C'est vrai que certaines choses sont plutôt effleurées que vraiment approfondies.
Pour ce qui est de la zone interdite, ce que j'en comprends c'est qu'il y a eu deux vagues de "colonisation" de la terre par les vinéens, avec des objectifs et moyens d'actions très différents. Les deux communautés n'ayant pas pu s'accorder, elles vivent (survivent pour ce qui est des habitants de la zone interdite) séparées et sans contact.
Pour ce qui est de Vic, Pol et les autres, je trouve qu'ils sont, mine de rien toujours présents (et leur présence est primordiale dans les moments critiques). Il y a quand même pas mal d'action sur la fin, et, en tant que papa, je trouve qu'il est heureux que Rosée n'y soit pas trop exposée. Elle est quand même présente au travers de l'anecdote d'Angela... (houla, si elle me lit, Angela, elle va me sortir "anecdote, anecdote, est-ce que j'ai une tête d'anecdote
")
Mais bon, en final, tout est question de goût et de sensibilité. Même si la densité de l'action impose une (ou plusieurs) relecture, personnelement, j'ai retrouvé dans ce nouvel opus, les ingrédients qui m'ont fait aimer la série: amitié (celle entre Emilia et Lâthy est particulièrement touchante), refus des préjugés et volonté de comprendre l'autre (Yoko et Zarka), action et suspens, humour (les réflexions sur la couleur des cheveux de Pol)... Bref comme toi, je suis impatient de tenir en main l'album 26
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Pour ce qui est de la zone interdite, ce que j'en comprends c'est qu'il y a eu deux vagues de "colonisation" de la terre par les vinéens, avec des objectifs et moyens d'actions très différents. Les deux communautés n'ayant pas pu s'accorder, elles vivent (survivent pour ce qui est des habitants de la zone interdite) séparées et sans contact.
Ah merci Onago pour tes précisions! Cela m'éclaire!
De toute façon je vais relire la BD pour mieux comprendre (mais sans doute pas dans l'immédiat)
Et c'est vrai que Vic et Pol sont présents dans les moments forts, c'est notamment Vic qui a eu le bon réflexe envers le Diable au moment ou il s'est attaqué à Emilia et Yoko! 
Tiens, moi aussi j'ai été un peu déçu par l'album 25. Peut-être justement parce qu'il commence très bien. Comme toujours un mystère apparait dès les premières pages. C'est très prenant. L'intrigue évolue bien. Les dessins sont superbes. Les nouveaux personnages sont très intéressants et suffisemment complexes. J'ai suivi l'enquête de Yoko avec plaisir. Elle nous mêne à Lucifer, le méchant de l'histoire. Inquiétant personnage que l'on a hate de découvrir. La tension monte. Et quand enfin il apparait, tout va très vite, un peu trop vite pour moi. La confrontation finale tourne court. Ce qui promettait d'être le point culminant de l'histoire me semble escamoté. La bête meure tout de suite. C'est très différent de certains albums où la confrontation finale avec le méchant (Hégora, Karpan, Gobol, Kazuky et tant d'autres) gagne en intensité et procure un condensé de sentiments forts. Ici, je trouve l'idée d'une créature s'inspirant des pires terreurs des moines qui l'entourraient, excellente. Cela promettait donc un final en apothéose, justement parce que l'histoire est si bien construite. D'où la petite déception. Petite déception mais au plus mauvais moment, juste avant de refermer l'album.
Suis-je le seul à regretter la soudaineté avec laquelle le vilain Lucifer est anéanti ?
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Je me permets, étant proche de Yoko pour intervenir avec la distance qui me fait voir les choses en leur ensemble.…
Le fait que l’on soit déçu de ne pas avoir des pages en plus pour prolonger l’album prouve que l’on est bien entré dans l’histoire et qu’elle n’a pas lassé. La fin, de « Lucifer » (qui n’est pas le Diable) un peu rapide est voulue… Il y a une suite à cet album… Mais il se clôture sur son épisode… Les regrets viennent aussi de ce que certains personnages ne sont pas assez développés… Mais dans la fin de l’histoire ils sont parfois bien nombreux sur des cases où la moitié serait suffisante à l’action.
