Je n'avais pas deviné non plus, ni n'avais beaucoup cherché il faut dire. Le sang d'encre que doivent se faire Vic et Pol...
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Moi non plus, je n'avais pas deviné...
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Tiens tiens. Mais qu'avais tu donc imaginé CL ? Y avait-il donc une autre possibilité ?
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
En fait, j'avais pensé que Yoko se mettrait dans une "bulle" mentale pour échapper à l'intrusion des "neuromangetout".
De là à penser à l'auto-hypnose...
Edité jeudi 16 avril 2009 : 17:21 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
J'ai hâte à la suite!!!
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
Moi aussi j'ai hâte!
Sachons voir le monde avec un coeur d'enfant
Alors, nous avons hâte!!
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
Je passe juste dire que je vais bien et que ne vous oublie pas mais je suis très pris en ce moment. J'avoue ne plus avoir écrit une seule ligne du moissonneur depuis le dernier chapitre. Mais j'ai la suite en tête. Après le 25 Mai j'aurai plus de temps. Tenez bon.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
On attendra!
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
Désolé pour le retard. Je fus très occupé. Voici la suite, en espérant que vous n'avez pas tout oublié.
Chapitre 17 : immortalité
Le réveil. La renaissance. Quelle sensation de vie ! Les souvenirs qui se reconstituent peu à peu. La conscience de soi qui se reconstruit. Sentir son être qui émerge pas à pas du néant. C'est comme pouvoir assister à sa propre naissance, en accéléré. Avec cette impression physique de retrouver la jeunesse. Quel sentiment de bien être ! A chaque fois, la prise de possession d'un corps neuf était pour Xarik, « le fort », un instant privilégié. Il avait été la première colonie à tester l'immortalité. Un procédé mis au point depuis trois cents ans déjà. Chaque neuronia pouvait garder en mémoire les signaux de reconnaissances de tous les autres neuronias connectés sur le même neurone de l'hôte. Lors du transfert dans un nouveau corps, un déplacement des neuronias, à la fois aléatoire mais guidé par les impulsions continuellement envoyés à travers le réseau neuronal, leur permettait de reprendre peu à peu la même configuration et recréer ainsi la même conscience. Xarik avait déjà usé plus de mille deux cent corps. Passé la trentaine, après avoir procréé à deux reprises, les hôtes toudous étaient éliminés. Autant changer de corps et être toujours au sommet de sa forme physique. Son nouveau corps avait huit ans. C'était une drôle de sensation que de se retrouver avec soixante centimètres de moins. Xarik pensa à l'énorme avantage qu'il y avait d'être constitué de plus de dix milliards d'individus indépendants, tous remplaçables, et dont l'intelligence collective ne mourait jamais. Grâce à cette immortalité, la science des colonies de neuronias avait progressé très rapidement. Ils étaient maintenant à la porte des étoiles. Bientôt de nouveaux mondes s'offriraient à eux. Des Eldorados de vie qui leur offriraient de nouveaux hôtes. Xarik se demanda s'il était possible de rester soi-même en colonisant un nouveau type d'hôte. Certainement, l'univers devait recéler des êtres dont la complexité du système cérébral dépassait largement celui des toudous. De quoi permettre à une colonie de s'agrandir et atteindre rapidement un niveau de conscience fabuleux.
