chêne... vert (arbuste), le buis (arbuste), le genêt (arbuste)... smiley

Oui, il existe le vélo, tu as raison Kroco, pour bien des trajets c'est intéressant. Mais même la marche à pied. Il fait beau en ce moment, et je préfère faire les 2 kms qui me séparent de la gare à pied que de prendre la voiture où je perdrais autant de temps à chercher à la garer (et pour 2 kms...). Même le bus ne me fait pas gagner de temps par rapport à la marche à pied.

Le vélo, c'est génial, je l'utilise pour aller chercher le pain au village. Pour les 30 Km (aller) jusqu'à mon boulot, avec le Pas de l'Escalette au milieu, tu me pardonnes si je te dis que je préfère éviter.smileysmiley

Quant à la moto, mon mari en avait une mais vu les routes (et surtout les chauffeurs) que l'on a ici, après le 3ème gadins, et comme les constructeurs de moto n'ont pas penser aux petites roulettes à l'arrière, on a préféré jeter l'éponge.smiley



   
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Oresias
(@oresias)
Noble Member
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Début du sujet  

A propos de petites roulettes, il existe des quads maintenant, mais je ne sais pas si ces engins sont aussi pratiques que la moto et plus sûrs, en tout cas...
En zone urbaine, je trouve cela assez inutile. Les inconvénients de la moto et de l'auto...

Mais sinon, que ta commune connaisse une augmentation démographique est une bonne nouvelle, je dirais. A une époque où l'on parle plutôt de désertification des villages de campagne...



   
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criscros
(@criscros)
Estimable Member
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c'est une bonne nouvelle, sauf...quand on ne trouve pas de nouvelles sources, et si le village devient un "village dortoir" de Montpellier (45Km). Auquel cas, il est aussi mort que désert malgré l'accroissement du nombre d'habitants. La fréquentation de la fête votive chûte et le festival aurait besoin de sang neuf pour les bénévoles.

Les Quads sont possibles sur la route depuis l'année dernière je crois. Mais, ils sont, parait-il, assez difficile à manier dans les virages (genre catamaran sur l'eau), tu dois te pencher à l'intérieur du virage. De plus, on ne les aime pas trop car ce sont des tous terrains et ils vont s'amuser sur un site exceptionnel du village, les ruffes (genre canyon rouge), là où a été tourné le film "Rrrrr" de Chabat. Equipe formidable de gentillesse au demeurant, mais film un peu crétin à mon avis. Il a un avantage néanmoins, c'est de pouvoir voir le chaos dolomitiques des Rives sur le Larzac (tribus blanche) et les Ruffes de mon village (tribus rouge). Environnement fragile et préservé jusqu'à présent (car peu connu) mais où les motos et les quads commencent à faire des dégats.



   
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Hallberg
(@hallberg)
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J'ai parlé des usages pour lesquels l'automobile est indispensable, et je n'ai évoqué que la desserte "terminale", ce qui est effectivement une coupable simplification. J'aurais du préciser que je plaçais également dans la catégorie indispensable les professions artisanales, les services d'urgence (professions médicales, police, etc), les professions "itinérantes" et les services à domicile en tous genres. On pourrait rajouter qu'il serait inique d'interdire de prendre sa voiture pour emmener une personne qui a besoin de soins, qui va louper un rendez-vous vital, et autres situations délicates.

Est-ce un raisonnement de citadin?

Dans mon approche du problème, certains arguments ne portent pas. Notamment le fait que le transport collectif n'est pas rentable, n'est pas justifié économiquement et démographiquement, que les communes ne peuvent pas se le payer, qu'il est moins pratique dans certains cas.

Dans mon raisonnement, je prenais la question exactement à l'envers. Je partais du principe que le transport public, et plus largement a lutte contre les nuisances de la circulation automobile, sont à considérer comme des obligations de service public. Par conséquent, ce n'est pas de choix locaux et de cas pratiques que je parle, c'est bel et bien de volonté politique communautaire, nationale ou au moins régionale, de volontarisme assumé découlant d'un choix de société. Dans ce cadre, si le transport collectif est une obligation de service public, alors la question de sa rentabilité et du coût de sa remise à niveau ne se pose plus qu'en termes de financement par l'ensemble du corps social.
Pour pousser le raisonnement à l'extrème, si l'on veut objecter que tant l'économie actuelle que les exigences individuelles en matière de confort ont évolué et ne permettent plus de vivre comme du temps où l'automobile était plus rare et les transports publics plus développés, je peux très bien répondre qu'il s'agit de choix de civilisation. La question qui se pose est nettement: la population européenne est-elle capable de consentir des efforts importants et potentiellement fort désagréables au profit de la prise en compte d'enjeux environnementaux planétaires?

