Yoko et notre enfan...
 
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Yoko et notre enfance

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Val
 Val
(@val)
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Bonjour!!!

Je voie qu'il y a plein de réaction concernant Yoko sur ce qu'elle nous a apporté étant enfants.

La façon donc nous l'avons rencontré, les rêves et histoires vécues grâce à elle....

J'attend vos histoires et impressions!!


Chouette Fantome

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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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La première BD que j'ai lu de Yoko c'était le Feu de Wotan, en classe de neige. Je me réveillais tôt alors j'allais lire dans la salle de jeu. J'avais 9ans je crois. J'ai eu un peu de mal à tout comprendre mais j'aimais beaucoup.
Je voulais être Yoko pour vivre toutes ces aventures! Mais j'attends encore qu'on me transforme!
Quand j'ai découvert Rosée de Matin, je voulais que ça soit ma petite soeur! Tout comme Poky!! Mais elles ne sont restées que des compagnes de BD smiley

Maintenant j'ai grandi (enfin..) et j'ai toujours les Yoko! J'aime toujours autant et je les relis avec toujours autant de plaisir! Heureusement qu'Emilia n'est pas venu avant la fin de mon adolescence, sinon je l'aurais surement imité smiley (ma pauvre maman).

Quand je relis les livres, j'ai toujours la magie de la petite fille qui lisait ces BD smiley et la magie continue sur ce site et avec les intégrales smiley


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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Val
 Val
(@val)
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Pour ma part, j'ai connue Yoko toute jeune aussi, je sais plus trop quelle age j'avais. il y a eut la Spirale du temps qui était sortit pour un occas. de "la BD en fête" il était à 3 euros et mon père l'avait acheté.

Je l'ai lu et relut je ne sais combien de fois!!!
et ensuite, il a fallut que j'économise mon argent de poche (10 Fr pas mois à l'époque) pendant des mois pour m'en acheter d'autres!
Alors, pour calmer mon impatience, je lisais un peu les Bd dans les grandes surfaces pendant que ma mère faisait les courses.

C'est la seule et unique BD que j'ai eut (et que j'ai toujours).
Ce qui était super, c'etait que mon papa aimait beaucoup aussi!
J'ai pas réussi à trop contaminer mes frères, mais je pouvais en parler avec lui et je trouvais ça super parce que ça voulais dire que c'etait aussi un BD de "grands"

suite au prochain épisode..


Chouette Fantome

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Hallberg
(@hallberg)
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Effectivement, c'est une affaire assez différente des rêves proprement dits où nous aurions pu nous retrouver avec Yoko, ce qui est assez différent. Pour tout vous dire, il parait même qu'il y en a qui rêvent de Yoko dans un restaurant panoramique (des fous, assurément).

La rencontre a été tardive, pour ma part: vers quinze ans, et à la vue de la couverture de l'Or du Rhin. Allez savoir pourquoi, du reste smiley.

Mais la rencontre a été foudroyante. Par bibliothèque interposée, et même plus par consultation sur place que par prêt, j'ai rapidement dévoré tous les volumes avec le sentiment d'avoir vraiment découvert un auteur qui "me parlait". On a tous une alchimie comme ça qui se met en place avec une poignée d'auteurs, et Roger Leloup est allé rejoindre Maupassant, Balzac, Goscinny/Uderzo et Verne dans la liste de ceux dont je préssentais qu'ils m'accompagneraient toute ma vie. C'était l'époque des grandes découvertes d'ailleurs puisqu'alors naissait ma passion pour le cinéma ancien avec des films qui sont restés les premiers dans mon coeur jusqu'à aujourd'hui, et qu'en musique, même si j'étais déjà acquis à la cause de l'opéra, le coup de foudre pour Offenbach est arrivé dans cette même année.

Dans cette période de frénétique découverte, je me trouvais dans la situation de faire exprès de ne pas lire trop vite pour que cette situation s'éternise. J'ai vraiment vécu avec Yoko pendant un bout de temps, et même si naturellement c'est un peu différent de l'enfance, à cet âge, je m'imaginais souvent, à mes moments perdus, comment j'aurais réagi à ses côtés ou à sa place. Néanmoins, comme chacun a son petit caractère, les aventures (ou plus exactement les relectures des aventures) que j'imaginais mentalement étaient notablement moins portées sur l'action que les vraies... Je n'ai rien d'un aventurier, et je diluais les ambiances et les moments d'émotion, je passais plus vite sur le reste...
Si j'ose dire, à une époque où j'étais vraiment dans une soif d'amitié et où se construisait une bonne part de ma personnalité actuelle, le rapport de Yoko aux autres a partiellement servi de modèle. Après, j'ignore si c'est l'effet "grande soeur" (je suis enfant unique). Je suis très différent de Yoko, naturellement, puisque je suis beaucoup plus soupe au lait et globalement fort peu "modéré" en tout. La détermination calme a donc toujours été un idéal, une forme de maîtrise de soi qui n'atténue absolument pas la part de la sensibilité et de l'affectif.

