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"Les 3 soleils de Vinéa" vu à la loupe

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pnumekin
(@pnumekin)
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Ce n'était pas mon intention d'attribuer à Hergé la paternité de ce gag, c'était juste pour montrer qu'il avait été employé dans ces 2 albums.
Si j'en avais eu d'autres (exemples d'utilisation) sous la main je les aurais sûrement cités aussi, mais je n'en ai pas d'aussi incrustés dans ma mémoire que Yoko et Tintin...
Il est bien évident que ce gag est sûrement aussi vieux et usité que celui de la bonne vieille T.A.L.C. (tarte à la crème)...


La violence est le dernier refuge de l'incompétence.


   
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frac
 frac
(@frac)
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petrushka a écrit et qui ne s'est jamais assis sur son chat caché au fond du fauteuil...

Edité Dimanche 13 mai 2007 :00:14 par petrushka

Seulement celui qui n'a jamais eu de chat j'imagine ! smiley

(J'aurais jamais imaginé parler de chat en partant des trois soleils...smiley)
frac


Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...


   
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petrushka
(@petrushka)
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Ca c'est le forum, Frac... Si tu lis chaque sujet (album 25 par ex.) tu constateras que l'on allonge sur d'autres sujets qui s'éloignent de l'initial...

Mais tant que c'est gentil, pas grave...

Bises à tous
Emilia

Edité Lundi 14 mai 2007 :12:06 par petrushka



   
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frac
 frac
(@frac)
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Non seulement c'est pas grave, Petrushka, mais c'est ce qui le rend vivant.
Si j'avais dû me contenter de poster mon exposé morceau par morceau sans aucune réponse, ou une phrase ou deux laconiques, je me serais vite lassé !
frac
---
Bon, je m'en reviens à mes moutons, tant pis pour les chats ! smiley
Mais merci néanmoins pour les infos que j'ai recueillies, surtout celle concernant le temps d'accélération pour atteindre la vitesse luminique : je viens de réaliser, en effet, que les vinéens maîtrisaient au moins les techniques pour annuler l'effet de l'accélération, sinon c'est 39 jours d'accélération à 9 G...

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3.4 L’arrivée sur Vinéa [16 à 21]

Cette partie se déroule quelques minutes après l’épisode précédent.
Sa durée est d’environ 3 h dont plus de deux heures de voyage et il est animé par le «faux trio» (une invention à moi, ne vous inquiétez pas : Yoko-Vic-Khâny) et Wangha. Néanmoins, c’est Khâny qui « mène la danse » d’un bout à l’autre.
C’est un épisode dont l’action se déroule entièrement dans ou autour des astronefs (ou aéronefs) : 100% des images (soit 48 sur 48 ).
Le thème principal en est la prise de contact avec la planète et, à ce propos, RL nous fait languir et entretient le suspens en soufflant alternativement le chaud et le froid (dans tous les sens du terme).
La première info à propos de Vinéa concerne l’atmosphère : elle est respirable. Ouf ! Mais tout de suite après, son sol est composé de glace et ça, c’est beaucoup moins encourageant. Viennent ensuite les premières images de près et elles montrent la fournaise d’un désert, sur l’autre face de la planète, puis des montagnes arides et désolées et, pour finir, un gouffre béant annonçant la mort de l’une des cités souterraines, le tout surplombé par un soleil mourant… Il n’y a pas de quoi être optimiste ! D’ailleurs, ce gouffre essaie même de les aspirer et, par-là même, de les tuer et seule la rapidité de réaction de Wangha les tire d’affaire in-extremis. Ensuite, les choses changent mais ils doivent auparavant franchir une barrière invisible, muraille de chine vinéenne et électronique, comme ils le disent eux-mêmes, bloquant pour le cas la route aux envahisseurs que sont les vinéens de retour chez eux après deux millions d’années d’absence… Paradoxalement, c’est cette barrière qui redonne espoir : de l’autre côté, le climat doit être viable. Enfin !

