Il y avait du vent dehors...
Les bulletins s'élancèrent à la poursuite du ciel. Ce fut aussi majestueux qu'un envol de colombes dans Mission impossible II, à la différence qu'il y avait beaucoup plus de bulletins.
Ce fut un vol mémorable. Ils semblaient émigrer vers l'on ne sait quelle direction lointaine.
Dieu nous les as donnés, Dieu nous les as repris, dit, fataliste, le cardinal Ratzinger.
Lustiger : Parceque la démocratie est si précieuse et insaisissable, mise en liberté, elle ne peut que s'enfuir...
Il n'en reste que le souvenir maintenant.
Kaldorion : Bon, maintenant, arrétons les bêtises. que chacun prenne une feuille, écrive le nom que le Saint esprit lui aura désigné dessus, et glisse le bulletin ainsi constitué dans l'urne !
Ainsi fut dit, ainsi fut fait.
Les 116 cardinaux votèrent, la main tremblante d'émotion.
Quelles réflexions subtiles avaient pu enflammer leurs âmes si pures et si Saintes ? Une seule chose était sûre, leur désintéressement total, et le fait que leur seule préocupation était de trouver le meilleur Pape possible !
Vint le dépouillement.
Ô, Divine surprise.
Un candidat fut élu au premier tour !
Le nom du candidat était...
Suspense, suspense, suspense...
Alors, vous avez le bec dans l'eau, hein ?
Vous croyez que je vais le dire sans me faire prier ?
Eh bien oui...
Un nom était marqué sur 114 des bulletins
Le Saint esprit avait démontré une fois de plus sa clairvoyance en inspirant de la même façon la majorité des cardinaux !
Le nom présent sur 114 des 116 bulletins était ......
Moi je vote pour moi !
En sus de cela, il y avait un bulletin pour Ratzinger, et un bulletin pour Sodano.
Sodano se gratta le menton.
"Moi je vote pour moi, moi je vote pour moi... je ne le connais pas celui ci. Quel drôle de nom. Remarquez bien qu'un nom comportant le mot "vote" était prédestiné à être élu".
Luther : Vous voyez bien que j'avais raison avec la prédestination

Ratzinger : Mes connaissances approfondies de la théologie et de la mathématique me permettent de proposer l'analyse suivante...
Chaque candidat a voulu signifier par son bulletin qu'il se pensait le meilleur candidat. D'où le "Moi". hélas, moi étant local et personnel, si l'on ne sait pas qui as mis le bulletin, on ne peut pas savoir de quel moi il s'agit.
Néanmoins... Chaque candidat n'ayant qu'une voix, il est donc prouvé que aucun candidat n'as eu plus de deux voix.
Qui prétendrait le contraire serait un hérétique, puisqu'il nierait les principes de la logiques...
Luther : Moi je prétend le contraire, moi je prétend le contraire !
Oresias : Moi je m'oppose aussi. Sans opposition il n'y a pas de démocratie, alors je m'oppose...
Martini : Je m'oppose aussi contre ces principes fermés, rétrogrades, dignes d'un autre temps !
ça ne serait à rien de faire Vatincan II si on conservait la logique de Saint Thomas d'Aquin.
Ratzinger : Bon, nous sommes entre nous, alors nous pouvons être sincères, non ?
à Vatican II, nous avons fait des jolies phrases, ouvertures sur le monde, synergie, place des Laics, plus proche des concytoyens.. euh, des fidèles, écoute sur le terrain... etc, etc, etc...
Mais qu'est-ce que ça changeait ? à part mettre en place une liturgie nunuche (et donc adaptée à l'âme moderne...) Nihil !
Martini : Je conteste : ça ne changeait pas Nihil !
Ratzinger : Ah oui ?
Martini : ça changeait "Peanuts" !
Ratzinger : Ah, oui, avec cette manie de parler Anglais...
Donc, je disais... nous sommes entre nous et de toute façon si jamais l'un des participants répporte ce concile, personne ne pourra imaginer qu'il dit vrai. On n'as jamais du voir un concile aussi louphoque....
Qu'est-ce qu'il a à rire,ce vieux cardinal ?
Le vieux cardinal : Hin, Hin, je repensais au concile précédent... j'étais jeune, je n'avais que 57 ans... et rien que d'y repenser...
Vous êtes orgeuilleux. Ce concile n'a rien de particulier...
Luther : Ah bon ? et en plus c'est toujours comme ça un concile ?
