Pour les robots que nous connaissons, d'accord avec toi, mais pour ces robots là ? pourquoi pas ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Il vrai que c'est difficile de concevoir qu'ils ont des sentiments et Leloup est ambigu sur ce sujet...
En tout cas les archanges sont mal accepter dans leur ville : "ôte-toi de là, étrangère! Laisse-nous en finir avec cette créature maudite...".
L'archange dit clairement qu'il ne possède pas de sentiments :"ces tares humaines empêchent toute analyse logique d'une situation"
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Oui, tu as raison, pour l'archange..sinon, voila ma réflexion.
Certains des robots de la seconde catégorie que j'ai mentionnée se comportent en fait comme des humains...capables de dévouement, d'amitié, de sournoiserie, de cruauté, de colère ou même d'esprit de dictateur ou de destructeur pour le surplus du centre.
Pour le phénomène "transfert de conscience", ça peut paraître logique... même si ça pose un certain nombre de questions. On peut dupliquer un individu...à partir de ce moment là lequel est le "vrai", en quoi transférer la conscience de quelqu'un dans un ou plusieurs autres support prolonge-t-il sa vie à partir du moment ou "l'original" est détruit ou tué ?
Mais, Yoko semble admettre que la "petite boîte" pense bien elle lui accorde bien un statut d'homme.
Par contre, par la suite, Yoko est souvent confrontée à des robots, et leur diras souvent qu'ils ne sont que des robots...mais parfois se convaincra du contraire..à chaque fois comme si c'était sa première rencontre avec un robot ! Elle sait parfaitement que le coordinateur pense...et pourtant elle se veut par la suite de faire confiance à l'Archange...tout en le suivant. Elle dira méchamment à Myna qu'elle "n'as pas d'âme" dans "La porte des âmes", et pourtant Akhar avait éludé sa question sur les "émois de l'âme" de Myna, puis, à la fin de l'album avait annoncé "Logiques perturbées par ce que tu appelles les émois de l'âme"
Sinon, je pense à "Il n'y a aucune différence entre les pensées magnétiques et biologiques" que lâche Myna à Khâny. en est-il ainsi ? ou est-ce simplement que Myna ne peut imaginer autre chose. Ainsi, la question principale me semble être "Les robots possèdent ils une conscience d'être et des désirs afférents". là, ça devient philosophique. Parceque, en analysant les choses sans faire intervenir de notion de Dieu, La conscience d'être, chose probablement commune à beaucoup d'animaux...au moins ceux ayant des fonctions néo-cortiquales (je ne suis pas sûr de l'orthographe du mot) est quelque chose de transcendant par rapport à la matière. En effet, cette notion, dont nous n'avons la certitude de l'existence que pour nous, mais que nous étendons par analogie aux autres, n'est pas expliquable par les lois de bases qu'il s'agisse de gravité ou de tout autre force, du temps ou de tout autre dimension. Elles est un phénomène indiscutablement autre...(et phénomène dont la négation nierait l'idée même de souffrance) c'est à dire que je peux imaginer un être (par exemple un ordinateur) qui ait les mêmes capacités d'analyse que les nôtres, grâce à de bons logiciels et une puissance de calcul énorme, Pourquoi cet être aurait-il une conscience d'être ? et si oui, à partir de quelle complexité apparaît elle ? si elle est provoquée par certains atomes, dans certaines conditions, quelles conditions faudraît-il remplir pour qu'elle se produise ? est-ce qu'en envoyant un ordinateur à la puissance de calcul 1000 fois supérieure à celle d'une fourmi à la casse je tue un être ? (à priori, non, mais dans une optique purement matérialiste, quelle différence faire entre le biologique et le "silliciumique" ?)
Pour faire un peu plus proche de Leloup... j'oubliais le "Pic des Ténèbres" où Tyo acquiert une pensée de type humain. En fait, Leloup aime les êtres qui sont des robots à l'origine et cheminent vers l'humain. Yoko, elle, chemine vers l'ange...chacun gagne du grade !
Donc, qu'est-ce que les Robots chez Leloup vous inspirent ? des détails de la BD, des réflexions, des opinions... j'attends vos remarques avec impatience.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Les robots de Leloup inspirent forcement, comme Leloup laisse des interrogations, des questions en suspent, ce qui laisse la place à l'imagination...
Pour Tyo, il est dit qu'elle a une "défaillance" dans sa logique et c'est pour cela qu'elle a des sentiments.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Je n'ai pas lu "Le pic des ténèbres", mais ce qui me paraît frappant à vous lire, c'est qu'on parle de "défaillance" ou de "trouble" dans les logiques informatiques pour expliquer l'apparition de sentiments...
Ce n'est qu'une question, mais cela voudrait-il dire quelque part que Leloup considère que les robots sont des perfections mécaniques, et que l'homme est en quelque sorte une "perfection ratée", car perturbée dans sa logique par les émois de l'âme, ou les sentiments ? Quelle est donc sa vision de l'humain ? (c'est juste une réflexion, on est bien d'accord...
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Ou alors, est-ce qu'il veut dire par là que les humains sont imprévisibles, et donc incontrôlables, justement parce qu'ils ont les "logiques perturbées" ?
