Le DA de Yoko sans ...
 
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Le DA de Yoko sans Myna???

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Sopid
(@sopid)
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Peut-être parce que j'ai lu les Tintin il y a trop longtemps, peut-être parce que mes connaissances historiques à l'époque étaient trop faible et, finalement, peut-être parce que j'ai vu la série avec mes yeux d'enfant il n'y a pas plus de 6 mois, j'ai cru voir une série bien adaptée.

Quand je suis tombé sur la série il y a queles mois chez le marchand de DVD, ici en Chine (et oui, j'ai trouvé ça ici!) Je me suis naturellement précipité sur le Lotus Bleu. Celui-ci fait référence à ce qui a démarré la seconde guerre mondiale du côté Asiatique (l'explosion d'un pont en Chine en 1931 par les Japonais. Ces derniers ont accusé les Chinois de vouloir sabotter leur ligne de chemin de fer). Je ne me souviens plus comment ce détail était raconté dans l'album, mais il est claire dans le film. Il ne laisse aucun doute sur l'événement historique.

Pour le reste, les autre événement historique, il me faudrait relire la collection avec mes connaissances actuelles.


Sopid, encore en vie!


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Dans mon souvenir c'est le statut de Shanghai, notamment le rôle des concessions internationales, et leur complicité objective avec les milieux de la drogue, qui n'était pas trop mis en relief. Ou alors mon jugement est fortement influencé par le hasard qui m'a fait tomber deux fois de suite, récemment, sur l'Affaire Tournesol.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Cyann
(@cyann)
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Début du sujet  

Effectivement, je ne puis pas non plus juger de la qualité des épisodes de la série Tintin, étant donné que je les ai vus très petite et que je n'ai pas relu les albums depuis des années... Je me rappelle qu'en tous cas, le graphisme était vraiment très, très proche de la Bd, mais qu'effectivement, je me surprenais à penser "tiens, il manque un passage, là", ou "qu'est-ce qu'il est long le résumé!!"; pour le reste, je ne sais pas. Mais f'audra que j'y pense si par mairacle, la série venait à repasser en Guada.

Par rappot à ce que tu disais, Hallberg, sur la fidélité, je pensais que pour un DA comme Yoko, l'utilité de l'adaptation était bien d'en faire une fidèle, puisque dans ma tête, ce ne devait pas être un produit marketting. A vrai dire, je ne sais pas ce que j'attendais, mais en tous cas, pas ça.

Enfin, comme je le dis souvent, on est déçu que quand on attend quelque chose de qqn; alors n'en attendons rien!

Quant à Roger, je me pose des questions sur l'avenir de Yoko... Comparativement aux propos d'Emilia, on dirait qu'il a déjà prévu une porte de sortie; mais est-ce qu'il ne serait pas en train de la transformer en 'porte d'entrée'?

Enfin, ça n'engage que lui, vous me direz... Il fait ce qu'il a envie de faire!


Cyann, papillon doré aux ailes nacrées.


   
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koko
 koko
(@koko)
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Les indestructibles de Pixar (formidable en tous points de vue!), qui provient en fait d'un jeu vidéo: vous en aviez déjà entendu parler, vous?

Il y a un jeu tiré du film mais le film n'est pas tiré d'un jeu (même s'il doit cacher de nombreuses références à des jeux). Le scénario du film est entièrement signé par Brad Bird.


Le cinéphile déviant


   
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renaud
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Comme dit la chanson : "Tu cherches à comprendre et tu ne comprends pas".

Le cas du dessin animé Yoko a longuement été débattu dans un autre sujet du forum mais je continue à m'interroger sur la gestion des droits d'adaptation des séries Dupuis par l'éditeur. Alors que la demande était forte, Dupuis n'a guère su utiliser son catalogue alors qu'un dessin animé tiré d'une BD déja connue dispose toujours d'un gain de notoriété permettant de le vendre plus facilement. ( cas de Tintin : La BD amène à regarder le dessin animé , et le dessin animé relance la vente des albums). Pourquoi une telle attitude : frilosité, dissensions internes dans le staff de l'éditeur, lourdeur des investissements ? Je n'ai aucune réponse à ces questions.

Concernant Marathon, si vous avez regardé les dessins animés Totallly Spies et Martin Mystère vous pourrez constater une chose amusante : les scénarios sont totalement interchangeables d'une série à l'autre. Simplement Totally Spies est placé dans le créneau aventure espionnage et Martin Mystère dans le créneau aventure fantastique. Yoko est t'elle destinée a occuper le créneau aventure-SF ?