Mais il n'était plus temps de rêver. Le radiotélescope du haut-plateau avait décelé l'approche d'un vaisseau inconnu, venant d'un autre système stellaire. Si ce vaisseau était automatisé, il faudrait le détruire. S'il contenait un pilote vivant, il faudrait le neutraliser, le coloniser et connaitre ainsi ses intentions les plus secrètes. Xarik était volontaire pour cette mission exaltante. Son corps d'enfant pourrait bien lui être utile. Apparemment, les êtres doués d'intelligence consacrait un temps considérable à l'éducation des petits et leur progéniture était sacrée. Sous son apparence enfantine, il serait certainement protégé contre une attaque directe. Il faut toujours utiliser les faiblesses de l'adversaire. Le plus frustrant était de ne pas être lui même injecté dans le ou les nouveaux corps qui étaient peut-être en approche. C'était des clones de Braxol, « le savant », qui seraient injectés. Braxol avait l'avantage de posséder de nombreuses connaissances dans des domaines diverses, un atout important pour déchiffrer les connaissances d'intelligences venues d'ailleurs. Mais Xarik lui reprochait sa faiblesse, son manque d'ambition, sa nonchalance. Son besoin de connaître le poussait à essayer de comprendre plus qu'à dominer. Mais il serait vigilant et n'hésiterait pas à détruire les visiteurs si nécessaire. C'est Braxol qui avait découvert le procéder du clonage, ou comment dupliquer la même configuration coloniale d'un hôte sur l'autre. A partir du clonage, le clone, possédant un autre corps et vivant des expériences différentes, divergeait progressivement, tout en gardant un mimétisme tout fraternel. Xarik avait donc aussi des « frères ». Il était courant que les entités conscientes neuroniennes préfèrent se dupliquer pour accomplir différentes tâches. On fait toujours plus confiance à soi-même. L'époque où il fallait éduquer une nouvelle colonie comme un enfant était totalement révolue. Que de temps gagné. C'était bien plus efficace de dupliquer directement sa conscience dans un corps nouveau. Et les colonies s'entendaient toujours bien avec leurs clones.
Xarik arriva sur l'aire de lancement. La petite navette monoplace l'attendait. S'il échouait dans sa mission, un puissant canon laser détruirait l'ennemi. S'il mourait, qu'importe ! Une colonie était prête à être réinjectée dans un nouveau corps, avec sa propre configuration neuronale. Il renaîtrait, identique, et retrouverait, intacte, la merveilleuse sensation de posséder un nouveau corps.
Xarik contrôla son pistolet à injection. La dizaine de cartouches hypodermiques était prête. Monsieur Braxol devait bouillonner d'impatience dans son plasma. C'était juste une manière plaisante de penser. Sans support neuronal, les neuronias n'étaient rien. Xarik prit place à bord. Il était prêt.
A suivre...
Edité samedi 05 septembre 2009 : 15:46 par donnalee
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Je ne sais pas si ce récit intéresse encore quelques personnes. J'ai promis de le finir. Alors voici :
Chapitre 18 : premier contact
Yoko est en approche de Déméter. Elle envoi le message convenu vers la planète. Un simple message en langue toudou, langue depuis longtemps décryptée par les alphas. Le message est codé suivant une série mathématique déchiffrable par n'importe quel civilisation un peu évoluée. C'est un message de paix et d'invitation au dialogue entre les peuples. Un message de bienvenue lui répond, une heure plus tard, basé sur le même code mathématique. Yoko place son vaisseau sur orbite. Une petite navette vient à sa rencontre. Yoko reçoit un nouveau message. Un émissaire demande l'autorisation de monter à son bord. Elle accepte. Le premier contact direct est imminent. Une curieuse impression l'envahit. Un vague sentiment d'avoir déjà vécu tout cela.
°°(C'est reparti pour la grande aventure. Mais cette fois, si tout va mal, je n'entendrai pas la douce voix d'Arc-en-ciel me murmurer gentillement « Réveillez-vous Yoko »)
Un sas est installé entre la navette et le vaisseau de Yoko. Après avoir équilibré les pressions atmosphériques de chaque coté, Yoko commande l'ouverture de la porte intérieure. Elle s'est coiffée d'un traducteur émetteur pour pouvoir communiquer avec le nouvel arrivant. Son cœur bat la chamade. Quelle fierté que de pouvoir accueillir un émissaire d'une autre planète au nom des terriens, des vinéens, et des alphas.
°°(C'est fou comme la simulation était bien faite. En situation réelle mon moi a les mêmes réactions)
Un très jeune toudou passe la porte du sas. Il porte un curieux appareil devant la bouche, munit d'une grille verticale.
- Soyez les bienvenus. Mon nom est Yoko. Je viens établir un premier contact entre votre civilisation et celles du monde extérieur.
°°(Quelle horreur ! Ce n'est qu'un enfant. Mais avec un regard d'adulte. Aucune trace d'étonnement juvénile. Mais une volonté implacable, froide, calculatrice. Surtout pas d'émotion. Analyse seulement la situation, petite conscience. Il est seul.)
Sans un mot, le toudou pointe une sorte d'arme vers Yoko et tire. Yoko est touchée à la cuisse. Une seringue hypodermique est fichée dans sa chair.