Pendant toute cette période où j'ai littéralement dévoré la totalité de la série (à son stade d'avancement d'alors), j'ai voyagé mentalement à chacun de mes moments perdus et je me suis un peu pris pour Yoko, quelque-part. Mais dans cet espace déjà plus cloisonné qui est celui de l'adolescent et du jeune adulte, c'est-à-dire où le jeu n'est plus là pour opérer l'imbrication de l'imagination et du réel. Si je l'avais rencontrée plus tôt, Yoko aurait probablement eu une influence sur mes jeux d'enfant. D'ailleurs, bon, pour mon train électrique, j'aurais probablement voulu avoir plutôt une S 3/6 que ma 1200 hollandaise...

Pour la petite histoire, un peu plus tard, comme coiffure, j'ai pratiquement porté le "carré" à la Yoko sans que ce soit délibéré... N'ayant jamais eu une grande affection pour les séances de coiffeur, c'était alors ce qui me semblait le plus simple dans le genre vite fait, avec du cheveu asiatique, vu qu'avec les coupes courtes je ressemblais trop vite à un hérisson...

-Edité le: Mercredi 6 septembre 2006 à 14:37 par Hallberg-


Opération Sisyphe
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Eli
 Eli
(@eli)
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Le premier Yoko que j'ai lu, c'était le Feu de Wotan, qui traînait dans la bibliothèque de mon frère, et je n'ai pas du tout accroché, je n'avais pas vraiment compris les détails de l'histoire et tout ça me semblait beaucoup trop scientifique...

Mais quelques années après j'ai trouvé la Proie et l'Ombre dans le bac à livres de la salle d'attente de mon orthodontiste et cela m'a passionnée. Je le lisais avant chaque consultation. Merci donc à mon orthodontiste qui non content de m'avoir charcutée, point-de-suturée et appareillée pour me permettre d'avoir une bouche normale, m'a permis de redécouvrir la série de Yoko smiley !

Ensuite, je les ai tous lus et relus, tout d'abord en les empruntant à la bibliothèque puis en en achetant qquns... j'ai même fini par bien aimer le feu de wotan, finalement.

Je ne me suis jamais vraiment identifiée à Yoko, ni même imaginée qu'elle était ma mère, ou ma soeur. Mais j'avais un monde imaginaire déjà plein d'histoires, dont pas mal ont été inspirées par les aventures que Yoko, Vic et Pol vivaient.

A noter, que je n'aimais pas les aventures Vinéennes au départ, mais ça a changé plus tard quand j'ai eu ma période astronomie, dessins de cartes du ciel, plans de vaisseaux spatiaux, construction d'engins divers à l'aide des chaises orthopédiques de la maison sur lesquelles je dessinais tableaux de bords et autres utilitaires(au grand désespoir de ma mère). J'ai pas mal "voyagé" dans l'espace avec ma petite soeur, mais on a jamais rencontré les vinéens, parce qu'on s'inspirait des histoires de Yoko, on était jamais dedans.

Peut être que ce détachement entre fiction et réalité est-il dû au fait que mes parents ne nous ont jamais raconté des contes et histoires sans bien nous expliquer la différence entre légendes et réalité (je n'ai jamais cru au père Noël par exemple). J'avais mon monde imaginaire et je rêvais de beaucoup de choses mais je savais que ça n'était qu'imaginaire justement.