Kaldorion : Oui, encore une fois, c'est pour ça que c'est secret. Parceque beaucoup de gens croient que pour reçevoir le Saint Esprit, il faut être en train de bailler aux Corneilles...
Ratzinger : Mais, mais, mais c'est quoi ce feu ?
Lustiger : Bin, on brûle les bulletins !
Ratzinger : Mais, ahuris, j'ai dit que c'était un vote nul ! Il n'y a pas d'élus. Les "moi je vote pour moi" ça ne compte pas !
Lustiger : Ah bon, il fallait faire la fumée noire alors ?
Ratzinger : Oui, oui, tout le monde va croire qu'on a élu un Pape dehors !
Vous imaginez, la foule massée sur la place Saint Pierre qui épie notre cheminée à longueur de journée ?
Luther : Allons, bon.
Premièrement, je suis certain qu'il n'y a personne dehors. Vous surestimez l'église...
Deuxièmement, s'il y a du monde, cela démontre que votre église est devenue une antenne de Show Business, ou le Pape devient une sorte d'idôle, une sorte de chanteur Pop générant des mouvements de foule décérébrés... et cherchant la célébrité là où il lui faudrait la modestie...
Kaldorion : C'est sûr qu'avec les téléévangélistes, c'est tellement mieux

Luther : Ce n'est pas ma faute 

pis de toute façon, tous les huguenots qui ne sont pas d'accord avec moi sont forcément des gens qui ne pensent pas par eux mêmes et qui n'ont pas d'esprit critique (puisque toute pensée critique mène forcément à mes idées, qui sont vraies...) donc je les désavoue !
Ratzinger : Bon, j'ai ajouté deux pneus comme prévus, pour noircir la fumée.
Tant pis si des gens croient avoir vu une fumée blanche. Comme elle est devenue noire ensuite, nous n'aurons qu'à dire qu'ils ont mal vu
(*)
(*)encore un mystère élucidé... décidémment je vous gâte en révélations...
Suite au prochain numero !
-Edité le: Vendredi 3 juin 2005 à 22:28 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Ratzinger : ça sent mauvais...
Lustiger : Surement, ça devaient être les pneus d'un hérétique !
Luther : NOOOOON, MA voiture ! Je reconnais les pneus à l'odeur !
Kaldorion : L'odeur de souffre ?

Hallberg : Mais enfin, quel anachronisme, Luther n'as jamais eu de voiture à pneus.
Kaldorion : Surement parcequ'on les lui a pris pour élire les Papes 
De toute façon, s'il avait eu des pneus, il aurait moins senti les secousses des mauvaises routes de Saxe, qui ont du lui rammolir un peu le bulbe...
Luther : Je proteste, dès que Kaldorion ouvre la bouche, c'est pour dire du mal de moi.
Le Doyen : Silence, ou je fais évacuer la chapelle !
Ratzinger : Avant de passer au second tour, je vous donne les instructions.
Laissez vous guider par l'esprit Saint !
L'esprit Saint Sait qui doit être élu.
D'ailleurs, "Saint", c'est le mot "sait", avec un "n" de plus !
Lustiger : Mais... dans ce cas, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas 100% de voix pour le même candidat quand on élit un Pape ?
Ratzinger : Parceque Dieu inspire à quelques uns de voter pour un autre Candidat, afin de se consoler de ne pouvoir avoir qu'un Pape à la fois.
Luther : Mwouais, mwouais...
"Mais", dit le doyen, "avant d'aller voter, c'est l'heure de manger !"
Le choeur des cardinaux : OUAISSSSSSSSSSSS ! C'est la récré !!!
-Edité le: Samedi 4 juin 2005 à 23:12 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Une recree d'une semaine, pas mal comme ecole.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Alors... vous avez droit à l'épisode suivant :
Cardinal Avrell : Quand est-ce qu'on mange ?
Cardinal Salamix : Mais qui fait la cuisine ?
Le choeur des cardinaux : Mais qui, mais qui, mais qui fait la cuisine ?
Ratzinger : parmi nous, les plus grands savants de tous les temps, se trouvent, les plus grands théologiens, héllénistes, latinistes, pour qui l'âme humaine n'a pas de secret.
L'un doit bien savoir comment on fait la cuisine...
Le choeur des cardinaux : Euh...
Sodano : Y a-t-il un cardinal pour nourrir le conclave ?
Luther : Gniark, gniark, maintenant ils vont comprendre pourquoi j'ai autorisé le mariage des pasteurs...