Ce monde est froid et cruel. Nous n'y trouverons que l'amour que nous y mettrons.


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Scénarios interchangeables, et qui plus est absolument remarquables d'infantilisme. Je dis bien infantilisme, pour marquer la différence entre "accessible aux enfants", ou encore "conçu pour les enfants". Ces deux séries reposent sur un seul ressort comique usé jusqu'à la corde: les personnages ont des préoccupations en apparence futiles par rapport à l'enjeu de l'histoire; ce sont des engueulades qui forment une bonne partie des gags. En l'occurence, les rapports entre Diana Lombard et Martin rappellent souvent Nicky Larson, mais là où le comique de répétition pouvait encore faire mouche (dans cette série japonaise dont l'adaptation télévisée fut honteusement épurée, en Europe), la modestie des moyens et la médiocrité des intrigues plombe littéralement les deux productions Marathon.


Opération Sisyphe
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Le Grand migrateur
(@le-grand-migrateur)
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Non, non! Il a pas une dent contre Marathon, c'est tout le ratelier qu'il voudrait leurs planter dans le fessier!


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Hallberg
(@hallberg)
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Prenons un cas pratique. Pour vous, j'ai regardé Martin Mystère.

Je savais que Martin Mystère était une bande dessinée, pour avoir lu quelques lignes dessus dans un bouquin sur l'histoire de la BD. Une bande dessinée infiniment moins connue que Yoko, mais une bande dessinée quand-même. J'ai donc cherché sur internet. Il s'agit effectivement d'une série imaginée par le scénariste italien Alfredo Castelli, et qui a connu plusieurs dessinateurs.

En premier lieu, la rupture graphique de la série Marathon est impressionnante. À vrai-dire, on ne reconnait un peu que le personnage de Java, par rapport aux images que l'on peut voir sur internet (la série est publiée, ou fut publiée, par Glénat, en français).
Rupture graphique qui serait tout à l'honneur des réalisateurs de Marathon, s'il n'y avait pas de singulières ressemblances avec Totally Spies... Le personnage de Diana Lombard pourrait fort bien appartenir au trio d'espionnes juvéniles. Quant à Martin, même punition, sa filiation avec les espionnes ou avec nombre d'autres personnages de la maison est évidente.
Déduction: sous prétexte d'émancipation formelle, il n'y a là qu'un moyen économique de tout aligner sur le code graphique paresseux et convenu qui fait la fortune de la maison.

Deuxièmement, dans la BD, le personnage de Martin est un universitaire, une sorte de baroudeur savant, un des sites sur le sujet commente d'ailleurs quelques comparaisons faites avec Indiana Jones ou Alan Quatermain (tout en les réfutant partiellement). Ce même site (faut que je vous retrouve l'adresse, je l'ai paumée depuis hier soir) nous apprend que l'homme est un séducteur à la Corto, et que Diana Lombard est assistante sociale.
Chez Marathon, tout est passé à la sauce Totally Spies; Martin et Diana se retrouvent en lycéens probablement redoublants multiples. Le principe me semble d'une évidence enfantine: on a visé un public adolescent dans les deux cas, on a fait jouer au maximum le côté "identification". Des lycéens ou collégiens se trouvent avoir une double vie, étudiants en public et aventuriers en privé. Bon. Les beaux films de Sam Raimi (et probablement la BD) font le même coup avec Spiderman, mais avec crédibilité, en appuyant les difficultés posées par la double vie et ses enjeux matériels et psychologiques. Là, pas du tout. Le procédé n'a décidement qu'un but, du divertissement facile et rien que ça.

Dans le même ordre d'idées, une série apparemment nourrie d'influences littéraires et autres sur les thèmes classiques du fantastique se retrouve transformée en une gaudriole lamentable appuyée par quelques personnages secondaires imbéciles. Le scénario manipule un maximum de mots ronflants pour faire surnaturel, dans des intrigues cousues de fil blanc et à la résolution on ne peut plus simpliste. Si j'en crois ce que j'ai lu dessus, la série d'origine a un ton plutôt sérieux. Yoko aussi. Vous voyez ce que je veux dire.

