Comme je l'expliquais dans la section "petites annonces", j'ai eu le grand privilège d'obtenir un exemplaire du Pic des Ténèbres, que j'ai absorbé avec passion dès sa réception ! J'étais un peu frustré de voir la suite arriver ici chapitre après chapitre grâce à Tyo, alors que je savais rien d'elle. Mais mes lacunes sont comblées, et je vais enfin pouvoir entamer la suite qui m'intriguait tant.
Que dire à chaud sur le roman de Tyo ? Beaucoup de choses. J'ai aimé l'ambiance, je m'y suis senti à l'aise, ou disons plutôt que j'y ai trouvé rapidement mes repères. Le fait d'avoir tout l'univers de Yoko Tsuno en tête m'a permis de mettre facilement en images de nombreux moments de l'histoire. L'ambiance médiévale de l'astrologue de Bruges, le château de la proie et l'ombre, le translateur de la spirale du temps, la "bête" assoifée d'antimatière du même album, la reconstitution de l'androïde reine dans les archanges de Vinéa, et j'en passe. Bref, la signature incontestée de Roger Leloup. Je ne sais pas comment j'aurai perçu le Pic des Ténèbres si je l'avais lu avant de connaître Yoko Tsuno, très certainement différemment en tout cas.
Soyons franc: Je ne retrouve pas la même sensibilité que pour l'Ecume de l'Aube, qui m'a réellement laissé avec la gorge nouée et des sentiments très forts en moi. Mais le Pic des Ténèbres restera dans mes préférés quoi qu'il en soit. Les deux personnages qui m'ont attendri sont forcément Ambre, avec tout ce qu'on imagine au niveau de son triste vécu, mais surtout la petite Agnès, fragile et forte à la fois. J'ai vraiment hâte de savoir ce qu'elles sont devenues toutes deux, la princesse de Kadha et sa fille d'adoption.
J'aime également la mystérieuse voyante Tartare, et suis assez subjugué par le Prince des Ténèbres qui apparaît au fil de l'histoire vraiment différent de ce que j'imaginais au début. L'intrigue et les personnages sont merveilleusement bien choisis !
Salut Atlas,
Je ne sais dans quelles circonstances est survenue ton expérience que tu as décrite suite à ton appréciation du Pic des ténèbres, mais à prime abord, je serais portée à jeter un oeil du côté de la paralysie du sommeil, un phénomène peu connu du grand public, mais bien réel, où réalité et rêve se superposent en quelque sorte, spécialement lorsque cela survient en période d'éveil. Tu ne vivais peut-être pas de paralysie, mais je ne vois pas pourquoi ça ne jouerait pas dans les mêmes eaux.
Si tu souhaites continuer la discussion à ce sujet, je t'invite à le faire soit par MP, soit dans la section "café philosophique", histoire de bien réserver ce sujet au "Pic des ténèbres". Cette remarque vaut également pour les autres membres.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
J'ai édité mon billet, c'était hors-sujet en effet. Merci CherryDean !
Tiens, en effectuant une petite tâche de support informatique** pour une de mes clientes préférées (Mini Petrushka), une idée m'est venue concernant les romans de Tyo...
Comme le Pic est pratiquement épuisé et que le Signe de Kadha n'est pas encore publié: et si la solution s'appelait "Kindle"?
Kindle c'est la plateforme de lecture pour livres "électroniques" d'Amazon. Je cite celle-là parmi d'autres car Mini-Petrushka a fait l'acquisition de la Kindle 3, qui ne la quitte plus et sur laquelle elle lit* aussi bien ses romans que ses notes de cours (qu'ellle scanne et charge sur la machine).
En fait l'avantage du livre électronique est que le risque engagé par l'éditeur est minime: peu de frais de production, pas de stock physique (si ce n'est quelques Kb ou Mb sur un serveur), une protection des droits d'auteurs (les fichiers sont protégés contre la copie).
Bref, il me semble que ce serait une façon intéressante de faire (re)découvrir le Pic à de nouveaux lecteurs, et de nous permettre de connaître les nouvelles aventures de Tyo.
Pour ceux qui ne voudraient pas investir dans un appareil Kindle, il existe aussi des applications Kindle, à installer sur un PC, un Mac ou un iPad, et sur les 4 grandes familles de smart phones ...
Mais bon, à l'heure où j'écris ce post, Roger est en plein travail d'encrage du N°26 et je suppose que ça lui prend beaucoup de temps et d'énergie. Mais, c'est juste une idée comme ça ...