Certains suivent Yoko depuis longtemps et voudraient voir ressurgir les personnages qu’ils ont aimés… Il y en a beaucoup et la force de Yoko c’est de les avoir fait aimer… mais si vous preniez la place de Roger, vous auriez aussi la sensation que reprendre un personnage qui a marché est un chemin de facilité… Roger a toujours offert à Yoko à chaque album de nouvelles rencontres et l’armoire aux figurants devient très étriquée pour les contenir tous…
Si Rosée est trop présente auprès de Yoko, elle la bloque dans son action… Si Pol prend le dessus en bons mots, il rend ceux d’Emilia superflus et le plus important : Si Vic prend l’ascendant sur Yoko il lui enlève son indépendance féminine … Le contraire verrait Vic devenir le garçon à tout faire de Yoko qui le dominerait…… Roger et surtout Yoko tient à rester libre… de ses choix et ses décisions …
Roger veut garder à Yoko cette distance et lui permettre de choisir sa manière de vivre… Jusqu’à présent, cela ne lui a pas mal réussi… On est heureux de voir l’attachement porté à Mieke et Cécilia, mais ce ne sont pas des femmes d’action… Pour Cécilia, c’est Margaret sa sosie qui a mené l’action dans le 12è album… L’autre était la victime…
Le 26, qui s’avance, verra Yoko et Emilia prises malgré elles dans une aventure qu’elle ne soupçonnaient pas… Roger les y veut seules "maîtres à bord" pour mieux cerner leurs réactions et leurs actions. Elles vont y rencontrer de nouveaux personnages et beaucoup de peine et de tendresse …Mais aussi de dangereuses situations… Roger a toujours privilégié le neuf au lieu du remake… C’est ce qui fait la variété des aventures de Yoko…
Nous ne sommes pas surpris de ces regrets de l’absence de certains personnages ou de l’amenuisement de leur présence… Cela prouve qu’ils restent bien vivants dans le cœur de chacun… Merci.
Ingrid
Edité vendredi 14 janvier 2011 : 17:48 par Ingrid Hallberg

Merci Ingrid sur ces points difficiles à évoquer pour moi qui ne suis que figurante dans les aventures de Yoko et ce, au gré de celles que nous vivons ensemble (juste deux à ce jour)
Roger en montrant le maître de Zarkâ: Lucifer, savait qu'il prenait un risque d'en faire une carricature... Il semble que ce ne fut pas le cas vu que l'on aurait souhaité plus de développement autour de sa personne... Lucifer est tombé dans le vide... On l'a vu de loin... mais Roger s'est arrangé pour qu'aucun de nous ne trouve son corps... Roger voulait garder le mystère là-dessus... Il pouvait être utile pour la suite de la servante... Mais il fallait être certain que les lecteurs le souhaiteraient... C'est semble-t-il chose acquise... Alors rendez-vous dans le 27... Si le ciel veut bien y consentir...
Edité samedi 15 janvier 2011 : 01:20 par Emilia

Excellent tout ça. J'ai bien hâte de connaître la suite.
Pour répondre à Yoko452, je dirais que cela vaudra la peine que tu relises tranquillement cet album quelques fois. J'ai trouvé au contraire que l'information y était très claire. Peut-être aussi parce que j'ai tant lu les albums de Yoko que je connais très bien le monde des Vinéens. Les quelques informations glanées dans cet album m'ont donc suffi comme complément d'information.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Merci Ingrid pour cet éclairage, et Emilia, car tu piques notre curiosité... 

"il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate"
Waouh ! Je ne regrette pas d'avoir émis cette critique. Ca change tout s'il y a une suite. Vivement l'album 27. J'espère que l'on retrouvera Lucifer pour en savoir un peu plus sur ce curieux personnage. Du coup, il est très bien ce 25ème opus. Si la suite est digne du suspens qu'il laisse entrevoir.
Au fait, pourquoi ce nom de Lucifer ? Cela aurait pu être "La servante de belzébuth" ou de Satan ou du diable. Lucifer veut dire le porteur de lumière. Ce n'est qu'au moyen âge qu'il a été assimilé à Satan. Pour certains ce n'est pas le même ange déchu. Satan à voulu prendre la place de dieu. Lucifer, lui, à voulu simplement apporter la lumière de la connaissance aux hommes, contre l'avis de Dieu qui voulait garder des créatures serviles, sans libre-arbitre (on retrouve le mythe de Prométhée). Comme cela, je l'aime bien, moi, Lucifer. Du moins comme métaphore de l'histoire de l'humanité sorti du paradis de l'animalité pour accéder à la lumière de la conscience. Pour le pire et le meilleur. Mais au moins on a le choix.