Deuxième cas. La seconde série Marsupilami.
Marathon n'a pas osé trop transformer le personnage de Franquin, même si une animation moins paresseuse aurait mieux rendu, mais passons là dessus. La structure caractéristique de la BD, c'est à dire proposée par Franquin puis par son successeur et élève Batem, tournait autour du marsupilami et de son ennemi habituel, le chasseur Bring M. Backalive, ivrogne, grossier et prétentieux; s'y ajoutaient les indiens Chahutas, sarcastiques et parfois cyniques, le dresseur d'animaux Noé (apparu au départ aux côtés de Spirou et Gaston), et quelques autres pesonnages dont la présence était intermitente.
Marathon a proposé une première série qui, à quelques simplifications près, reprenait ce fonctionnement.
Mais ensuite, tout se passe comme s'il avait fallu donner un divertissement plus facile, et encore une fois plus porteur d'identification pour un public ado. Explication: tout tournera désormais autour d'une famille bien comme il faut (maman comme il se doit est scientifique dans la jungle), avec un personnage de gamin qui prend le premier rôle. Là, surprise, les personnages humains n'ont plus rien de Franquin/Batem, ils ont... la tronche Marathon, celle de Martin et des Spies. Oui. Et dans la foulée, toute la vertu critique du Marsupilami vis à vis de la société humaine a disparu, en même temps que l'esprit parodique. La vision de l'animal à longue queue se réduit désormais à un stupéfiant anthropomorphisme.
Bref, dans ce deuxième cas, l'infantilisation du propos, les facilités concédées afin de rendre le produit plus "fun" pour un public ciblé, sont moins flagrantes (parce que le personnage principal et le cadre, la foret palombienne, sont peu transformés au physique), mais bon...

Donc, pour cette raison, je me permets, fort présomptueusement, de craindre un massacre en règle pour toute nouvelle BD qui y passerait. Et ceci-dit, le mal étant fait, je pense qu'il vaudra mieux en rire qu'en pleurer. Rendez-vous pour une bonne partie de rigolade devant le caractère nanaresque de la chose.


Opération Sisyphe
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Lucterios
(@lucterios)
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Ca pour rire, on va rire ! Enfin, moi pas vraiment car je ne perdrais pas mon temps à regarder une mauvaise adaptation de Yoko qui passerait aux heures des émissions pour les jeunes !

-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 12:48 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Sopid
(@sopid)
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Merci halberg pour cette analyse détaillée qui me permet de mieux apprécier (où craindre) ce qui s'envient. Petite chose à noter, le personnage de Marsupilami a été racheté par Disney. Cependant, je ne sais pas quand (avant ou après Marathon).

Sur une autre note, j'ai pu suivre à un certain moment la série Belphégor. J'ignore qui a produit cette série, mais la description des personnages que Halberg fait pour Marathon donne des airs de famille. J'ai aprécié cette série pour l'histoire. Apprécié suffisament pour acheter le livre et voir le film avec cette actrice française dont j'oublis le nom en ce moment (je sais, je sais, honte à moi...). Résultat du croisement de ces 3 sources: le bouquin est nul et je n'arrive pas à comprendre que l'on ait pu s'y intéresser suffisament pour en tirer un film ET un DA. Secundo, le film est bien, mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre. Il reste le meilleur des 3. Finalement pour la série DA, les histoire sont bien, peut-être, effectivement, trop orienté enfant (mais un retour en enfance me fait toujours plaisir!) Cependant, je n'apprécierais pas du tout voir Yoko Tsuno dans cette formule.

Je me souviens que lorsque j'écoutais la série, je me disais:" tient, du DA français. C'est différent de l'amère requain et du japanimation. Le dessin est simple, mais il a du style. Bravo au Français qui développent leur ligne hors des grandes influences."

J'ai donc abordé Belphégore par le DA, pour ensuite découvrir le reste. Yoko, c'est completement différent. C'est d'abord la BD. Si c'est MArathon qui était à l'origine de Belphégore, l'image (l'apparence physique) de Yoko en prendra un coup...c'est triste. Mais ce qui me fait plus peur, c'est de voir Yoko, Vic et Pol en ados explorateurs. Ça, ce serait une honte et si c'est la direction que prend Marathon en ce moment, ils vont faire de l'argent, c'est sur, mais ils auraient pu en faire BEAUCOUP plus avec un peu d'ouverture d'esprit du côté du marketing...


Sopid, encore en vie!


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Belphégor, ça ne se comprend que dans un certain contexte. Au départ, c'est du roman-feuilleton. C'est censé être publié en épisode avec un suspense hebdomadaire, dans des feuilles populaires genre Le Petit Journal. En un certain sens, c'est du sous-Eugène Sue.