*devrais-je dire "dévore"
**la Kindle en question avait "buggé", privant MP de ses lectures pendant presque toute une journée: insupportable!
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Merci du conseil avisé Onago...mais…
Vu du côté du lecteur et de l’acheteur, les romans ou BD en fichiers téléchargeables sont d’une facilité agréable… Vu du côté de l’auteur c’est à la base un travail (pour les romans) de correction du texte, de formatage … et de numérisation…le tout étant supporté en frais par l’auteur s’il ne fournit pas des fichiers prêts à l’emploi…
Pour le Pic des ténèbres, il y a un troisième volet dans lequel Yoko pourrait s’infiltrer…ce qui donnerait à Tyo un visage bien déterminé et pour Yoko une aventure dessinée déjà toute écrite dans la tête de Roger… Les deux romans prendraient alors leur intérêt de lecture pour connaître les origines de Tyo…
Lapremière page de cette aventure est déjà réalisée mais en attente de suite possible...
Mais pour l’instant, il y a ce 26è album à achever au plus vite mais avec soin… C’est tout un programme…le reste viendra après…du moins on l’espère.
Emilia

L'intertextualité poussée à son summum, si je puis dire. Ou l'interaction entre 2 oeuvres dans laquelle on ne se contente pas d'un clin d'oeil ou d'une citation mais l'une est carrément la genèse de l'autre, ou la genèse du héros plutôt. En tout cas cela promettrait d'être passionnant ! Quelle bonne idée.
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Merci pour cet éclairage.
Je ne connaissais en effet que le point de vue du lecteur.
Mais c'était une réflexion que je partageais au moment ou elle ma traversé l'esprit. Je sais bien que la priorité actuelle est ailleurs!
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Merci Onago pour cette suggestion, et Emilia pour y avoir répondu.
Pour ma part, je suis Kindle-ophobe. Plusieurs raisons tiennent à cela, mais principalement la "dématérialisation" et tous les inconvénients que cela procure au lecteur... car il y en a, des inconvénients :
Comment faites-vous, par exemple, pour revendre un livre d'occasion que vous avez lu et que vous ne voulez pas conserver ? Ou au contraire pour prêter à un ami un livre que vous aimez ? Vous ne pouvez simplement pas, ce n'est pas prévu par les *distributeurs*.
Comment faites-vous pour apprécier le support de l'histoire, le grain du papier, la qualité de la reliure, la beauté de la couverture, des polices de caractère, des aplats ? Il ne reste que le contenu, le contenant a disparu, ou du moins est devenu clone et propriété des *distributeurs* (un Kindle, ou un iPad par la même occasion est un objet inerte si le distributeur en décide ainsi, sachez-le). Personnellement, je ne supporte pas cela, preuve en est que lorsque je veux vraiment me faire plaisir j'achète des livres classiques aux éditions La Pléiade, qui valent bien cher je vous l'accorde, mais qui bénéficient d'une typographie remarquable, d'une reliure pleine peau dorée à l'or et d'une qualité sans égal.
Sans égal, vous dis-je. Vu comme on est partis tête baissée sur ces cochonneries de Kindle, il y a fort à parier que d'ici peu nous serons incités à acheter des croûtes numérisées pour les "contempler" sur iPad. Je ne suis pas collectionneur d'art, mais sans ambage je vous dis que nous serons alors dans un bien triste monde... Rien ne vaut la toile et le papier, le toucher de la page que l'on tourne, de la couverture, de la matière, de l'odeur du papier et de l'encre, propre à chaque éditeur... Désolé, je suis un inconditionnel de la tradition et de la qualité, n'en déplaise aux pourfendeurs de ces nouvelles technologies.
Remarques amusantes, lorsque l'on sait quel métier j'exerce... cela doit être justement lià au fait que j'ai compris où tout cela va nous mener, puisque j'y suis mêlé.
En fait, tout le problème est lié aux *distributeurs*, ces nouveaux monopoles de la diffusion du savoir et de la "culture de masse" (horrible euphémisme, n'est-ce pas ?), qui souhaitent tout maîtriser, de l'auteur (Roger a confirmé ce que je pensais, c'est bien à l'auteur de faire tout le travail préparatoire) au consommateur (Avec Kindle, Amazon sait quelle page vous lisez, à quelle heure, et pourquoi vous avez mis un lien sur tel ou tel passage...).