-Edité le: Mardi 11 mai 2004 à 13:20 par Gobol-
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Non, justement. Leloup montre le point de vue "robotique" : les sentiments sont un défaut, une imperfection technique. Mais l'on voit justement que les robots, à part l'Archange, gagnent aussi ces "sentiments"... Donc L'oeuvre de Leloup est une apologie de ces sentiments. L'humanité(l'adjectif, je veux dire) est très nettement défendue par Leloup, ce me semble. (j'avais compris que ce n'était qu'une supposition de ta part.)
-Edité le: Jeudi 7 avril 2005 à 09:36 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Tout à fait, j'ai d'ailleurs émis après l'hypothèse contraire....
-Edité le: Mardi 11 mai 2004 à 13:36 par Gobol-
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Ou alors, est-ce qu'il veut dire par là que les humains sont imprévisibles, et donc incontrôlables, justement parce qu'ils ont les "logiques perturbées" ? "
Je crois que c'est plus subtil que ça, les humains, pour Leloup, n'ont pas seulement une "logique perturbée", mais qu'il mets ce terme dans la bouche d'un robot, qui ne peut concevoir autre chose.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Au contraire je défendrais l'idée d'un parallèle entre le robot et l'homme. Chez Leloup, certes, d'un point de vue strictement technique, l'apparition d'une sensibilité et d'une affectivité est un défaut, un problème technique ou la conséquence d'une existence trop longue au contact de l'homme sans reprogrammation. Mais cette sensibilité n'est qu'une anomalie technique, et non un défaut si l'on considère les sujets en tant que personnages. Au contraire, dans le cadre des rapports de personne à personne, cette anomalie devient la première des qualités, et d'ailleurs, Leloup par l'intermédiaire de ses personnages se débrouille pour que celà reste comme ça parce que c'est très bien. Yoko approuve le fait que Tryak échappe au reconditionnement pour qu'il puisse continuer à développer sa personnalité, alors qu'Hégora voulait justement le remettre au pas. Dans le cas "Pic des ténèbres", la situation est encore plus marquée, le personnage principal découvre la richesse de la sphère affective en même temps que l'acceptation de cette imperfection devenue une qualité. S'il y avait là un parallèle, certes facile, avec l'espèce humaine? En admettant que l'homme, n'étant justement pas une machine bien programmée, pas non-plus une construction logique sans part de mystère, possède par ce moyen la capacité à l'émotivité? Ce que je perçois là-dedans, avec mes propres opinions, c'est que contrairement à ce que certaines théories voudraient laisser penser*, le domaine de l'émotionnel et les passions ne se laissent pas décortiquer et ranger en catégories et en systèmes comme si l'homme n'était qu'un robot à la programmation totalement intelligible. En somme, le robot qui sort de sa seule programmation pour éprouver des émotions qu'on ne peut pas analyser en termes de programme, devient humain, et montre par la même occasion que l'homme lui-même ne peut s'analyser et faire l'objet de généralisations.
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*Oui, oui, je l'avoue si vous ne l'aviez pas deviné, je m'en prends tout simplement à l'ensemble de l'héritage Freudien. Aïe aïe aïe, je sens que je vais m'en prendre plein la figure et que je vais passer pour un facho! Je tiens à nuancer, je ne m'en prends à la psychanalyse et aux neurosciences que sur le plan de la catégorisation et de la tentative d'explication des passions, qui me semble une tentative parfaitement abusive. Je suggère à toute personne qui aurait envie de se lancer dans une polémique d'aller au défouloir, parce que sinon nous n'avons pas fini de dévier.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
IL me semble qu'il y a une petite obeur de malentendu qui flotte. Oui, il y a un parrallèle Homme robots chez Leloup, c'était l'objet de mon Topic, en partie, ce que je disais, c'est que justement, le Robot utilisait le terme de "logiques perturbées" parcequ'il n'avait pas d'autre tyermes pour désigner la logique des sentiments, mais qu'il n'en éprouvais pas moins.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je ne dis pas le contraire! C'est exactement mon propos! Je disais justement, comme tu le signalais, qu'il y avait par l'intermédiaire du robot une vision positive et valorisante du sentiment chez l'homme!

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Oui, en effet. Leloup a une vision très haute de l'homme, c'est pourquoi Yoko se change en ange au fil des BDs.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Que Leloup ait une vision élevée de la nature humaine, soit, mais pourquoi dis-tu que Yoko devient un ange au cours du temps ? Serait-elle supérieure aux autres êtres humains ? Je la trouve très humaine, en fait. On parlait dans un autre sujet de la notion de réalité, et de l'éloignement du réel où on arrive, mais à la lumière de ce que vous venez de dire tous les deux, je pense plutôt qu'il s'agit plutôt de l'imaginaire qui est de plus en plus présent que de la transformation de Yoko en ange...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
IL me semble qu'on l'avait déja dit ailleurs. Yoko arrète de faire des remarques méchantes... elle se précipite de plus en plus à l'aide de n'importe qui, ne se mets pas en colère, idéalise tout de plus en plus...les êtres humains ne sont pas tellement comme ça, en général... mais tu as raison... on peut dire aussi que c'est dû à l'imaginaire.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je comprends mieux pourquoi tu parles d'ange, dans la mesure où cela la "déshumanise" quelque peu... c'est effectivement ce que je voulais dire... On est d'accord
!
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.