Peut-être que son talent insoupçonné se révèle dans la solitude, et qu'une fois en face d'un adversaire physiquement présent, il perd ses moyens et n'est plus qu'un joueur "normal"? Allez savoir... De toutes façons la réponse arrive dans quelques mois... Patience et ne demandons pas trop de réponses à Emilia qui, sans quoi:
- 1 Va en dire tant qu'on aura plus de surprises;
- 2 Va se déconcentrer de son pilotage et ça va poser problème.
Sur le compte de Yoko, qui effectivement est électronicienne et non informaticienne, en théorie, je crois savoir que ce sont effectivement deux métiers distincts; mais j'ose supposer que ces deux corps de métier sont amenés à travailler ensemble, pour ce qui est de la conception des appareils (enfin, tant que les ordinateurs marchent à l'électricité, je suppose)?
Auquel cas l'implication de Yoko dans le développement d'un logiciel pourrait se comprendre...
Et puis à la limite Yoko fait déjà tellement de choses en dehors de son métier de base et de son emploi à la télévision (genre: piloter des trucs, voyager dans le temps, résoudre les problèmes existentiels des vinéens), que ça ne serait pas si étonnant que ça qu'elle fasse des programmes informatiques à ses heures perdues (si elle en a).
-Edité le: Mercredi 27 avril 2005 à 15:57 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Yoko au fil des albums a évolué. Si elle possède un diplôme d'électronicienne, elle a acquis au fil de ses aventures une expérience informatique... Voir par exemple le Feu de Wotan...
Pol joue avec son ordinateur sur internet avec un logiciel classique. Mais sur un autre ordinateur; il a accès au programme de Yoko qui n'est pas branché sur le net mais lui permet d'évaluer les coups qu'on lui porte et de recevoir de multiples solutions (mises en mémoire par Yoko) dans lesquelles, il peut faire son choix et l'appliquer sur l'ordinateur avec lequel il joue en ligne.
Il y a des logiciels qui permettent le jeu et d'autres qui gèrent des banques de données sur base de choix enregistrés... ...
De toute manière, il y aura toujours un informaticien ou un joueur d'échecs plus qualifié pour expliquer en ce forum que Yoko n'a pas le pouvoir qu'elle affiche. Plus on explique en ces lignes plus on doit justifier... Reste la solution pour avoir la paix de ne plus rien commenter... J'y songerai...
Emilia
Yoko Tsuno s'actualise, comme jadis Lefranc dans les albums duquel on trouvait toujours la toute dernière voiture de sport du moment!
Je viens de découvrir la première page du 24ème album, qui semble augurer du meilleur! Je garde un souvenir attristé de "La Pagode des brumes" qui m'avait vraiment déçu mais je pense que nous oublierons cette déconvenue lors de l'apparition de la jeune rousssette dans les pages à veni!
21° siècle oblige, savez-vous si le 11 septembre ou même l'A380 (puisqu'on est dans l'aviation) seront évoqués dans cet album? Verra-t-on des téléphones portables et des PC portables wifi?
Fred Belmont
PS : les Vinéens de la station saturnienne craignent-ils la sonde Cassini Huygens?
-Edité le: Mercredi 27 avril 2005 à 17:39 par Fred Belmont-
Nous venons de votre futur!
Excuses nous Petrushka, c'est juste qu'on est très curieux...
1
C'est comme les enfants, plus on en a, plus on veut en avoir !
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Pour le 380, c'est encore un peu de l'anticipation, mais pour la sortie du volume 25, il sera probablement en service! Emilia viendra peut-être nous voir en Europe à son bord... Quoique, la traversée en hydravion, ce ne serait pas mal non-plus...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Pardonnez mon ignorance mais l'hydravion de Petrushka figure-t-il dans votre topic réservé à l'aviation? sait-on de quelle marque il s'agit?
Fred BELMONT
PS : vous avez vu tous ces albums de Yoko qui débutent avec un avion dans le ciel?
Nous venons de votre futur!
Totalement. Il s'agit d'un hydravion PBY-5A dit "Catalina", construit en grand nombre par la société américaine Consolidated (anciennement Consolidated-Vultee) et par d'autres firmes, sous licence, dans les années 1940. Il s'agit même de l'hydravion à coque le plus produit à ce jour. Il a servi notamment dans la lutte contre les sous-marins, dans le secours aux naufragés, dans la lutte contre l'incendie, dans le transport de voyageurs et de fret. Il s'en est trouvé un grand nombre disponible après la guerre car les militaires s'en séparaient, et de nombreux exploitants civils ont saisi l'occasion. C'est un engin robuste, et comme en témoigne le futur album, il en reste encore en service actuellement...
On n'en parle pas (encore) dans le sujet du forum sur l'aviation, mais il y a quelques mots dessus dans les anciennes pages du présent sujet. J'ai un petit texte là dessus pour la rubrique des engins, mais je ne peux pas le publier en ce moment, la fonction ne semble plus marcher chez moi. J'espère aussi que Kroco pourra nous pondre un petit truc sur le Stearman qui devrait apparaître un peu plus tard dans l'album, il m'a dit que c'était son avion préféré.
