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Poème

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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 3260
 

Merci Atlas pour ce très beau poème...


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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Atlas
(@atlas)
Reputable Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 365
 

Ce soir,
Je brois du noir
Bonsoir

Cette nuit
Je rêve au lit
Biqui

Ce matin
Je mange le pain
Malin

Ce midi
J'ai pris la vie
Pour une vessie

Bonne nuit.



   
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Onago
(@onago)
Noble Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 1128
 

Ton poème m'a fait sourire, Atlas;
surtout le dernier vers qui casse le rythme et nous transporte dans une dimension un rien surréaliste ...

J'aime bien ...

(et j'espère que je ne te vexe pas en parlant de sourire ...)


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 3260
 

Je l'aime beaucoup ton poème Atlas ! Assurément surréaliste... Les Suisses ont quelque chose à voir avec les Belges smiley !


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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Onago
(@onago)
Noble Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 1128
 

Oui ... le chocolat!


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 3260
 

Le surréalisme et le choco bien sûr !


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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Atlas
(@atlas)
Reputable Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 365
 

Et oui, le surréalisme ! Plus en évocation subconsciente qu'en exercice stylistique calculé. Ces quelques vers sont sortis de mon imagination un soir où je broyais un peu de noir, mais rien de grave, rassurez-vous. J'aime bien le surréalisme et la littérature, et bien que cela ne soit pas du tout mon domaine je lorgne depuis un certain temps sur les volumes d'André Breton (Collection la Pléiade, quoi d'autre?) et leur achat éventuel. Mais là n'est pas le sujet.

Petit jeu : Avez-vous fait le rapprochement dans mon poème avec un autre surréaliste que j'évoque ? Un musicien pour être précis, que j'affectionne !



   
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Onago
(@onago)
Noble Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 1128
 

Ca sent le nouveau jeu (trouver le musicien qui a inspiré ...)

Moi je trouvais que ça avait un petit côté "haïku" dans le rythme. (Les puristes me diront que cela n'a rien à voir avec le haïku, mais tant pis)

Pour revenir à ton musicien, est il contemporain? Le premier nom qui me viendrait serait du style Alain Bashung ...


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 3260
 

Erik Satie ?


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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Atlas
(@atlas)
Reputable Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 365
 

Quelle réponse rapide ! Et en plus c'est exact...

Mon petit poème fait en effet référence à Erik Satie, par l'évocation de Biqui.

Le 18 janvier 1893, commence une relation amoureuse avec l’artiste peintre Suzanne Valadon. Bien qu’il l’ait demandée en mariage après leur première nuit, le mariage n’aura jamais lieu, mais Valadon s’installe rue Cortot dans une chambre près de Satie qui, dans sa passion pour elle, l’appelle sa « Biqui ». Il rédige des notes enflammées sur « tout son être, ses beaux yeux, ses mains douces et ses pieds minuscules » et compose à son intention ses Danses Gothiques tandis qu’elle réalise son portrait. Cinq mois plus tard, le 20 juin, leur rupture brisera Satie « avec une solitude glaciale remplissant la tête de vide et le cœur de tristesse ». On ne lui connaît aucune autre relation sentimentale sérieuse et avouée. Comme pour se punir lui-même, il compose Vexations, un thème construit à partir d’une mélodie courte, qu’il faut répéter 840 fois, selon ses notes. Des compositeurs comme John Cage ou Thomas Bloch jouent la pièce dans son intégralité durant presque 20 heures. (Source: Wikipedia)

Cette évocation est limpide dans le cadre du mini-poème que j'ai composé, vu son contexte. Il n'est pas éloigné non plus de l'idée véhiculée par La Dame aux Camélias que je viens de terminer (cf ma petite critique littéraire postée à l'instant sur ce même forum).



   
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Gaby
 Gaby
(@gaby)
Eminent Member
Inscription: Il y a 19 ans
Posts: 23
Début du sujet  

J'ai vu deux poèmes au musée des beaux-arts de Montréal que j'aimerais partager.

La danseuse

J'ai vu passer la danseuse russe
Enroulée dans le manteau d'hermine.
Elle valse encore, tangue encore,
Sans musique et sans rien à ses pieds.
La petite fille aux allumettes a pris dix ans d'un coup,
Elle a un peu perdu la tête!
Entre rêve et réalité le fossé s'est encore élargi,
Comme une bulle de champagne, sa vie s'évapore dans l'atmosphère...
Mais dans L'abîme de sa pupille je vois s'ouvrir le rideau rouge.
Oui... Tout au fond de sa pupille,
C'est l'opéra dans la lumière!

Le deuxième poème n'a pas de titre.