En matière d'adaptations, comparons avec Fantômas. D'une part, l'adaptation en "sérial" de Louis Feuillade réputée pour tirer l'affaire vers le surréalisme, intéresse toujours les cinéphiles. De l'autre, la série de longs métrages d'André Hunebelle, assez loin du sujet d'origine (des films authentiquement kitsch, avec Fantômas au masque de caoutchouc bleuâtre, Jean Marais et De Funès faisant les cabotins chacun à sa façon, fort différente on s'en doute), fait occasionnellement les affaires de la télévision qui ne se prive pas pour les rediffuser. Le texte d'origine, lui, bon, il ne passionne guère que les écrivains. Je ne dis pas que c'est un bien, mais il est évident qu'il faut en comprendre le contexte. Fantômas lu d'une traite, comme un roman conventionnel, c'est insipide. Il faut le lire petit à petit, toutes les semaines, le dimanche matin en buvant son café. Faut surtout pas lui en demander plus.

La popularité de Belphégor doit principalement à la série de l'ORTF*. Cette dernière, tournée avec une économie de moyens "remarquable", et en partie... jouée en direct aux tout débuts de l'ORTF, tint en haleine les téléspectateurs comme précédemment les lecteurs du roman feuilleton. Ce faisant, la télévision étant encore rare à l'époque, l'on se rassemblait en famille devant le poste et on invitait parfois les voisins. Dans certains bars, c'était parfois toute la clientèle, le personnel et le patron, qui écoutaient religieusement les feuilletons télévisés ou radiophoniques... Quelqu'un qui achèterait aujourd'hui la série en vidéo et voudrait la visionner comme un film, ne verrait probablement qu'une histoire diluée à l'extrème et truquée avec des bouts de ficelle. Ceci-dit, en se mettant dans le contexte, ça continue de marcher, peut-être encore principalement avec ceux qui l'ont connu lors de sa diffusion télévisée. Et ce faisant, si l'ancêtre Belphégor est largement moins regardable, actuellement, que les gloires ultérieures de l'ORTF (Vidocq, les Faucheurs de marguerites, Belle et Sébastien et autres Brigades du tigre), il n'en a pas moins ouvert la voie.

Le long métrage de Salomé, ce n'est pas le film du siècle. Il est fort convenable et lorgnait ouvertement vers le "cinéma de qualité française", ce qui en ces temps de nouvelle vague échouée et de repompage Bessonnien de méthodes américaines, est une forme de courage. J'ai passé un agréable moment devant ce qui aurait fait un téléfilm du samedi soir acceptable. Rien à signaler de particulier dans cette production sans prétentions.

La série animée, quant à elle, je l'ai trouvée moche, infantile et surtout moche (ou je me répète). Mais la raison en est sans doute simple: en France, Belphégor est une légende principalement, donc, à cause de la série ORTF. La série animée, elle, essaye de faire le lien générationnel entre les anciens (le public des années 1960), les nouveaux (la jeunesse), et l'entre-deux (public du film). Bof... vu le résultat, on aurait mieux fait de s'abstenir... À ma connaissance, ce n'est pas une production Marathon. Marathon animation, faudrait-il préciser, ce studio n'étant qu'une émanation d'un groupe plus large.

Du reste, je ne saisis pas totalement ton résultat. À mon avis, ce n'est pas en gagnant en ouverture d'esprit qu'ils vont gagner plus de sous. Au contraire, leurs produits sont calibrés, savamment étudiés en vue de rapporter. Ce n'est pas de perdre la minorité des lecteurs de la BD qui va les inquiéter.
Pour gagner des montagnes d'euros ou de dollars, il y a une autre solution, changer radicalement d'orientation. Faire preuve de beaucoup d'ouverture d'esprit, faire appel à des cinéastes sincères, imaginatifs, sensibles, audacieux et talentueux, nous sortir un chef-d'oeuvre (par exemple un long métrage) dont on reparlera encore dans cinquante ans. L'histoire du cinéma est riche en cas où un studio a gagné beaucoup de sous avec un chef d'oeuvre que tout le monde s'est arraché. Seulement, c'est risqué, parce qu'il y a beaucoup d'histoires où le studio a perdu beaucoup parce que l'oeuvre, si géniale qu'elle fût, a été boudée du grand public; d'autres où le chef d'oeuvre s'est avéré être un pétard mouillé, voire un ratage... Après ma petite incursion chez Martin Mystère et le marsupilami version Marathon, après avoir fréquenté totally spies une fois ou deux mais difficilement un épisode complet, c'est curieux, mais je n'ai pas la nette impression que ce genre de risque soit dans les habitudes de la maison.