Ratzinger : Mais c'est affreux, il y a 120 personnes ici, et personne ne sait faire la cuisine ! nous allons tous mourrir de faim !
Luther : Eh oui, tel est votre destin ! voilà ce que c'est que d'être macho comme le sont les catholiques. Moi j'avais bien compris qu'on avait besoin des femmes...
Sodano : Il n'y a aucune femme par ici ?
Kaldorion : Non, c'est un conclave...
Hallberg : Je m'insurge, je m'insurge. Cet épisode de la fête des fous est HONTEUX ! En effet, il n'y a aucune raison de supposer qu'une femme sache mieux faire la cuisine qu'un homme (or les cardinaux sont des hommes...) donc cet épisode induit une confortation du système de spécialisation des sexes, qui n'est que le reflet de préjugés historiques qu'il faut éradiquer.
Kaldorion : Attendz, attendez, il y a des cardinaux modernistes... c'est à ça qu'ils pourraient servir.
Est-ce qu'un moderniste ne sait pas faire la cuisine ?
Martini : Non, mais un double martini, je sais faire...
Kaldorion : Il n'est pas question de boire, mais de manger. Personne ?
Angelo Scola : Je ne sais pas non plus.
Kaldorion : Mais enfin, si un moderniste ne sait pas faire les tâches quotidiennes, qu'est-ce qui le différencie d'un traditionaliste ?
Scola : C'est très simple (je dirais même que c'est un cas d'école) Le traditionaliste ne sait pas faire la cuisine parceque ce n'est pas une tâche à sa hauteur, estime-t-il. Pour le moderniste comme moi, c'est un travail de terrain, donc tout aussi noble que la théologie... c'est un travail si noble que je n'ai jamais essayé... Seulement, à la différence des tradis, je suis ouvert et prêt à développer des synergies avec les cuisinières...
Le choeur : Ronfl, Ronfl
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Le suspense est à son comble. Après avoir échappé à la mort d'étouffement, au brasier, après avoir affronté les discours plus soporifiques que du Laudanum d'Angelo Scola, nos bien aimés cardinaux vont ils périr de faim dans une atroce et longue agonie ?
Suspense, suspense...
Vous z'avez le bec dans l'eau, hein ?
ha ha...
Je ne vous fait point languir.
à ce moment là surgit le "Deus ex Machina".
Le narrateur : Mais non, mais non, on ne dit pas comme ça. On fait surgir le Deus ex Machina, mais on ne dit pas que c'est ça ! enfin !
Kaldorion : Alors à ce moment surgit...
On la vit arriver, surgir dans l'ombre, masquée par une longue robe de bure. Les dalles du sol résonnaient sous ses pas comme des pierres tombales. Les cardinaux frémirent en la voyant...
Martini : Ce n'est pas possible, c'est une légende, ce n'est pas vrai, ça n'existe pas !
Sodano : Vade Retro, être légendaire, que fais tu ici ?
Kaldorion : Mais non, elle vient nous aider !
Luther : Clac, clac (bruit de dents qui claquent, démontrant, non pas comme on pourrait le croire, que Luther est un pleutre, mais que Kaldorion s'acharne encore une fois de plus sur le père de la réforme- qu'on ne doit pas appeler "père" parceque c'est interdit...)
Mais qui vient donc sauver la situation ?
-Edité le: Lundi 13 juin 2005 à 18:49 par Kaldorion-
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 21:08 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je vous le donne en mille...
La Popessa !
Luther : Ah, non, Ah, non, la taille de la police, c'est 20, ce n'est pas mille...
Martini : c'est une expression voyons...
Luther : Ah, d'accord. C'est un peu comme quand je dis qu'un ange c'est un symbole...
Ratzinger : Mais je coyais que la Popessa avait quitté le Vatican après la mort de Pie XII...
Kaldorion : Vous êtes mal renseigné, pour un inquisiteur...
Luther : Eh oh, pensons un peu aux lecteurs non papistes. Ils ont le droit de savoir quelle est cette créature légendaire, ce monstre aussi encapuchonné qu'un inquisiteur, cette bonne soeur sortie d'un film d'épouvante qui vient probablement de sortir de sa tombe pour nous sucer le sang...
Kaldorion : Version très brève, brève, court, moyenne, longue ou très longue ?

Luther : Très bref, ça suffit.
Kaldorion : Très bien, puisqu'on me prie... 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
La Popessa, (c'est à dire en francais, Papesse.) de son vrai nom Soeur Pascalina, cuisinière bavaroise et bonne de Pie XII. s'occupa de la cuisine du Vatican... et fit bien plus.
