J’interviens peu ici… Roger aussi en son nom… pour ne pas influencer quiconque ou bloquer quoi que ce soit… Ce qui s’est passé dans les posts précédents est sans grande importance et à prendre avec légèreté… On s’empoigne sur tous les forum, c’est leur faiblesse, mais on y noue aussi des amitiés durables…. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur…
Merci Petrushka. Pour ma part, j'ai compris. 
cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Certains points du post d'Emilia ("Petrushka") me touchent.. Nous vasone qu'Émilia n'estiste pas vraiment en chair et en os : c'est un personnage de BD tout comme Tintin et le capitaine Haddock. Et pourtant...
Petruska a écrit Quand Roger fait parler Emilia, Lâthy, Angela ou Ingrid (rarement) ou moi-même… Ce n’est pas lui qui se sert de nous, mais nous qui réagissons selon nos spécificités et nos personnalités…
Combien vrai!!!!!!!! Ceci me rappelle un travail que j'ai dû faire à l'univ où je faisais intervenir des personnages de milieux très différents dans un scénario devant illustrer un travail en petit groupe. Chacun avait une personalité très différente. De fait, souvent, en "pondant" le texte, j'écrivais, comme sous une impulsion qui ne venait pas de moi, des textes que j'osais à peine mettre. (Pas qu'ils étaient obscènes ni déplacés, mais tellement différents de ce que moi j'aurais dit!) Et chaque intervention d'un personnage faisait avancer la discussion (la tâche était une résolution de problème). De sorte qu'il m'était tout à fait impossible de prévoir comment tournerait la discussion, bien que les grandes lignes en soient tracées à l'avance. Plus tard, après que mon travail ait été présenté, noté puis qu'il me fut remis, je le relisais. Je l'ai relu encore et encore. Et, à plusieurs reprises, j'ai eu la réaction d'envier tel ou tel personnage pour un trait de caractère, pour sa sagesse, etc. Jusqu'à ce que je finisse par réaliser "Mais je les ai!!! C'est quant même moi qui leur ai mis les mots en bouche!!!"
Combien il est vrai de dire que "Ce n’est pas lui qui se sert de nous, mais nous qui réagissons selon nos spécificités et nos personnalités…"!
C’est un peu comme si on sortait du jardin secret où nous vivons avec Roger pour répondre
Tout à fait exact! Tellement secret, de fait, que je crois que Roger lui-même n'y aurait pas eu accès sans Emilia, Vic, et les autres. Il est tout à fait exact de prétendre que l'art, lorsque pratiqué avec professionalisme et avec passion, nous "révèle", dans le sens d'un révélateur photographique qui fait apparaître sur le film une image qui était là, mais invisible.
Ce post (d'Émilia) n'a rien de symbolique, mais est tout à fait réaliste!
Edité Samedi 5 avril 2008 :12:28 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Très vrai, Petite Fleur. C'est très intéressant ce que tu écris là. On peut dire qu'il y a une personnalité qui est enfouie en chacun de nous et qui se révèle par l'art... Mais aussi, je crois, par l'amour que l'on donne aux autres... Et Roger met tellement d'amour dans ses personnages ! Il croient en eux vraiment !
Je dévie peut-être par rapport à ton raisonnement...
Bonne journée et bon dîner !
cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
cehel2 a écrit Je dévie peut-être par rapport à ton raisonnement...
Pas du tout, cehel2, tu le complètes. Et je t'en remercie.

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Ma femme qui est enseignante en SVT (sciences et vie de la terre = anciennement Sciences Naturelles) a beaucoup apprécié cette parabole. Pour la petite Magda commence une vie nouvelle, et c'est cela l'essentiel. C'est la Vie qui est là et qui court dans ses veines ! C'est un album magnifique...
cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
En remontant dans ce sujet, j'ai remarqué une phrase qu n'avait pas attiré mon attention la première fois:
Lucterios a écrit J'ai été bouleversé d'apprendre que l'album avait été inspiré par une histoire réelle. Grâce aux talents de conteurs de Roger, ce qui était une tragédie est devenu une belle histoire qui peut être lue par des enfants.
Quelqu'un saurait-il de quelle histoire il s'agit?

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Je viens de lire l'intégrale II et RL indique l'histoire d'une petite fille morte pdt les bombardements des Alliés. Ce récit est à l'origine du 7ème album. Ca peut répondre à ta question, Petite Fleur ?
@plus
Edité Lundi 14 avril 2008 :08:03 par cehel2
Edité Lundi 14 avril 2008 :08:27 par cehel2
Edité Lundi 14 avril 2008 :08:28 par cehel2
Edité Lundi 14 avril 2008 :08:29 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Ouais... c'est court! Il est est mort des petites filles durant la seconde guerre mondiale!
À cette époque, il n'y avait pas de bombes intelligentes permettant de frapper les immeubles sans tuer ceux qui sont dedans. Aujourd'hui on en a, mais on n'a pas encore trouvé de chefs d'armée intelligents pour s'en servir adéquatement...
C'est à dire de façon constructive plutôt que destructrice... Par exemple pour aider à creuser des tunnels, fendre une falaise pour faire passer une route, déclencher une avalanche précoce pour sauver un village, la diriger à un point précis d'une tornade ou d'un ouragan naissant pour sauver des vies et des villes... Mais se servir de bombes à des fins utiles, ça ne fait pas très militaire.
Et ils pensent que, quand on n'est pas militaires, on est si vils...