A propos d’étonnement (il est très vinéen dans cette partie) :
- Khâny 16a-1 le troisième soleil ;
- Khâny et Wangha 16-3 la nature du sol ;
- Khâny 17a-1 l’orientation de Vinéa/soleil ;
- Khâny 17b-4 & 5 le gouffre ;
- Khâny 20a-2 l’astronef est repoussé ;
- Yoko 20-b 3 climat artificiel ;
- Yoko 21b-2 désintégrateur.

Les découvertes quant à elles concernent essentiellement Vinéa : son troisième soleil, la composition de son atmosphère, de son sol, de sa façon d’orbiter autour de ses soleils, la disparition de la cité des hauts plateaux, la barrière climatique et le mini vaisseau biplace utilisé pour scruter le sol en détail.
La découverte la plus importante étant la façon d’orbiter de Vinéa qui conditionne son climat et par là, tout le reste.

Remarques :
Fin de la mise en place du titre en 16a-2 puis 16b-1 : le troisième soleil de Vinéa.
Une fois encore, la fin est un départ (et une division du groupe). Mais pourquoi ces deux vaisseaux partent-ils dans des directions opposées alors qu’ils doivent voler de concert étant donné qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour cette exploration ? (21b-5). Serait-ce là les prémices de la séparation qui va suivre ?

Une dernière remarque concernant Yoko dont la présence reste très discrète, même si elle est présente sur les images. Dans l’une de ses rares interventions, dans la scène 19b-1 & 2, elle a le rôle habituellement dévolu à Pol : celui du pitre a qui arrivent toutes les tuiles.

3.5 Prise de contact [22 à 26b]

Délai de quelques dizaines de minutes, voire moins, avec la partie précédente.
Elle a une durée de moins d’une heure, dont ½ heure de voyage, et est animée exclusivement par le duo Yoko/Khâny avec deux brèves apparitions de Vic et Wangha.

L’eau apparaît enfin et, comme toujours avec elle, la vie : sous forme de sphaigne dans un premier temps. Quant à la deuxième manifestation, elle est assez étonnante car c’est sous une forme suggérée, celle d’une usine ou, tout au moins, d’un énorme complexe industriel (l’aspect technologique apparaît immédiatement) qui a forcément été construite par des hommes. Viennent ensuite des habitations et, enfin, des habitants qui sont des enfants dans un premier temps puis des adultes peu après. Le moins que l’on puisse dire c’est que RL fait durer le plaisir ! Quant au premier contact avec les habitants, il est plutôt rude : Yoko est pratiquement assommée par une décharge électrique accidentelle et, quelques images plus loin, Khâny fait étalage de sa force en détruisant un bloc de béton au désintégrateur ! Par la suite, le dialogue se limite à : « loi, guide suprême, textes sacrés, légendes, puissance maléfique ». Quel programme !

Venons-en au guide suprême car il est abondamment évoqué dans cet épisode et je vais essayer de cerner sa personnalité en fonction de ce qu’en disent les vinéens.
- « Il dispose de nos vies », 26a-3 ; synonyme de toute-puissance
- « Il y est dit [dans la loi] que nous pouvons prélever de l’énergie résiduelle », 25a-4 ; ils ont le droit de ramasser les miettes, de récupérer les restes ; cela ressemble fort à de l’esclavage ou au moins à de la servitude
- « Le guide suprême vous envoie à tort », 25a-4 et « Il observe la planète avec ses surveillants volants », 26b-4 ; aspect Big Brother du GS, il surveille tout, sait tout, contrôle tout
- « Il a insufflé la discorde dans l’esprit de leurs habitants [des citées souterraines] », 26a-2 ; il a pouvoir sur les hommes
- « Nul ne l’a jamais vu », 26a-3 et « Il vit inaccessible », 26a-4 ; il est invisible, hors de portée des hommes, invincible peut-être ? (inaccessible : on ne peut l’atteindre, lui faire du mal)
- « Son commencement se perd dans le passé », 26a-4, il est immortel
De l’ensemble de ces éléments, nous pouvons déduire que le guide suprême à tout d’un dieu, au minimum aux yeux des vinéens.