D'abord, elle congedia tous les employés, voulant être seule à tout faire...
Ensuite, elle fut l'amie personnelle de Pie XII et eut une grande influence sur lui. Ce qui donna d'ailleurs lieu chez certains hérétiques, qui ne peuvent concevoir qu'un homme apprécie l'esprit d'une personne du sexe opposé sans coucher avec, des supputations aussi bêtes qu'infondées, qui ne ridiculisent qu'eux (gniark...
)
Elle fut haie de certains cardinaux, qui prenaient particulièrement mal que cette femme ait plus d'influence par ses paroles sur la politique du Saint Siège qu'eux, infiniments plus savants théologiens...
Elle fut chassée du Vatican à la mort de Pie XII... du moins c'est ce que tout le monde croit.
Mais nous venons de découvrir avec stupeur qu'il n'en fut rien !
Elle était secrètement restée à ce lieu où était sa place !
Elle allait ôter son capuchon...
-Edité le: Lundi 13 juin 2005 à 19:07 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Evidemment, près d'un demi siècle après la mort de Pie XII, vous vous attendez à une petite vieille ridée...
Mais c'est là que vous n'avez rien compris !
Salamix : Ah ouais, ah ouais ?
Le Popessa ota son capuchon, se ménageant l'effet habituel que je repompe comme tout le monde. (toujours avoir un capuchon qui vous cache le visage, ça permet de l'oter...)
Et, à la supeur de tous... elle était jeune.
Plus jeune que sur la photo...
Et elle était très belle.
Luther, à qui le célibat n'était pas obligatoire, ressembla un instant à un personnage de Tex Avery...
Hallberg : Eh, tiens toi bien, tu as légalisé le mariage des moines et moniales (qui n'ent sont plus d'ailleurs...) mais pas encore la polygamie...
Luther : Bien, en 500 ans j'ai bien eu le temps de devenir veuf...
Kaldorion : De toute façon, c'est rapé, mon pauvre Luther, elle est catholique...
Luther : Justement, mon boulot c'est de montrer à un catholique en quoi il est avantageux de devenir Huguenot...
Kaldorion : à voir ta tête, ce n'est peut-être pas le succès assuré...
Hallberg : Allons, bon, Kaldorion se laisse aller, un peu de retenue !
Kaldorion : Mais, mais... mais parler du mariage honnête des bonnes soeurs et des moines, ça n'a rien de choquant... Luther a bien légalisé tout ça...
La Popessa prit alors la parole...
à table, à table ! j'ai préparé le repas !
Le Choeur des cardinaux : Chouette alors, chouette alors, nous sommes sauvés !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Evidemment, près d'un demi siècle après la mort de Pie XII, vous vous attendez à une petite vieille ridée...
Mais c'est là que vous n'avez rien compris !
Salamix : Ah ouais, ah ouais ?
Le Popessa ota son capuchon, se ménageant l'effet habituel que je repompe comme tout le monde. (toujours avoir un capuchon qui vous cache le visage, ça permet de l'oter...)
Et, à la supeur de tous... elle était jeune.
Plus jeune que sur la photo...
Et elle était très belle.
Luther, à qui le célibat n'était pas obligatoire, ressembla un instant à un personnage de Tex Avery...
Hallberg : Eh, tiens toi bien, tu as légalisé le mariage des moines et moniales (qui n'ent sont plus d'ailleurs...) mais pas encore la polygamie...
Luther : Bien, en 500 ans j'ai bien eu le temps de devenir veuf...
Kaldorion : De toute façon, c'est rapé, mon pauvre Luther, elle est catholique...
Luther : Justement, mon boulot c'est de montrer à un catholique en quoi il est avantageux de devenir Huguenot...
Kaldorion : à voir ta tête, ce n'est peut-être pas le succès assuré...
Hallberg : Allons, bon, Kaldorion se laisse aller, un peu de retenue !
Kaldorion : Mais, mais... mais parler du mariage honnête des bonnes soeurs et des moines, ça n'a rien de choquant... Luther a bien légalisé tout ça...
La Popessa prit alors la parole...
à table, à table ! j'ai préparé le repas !
Le Choeur des cardinaux : Chouette alors, chouette alors, nous sommes sauvés !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Avez vous déja vu un raz de marée s'élancer vers la lune ? avez vous déja vu un vieillard redevenir jeune ? avez vous déja vu un mort ressortir de sa tombe. Avez déja vu le soleil fondre sur la terre comme un faucon sur sa proie ? avec vous déja vu l'éclat d'un cristal de diamant reléter la lumière d'un champignon atomique ?