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Petite Fleur a écrit
À cette époque, il n'y avait pas de bombes intelligentes permettant de frapper les immeubles sans tuer ceux qui sont dedans. Aujourd'hui on en a, mais on n'a pas encore trouvé de chefs d'armée intelligents pour s'en servir adéquatement...Et ils pensent que, quand on n'est pas militaires, on est si vils...
Très juste et si bien dit !
L'histoire de la petit fille tuée sous les bombardements des Alliés, le 31 mars 1945, je peux te la donner. Elle est écrite dans l'intégrale II (les aventures allemandes), et je l'ai sous les yeux... Mais je ne sais pas si je puis reprendre le texte écrit par RL sans son autorisation ?
Edité Mardi 15 avril 2008 :10:32 par cehel2
Edité Mardi 15 avril 2008 :10:33 par cehel2
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Petite Fleur a écrit Il est est mort des petites filles durant la seconde guerre mondiale!
...
et combien seront mortes demain : les trafiquants d'armes prospèrent ! Mais quand on sait que ce sont les USA, le Royaume Uni, la France et la Chine qui sont les plus grands marchands d'armes au monde... Les 5 membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU... 1:#
Edité Mardi 15 avril 2008 :17:38 par cehel2
Edité Mardi 15 avril 2008 :17:38 par cehel2
Edité Mardi 15 avril 2008 :18:58 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Non Cehel2, on me corrigera si je me trompe, mais copier un texte publié n'est pas comme citer une phrase. Par ailleurs, cette histoire a été contée en d'autres endroits que dans l'intégrale no.2, il faudrait voir où.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Ok... Je te retranscrit ce que Roger à écrit dans l'Intégrale II :
" Tragédie à Rothenburg - La petite ville de Rothenburg me semblait idéale pour situer mon nouveau récit. J'avais été attiré par les photos d'un prospectus touristique à propos de cette cité médiévale. J'y suis donc parti en repérages, dans le but d'illustrer le fameux scénario de l'Alchimiste, que j'avais mis au repos précedemment.
Une fois de plus, le destin allait changer mes projets. Le dernier jour d'un séjour particulièrement riche en prises de vues, je suis entré dans une vieille librairie pour compléter ma documentation historique et tenter de trouver des informations sur les souterrains de la ville, importants pour le déroulement de l'histoire.
En fouillant les livres, je suis tombé sur un étrange fascicule enveloppé dans du papier journal, écrit en caractères gothiques. Il datait de la fin de la guerre et s'intitulait Rothenburg im sturm (Rothenburg dans la tourmente).
Constitué principalement d'aquarelles en noir et blanc, il racontait une histoire terrible, celle du bombardement inutile de la ville par les Alliés, le 31 mars 1945. Elle n'avait aucun intérêt militaire, mais elle avait été prise pour cible dans le but de semer la terreur et de hâter la capitulation. Un tiers de la ville avait été brûlé au phosphore.
La moitié du livre était constitué de deux interminables listes de nom : ceux que nous pleurons et ceux que nous attendons. Tous les disparus de la ville au cours de la Seconde Guerre Mondiale ! Ces listes étaient complétées des nom des victimes du bombardement de 1945. Deux m'on frappé. Tous deux de la même famille. Un petit garçon, bébé, et une fillette de cinq ans, Anne-Marie.
A ce moment, ma petite fille adoptive, Annick, se trouvait à côté de moi. Je l'ai regardée, et je me suis dit : "Pourquoi faut-il que la dernière image qu'il me reste de Rothenburg soit celle d'une petite fille morte" ?
Cela m'a obsédé durant tout le voyage de retour et j'en ai parlé à ma femme. Ma fille, qui nous écoutait, m'a demandé "Pourquoi elle est morte, le petite fille" ?
Et, une nouvelle fois, le récit de l'Alchimiste a été remis à plus tard et j'ai commencé à imaginer La Frontière de la Vie. "
Merci M. Leloup de nous avoir fait partager cette merveilleuse histoire...
Edité Mercredi 16 avril 2008 :10:01 par cehel2
Edité Lundi 28 avril 2008 :16:37 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Merci pour cette retranscription; et en direct s'il vous plait!!!
😉
Edité Mercredi 7 mai 2008 :21:35 par Hiromi
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
Oups... j'avais oublié (ingrat que je suis!)
Mille mercis cehel2 !

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
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(Christian Bobin)
dans quelle case trouve t-on la parabole? je savais pas qu'ils captaient TPS dans Yoko!