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***


   
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Gobol
(@gobol-2)
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Bon, ben je vois qu'il y a un nouveau sujet sur les rencontres avec Yoko...
Je l'ai déjà dit ailleurs, mais j'ai trouvé Yoko par hasard dans les bacs de la bibliothèque pour enfants de Quimper, où j'attendais l'heure de mon cours de solfège, le soir après l'école. Je suis d'abord tombée, quasi simultanément, je crois, sur "La Frontière de la Vie" et sur "Les archanges de Vinéa". J'ai tellement accroché sur "les archanges", que je me suis immédiatement identifiée à Poky, plus qu'à Yoko, d'autant plus qu'à 2 ans près, j'avais à peu près le même âge qu'elle (en réalité, j'avais 7 ans, je crois). C'est aussi pour cette même raison, et parce que j'ai découvert les deux en même temps, que je me suis aussi identifiée à Magda, qui à la fin de l'histoire, avait 7 ans, comme moi... D'où ma tendresse particulière pour ces deux albums, sans que j'aie le souvenir d'avoir compris quoi que ce soit aux histoires elles-mêmes (les conflits Est-Ouest, et la seconde guerre mondiale, à 7 ans, j'avais du mal à savoir ce que c'était). D'autre part, pour "Les archanges", je n'ai pas du tout imprimé au départ que Poky était la petite soeur de Khany. En fait, je croyais bêtement qu'elle était la fille de Yoko (la différence de couleur de peau ne m'a pas du tout perturbée, apparemment !smiley), puisque c'était le premier album vinéen que je lisais, que Khany y est très peu "présente", puisqu'endormie pendant pas mal de temps, et que Poky est dès le départ aux côtés de Yoko dans l'aéronef. Pour moi, qui ne connaissais pas du tout le monde de Vinéa, ça n'a pas du tout posé de problème : j'ai comblé les trous comme je le pouvais à l'époque, avec ce que ma tête de petite fille de 7 ans plutôt imaginative pouvait ajouter au tableau pour qu'il devienne vraisemblable pour moi.
Toujours est-il que ce n'est que plus tard, lors de mon anniversaire (8 ans !), que j'ai lu "Les Titans", et compris que Poky était la soeur de Khany, et non la fille de Yoko, et que la plus importante des deux n'était pas celle que je croyais au départ ! J'avoue avoir été déçue au tout début, parce que "mon" héroïne, Poky, n'était pas vraiment l'héroïne réelle... Je crois qu'en réalité, mon imaginaire était tellement important à l'époque que je "rêvais" Yoko tout en la lisant, ce qui fait que quand j'ai relu ces albums plus tard, j'ai eu l'impression de les lire pour la première fois... A priori, mon imagination a pas mal modifié les histoires, à tel point qu'elles étaient plus de mon propre cru au départ que basées sur les albums... Je me souviens aussi que j'étais une des rares de ma classe à connaître Yoko. Quand je suis arrivée à l'école et que j'ai introduit les désintégrateurs imaginaires dans nos jeux de petites filles, dans la cour de l'école, les copines ont bien aimé le concept, sans jamais avoir compris à quoi ça servait. Les désintégrateurs servaient donc à tout, et n'étaient pas aussi destructeurs que dans la "réalité" de la bd... Mais ça n'avait après tout aucune importance.
Donc, oui, Yoko a peuplé mon imaginaire pendant plusieurs années, et j'ai grandi avec elles. Je crois que quelque part, elle a plus ou moins influencé ma personnalité, en tout cas à l'adolescence. Ce dont je me souviens de cette période, c'est d'avoir énormément investi à l'époque : tout l'argent que je gagnais en baby-sitting, à part la somme nécessaire à l'achat de ma première chaine stéréo, a servi à compléter ma collection. Et par la suite, je devais avoir déjà 16 ou 17 ans, ma mère m'a offert pour Noël les deux premiers albums, que bizarrement, je n'avais jamais ni lu, ni achetés avant. J'ai donc appris très tardivement (environ 10 ans après ma première rencontre avec Yoko) d'où venaient les Vinéens, et qui étaient Vic et Pol. Du coup, à partir du moment où j'ai eu le "début" de l'histoire, je me suis mise à tout relire dans l'ordre, histoire de voir ce que j'avais encore "loupé"... Et ça n'a pas raté, j'ai lu et relu, découvrant à chaque fois des détails inconnus, alors que je connaissais finalement les albums par coeur ou presque...

Yoko m'a accompagnée toutes ces années, plus de 20 ans maintenant, et continue de me faire rêver. J'ai encore du mal à en parler, y compris avec mon mari, qui s'il ne connaît pas Yoko, respecte mes rêves et mes envies. Je peux donc m'offrir sans crainte d'avoir des commentaires indélicats de sa part (du style : "mais pourquoi acheter les intégrales, tu as déjà toute la collection ?"), le 7e Code dans les deux versions, et les intégrales, sans parler du temps que je passe ici, avec vous. Formidable, non ?


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Hallberg
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Alors ça, c'est quelque-chose que je conçois facilement, que tu aies un peu de mal à en parler. Et vraiment, je ne sais pas du tout quelle en est la raison, mais pourtant j'ai bien d'autres centres d'intérêt qui occupent bien plus souvent mon esprit. Mais quand je dis que j'aime le cinéma allemand jusque vers 1950, l'opéra français, Racine, les locomotives à vapeur et Berlin-Est, je peux en parler à des gens qui n'y entendent rien, et aussi mes amis connaissent tous ces péchés mignons et tous les autres. En plus ce sont des choses qui vont revenir dans mon activité, dans mes préoccupations, de façon visible.