Libre à vous de prendre Kindle ou iPad pour lire. J'ai pourtant un iPad et un ami m'a prêté son Kindle quelques heures pour découvrir, c'est vrai qu'au premier abord c'est tentant mais il ne faut pas tomber dans le piège...
"Il n'y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance", Thucydide.
"Quand tous vont vers le débordement, nul n'y semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe." Pascal, Pensées.
Merci Atlas pour cette analyse bien structurée dont nous partageons entièrement le contenu…
Nous avons envisagé de mettre Les Pic des Ténèbres sur le net en vente livre virtuel pour autant que le diffuseur vende aussi la version livre papier. En fait de s’auto-éditer sous ces diverses formes (Nous possédons les droits des aventures de Tyo sous toute forme que ce soit.) Mais nous ne voulons pas nous glisser dans un éventail de titres dont certains sont issus de l’amateurisme et vendus comme des œuvres affirmées… Nous ne tenons pas à tirer derrière nous ce que les éditeurs se refusent d’éditer conventionnellement… Nous avons d’autres préoccupations , Yoko et moi, au travers de nos aventures classiques sur support classique.
Le mois dernier, constatant, comme vous, l’avènement des tablettes de lectures, Roger a envisagé d’autoriser son éditeur à vendre la série Yoko en fichiers téléchargeables sur internet… Le projet de contrat proposé par l’éditeur n’allant pas dans le sens que Roger le voyait, il l’a donc refusé et décidé d’attendre l’évolution du marché internet pour se faire une idée exacte de l’intérêt d’y adhérer. Vous ne trouverez donc pas Yoko Tsuno et ses aventures en chargement sur internet… Roger estime que se limiter à la version albums imprimés la place dans une continuité qui a fait ses preuves.
Maintenant à chacun d’avoir son opinion… La nôtre est de continuer à vous apporter de nouvelles aventures sur un support agréable en qualité et en rendu…Et avouez, les impressions des albums sont de plus en plus belles…
Bisous
Emilia, au nom des siens !

Je ne serais vraiment pas tenté de lire Yoko sous format électronique.
Il y a un aspect visuel qui n'est pas encore rendu de manière satisfaisante par l'électronique.
Pour un livre, c'est clair que l'objet a son intérêt, son odeur, son toucher. Je suis très content d'être l'heureux détenteur d'un exemplaire du Pic des Ténèbres et de deux exemplaires de l'Ecume de l'Aube (chacune des deux éditions). Mais je pense que l'électronique rend possible certaines choses qui ne l'étaient pas avant ou plus difficilement. Je comprends très bien les arguments de Roger et je les respecte.
Je voudrais quand même répondre à Atlas concernant Kindle: si je ne me trompe, il est tout à fait possible de prêter un de ses livres à un(e) ami(e), il faut, il est vrai, que celui-ci possède une Kindle (tablette, ou sous forme de logiciel). Je ne sais pas, par ailleurs, si Amazon sait quelle page vous lisez, et à quelle heure. Je sais que mon opérateur de téléphonie sait qui j'appelle et à quelle heure, mais je ne regrette pas le temps des coursiers à cheval (ça avait son charme, pourtant). Ma fille lit des romans de son âge, dans le bus, où je l'imaginerais très mal avec des éditions de grande valeur. Elle lit aussi des classiques "tombés" dans le domaine public et qu'elle n'aurait probablement pas acheté en version papier. Bref, pour elle, cet objet "maléfique" est une ouverture sur un monde qu'elle n'aurait probablement pas connu autrement.
Je crois, enfin, que Kindle ou autres ne sont que des supports. On peut imprimer de très beaux navets sur du très beau papier (heureusement, on peut également proposer de splendide textes et dessins
). Je pense qu'il faut (et qu'il est possible) de faire preuve de discernement quelque soit le support.
Mais je suis peut-être naïf...
I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”
Merci Emilia !