Venons-en maintenant à notre constat d’étonnement :
- Khâny 23b-2 avec l’énergie du vent,
- Yoko en 24a-1 l’emplacement des habitations (je confirme, c’est Yoko qui parle),
- Khâny 24a-4 & 5 toile et cerfs-volants,
- villageois 25a-5 nom de Vinéa,
- Khâny 26a-1 légende de la cité souterraine.

Les découvertes quant à elles sont nombreuses : la végétation, la ville-usine, l’énergie du vent, les habitations et les raisons de leur emplacement, les cerfs-volants, les croyances des populations et enfin le guide suprême, cette dernière étant bien évidemment la plus importante.

Remarques :
J’ai relevé de forts contrastes dans cette partie : entre l’énergie du vent et celle du soleil, entre les cerfs-volants et les astronefs/aéronefs mais aussi entre les croyances des vinéens et la réalité des choses vue (ou connue) de Khâny.
Les vinéens ne semblent pas surpris par Yoko ou Vic (couleur de peau) et ce détail peut révéler bien des choses : ils ont appris à ne plus s’étonner où ils cachent leur étonnement (peut-être ont-ils peur ?).
Un point est à souligner enfin dans cet épisode, c’est l’omniprésence du duo Yoko-Khâny : il est représenté 23 fois en moins de 5 pages et 43 cases, dont 21 fois dans des postures identiques et côte à côte. Yoko semble être devenue l’ombre de Khâny. Sur ces 43 cases, Khâny est d’ailleurs représentée aussi souvent que Yoko, soit 26 fois. Un record !
L'illustration ci-dessous en est un parfait exemple.

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Bonne lecture et à +
smiley

frac

Edité Mardi 15 mai 2007 :13:16 par frac

Edité Mardi 15 mai 2007 :13:25 par frac


Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...


   
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Lucterios
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Hum, cela fait trois épisodes que je lis et je ne vois toujours pas où tu veux en venir finalement. Ton exercice relève plus de la paraphrase qu'autre chose. Ce n'est en rien une analyse critique ou littéraire. Quant au reste, ma foi, le coup de la fusée de Tintin, bof... Et là, tu veux démontrer le contraste entre la haute technologie des Vinéens qui reviennent sur terre et les conditions de vie quasi misérables des autres ? Merci, on sait lire !... Désolé de jouer les rabats-joies, mais ton exercice m'apparaît un peu vain, excuse-moi... Enfin, si ça t'amuse !smiley

Edité Mardi 15 mai 2007 :17:33 par Lucterios


Fortuna audaces juvat !


   
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Cherrydean
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Mais pourquoi ces deux vaisseaux partent-ils dans des directions opposées alors qu’ils doivent voler de concert étant donné qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour cette exploration?

Je n'ai pas eu l'impression que les vaisseaux partaient deans des directions opposées, mais plutôt que l'un suivait l'autre en décrivant une courbe. Je peux évidemment me tromper.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Hallberg
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Frac, je continue à penser que si ton approche évite certains pièges de l'approche structuraliste, ton attitude reste du domaine de l'analyse. Je crains effectivement que tu ne sois pas encore vraiment parvenu à échapper au danger de la paraphrase. Je doute qu'un propos sur une oeuvre puisse avoir un intérêt s'il n'est ni analyse stylistique et technique proprement-dite (qui, au delà du comment, tend à répondre à la question: pourquoi cette oeuvre surgit-elle à ce moment-là et de cette façon-là? Qu'est-ce qui fait sa spécificité, qu'est-ce qui au contraire la raccroche à une référence? etc); ni propos d'essence esthétique tentant de formuler une subjectivité "informée" par un ensemble de références (l'oeuvre nous parvient alors que nous avons déjà une culture, et notre perception ne s'explique pas tellement sans en tenir compte). Sans celà, franchement, je n'y crois pas du tout.