Quand on propose des réponses de type "ah mais chez nous on ne peut pas, pis la plupart des gens font leurs courses en supermarché, pis telle ou telle commune préfère mettre ses sous ailleurs que dans un service déficitaire", il m'apparait clairement que cette dimension d'effort collectif est une grande abstraction, que le corps social s'y refuse et que globalement, on veut du "donnant-donnant": actuellement, une personne qui a le choix entre transport individuel et collectif choisira plus en fonction des avantages que l'un ou l'autre apporte dans sa propre vie qu'au nom d'un engagement éthique - et à plus forte raison il n'acceptera que difficilement une contrainte venant des pouvoirs publics.

Je veux bien reconnaître que mon raisonnement est profondément élitiste dans la mesure où il fait l'éloge de l'intellectuel pétri de hautes considérations morales et théoriques; ceci dit, tout citadin que je suis, il me semble évident qu'en conséquence de ce que je dis, je trouve tout-à-fait normal de financer par voie de fiscalité l'amélioration massive des services publics ruraux, et qu'on cesse de faire des dépenses "cosmétiques" sur les notres (dépenser des sous pour rendre le métro parisien plus "design" alors que des régions complètes sont sous équipées, ça m'agace profondément). Et je pense aussi que mon raisonnement est un raisonnement de célibataire sans voiture. Après, bon, si on veut jouer à ça, j'ai dans ma famille et dans mes amis un nombre (peut-être assez insolite dans l'Europe actuelle) de gens dont l'habitat va de la ville au rural traditionnel, en passant par les petites villes, qui n'ont pas de voiture et qui vivent très bien.

smiley

Pour ce qui est de la pratique du terrain, la mienne est effectivement faussée puisque non quotidienne. Je n'utilise les transports collectifs ruraux que pour deux raisons, mon propre agrément (pour faire du tourisme) et pour rendre visite à la famille. Mes parents sont des "péri-urbains", mode de vie que je fustige souvent ici, mais il y a le bus.
Ceci-dit, mon expérience personnelle est qu'on peut aller où l'on veut à la campagne, sans être ni automobiliste, ni marcheur courrageux sac au dos. Je voyage à la façon ultra-traditionnelle, un peu manière 1930, en jonglant avec les horaires de train, de bus, d'avion et autres, et j'ai constaté que sans être ni sportif ni adepte du système D (ni auto-stop, ni nuits sur un banc), on peut très bien rendre visite à un copain n'importe où en Europe si l'on est capable de se renseigner à l'avance, de planifier, et de ne pas vouloir être à deux endroits à la fois. Et à condition de ne pas se mettre en tête des trucs dangereux, du genre faire un tour dans une banlieue chaude en pleine manifestation...

Pour ce qui est de l'invitation, en revanche, je décline si c'est pour l'été. Ma (mauvaise) excuse est: je fais une incompatibilité d'humeur avec la chaleur, rien qu'en ce moment je commence à être de mauvaise humeur. Donc si je vais quelque-part cet été, ce sera dans les pays baltes - et même, c'est sûr, c'est dans les pays baltes.

smiley

Pour ce qui est du vélo, pour moi c'est une question de priorité de second rang seulement. Le vélo a toute ma sympathie, c'est tant mieux pour ceux qui en font; mais le vélo est un mode de transport qui est réservé aux personnes en possession de tous leurs moyens physiques, dont les performances sont très liées à l'état de santé de la personne, sur lequel la météo a beaucoup d'impact, qui nécessite une certaine concentration (comme la conduite automobile, faut pas s'endormir en vélo)... Par conséquent, le corps social ne peut pas se "décharger" sur le vélo. L'existence du vélo ne lui donne pas le droit de ne pas assurer à tous et partout un moyen de transport. Donc le vélo ne diminue pas du tout l'urgence qu'il y a à améliorer les transports collectifs, à les rendre plus accessibles et à les redéployer. En revanche, une fois l'offre de transport collectif réellement en place, il me semble tout-à-fait souhaitable d'investir dans le vélo, notamment dans sa capacité à décharger partiellement ce qui sans quoi resterait fatalement à l'automobile.