Correction:
Pardon j'avais mal compris. L'avion de Petrushka, le biplace qui n'est pas sur la première page? Oui on sait, c'est justement, donc, l'avion préféré de Kroco que j'évoquais, le Boeing-Stearman 75 dit "Kaydet". C'est un petit avion biplace commandé massivement, à partir de la fin des années 1930, par l'armée américaine dont il fut le principal avion d'entrainement. Il comporte deux places l'une derrière l'autre, toutes deux dotées de commandes; l'instructeur prend place à l'arrière et surveille l'apprenti pilote assis à l'avant. Comme le précédent, il y en avait un grand nombre rendu disponible par la fin de la guerre, pour de nouveaux utilisateurs militaires et civils, par exemple comme avion agricole ou de loisirs, et bien-entendu pour la formation des pilotes. Celui de Petrushka est modifié sous forme d'hydravion à flotteurs. Mais Kroco, lors d'un prochain passage, t'en dirait certainement beaucoup plus là dessus
-Edité le: Mercredi 27 avril 2005 à 19:42 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ah! Les coups que Pol joue sur le net sont suggéré par la banque de donnée que Yoko a créé! Donc, c'est Yoko qui connait suffisament les échecs pour en monter une banque de données!
Et puisque Pol a décidé de jouer en face à face, il risque de s'en prendre plein la gueule! Permettez-moi de dire que ce n'est pas une démonstration de l'intelligeance de Pol, mais de sa capacité à se mettre un pied dans la bouche! 
Je sais, ce n'est pas le bon topic, mais ces 2 topics se croisent ici!
Sopid, encore en vie!
Il n'y a pas besoin d'être bon aux échecs pour monter une bibliothèque de meilleurs coups. Je ne sais pas comment sont publiées le bibliothèques aux échecs, mais à l'Othello, il y a deux types de bibliothèques, la base de donnée des tournois officiels, avec les coups joués par tous les champions, et les bibliothèques créées par les programmes.
Pour cela, il faut effectivement avoir conçu un programme qui sache jouer, mais je pense que si on applique simplement les principes trouvés dans des ouvrages d'initiation et de perfectionnement aux échecs, la puissance actuelle des ordinateurs peut, par un simple calcul de prédiction optimisé en fonction de la théorie des jeux (que l'on trouve aussi dans des ouvrages idoines), déjà porter le niveau de jeu de la machine très très haut.
Ensuite il suffit de laisser jouer le programme contre lui-même pendant plusieurs jours pour constituer petit à petit une bibliothèque de coups. En tout cas c'est comme ça que ça se passe à l'Othello, mais les échecs peuvent être un peu différents dans la mesure où c'est un jeu beaucoup moins prédictible que l'Othello.
Quand à Pol, à mon avis, ce doit être pour préparer une mission secrète du Trio, qu'il s'est fait passer pour un bon joueur sur Internet
, afin d'être invité dans un endroit stratégique. S'il doit vraiment participer à un tournoi, il doit avoir un de ces tracs !
Sur Internet, il est assez facile je pense pour un spécialiste de déceler les tricheurs qui jouent avec un ordinateur, mais si Pol est assez malin, il peut tout de même introduire ici ou là un coup "typiquement humain" pour tromper l'adversaire. Il lui faut bien entendu pour cela un minimum de connaissances en échecs. D'autant que s'il utilise un programme développé par Yoko, son style de jeu pourra être inconnu des internautes, donc plus difficile à déceler comme étant celui d'une machine, ou le programme peut être optimisé pour ne pas toujours jouer des coups "informatiques".
Je me rappelle une des dernières fois où Kasparov a affonté Deep Blue (un superordinateur d'échecs), il a perdu et a déclaré que dans l'une de ses parties, son erreur avait été de partir du principe que la machine jouerait... comme une machine. Il a donc préparé une stratégie "spéciale machine" pour battre l'ordinateur. Ce qui s'est révélé perdant, l'ordinateur ayant joué quasiment comme un champion humain.
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
Ok, donc Paul se fait assister par son ordinateur. C’est quelque chose de tout a fait plausible (même si c’est de la triche de sa part). Et Yoko peut très bien connaître la programmation. N’importe qui peut, d’ailleurs. Je ne voulais pas fâcher Petrushka avec mes question. Je suis informaticien (je fais une thèse d’algorithmique) et c’est donc le sujet qui m’intéresse.
Avoir les réponses de l'auteur sur les questions que je me pose est un privilège et j'en abuses avec délice.