Pour moi, il semble que ta lecture ne soit justement qu'une lecture particulièrement détaillée mais relevant seulement du démontage, sans le moment où l'on réfléchit au mécanisme. L'analyse et la critique d'art ne sont que de semi-sciences, elles sont le fait d'une personne. Ici je vois peu ce que tu investis personnellement - car l'analyse, ordinairement, nous en dit aussi sur l'analyste. Je crois, sans vouloir te vexer, que tu tombes typiquement dans le bon vieux piège de l'approche rationnaliste qui, se défiant du subjectif qu'elle confond allègrement avec l'erreur, n'ose plus rien dire qui ne soit déjà littéralement dans les oeuvres - et s'expose ainsi totalement à la paraphrase. Y a-t-il vraiment d'art sans esthétique, et d'esthétique sans subjectivité? Les outils méthodologiques de l'analyse et de la critique ne sont-ils pas là pour nous permettre de l'exprimer en tenant l'erreur à distance?


Opération Sisyphe
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Cherrydean
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Ce qui serait bien Frac, ça serait que tu nous exposes comment tu as analysé la bande dessinée, soit ta méthodologie. Par exemple, analyses-tu systématiquement le scénario? les images? Je remarque par exemple que tu présentes toujours les éléments surprenant les différents personnages principaux.

C'est, à mon avis, la première chose que tu devais faire si tu souhaites analyser plus sérieusement Les trois soleils de Vinéa. Ton analyse n'en serait que plus riche, plus complète. De plus, cela permettrait à tous de mieux te suivre.

Je te propose donc de nous présenter ta méthodologie avant de continuer plus en avant ton exposé. Avec celle-ci, nous pourrons commenter et t'aider à approfondir ou rendre plus claire cette analyse.

Donc parmi les questions de base :
- Quel est ton objectif d'analyse?
- Tu analyses quoi?
- De quelle manière?
- Quels sont les biais possibles?

Voilà ce que je te propose pour débuter la présentation de ta méthodologie:

Quand j'ai lu que tu avais divisé le scénario en chapitres, je me suis dit que c'était une bonne idée, mais comment t'y es-tu pris? Pourquoi ces divions-là plutôt que d'autres? Est-ce le changement de décor qui motive ton choix de changer de chapitre? Est-ce l'arrivée d'un nouveau personnage? Je te suggère de nous présenter d'abord les facteurs qui ont motivé ton choix de divisions chapitre par chapitre.

Ensuite, une autre interrogation que j'ai qui me vient à l'esprit tout de suite sans relire c'est : comment procèdes-tu pour évaluer le temps que dure chacune des scènes?

À toi la plume maintenant. Si jouer le jeu de l'analyse t'intéresse assez pour la raffiner, moi il me fera plaisir de tenter de te guider.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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frac
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(@frac)
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Ouf !!! Que de questions-remarques !!!
A mon grand regret, je n'ai pas le temps aujourd'hui d'y répondre et je vais disparaître jusqu'à lundi prochain mais ce n'est que partie remise, promis. J'ai un grand week-end de 4 jours devant moi pour fourbir mes armes (qui se résument à un vilain couteau de cuisine complètement émoussé, j'en ai peur).
Merci néanmoins de l'attention que certains d'entre vous témoigne à mon exposé.
Une dernière chose, par pitié : ne parlez pas "d'analyse", ce serait rabaisser l'analyse à un niveau ras-des-pâquerettes qu'elle ne mérite pas, à un niveau "lecture à la loupe" bien différent de ce qu'elle est smiley .
A+

frac
PS : j'ai imprimé vos commentaires pour les étudier et y répondre point par point.


Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...


   
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Hallberg
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Ah ouais? Mais c'est différent, alors, à moins que tu ne revendiques toi-même le niveau ras-des-pâquerettes. Si c'est le cas, je change mon objection: ça n'a de chances de ne donner que de la paraphrase (et encore pas forcément de la bonne, puisque tu te déclares toi-même incompétent) et dans ce cas, je change mon fusil d'épaule et je déclare que ce n'est pas la peine de nous l'infliger. Pas d'analyse? Pas de réflexion esthétique? Nous expliqueras-tu dans ce cas l'intérêt qu'il y a dans ta fameuse lecture à la loupe? Je n'ai pas envie de dire des méchancetés, mais là, ça commence à nous emmener un peu loin, non?