Le Lucifer de l'histoire (Je sais que ce n'est pas le vrai diable) n'est-il pas si mauvais que cela ? Est-il un porteur de lumière ?
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Superbe raisonnement et très bonne question donnalee...
Le Lucifer que rencontre Yoko me semble quand même un vrai méchant. Sa servante, par contre semble avoir "dévié" de la trajectoire. Même si sa manière d'agir n'est pas toujours très sympathique (entre autre, lorsqu'elle n'a plus besoin de ceux qui lui ont rendu la liberté) mais ses intentions restent à préciser. Lutte-t-elle contre les idées de domination du Seigneur Khâr ou rêve-t-elle simplement de le remplacer.
Elle semble, au final, digne de confiance mais on peut en effet souhaiter en savoir plus ...
Mais pour compléter la réflexion sur les "porteurs de lumières", si tu as la chance de posséder un exemplaire du "Pic des Ténèbres", on y trouve également une réflexion sur ce thème. Et le rayonnement qui émane du Pic (et de son bien étrange occupant), qui apporte connaissance aux humain et fertilité à la nature, révèle au final de bien sombre desseins.
Edité dimanche 16 janvier 2011 : 17:58 par Onago
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Juste quelques réactions aux commentaires précédents.
Il me semble en effet indispensable de lire et relire un livre, ou ré-écouter un disque, avant de pouvoir dire j'aime-j'aime pas, c'est bien-c'est nul. Le premier contact est important, certes, mais comme avec les gens qui "gagnent à être connus", il faut aller un peu plus en profondeur et découvrir tout ce qu'on a zappé à la première lecture, qu'il s'agisse de simples explications techniques ou de sens/idées plus profonds.
Pour ce qui est de la servante et de Lucifer, sont-ils de vrais méchants ou non ? Là encore, je marcherai sur des oeufs. De ce que j'ai pu comprendre, la servante tente simplement de survivre car Lucifer va la désarmer (sens naval du terme) dès qu'elle sera rentrée au bercail et elle tient à rester en vie (si toutefois l'on peut employer ce terme pour un androïd). Partant de là, elle fait ce qu'il faut pour, à la manière forte. Maintenant, est-elle digne de confiance, j'ai envie de dire oui à voir sa réaction avec Emilia à la fin. Mais bon, moi aussi il faut que je le relise...
Une dernière remarque, sur l'absence de certains personnages, ou leur peu de présence. J'ai moi aussi regretté que Cecilia n'apparaisse que brièvement au début, et puis aussi, disons-le, j'imaginais un rôle plus important pour Angela. Par contre j'ai apprécié les apparitions de Vic et Pol, je ne leur en demande pas plus (
). Et puis il y a Khâny, Poky, Vynka (ça faisait un bail, depuis les 3 soleils), évidemment Emilia, plus les nouveaux, ça fait beaucoup de monde. A moins de vouloir mettre l'annuaire en BD, il ne peut pas être possible de caser tout le monde. J'apprécie de mon côté de retrouver à tour de rôle l'un ou l'autre des personnages, histoire de voir qu'ils sont là, qu'ils vont bien !!!
Euh... à propos, il y aura Ingrid et Monya dans le 26 ? (
)
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Je partage ton point de vue Frac, sur le fait "indispensable" de lire à nouveau un livre quel qu'il soit. Dans ce cas précis une BD. Dans les aventures de Yoko, il y a plusieurs lectures possibles. Je n'arrête pas de découvrir tel ou tel détail, de la vie des personnages... et l'imagination prend le relais. C'est ce qui fait à mon sens la force de cette série : elle vous poursuit bien longtemps après que l'on ait refermé l'album...
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Il est difficile de parler d'autre chose que de "vie" pour qualifier ce qui anime les androïdes de la série (ou des romans du même auteur).
La question était posée dans les Exilés de Kifa et Myna y a donné sa propre réponse, plutôt convaincante; elle qui était prête à "donner sa vie" pour défendre ceux dont elle se sent proche.