Yoko, c'est resté mon jardin secret. Et pourtant, comme je le disais ailleurs, il y a des BD que je lis plus souvent, il y a des gens avec qui je parle de BD, et ceux avec qui je parle de Yoko... ben à part sur le forum, ce sont à une exception près des gens rencontrés à l'origine par le forum (ils se reconnaîtront pour ceux qui passent encore ici).

J'ai plus de mal à en parler mais ça ne m'est jamais vraiment venu à l'esprit. C'est par exemple une série qui n'a jamais tenté mes parents, ils savent d'ailleurs à peine que je les ai tous, si on leur demandait, sans qu'ils aillent voir précisément dans l'armoire, ils diraient de mémoire que je dois avoir des Schtroumpfs, des Gaston, des Thorgal, et je ne crois pas qu'ils penseraient spontanément que contrairement aux autres, la série de Yoko est complète.

Et vraiment, non seulement ça ne s'étale pas, mais en plus j'avoue avoir tout le temps du mal à décrire exactement le petit plus. Evidemment, je vais pouvoir dire, immense auteur, représentant d'une école prestigieuse, une des clefs de voûte de la bande dessinée francophone, suprême élégance du traît, humanité radieuse du propos... Mais pourquoi, moi, j'y attache plus d'importance qu'à d'autres oeuvres? Je ne l'ai jamais dit, vraiment...

Dans ceux de mes amis qui s'intéressent un peu à la bande dessinée, il s'en trouve qui connaissent Yoko et qui n'ont pas d'autre commentaire que celui que je faisais - c'est un grand classique, bon. Pas de coup de coeur particulier. Alors mon coup de coeur à moi, c'est mon petit secret. D'ailleurs ça étonne toujours quand on sait que je participe à ce forum, et à celui-ci uniquement, puisqu'on ignorait souvent auparavant que c'était ma série... préférée? Non, ce n'est pas le terme... celle avec laquelle il y a eu un petit plus.

Je vis seul, personne n'est là pour voir que ça a une petite importance au quotidien...


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Cherrydean
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Personnelement, j'ai eu Yoko sur ma route assez tard. Enfant, c'est les BDs de mon père que je lisais et relisais à n'en plus finir, spécialement en mangeant sur l'heure de midi si ma mémoire est bonne et le matin au déjeuner (petit-déjeuner par chez vous). On faisait ça souvent manger autour de la table en lisant chacun pour soi, sauf au souper. Ces Bds c'était spécialement Tintin, la BD fétiche de mon père encore aujourd'hui, et Axtérix. Il avait les collections complètes des deux séries.

En première secondaire (12 ans), on étudiait entre autre la BD à l'école dans le cours de français et des auteurs importants du courant nous étaient présentés dans notre manuel. M. Leloup faisait partie de ces auteurs choisis (c'est bien n'est-ce pas?) et une des aventures électroniques (je ne sais plus laquelle, mais pas L'ange de Noël) y était reproduite (peut-être juste en partie). Ça ne m'avait pas du tout accroché, malheureusement. Mais ce n'était juste pas la bonne histoire pour m'accrocher.

Il a donc fallu attendre à l'été de cette même année (il me semble en tout cas) où je suis allée faire un tour avec mes parents en France et en Belgique. Là, un jour, on est allé à une exposition sur la BD (franco-belge je crois). Grands amateurs de BDs, on a beaucoup aimé. Puis, à un moment donné, mes parents étaient allés je ne sais plus où et m'avaient laissé dans la salle de lecture qu'il y avait là-bas. J'ai regardé les multiples BDs présentes et la couverture de La frontière de la vie m'a intriguée et plue tout de suite. J'ai donc lu tout cet album et le début d'un autre (mais là, je ne sais plus lequel) et ça a été assez pour me convaincre que j'adorais cette BD. Par la suite, j'ai commencé la collection en en achetant quelques-unes et en demandant les autres d'un Noël à l'autre où j'en recevais toujours quelques-unes. Du coup, il s'est mis à y avoir les BDs de mon père et mes BDs. Yoko est pour moi ce que Tintin est pour mon père semblerait-il.