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PulkoMandy
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Je pensequ'il faut prendre ça comme des notes pouvant éventuellement servir de base à une analyse. Il y a là-dedans des détails que peut-être personne n'avait vu et qui peuvent être intéressants.
Cela dit, si la lecture n'est pas suivie d'une réflexion et d'une analyse, on n'ira pas loin. Cette lecture peut nous permettre de démarrer une analyse tous ensemble...

'espère qu'on n'en restera pas à une liste de détails ...


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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Hallberg
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Ben pour l'instant, faut dire ce qui est: le père Frac se donne un mal de masochiste à lister sans but des petits détails sans rien en faire. Et ce faisant, il propose des parallèles avec d'autres oeuvres qu'il ne justifie en rien à part sur la coïncidence (ce qui revient exactement à en rester au constat). On ne prend bien des notes que quand on sait déjà quel propos elles vont illustrer. Alors ce qu'on a là, soit c'est le degré zéro en matière d'intention littéraire, soit c'est quelque-chose d'une subtilité inénarable que je n'arrive pas à comprendre. À moins qu'on m'explique, ce qui me semble surréaliste, que la paraphrase surdétaillée sert à quelque-chose. Franchement, on en revient vite.

Entendons-nous, je n'ai rien contre le fait que les gens passent leur temps à des trucs comme ça. Maintenant, quand ça doit apparaître sur le forum, l'expérience m'a rendu méfiant, parce qu'on a eu un peu trop de gens qui étaient là, en partie, pour étaler leur confiture et non parler de leur ressenti. Alors je ne voudrais surtout pas qu'on laisse l'impression qu'il est possible d'avoir l'air malin en substituant la description au commentaire. Je voudrais juste qu'on fasse gaffe à ça, c'est tout. Dans le domaine du factuel, Roger sait ce qu'il a mis dans ses livres, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de le répéter, et les détails, chacun est assez malin pour voir ceux qui lui disent quelque-chose. Alors à moins de prendre les autres lecteurs de haut, je vois assez mal la motivation de l'exercice. De toutes façons, on nous dit textuellement que c'est au niveau des pâquerettes, donc, en somme, tout est dit. J'aurais aimé que cette modestie soit à l'oeuvre depuis le début, et qu'on ne nous annonce pas qu'on allait nous faire un exposé. Je ne crois pas que nul autre qu'Emilia (qui, elle, en a les moyens) se soit jamais permis d'annoncer qu'il allait nous prodiguer son savoir pour en arriver à un contenu occasionnant autant de travail, mobilisant autant d'attention (car l'investissement de temps et/ou d'attention est indéniable), pour en dire si peu. Donc ne nous emballons surtout pas.

Edité Mercredi 16 mai 2007 :15:02 par Hallberg


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Lucterios
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As-t-on le droit de revendiquer ainsi le niveau "ras-des-pâquerettes", après avoir pompeusement annoncé que :"Ouais, attention, il y en a qui ne vont pas comprendre!!!!" ? Le truc tourne à la pantalonnade et à la farce, à la glorification de l'utilisation de l'expression sur Internet comme non sens total. L'exercice est totalement vain... Mais, comme je l'ai déjà dit : s'il y en a que cela amuse, ce n'est pas à moi de le juger ! Personnellement, je dis : "Stop, basta, j'en ai assez lu." Si j'avais rendu un tel truc à la fac, on m'aurait collé zéro, et j'aurais fait autre chose que des études littéraires, mais ouais, chacun son truc n'est-ce pas ? Dans ce cas, que chacun s'y tienne et les veaux seront bien gardés...


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Hallberg
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Et ceci-dit, ce n'est pas contre l'idée de la loupe en soi, tant elle a son utilité dans certains cas. Si des gens ne se penchaient pas sur des aspects pûrement techniques et n'allaient pas passer les tableaux aux rayons X, on n'en saurait pas autant pour appuyer la pratique de la conservation et de la restauration du patrimoine. Naturellement ce n'est pas le genre de chose qui nous est présenté là, et pourtant quand on passe quelque-chose - même métaphoriquement - sous la loupe ou le microscope, c'est ce qu'on attend. Voilà pourquoi j'envoyais promener tout examen qui ne serait pas, dans cet esprit, informé par d'authentiques notions techniques sur le travail de l'auteur. Or, celui qui est le plus à même de les avoir est l'auteur lui-même. Nous sommes face à une oeuvre contemporaine, ce n'est pas de l'archéologie.