Sur l'eau, on ne cesse de marteler certains trucs. Notamment l'inutilité en termes vitaux de remplir sa piscine (à moins d'avoir une maladie qui se soigne par balnéothérapie obligatoire...), d'aroser les pelouses avec des trucs automatiques (à moins d'y préserver une espèce menacée de criquets...) ou de laver sa voiture (à moins que cette voiture soit un modèle historique fragile)... et surtout, ce qui est quand-même le comble, il faut encore expliquer non seulement aux gens, mais aussi à certaines collectivités locales et aux compagnies de distribution d'eau, qu'il est aberrant de prendre cette eau-là sur le circuit d'eau potable! Ben là, on retombe dans le niveau d'implication de la population en général, comme pour les transports... Parce que globalement, la majorité veut bien faire des efforts en ralant si c'est provisoire un été de canicule. Mais si on demande aux gens de le faire constamment, ils vont tout de suite se demander s'il y a une contre-partie. Alors si on dit aux gens qu'il faut le faire, sans contrepartie, et même en sachant que ça va causer des inconvénients (ils auront une voiture sale, une pelouse moche et ils iront à la piscine municipale), et qu'il faut le faire tout le temps parce que c'est une raison environnementale globale dont l'effet n'est perceptible qu'à moyen ou long terme, alors là, vous n'avez plus qu'une poignée de gens qui se sentent concernés.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Concernant le milieu méditerranéen, il me semble qu'une des plaies, tant du point de vue environnemental d'ailleurs que du point de vue patrimonial et socio-culturel, c'est l'afflux de populations par "héliotropisme", population dont le niveau d'acceptation des contraintes du milieu est globalement réduit. On constate qu'il y a une quantité invraisemblable de gens qui "colonisent" le milieu méditerranéen parce que c'est réputé pittoresque et que le climat leur plait, mais qui, notamment en matière de consommation d'eau et d'énergie, ou encore d'espace (la minéralisation des sols est plus difficile à gérer dans un milieu où déjà la couverture végétale environnante est plus diffuse), voudraient pouvoir "importer" et conserver des habitudes de vie qu'ils avaient dans l'Europe du Nord ou moyenne. Ce n'est pas parce que ça a un petit air de vacances, que l'on peut se permettre de moins respecter les contraintes du milieu. En tous cas, j'ai du mal à comprendre la motivation qui pousse à aller dans un endroit chaud pour ensuite dépenser eau et énergie afin de s'y raffraichir...


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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criscros
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C'est vrai que lorsqu'on ne travaillait avec 2 autres copines, on prenait notre voiture à tour de rôle pour aller faire les courses et cela ne dérangeait pas. Vu qu'on travaille chacune de notre côté maintenant (sans jeu de mot, je viens de m'en apercevoir), il est plus difficile de faire du co-voiturage à moins de faire un tour d'un rayon de 45 Km à l'est (Montpellier), 30 Km au nord (Le Larzac) et 20 Km au Sud (Clermont l'hérault). On essai tout de même si on va faire les courses (rarement) le samedi, d'y aller ensemble.

Chez nous, les seuls bus qui passent sont ceux du ramassage scolaire trop tôt pour que je puisse laisser mes enfants à leur école par exemple et complètement inexistant lors des vacances scolaires.



   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Je lisais je ne sais plus qui dire "j'avais un trajet de 5 min en voiture a faire, en bus il m'en fallait deux heures!" pourquoi pas... Mais un trajet de 5 minutes en voiture se fait résonnablement en 15-20 minutes a vélo.

Tout à fait, sauf que, si tu voyais par où il faut passer, tu comprendrais. Il n'y a vraiment que les ultra-mordus du vélo qui s'essaye dans ce coin là. Il y a là deux côtes terribles, une à monter et l'autre à descendre, qu'on soit à l'aller ou au retour. Je suis incapable de le faire et je doute qu'un moteur de vélo arrive à faire ça, celui des voitures forcent déjà beaucoup. Sans compter que j'aurais peur de descendre ces côtes à vélo, je serais bien capable de m'y tuer.