Même si Angela débarque dans l'aventure en état "désactivé", il est difficile d'imaginer un bouton "on/off" dans le dos de ces personnages. Qui pourrait "éteindre" sans sourciller une Angela ou une Zhyttâ?
Edité lundi 17 janvier 2011 : 20:10 par Onago
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Je vous rejoints également sur le fait qu'il fait relire et se laisser du temps pour émettre une critique (bonne ou mauvaise).
Par contre, il y a un aspect qui me "chiffonne" un peu. On a parlé du fait que Vic et Pol (et Rosée) restaient un peu en retrait dans les aventures pour garder l'indépendance de Yoko (entre autre) mais je la sens "écrasée" par la présence d'Emilia. Je m'explique...
La plupart du temps on rencontre de nouveaux protagonistes avec qui il se tisse des liens d'amitié, et que l'on rencontre plus ou moins ponctuellement (Ingrid, Monya, Comtesse Olga, Khany, etc.) ou même Mieke (qui fait parti du trio mais qu'on n'a pas revu récemment, on ne va pas redébattre dessus, on sait pourquoi et c'est très bien
).
Mais Emilia a un caractère assez trempé qui se fait assez remarquer. Dans le 7e code, je trouve que ça passait très bien, c'était un nouveau personnage. Mais le fait qu'elle reste encore aux côtés de Yoko dans le 25 (et a priori encore dans le 26) et au vu de son caractère elle ne se fait pas oubliée.
Certes Yoko est de plus en posée dans ces dernières aventures, mais on dirait qu'Emilia a pris la relève.
C'est, entre autre son caractère qui me plait dans Yoko : humaine et très spontanée. Mais depuis les dernier Yoko s'assagit et Emilia met son caractère de feu en avant.
On dirait que Yoko "assiste" Emilia et se fait plus discrète.
Je ne peux pas vous citer un exemple précis c'est un ressenti général. J'ai l'impression de suivre les aventures d'Emilia et de Yoko et non plus les aventures de Yoko. En espérant que cela ne devienne pas les aventures d'Emilia (même si j'aime beaucoup ce personnage et que je m'identifie un peu à elle).
Mais je trouve cela un peu contradictoire : On laisse les garçons en retrait pour que Yoko garde son indépendance dans l'action et en tant que femme, mais pourquoi cela n'est pas le cas avec les femmes ? Même Rosée, sa fille adoptive n'intervient que peu...
Je veux bien que Emilia prenne la relève si l'on accepte le fait que Yoko évolue et vieilli, ce qui va devoir finir par arriver au moins un peu, sinon tout le monde sera bloqué (Rosée en petite école, Mieke à 16 ans en attente de ses papiers, etc.).
Enfin voilà mon ressenti... Ce n'est pas pour ça que j'arrêterai de lire les albums de Yoko (passés et à venir). Je voulais savoir votre avis et ne me jetez pas de pierres svp 
Edité lundi 17 janvier 2011 : 13:37 par Sen
Il est indéniable qu'Emilia a pris une place de choix au côté de Yoko. Je ne sais pas si c'est au point que l'on doive renommer la série.
Pour ma part, j'ai tout de suite craqué pour ce personnage. Il faut dire qu'elle me rappelle un peu ma fille ainée, qui, bien qu'un peu plus jeune qu'Emilia, partage avec elle quelques traits de caractère (ainsi que sa capacité à sortir des répliques imparables).
Yoko se sent responsable d'Emilia, sans être (ni vouloir remplacer) sa mère. Cela lui permet d'avoir une relation qui ressemble un peu à une relation mère-fille mais qui ne gène en rien son statut d'aventurière (au contraire, Emilia semble attirer l'aventure presqu'autant que Yoko).
Il faut aussi se rappeller que Roger Leloup avait envisagé Emilia comme héroïne d'une série indépendante de Yoko. S'il a du abandonner l'idée, faute de temps, il a souhaité intégrer Emilia dans la série Yoko mais elle s'était déjà taillé un rôle qui était plus que celui d'une figurante.
On a le droit d'aimer ou pas. Moi je vois ça comme un plus, comme une façon de rebondir pour une série qui a déjà captivé ses lecteurs pendant 4 décennies.
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”