_________
* Organisation de la Radiodiffusion et Télédiffusion française. Je conçois que Sopid ne connaisse peut-être pas. Cette administration sous la tutelle directe du ministère des PTT avait le monopole de la télévision, jusqu'à la complète réorganisation de la télévision, sous forme d'une entreprise publique indépendante par chaîne (et depuis sont arrivées les chaînes privées). Devenue légendaire en raisons des souvenirs qui y sont attachés, L'ORTF produisait ses propres séries et feuilletons. Le "service de recherche de l'ORTF", qui comprenait tout ce que la très sérieuse administration pouvait compter de cinglés, en matière de musique contemporaine par exemple, produisit, à partir de 1968, un truc déjanté: les shadoks...


Opération Sisyphe
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renaud
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Concernant Martin Mystere je signale que cette BD a été publiée dans un magazine de petit format en noir et blanc qui reprenait des bandes dessinées italiennes (je crois qu'il s'agissait du titre "Ombrax").

Pour le DA, il y a un incroyable contresens. Dans la BD originale Martin Mystere est souvent en butte aux agissements des impitoyables "hommes en noir", éxécuteurs des basses oeuvres d'une société secréte. Cette société constituée d'industriels, d'hommes politiques et d'influence cherche pour des raisons idéologiques à retarder le développement technologique et faire disparaitre toute trace d'activité paranormale sur la planéte. Or dans le DA c'est Martin Mystére qui semble jouer ce role d'homme en noir puisque l'organisation pour laquelle il travaille semble tout faire pour que disparaisse les traces de leurs activités. En bref, c'est une trahison totale de l'esprit du personnage.


Ce monde est froid et cruel. Nous n'y trouverons que l'amour que nous y mettrons.


   
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Sopid
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Merci encore une fois cousin Hallberg d'éclairer ma lanterne de Québecois! smiley Ceci met mes connaissances du sujet sur une toute autre perspective. Je comprends la déception (si c'est le bon mot) face à cette série. De mon côté, c'est quand même du totalement neuf. Je garde, cependant, mon jugement de: la série était correcte, mais surtout très différente du style américain ou japonais. Elle allait chercher toute son intérêt pour moi dans cela.

Lorsque je parlais d'un petit peu d'ouverture d'esprit, je voulais naturellement dire que des fois il faut prendre des risque si on veut sortir de l'ordinaire et créer des chef-d'oeuvres. Sinon, ben ça fait des série interchangeable comme mentionné plus haut. Donc, ce que j'appelait petit ouverture d'esprit, c'est bien la même chose que tu appeles grande ouverture d'esprit.

Et finalement, en parlant de Shadok...


Sopid, encore en vie!


   
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mei lan
(@mei-lan)
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Pour en revenir au Marsupilami ou à Martin Mysthere je dois dire qu'en regardant les DA je m'ennuis ferme; alors que j'adore les bd. Alors j'espere sincerement ne pas ressentir la même chose devant le futur DA de Yoko. je suis aussi un peu déçue de ne pas retrouver Poky dans le DA ( même au risque de la voir dénaturée ) parce que c'est un de mes personnages préférés.


je suis Nataku


   
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Cyann
(@cyann)
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Honte à moi, je ne connais absolument pas Martin Mystère (je croyais que c'était Martin Matin, si vous voyez le décalage...), très certainement en raison de mon éloignement géographique outre atlantique... (ben ouais, si on veut M6 ou TF1, il faut avoir le câble, que je n'ai pas. France 2, 3, et 5 ne sont pas diffusées ici.)

Quant à Totally Spies, c'est une série totally débile (navrée pour ce piètre jeu de mots, il est mauvais) à mon goût. Les séries de Marathon s'inscrivent en fait dans la mode DA actuelle: les héros sont ou s'apparentent à des enfants ou des ados, ce qui permet au public 'enfant' de s'y identifier; et comme ils représentent (les enfants) la plus grosse part de marché...

Ce genre de DA ayant des enfants pour héros à commencé aux alentours des séries comme Pokémon, si je ne me trompe pas... Avant, ça existait, mais il n'y avait pas une telle vague.
Bon, j'ai pas votre âge, aussi, donc je ne sais pas trop ce qu'il y avait avant moi. C'est vrai qu'il y a eu la période 'mangas' (sailor Moon, Radma 1/2, etc...), ou les héros étaient des ados, mais il me semble que ça se limitait au genre, et pas à la totalité non plus...


Cyann, papillon doré aux ailes nacrées.


   
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