Onago, au risque de te surprendre par rapport à ma précédente remarque, tu as également raison et je partage ton point de vue : ce nouveau mode de publication a également ses atouts ! De nombreuses personnes ont perdu, voire n'ont pas trouvé le goût de la lecture, espérons que cela les aidera à s'y mettre... pour qu'ensuite ils apprécient les livres en papier. Je reste cependant convaincu que face au monde de l'éphémère et de l'instantanéité que représente Internet et ses dérivés, et qui semble devenir le standard pour la société, il y a des choses dont la valeur nécessite plus. Les aventures de Yoko sont intemporelles, et pour moi notre héroïne mérite de rester en nos mémoires et nos bibliothèques longtemps, pour nous et notre descendance. Je me désolerai de ne pas avoir mes albums - ce petit bout palpable de Yoko et de son esprit qu'elle nous confie à nous, lecteurs, par le biais du papier. Je sais, cela peut sembler futile mais la magie tient à peu de chose, et ce sont ces choses qu'il faut conserver. Je ne suis pas sociologue mais j'ai l'impression que notre société du court-terme est en train de tuer une partie du rêve... On veut tout, tout de suite... Mais je ronchonne comme Pol ! Qui parmi vous serait volontaire pour revendre sa collection d'albums Tintin ou Yoko et d'en prendre une version électronique à la place. Je suis certain que cela ne risque pas d'arriver de si tôt ! En revanche, là où tu as raison Onago, les livres électroniques, tout comme Internet, permettent de découvrir des oeuvres et des auteurs que l'on n'aurait pas pu aborder sauf en passant des heures dans les bibliothèques et les librairies. Deux lieux de désuétude, à en croire les pro-technologie, et pourtant deux lieux qui sont relativement bien fréquentés. Le livre subira sa révolution numérique mais ne disparaîtra pas de si tôt.
Je ne crois pas que le livre disparaisse... Une BD (de Yoko de préférence) c'est tellement beau et Roger a raison là-dessus !
Tu exprimes très bien, Atlas, ce que je ressens face à cette véritable mutation technologique que l’ère numérique nous apporte. Et se retrancher ne sert à rien. Je crois qu'il nous faudra composer avec les livres électroniques…
Si cela peut encourager des enfants à lire, c’est très bien. J’ai vu dans une librairie deux garçons qui lisaient, l’un avec une liseuse électronique et l’autre avec un livre en papier.
Que des "distributeurs" (horrible mot...) se fassent une jolie fortune en prenant le monopole et en "ghettoïsant" l'expression littéraire, c'est le danger qui nous menace !
"Kindle"-surprise !
, Big Brother...
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Le problème du livre virtuel, c'est que ça ne dure pas (pardon, l'un des problèmes). Un livre papier dont on prend soin, sans plus, ça dure un siècle sans aucun problème. Il y a un peu de poussière dessus, un ou deux pages cornées, et c'est tout. Le fichier informatique, il est peut-être intact, mais dans 10 ans aucune machine ne pourra plus le lire, comme c'est le cas des disquettes aujourd'hui, des cassettes VHS pour ceux qui en avaient une collection, etc. On connaît l'énorme problème aujourd'hui de la sauvegarde des photos numériques. On grave des CD, des DVD, mais ils ne durent pas, dans 20 ans au mieux ils sont illisibles, et de toute façon, ils ne pourront plus être lus car il n'y aura plus de lecteurs adaptés.
Quant à l'objet, le livre informatique, on ne le donnera pas à nos petits enfants qui pourrons se dire (comme je l'ai fait étant petit) : wouah ! regarde, c'est le livre que grand père, maman, oncle Pol ou je ne sais pas qui a eu comme cadeau à l'école. C'est Peter Pan. Géniale, je le garde comme souvenir, même si je connais l'histoire. Il nous faut apprendre aux enfants à garder le contact avec le réel, même s'il n'est déjà plus possible d'éliminer le virtuel de nos vies.
Jouer à l'ordinateur, oui, mais aussi faire une partie de jeu de société sur la table avec des pions et des dés (pas dédé).
Le livre virtuel c'est super pour consulter des oeuvres rares que l'on ne pourrait pas voir autrement mais si c'est pour avoir la même chose que de la musique basse qualité très compressée sur un mauvais lecteur de poche, des films copiés en format compressés avec une image affreuse, alors là je dis stop. Seulement il ne faut pas seulement dire stop, il faut aussi le faire, et puis le transmettre à nos enfants, pas dire oui à tous ce qu'ils veulent pour "faire comme les autres".
Bon, on va peut-être en rester là...
Je pense aussi qu'un modérateur pourrait éventuellement créer un sujet ailleurs sur le forum pour continuer cette discussion parce qu'on dérive grave du sujet initiale de Tyo !!!
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
J'en prends note. Je le ferai en revenant chez moi, car je dois prendre le temps de copier les parties de discussions pertinentes à ce futur nouveau sujet.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...

Cela ne dérange aucunement Roger de voir le sujet Tyo placé dans le forum Yoko...Au contraire, car Tyo et Yoko pourraient très bien s'unir dans un 27ème album...Si là-haut, le Seigneur des Lumières le permet....