Endormies l'une dans l'autre
La madone et l'enfant rêvent.
Autour d'elles le monde continue à courir
Il s'affole, il s'agite.
Ses ombres me bousculent,
Alors je me blottis au plus près de la mère.
On dirait qu'une statue me berce dans ses bras!
Une statue qui bouillonne, qui vit pour sa petite...
Une statue, toutefois, dont le socle s'effrite.


Cool!


   
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MICH
 MICH
(@mich)
Noble Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 1149
 

De nous....à vous
---------------------

Ils ont dû traverser l'atlantique
Pour secouer ce bien joli sujet
Amis de France, de Suisse ou de Belgique
Et petits chardons écossais
Ce que le Canada vous offre en ce frileux printemps
Sont des bouquets de mots
Des lettres qui bourgeonnent
Remercions Gaby pour ces beaux compliments
D'aussi loin qu'ils nous viennent, ils sont enchantements
Et si chez nous les fleurs
Boudent un peu les couleurs
Souhaitons que chez vous
Elles réchauffent vos c½urs


Que la force soit avec vous.....à jamais.

"Quand au bout de la nuit,j'entrevois la flamme d'une amitié,je vole m'y brûler les ailes"
(Yoko)


   
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AIKIDO
(@aikido)
Reputable Member
Inscription: Il y a 18 ans
Posts: 396
 

Sei nata sul fianco di una collina

Sei nata sul fianco di una collina
che guarda un mare antico,
di storia e di miti.
Hai visto sopra di te
il cielo incandescente d’estate.
Hai avuto le carezze
del vento tiepido e salmastro.
Sei stata baciata dall’Astro
che ti ha donato il suo colore.
Giorno dopo giorno
hai racchiuso in te
la forza di quella terra ardente.
Hai udito parole
e visto gesti immutabili,
riti eterni dello scorrere del tempo.
Hai protetto, gelosa,
il tuo cuore dolce.
Oramai cresciuta ti hanno strappata
dal tuo piccolo mondo.
Adesso t’illumina solo la fredda luce
di tanti piccoli soli appesi.
Ed ora cosa ne è di te?
Avvizzita, inutile ormai.
Gettata in una bocca buia
che puzza di morte.
Schiacciata contro i compagni di sventura
ognuno con le proprie storie,
ma senza memoria di loro.
Un mostro giallo dai denti di ferro
sarà il tuo becchino
e non avrai commiato alcuno
nella gelida tomba,
ossario di vita quotidiana.
Addio buccia d’arancia!

Tu es né sur le côté d'une colline

Tu es né sur le côté d'une colline
regardant une ancienne mer,
de l'histoire et du mythe.
Tu as vu ci-dessus, de toi
le ciel incandescent en été.
Tu as eu les caresses
du vent chaud et saumâtre.
Tu as été enluminée par l'Astre
qu'il t'a donné sa couleur.
Jour après jour
tu as renfermé en toi
la force de celle terre ardent.
Tu as entendu les mots
et vus gestes immuables,
rites éternels de passage du temps.
Tu as protégé, jaloux,
ton coeur doux.
Désormais grandi t'ont déchiré
de ton petit monde.
Maintenant, t'éclaire seulement la lumière froide
de nombreux petits soleils suspendus.
Et maintenant, que deviendras-tu?
Flétri, inutile désormais.
Jeté dans une bouche sombre
qui sent de mort.
Écrasé contre compagnons d'infortune
chacun avec leurs propres histoires,
mais sans leur mémoire.
Un monstre jaune avec dents de fer
sera ton croque-mort
et tu n'auras pas adieu aucun
dans le tombeau de glace,
ossuaire de la vie quotidienne.
Adieu peau d'orange!

Je l'ai écrite un jour d'hiver pendant le travaille.
Pardonnez-moi pour la traduction bien sur médiocre.
C'est pour ça que je l'ai posté aussi en italien.
Peut-être que ainsi seras plus facile tous comprendre.


L'homme qui a perdu la joie de rêver, a perdu la joie de vivre!


   
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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 3260
 

C'est d'une sensibilité que toi seul peut avoir... C'est très, très beau et imagé ! smiley Et dire que c'est durant une pause de travail que tu as composé ce poême...

Peut-être que la couleur bleue du texte serait à revoir pour qu'on lise plus facilement. Et si tu veux des corrections en français...


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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AIKIDO
(@aikido)
Reputable Member
Inscription: Il y a 18 ans
Posts: 396
 

Merci cehel2! Et aussi a MICH.smiley smiley
Alors j'en posterai encore plus avant, après les avoir traduite
au mieux que je peux.smiley


L'homme qui a perdu la joie de rêver, a perdu la joie de vivre!


   
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