Non ?
alors vous ne pouvez pas imaginer quelle fut la mélée, quels furent les visages de ces vieillard affamés qui allaient enfin pouvoir se repaître... eux... se rassasier !
quel fut l'enchevètrement des barbes, des cannes, des mitres, des bagues épiscopales, des... eux, passons. Donc...
"Non, vous ne pouvez pas manger comme ça !"
Dit la Popessa !
Tous se regardèrent, stupéfaits, affligés.
Les cardinaux ressemblaient à un chien à qui on aurait pris son os.
Pourquoi ? hasarda timidement Sodano...
Grand Jeu des fous : à votre avis, pourquoi ?
-Edité le: Lundi 13 juin 2005 à 19:30 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
En temps que non croyant, je dirais qu'il faut au moins se laver les mains avant de passer a table.
Pour les catholiques, il est bon de reciter au moins une petite priere de remerciements pour le repas quotidiens.
Et de toutes facon c'est pas bon de se jeter sur la nourriture, maman me le disait toujours: Mastique bien 37 fois avant d'avaler.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Bien trouvé, LGM... Bravo !
la fête des fous peut donc poursuivre !
"Vos mains sont sales comme c'est pas permis !" dit la Popessa.
Lavez vous d'abord, ensuite vous pourrez manger.
Gniark, gniark, dit Luther, je savais bien que les catholiques n'étaient pas propres...
La Popessa : Eh, mais montre moi ces mains, toi, le gros vétu de noir ?
Luther : Moi gros ? Oh, non ! tout juste un peu enveloppé...
Mais... mais qu'est-ce qu'elles sentent ces mains ?
Luther : Bin, euh...
La Popessa : Au lavage toi aussi !
Luther : Ah non, ah, non, je conteste, la bière, ce n'est pas sale.
Nos amis cardinaux arrivérent bientot devant un grand baquet plein d'eau propre, avec des savons...
Un très vieux cardinal : C'est ça qu'on appelle de l'eau ? il faut vraiment se laver les mains dedans, ce n'est pas trop dangereux ?
Lustiger : La dernière fois que je me suis lavé les mains, j'ai attrapé un rhume.
Un cardinal grincheux : Moi je ne me lave pas les mains. Et si je meurs de faim, la Popessa aura ma mort sur la conscience. Bien fait pour elle.
Un cardinal timide : Euh... je pourrais peut-être me laver juste une des deux mains, non ? ça ne suffit pas ?
Un cardinal paresseux : Je veux bien, mais il faut qu'on m'aide, c'est trop fatiguant.
Ratzinger/Doc : Se laver les mains est inutile devpuis l'invention de la fourchette !
Martini : En temps que moderniste, je suis pour une fois d'accord avec le cardinal Ratzinger. Soyons modernes, mangeons avec des fourchettes, et oublions ces traditions d'un autre age... se laver les mains... on se croirait à l'armée !
Hallberg : Vous croyez qu'ils se lavent les mains à l'armée ?
Un jésuite : Disons qu'il n'est plus utile de se laver les mains d'un point de vue microbien, mais qu'il faut le faire quand même.
Luther : Oui, parceque ça reste un symbole. le symbole qu'on veut être propre à table. Vous imaginez boire de la bonne bière avec les mains sales ? c'est presque aussi absurde que de boire de l'eau.
L'eau, pour se laver les mains, de la bière pour boire.
La Popessa : Je n'ai pas demandé une thèse de philosophie, mais un peu de propreté ! ET QUE ça SAUTE !
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 21:17 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Luther : Ah, pardon, je ne philosophais pas, je théologisais.
Hallberg : Oui. Mais philosopher, c'est apprendre à mourrir...
Kaldorion : J'ajoute : faire de la théologie, c'est apprendre à vivre !
La Popessa : J'ai mis un très grand baquet, afin que vous puissiez tous vous laver les mains, alors c'est maintenant !
Le Choeur des cardinaux :
Ô cruel destin, o avanie si funeste
devrons nous tremper nos douces mains cardinales
dans ce liquide sans couleur, surement sale
Enfin ! si les prêtres bénissent l'eau, du reste
C'est bien qu'elle est nocive et qu'il faut s'en méfier
Cruel dilemme. D'un coté mourrir de faim !
de l'autre risquer de fondre dans ce liquide.