J'entendais l'autre-fois un conférencier qui disséquait la Passion selon St Jean de Bach en s'appuyant sur des choses aussi factuelles que le relevé de toutes les tonalités présentes dans l'oeuvre, le décompte du nombre d'airs, de récitatifs et de choeurs, leur longueur à la mesure près, etc. Et ce faisant, cette recherche n'avait rien à voir avec ce qui est tenté ici. L'ensemble de la démonstration s'appuyait sur une thèse de base (celle d'une architecture dans la construction de l'oeuvre qui cimenterait au sein de l'oeuvre propos théologique et technique musicale). Aussi les éléments de détails collectés avec minutie l'avaient tous été dans le but de rechercher et de comprendre cette architecture générale; aussi le propos s'ouvrait-il et se fermait-il sur l'exposé de cette thèse; aussi ne perdait-on pas un seul instant de vue le fait que cette lecture était le fait d'une personne et d'un avis, qu'elle était un véritable propos critique, et c'est par cette vertu et uniquement par elle qu'elle n'était pas une paraphrase ni un simple relevé de faits. Et s'il eût demandé à autrui de lui faire ces énumérations, au moins le chercheur aurait-il orienté son aide vers ce qui l'intéressait.
J'ai discuté avec le conférencier, lui expliquant que spontanément, j'avais "suspecté" une autre architecture assez différente, s'appuyant sur le fait que l'oeuvre avait été construite pour un objectif liturgique particulier, qu'elle servait entre autres d'écrin à un sermon qui était le point crucial de l'office, et qu'il me semblait qu'il était possible de voir une architecture fondée cette fois sur la rhétorique et la théâtralité dans l'oeuvre. Il m'a répondu très logiquement que nos deux visions étaient parmi les multiples possibilités crédibles s'offrant à nous et que sa méthode d'investigation très technique n'était qu'une méthode particulière - m'expliquant aussi que l'avantage de ma théorie était qu'elle ne demandait pas autant d'efforts pour être expliquée que la sienne, mais que si je voulais la rendre présentable, elle demanderait beaucoup plus de notions théoriques (que je n'ai pas, du reste)... Nous en avons conclu que le commentaire d'une oeuvre reste fondamentalement une sensibilité qui s'exprime, et que le niveau de technicité qui peut parfois apparaître n'est que méthode et mise en forme. Ici je reste persuadé que la chose a été prise à l'envers. La méthode et la forme seule ne vont pas faire surgir le sentiment.

Je ne vais pas poursuivre indéfiniment sur cette question, nous avons mieux à faire. Frac a souhaité soumettre son travail à notre examen, j'ai suffisamment expliqué ce que je pensais et je trouve la discussion sur ces questions fort intéressante, c'est déjà ça de gagné. quant à la contradiction qui consiste à annoncer un docte exposé et à le décrire soi-même comme bas de plafond l'instant d'après, j'espère qu'il ne s'agit que d'une grossière erreur.


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Cherrydean
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J'aborde dans le même sens que Pulko Mandy, que ce que nous présente Frac pour l'instant est du matériel très intéressant pour une analyse. Cette analyse, Frac, je crois qu'il serait intéressant de la faire. Tu en es tout à fait capable. Les intéressés pourraient la faire avec toi par ailleurs.

Cette lecture à la loupe était, en quelques sortes, une première étape conduisant vers l'analyse proprement dite. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Faire une analyse, lorsqu'on procède étape par étape, n'est pas la mer à boire. Commence par répondre aux questions que je t'ai posées plus tôt, ensuite on verra quelle sera la prochaine étape.

Par ailleurs, comme Frac a montré l'intention de répondre à ces questions (et donc de faire un pas de plus vers l'analysesmiley), mais qu'il nous a annoncé qu'il serait absent pour quelques jours, je propose qu'on attende son retour avant de poursuivre la discussion, à moins que quelqu'un n'aille des éléments nouveaux à présenter.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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