Le jeu par banque de donnée est très limité aux échecs (explosion combinatoire oblige, on n’a que quelques giga-octets, voir terra octets, de mémoire disponible). Cela ne sert que pour les ouvertures (enfin, les 5-6 premiers coups quoi, je connais pas le détail)... Deep Blue et autres utilisent essentiellement un parcours des possibilités (avec élagage pour ne pas explorer loin les branches idiotes de l’arbre de recherche). C’est facile à programmer. Les difficultés viennent de l’euristique pour l’élagage (très délicat, quand un coup est-il jugé trop stupide pour être exploré plus loin ?), de l’optimisation (même un parcours d’arbre peut s’optimiser) et de la parallélisation pour l’implémentation dans du matériel (car Deep Blue n’utilisait pas un simple x86 ou PowerPC tout seul).
Mais bon, je vais pas rentrer plus en avant étant donné que ma spécialité informatique n'est pas l'IA (j'ai juste suivi quelques cours de DEA a ce sujet). Je veux juste féliciter Yoko car ce domaine est vraiment devenu complexe ces 10 dernières années (algos génétiques etc...).
-Edité le: Jeudi 28 avril 2005 à 16:43 par koko-
Pauvre Roger
les gens du site sont tellement calés dans tout les domaines qu il devient impossible de dessiner la moindre bulle sans se voir assailli de questions : et pourquoi ceci et comment cela ...
c est à la fois merveilleux et en meme tps cela doit etre super stressant ...!!!


bientot , il va lui falloir une armée de specialistes et de conseillers pour valider tous ces scenarii et etre sur que personne ne puisse lui tomber sur le poil à chaque nouvelle idée
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
Merci , Malko, de soutenir Roger... qui ne s'aventure pas dans une histoire sans se documenter.
Si c'était Gaston qui était à la place de Yoko, personne n'irait vérifier la crédibilité de ses aventures... Mais voilà c'est Yoko...
Cela prouve au moins qu'on la prend au sérieux.
Bises Emilia
Bon, d'accord, je pose des question sur des détails. Mais j'ai toujours trouvé Yoko Tsuno TRES bien documenté (la phase d'apprentissage pour la reconnaissance vocale dans "L'or du Rhin" etc...)
Ca doit être une de seuls BD a pouvoir être aussi peu prise en défaut sur des points de détails. Et c’est justement cette perfection qui me pousse à poser des questions. Je ne demanderais en effet pas à Franquin d’où untel appareil de Gaston tire toute son énergie ou comment untelle invention contredit un principe de la thermo.
Merci, Petrushka, pour ces éclairages. De toutes façon je vais acheter le nouvel album dès sa sortie et là j’aurais les réponses à la plus part de mes question.
Et merci à Roger Leloup pour ses albums. Il n’a pas cessé de me faire rêver depuis que je suis petit.
PS : D’ailleurs les albums de Yoko sont tellement réalistes que je me demande parfois comment Roger Leloup trouve le temps de se documenter sur les orgues, sur les trains et sur l’électronique...
-Edité le: Vendredi 29 avril 2005 à 11:56 par koko-
C'est ahurissant, quand on y pense, le degré de précision de certaines choses chez Roger Leloup. Songez seulement au fait que dans deux des cas précités, j'en suis à:
- pourquoi l'orgue a un soufflet à lanterne, potentiellement anachronique;
- la E-94 qui tue Karl a des sabots de frein mal disposés;
- la S 3/6 de l'Or du rhin roule avec la distribution pratiquement au point mort.
Il y a des auteurs qui se réclament d'un certain réalisme, et qui dans les domaines qu'ils n'ont pas la chance de connaître, soit disposent d'une documentation médiocre, soit ne se sont pas assez documentés. Bien entendu, pour qui ne connaît ni les ordinateurs, ni les trains, ni d'autres sujets de spécialistes, ça passe inapperçu. Mais dès qu'on s'y connait un peu, ça a un effet déplorable, ça fait pas sérieux; et on en vient à se demander si, dans les domaines qu'on ne connaît pas soi-même, il ne va pas y avoir des tas de petites ou grosses incongruïtés qu'on ne va pas remarquer. Ceci dans la BD, le roman, le cinéma ou autres arts du récit.
Qu'on transige avec la réalité par licence poétique, c'est ce qu'il y a de plus normal. Mais que des éléments censés être réalistes dans le but d'installer le cadre crédible de la fiction soient faux, est probablement un tort, surtout si c'est parce que l'on n'a pas pris la peine de s'informer.
Tiens, par exemple, cherchez l'incongruïté ferroviaire dans "Le sursis" de Gibrat (comme c'est une autre grande signature de la maison Dupuis, ça m'y fait penser...)
Plus fin: dans "les sarcophages du 6e continent", volume 1: le dessinateur avait certes les photos de la locomotive, mais pas des wagons...
Concernant Gaston, je crois me souvenir que Franquin recherchait toujours, pour les inventions en tous genre, un minimum de vraisemblance. Par ailleurs, en dépit du style caricatural, le cadre urbain, les accessoires, les voitures, les avions, etc, sont souvent dessinés en détail et rappellent fort bien les modèles réels...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