Le savon fait des bulles. l'on peut s'y fier.
Les bulles font fondre. De Godzilla la fin
l'a amplement prouvé. L'eau est cruelle, acide.
Les parapluies utiles comme les paratonnerres
Que de marins morts en mer sans avoir de tombe ?
Vous imaginez, Godzilla dissout en trombe !
On ne retrouverait pas même notre poussière !
Lamentons nous !
Les bulles des papes qui furent ici s'ajoutant aux bulles du savon, tant de bulles auront raison de nous !
Nous serons plus prisonniers que les méchants bullés à Bub et Bob.
Plus dissout que les reptiles irradiés !
Nul ne pourra pleurer sur nos corps morts, ne pourra les veiller. Nos enfants ne pourront pas déposer un dernier baiser d'adieu sur nos fronts livides. Ils n'auront rien. Rien qu'un peu d'eau où nos corps auront fondu !
On ne pourra même savoir ce que nous serons devenus, victimes de la terrible et légendaire Papessa
Nous sommes perdus, nous sommes perdus !
Luther : Mais c'est qu'ils vont arriver à me faire pleurer !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Luther : Ils avouent, ils avouent !
Ils parlent de leurs enfants
Ah ah, je le savais bien...
La Popessa : Bon, j'y vais !
UN, DEUX, TROIS !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhh
Plouf !
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 17:37 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Brrrrrr, fit le cardinal qui venait de tomber dans le baquet.
La Popessa : Au suivant !
UN, DEUX, TROIS...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhh
Plouf !
Au suivant
UN, DEUX, TROIS...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhh
Plouf !
Au suivant
UN, DEUX, TROIS...
AAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhh
Plouf !
Au suivant...
Luther : Noooon, pas moi ! pas moi, je suis innocent, je n'ai rien fait, et puis je me repend, je me convertis, je fais pénitence, je vais aller à genoux à Saint Pierre de Rome pour baiser l'anneau du Pape, pour embrasser les pieds des statues de la vierge, pour aller bénir des idôles... euh, je veux dire des reliques. J'abjure tout si vous me grâciez !
Hallberg : C't un scandale ! Kaldorion profite lachement de sa position de narrateur pour faire de Luther un lâche. je suis certain que Luther eut préféré mourrir noyé !
Luther : Non, je n'aurais pas préféré, NOOOOON !
Hallberg : Un peu de courage, mon maître à penser. montre l'exemple. sacrifie toi.
Imagine ce que diront les générations futures ?
Que l'instigateur de la réforme s'est converti pour éviter la mort ?
C'est impensable !
Kaldorion : C'est aussi impensable que de penser qu'un roi francais se convertisse au catholicisme pour pouvoir rentrer dans Paris. Ce sont des choses qu'on ne verra jamais...
Hallberg : En effet !
Luther : Mais.... brrrr, gla, gla. Je suis jeune, j'ai une femme, moi. ILs peuvent mourrir, tous ces cardinaux, ce sont des vieux célibataires mais que deviendront tous mes enfants sans moi ? et puis imaginez ma veuve éplorée... après sa mort, elle viendra hanter vos rêves pour m'avoir demandé de mourrir (et donc de la priver de la plus belle chose qui existe au monde, ma présence, moi le plus beau, le plus intelligent, le plus fort réformateur de tous les temps !)
Kaldorion : Le plus beau des réformateurs... il faut dire qu'avec Calvin la barre n'est pas placée bien haut...
Hallberg : être plus intelligent que Calvin, ce n'est pas très dûr non plus.
Une amibe : Si, c'est difficile. j'ai eu un peu de mal au début à être plus intelligent que lui, mais j'ai fini par le faire mat à tous les coups aux échecs...
La Popessa : Verbiages inutiles et gain de temps, tout ça.
La jeune femme saisait Luther par la manche. le fit tourner au dessus de sa tête avec une force que n'eut pas renié Porthos, et le balanca.
Le corps de Luther ressembla à une poupée plein de chiffon pendant qu'il volait en l'air (il suffit de regarder un film pour savoir que c'est à ça qu'on ressemble quand on tombe)
Il poussa des cris qui ne venaient pas de sa gorge (il faut aussi voir un film à petit budget pour savoir que ceux qui tombent deviennent ventriloque...
Et il fit en tombant dans l'eau...
SPLATCH
Hallberg : Splatch ? et pourquoi pas "plouf" ?
Kaldorion : parcequ'à partir une certaine masse, le bruit est différent.

-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 17:51 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.