Curieusement, je ne me rappelle pas avoir construit de scénario autour des albums de Yoko qui me faisaient pourtant rêver. Mais après en avoir lu un, j'y repensait constament revivant l'histoire encore et encore. Je me suis identifiée un peu à Yoko et un peu à Vic, mais le personnage auquel je me suis vraiment identifié dans toute la série, c'est à Cécilia (d'où mon avatar). Passant pour folle aux yeux des autres, ayant l'impression de sombrer elle-même dans la folie, se sentant prise en otage par son entourage, étant coincée dans tout ce charabia et ayant désespérément besoin d'aide, je me sentais à quelque part en territoire connu. Ce n'était évidemment pas du tout le même contexte, mais celui de Cécilia était plus poétique que le mien et j'ai eu un peu l'impression d'y être comprise. J'aurais bien aimé moi aussi avoir une Yoko qui me tombe dessus pour me sauver. J'étais à l'époque en pleine dépression, assez sévère, et depuis déjà plusieurs année (depuis l'âge de mes neuf ans au moins --à sept ans, j'ai écrit mon premier poème et j'y parlais déjà de mélancoliesmiley). Ce n'est que lorsque je suis entrée au cégep (16-17 ans) que des gens ont commencé à m'aider et à me guider vers les services adéquats. À 19 ans, bien qu'encore fragile, j'étais enfin guérie. Voilà pour une tranche de ma vie personnelle, mais n'empêche que je me sentais tellement proche de Cécilia, passant pour être un peu folle et ayant l'impression de le devenir tout à fait.

J'ai donc très hâte de revoir Cécilia dans le 25e, maintenant probablement remise un peu de ses émotions depuis La proie et l'ombre. J'ai hâte de la voir sous un nouveau jour.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Gobol
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C'est drôle, j'ai toujours aimé moi aussi cet album (La proie et l'ombre), parce que pour je ne sais quelle raison, j'y retrouvais l'ambiance que je connaissais bien dans Agatha Christie (ce mystère dans un château écossais, cette ambiance feutrée dans le beau monde, pas si beau que ça quand on y regarde de près...). Cécilia m'a toujours beaucoup plu...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Val
 Val
(@val)
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Moi j'ai toujours beaucoup reflechi pour savoir quel etait mon préféré...
Mais j'ai jamais pu me décider...

Il y en a qui m'ont toujours facinée, mais impossible de classer!!!
"L'astrologue de bruges" m'a enormement plu mais après, je repense à "la proie et l'ombre" ou a toutes les aventures dans l'espace, en Asie...

Pour moi mes Bd bont une histoire, je les ai telement toutes désirée que je les aime toutes autant!


Chouette Fantome

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Pearl of Light
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C'est "drôle" ce que tu dis Cherrydean, parce que je me suis identifiée un temps à Cecilia.. quand j'ai fait ma depression, seule ma meilleure amie l'a vu.. J'avais l'impression d'être incomprise.. J'avais déjà lu La proie et l'ombre, mais quand je l'ai relu à cette période-là, ça m'a fait drôle. Alors je me suis un peu identifiée à elle. Même maintenant quand je le relis, j'ai des passages qui me rappellent ma dépression.
J'attends aussi avec impatience le retour de Cécilia aussi, entre autre pour cette raison smiley


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malko10
(@malko10)
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Tiens
je me demande si Roger Leloup a ses albums rangés quelque part ds une bibliotheque comme nous et s il les lis parfois

j imagine que non


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Pourquoi non? D'accord, il doit les connaître par coeur, mais pourquoi ne les relirait-il pas?


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Gobol
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Ca, c'est du domaine de sa vie privée... Je ne sais pas s'il nous le dira un jour... Mais ce n'est pas impossible qu'il les relise, surtout s'il fait "revenir" des personnages comme Cécilia : il a peut-être envie, même s'il les connaît bien, de revoir un peu les albums en question avant d'écrire le suivant ? En tout cas, moi, c'est ce que je ferais, histoire de me replonger dans l'ambiance, même si ce n'est pas la même du tout d'un album à l'autre... Mais je ne suis pas auteur de bd, hein, alors, ce que j'en dis...smiley


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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snapylou
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J'ai lu ma première BD de Yoko assez jeune, je ne me souviens plus exactement, vers 8 ans je dirais. C'était la spirale du temps, je l'avais emprunté à la bibliothèque municipale. Je n'avais pas tout compris mais j'avais bien aimé puisque j'avais lu tous ceux que j'avais pu trouver.
Et il y a quelques années, j'ai redécouvert Yoko. Je me suis d'ailleurs apercu à ce moment là que c'etait yoko "tsuno" et pas "stuno", comme je le lisais petite! Je me suis petit à petit acheté tous les tomes et je les relis tous régulièrement!



   
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