D'un autre côté, cette solution-là n'est pas possible à l'année longue au Québec. À l'hiver, faire du vélo est terriblement dangereux. Je fais de longs trajets à pied régulièrement. Encore là, par des conditions climatiques que vous ne connaissez pas dans votre coin, marcher est dangereux. Des tas de personnes agées se ramassent à l'hôpital à cause qu'elles ont glissées. On parle souvent de fractures de hanche par exemple. Et puis, tête de mule, j'ai marché souvent par des températures très mauvaises et je me suis rendue malade à tout coup. Pour les glissades, j'ai moi-même pris une débarque de l'enfer cet hiver et cela m'a amené à ne plus sous-estimer la crainte qu'on certains de tomber l'hiver. Je ne m'étais heureusement rien cassé, mais je m'en suis ressentie pendant des semaines.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Ceci-dit, mon expérience personnelle est qu'on peut aller où l'on veut à la campagne, sans être ni automobiliste, ni marcheur courrageux sac au dos. Je voyage à la façon ultra-traditionnelle, un peu manière 1930, en jonglant avec les horaires de train, de bus, d'avion et autres, et j'ai constaté que sans être ni sportif ni adepte du système D (ni auto-stop, ni nuits sur un banc), on peut très bien rendre visite à un copain n'importe où en Europe si l'on est capable de se renseigner à l'avance, de planifier, et de ne pas vouloir être à deux endroits à la fois. Et à condition de ne pas se mettre en tête des trucs dangereux, du genre faire un tour dans une banlieue chaude en pleine manifestation...

En Europe je ne sais pas, mais pas ici. Si on ne vient pas me chercher en auto à l'arrêt de bus pour aller chez mes parents (2 heures d'auto l'allé entre l'arrêt et mon ancienne ville), je ne peux m'en tier qu'en passant la nuit entière dehors (sauf si je m'offre l'hôtel), ce qui est peu recommandé, surtout pour une fille (et je m'y connais, j'ai eu suffisament de mésaventures comme ça) et ce qui est également peu recommandé, l'hiver par certaines températures (même si ça n'arrive pas super souvent, les températures descendent parfois jusqu'à -40 degrés Celcius là-bas. J'ai même déjà vu pire et disons que -20, c'est tout à fait normal dans certaines périodes). Mais encore là, ça se fait. Mais pour d'autres destinations, c'est carrément impossible parce qu'aucun transport en commun ne se rend là.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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criscros
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Evidemment, ici c'est un peu moins dur. Si tu viens en car chez moi, tu ne feras que 10 Km à pied (une paille!), ou en stop. Par contre, au village d'a côté (en voiture), tu en feras 6 de plus et ainsi de suite si tu remontes peu à peu sur les contreforts du Larzac (plateau d'origine calcaire du Sud de la France, premier contreforts du Massif Central pour ceux qui ne connaissent pas).
Quand je dis que c'est un bled paumé, c'est toujours cette expression qui ressort des copains citadins qui ne comprennent pas qu'on ait quitter le confort citadin pour les fin fond de la France profonde !!!smiley



   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Et moi je comprends mal qu'on puisse souhaiter rester dans une grande ville quand on a le choix de faire autrement.

Dans la région d'où je viens, les villes sont séparées par des kilomètres de forêt et on parle d'une centaine de kilomètres entre la ville d'où je viens à la ville d'à côté. On n'appelle pas ça des régions éloignées pour rien.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Fung
 Fung
(@fung)
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Ben tu sais Cherrydean, il y a des gens qui ne peuvent se passer de l'activité des villes : les magasins, les bars, les restaurants, ... Ils veulent pouvoir descendre de chez eux et aller à pieds vers leur magasin préféré. Chacun sont truc !

Moi le mien, c'est plutôt la campagne, même si pour l'instant je n'y habite pas vraiment. En plus des chants des oiseaux, de la verdure, des odeurs des arbres, du bruit des herbes hautes et des feuilles, la nuit, on peux voir plein d'étoiles. Et ça y'a rien à faire : si on ne s'éloigne pas à au moins 60 km des grandes villes, on rate tout le spectacle !! Il suffit de se trouver en rase campagne ou en pleine montagne pour savoir se qu'on rate !!


A bientôt ... smiley

Fung


   
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