- Aïe ! Mais pourquoi ? Je suis une ambassadrice. Je viens en paix. Pourquoi cette agression ? Je ne vous veux aucun mal.
°°(Nous y voilà. L'injection est faite. Il est temps de me cacher. Je dois me concentrer sur la douleur de la piqûre et me faire insignifiante.)
- Que m'arrive-t-il ? Que m'avez vous injecté ? Oh ma tête ! C'est atroce ! Des pensées insensées me viennent ! Que m'arrive-t-il ? Quelles sont ces images ? Tout ces corps ? Ils sont moi. Je suis eux. Toute cette succession de corps. Je ne veux pas ! Je suis Yoko ! Je suis … Je suis … Mon nom est Braxol. C'est fantastique !
°°(Ne pas réagir ! Heureusement que je suis bien entrainée. La dernière simulation a été efficace. Je dois rester concentrée. Mais qu'il est difficile de se sentir mourir, même si ce n'est qu'à moitié)
Le toudou s'avance. Il parle et les chuchotis transmis par l'amplificateur buccal sont métalliques et désagréables.
- Alors ?
- La colonie a pu se déployée pour se configurer correctement. Je suis bien moi, Braxol. Mais je me découvre des possibilités étonnantes. La colonie se reproduit à grande vitesse pour pouvoir exploiter toutes les possibilités offertes par ce cortex plus sophistiqué. Les connaissances emmagasinées sont très intéressantes. En particulier dans le domaine de l'intelligence artificielle. Sans doute puis-je intervenir sur notre calculateur central pour perfectionner le programme de contrôle de la future navette translumique qui nous ouvrira les portes de l'univers. Il existe bel et bien d'autres civilisations. C'est fabuleux ! Une, en particulier semble être le summum de la sophistication cérébrale. Les coloniser nous apporterait des capacités prodigieuses.
°°(Je reste calme. Mais quel enjeu pèse sur mes frêles épaules ! Le sort de l'humanité, des vinéeens, des alphas, des toudous, de toutes les créatures pensantes, aimantes, de celles qui s'émerveillent d'un regard d'enfant, dépend de ma petite conscience perdue comme un soldat sans armes au cœur du pays ennemi. Je dois attendre)
- Nous n'en sommes pas encore là. Avez vous vérifier la totalité du cortex ?
°°(Disparaitre ! Vite !)
- Je pense que oui.
- Ne pensez pas ! Soyez sûr ! Vérifiez !
- Je vérifie... Il n'y a pas de problème. J'ai hâte d'être devant la console de l'ordinateur central et tester mes nouvelles capacités.
- Bien. Nous rentrons au centre technique.
A suivre...
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Ton texte est vraiment très prenant... J'ai hâte d'en savoir un peu plus !
Edité dimanche 23 août 2009 : 18:57 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Merci Cehel2.
Chapitre 19 : Dans l'ombre
- T'es sûr que c'est ici ? Quelle forteresse ! Et si moche en plus !
- Chut ! Moins fort. Il ne faut pas se faire repérer si nous voulons protéger Yoko. C'est bien le grand centre informatique. Si tout ce passe bien, Yoko devrait arriver bientôt, ou du moins son corps avec une partie de sa conscience, je l'espère.
- Ah c'est saleté de parasites ! Si je les tenais, je les passerais tous au DDT !
- Chut ! Voici venir un véhicule. Cachons nous mieux dans ces fourrés.
- Aïe ! Je me suis pris une branche dans le nez !
- Silence !
...
- C'est bien Yoko. Mais ce n'est pas sa démarche. On voit bien que ce n'est pas vraiment elle. Elle est accompagnée par un drôle d'enfant toudou à l'air bien décidé. Ça va être à nous de jouer.
- Paré ! Les neuronias n'ont qu'à bien se tenir. Si le grand esprit zen de Yoko ne les possède pas, je leur ôterai moi-même l'envie de propager les rhumes de cerveau.
Mais qui sont donc ces êtres mystérieux ? Comment sont-ils arrivés là ? Que va-t-il se passer maintenant ?
A suivre...
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Je te rassure, Cehel2 n'est pas le seul à te lire. J'attends la suite
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
