ce que j'entendais par là, n'était pas de vanter un modèle, juste qu'une femme étant enceinte ou l'ayant été, nous "raconte" ce qu'elle a ressenti. Il est évident que toutes les femmes ne ressentent pas la grossesse de la même façon
Au collège , on nous avait montré une vidéo d'un accouchement.. je trouvais ça bizarre de nous coller la cassette après le raisonnement "mécanique".. j'aurai préféré une "transition" où des mamans ou futurs-mamans parlaient de ce qu'elles ressentaient, avec ou sans leur partenaires, homme ou femme.. je doute que cela se fasse, notamment avec le problème que vous avez soulevé, Hallberg et Cherrydean.
Tant qu'à l'infirmière qui devait faire cette "transition", elle était assez froide et était pleine de "stéréotypes".. en plus elle était tout le temps hors sujet 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Je pense aussi qu'au collège on était un peu trop jeunes pour comprendre vraiment ce que représente un enfant. Mais c'est peut-être pas une si mauvaise idée. Cette nuit j'ai rêvée que j'étais une sorte de Robin des Bois en France sous Louis XIV. Ne vous étonnez pas si j'en parlé beaucoup mais je suis passionnée par ce personnage.
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Bien, je ne sais pas chez vous, mais chez moi, les personnes qui sont attitrées à enseigner la sexualité (au secondaire, pas après) ne sont pas généralement formées pour ça. Donc ils l'enseignent avec leurs propres croyances et avec leur personalité selon qu'ils sont à l'aise ou mal à l'aise avec le sujet. Je crois plutôt que d'inviter des femmes enceintes ou ayant vécu des grosssesses différentes se feraient mieux dans la communauté, en formant des groupes de discussion ou des mini-conférences sur le sujet comparant les différentes visions et ressentis de la chose.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Ca serait sûrement mieux en effet!! un débat intéractif de ce genre serait plus interessant et instructif. Après au collège c'est sur que ça risque de faire un peu jeune.. mais au lycée je pense que c'est faisable..
J'ai eu des personnes plus ou moins formées mais qui utilisaient beaucoup leurs croyances.. donc c'est vrai que si tu n'as pas la même croyance/culture, ca peut être génant.. pour moi pas tellement, mais je sais que ça peut l'être 
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Bien, je ne sais pas trop les âges correspondant au collège et au lycée puisque ce ne sont pas les appelations que nous avons pour l'école ici.
Quand je parle de croyances, je parle de croyances populaires erronées.
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j'utilisais le terme croyance dans le même sens que toi, pas en tant que religion
Normalement, la religion n'apparait pas dans les écoles Françaises, du moins celles qui sont publiques puisqu'elles doivent être laïques. Donc les profs et intervenants ne sont pas censés parler de religion (je dis "censer" parce que ça arrive parfois)
L'école Française est composée de plusieurs parties :
- l'école maternelle (non obligatoire) pour les 3-6ans
- l'école primaire (obligatoire) pour les 6-11ans
- le collège : pour les 11-15ans
- le lycée : pour les 15-18ans
(fin du lycée : examen du baccalauréat)
(après il y a l'université ou des Grandes Ecoles)
(Les âges donnés sont pour des personnes qui n'ont pas redoublées.)
Vous avez quel système au Québec? Celui Américain?
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Non, pas du tout. on n'a même pas le même système que les autres Canadiens.
D'abord, il y a l'école primaire: 5 à 11 ans (maternelle, 1ère, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e année)On peut envoyer son enfant à la pré-maternelle avant quand il y en a dans la ville, mais je crois que c'est quand même assez rare.
L'école secondaire: 12 à 16 ans (1èr, 2e, 3e, 4e et 5e secondaire)
Puis après il y a différentes options, dont le cégep qui est assez courant, puis l'université.
Ça fait drôle, parce qu'ici, le baccalauréat, c'est le diplôme que l'on obtient au premier cycle à l'université.
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Oui je me souviens que le bac n'était pas au même niveau d'étude qu'au Québec
Une copine avait discuté avec quelqu'un qui vit là-bas et il y avait eu un quiproquo sur le bac justement.
C'est marrant que vous n'ayez pas le même système qu'au Canada! En fait très peu de systèmes se ressemblent
C'est assez embétant pour changer de pays!
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Je pensais simplement à une expérience que m'a raconté une de mes amies, membre d'une association de familles, non confessionnelle, et qui intervenait en seconde (vers 15 ans), avec son mari, et une ou plusieurs personnes mandatées par le Planning familial. Le but de l'expérience était d'apporter les deux aspects en même temps, d'humaniser un peu cette histoire de reproduction, qui sinon, se réduit malheureusement à une simple mécanique. Le fait que ce soit des couples mariés qui intervenaient avait surtout pour objectif d'insister, je pense, sur le fait qu'un enfant, c'est en couple qu'on le fait, même si la situation évolue par la suite. Histoire de responsabiliser aussi les garçons, et pas uniquement de faire peur aux filles ("faut prendre la pilule ou s'abstenir, parce qeu sinon, tu vas être enceinte", etc.). C'était aussi l'occasion de parler du Sida, bien sûr, et d'autres MST, bref, de faire une vraie prévention. C'est juste que si j'avais eu droit à ça au même âge, ça m'aurait peut-être fait du bien...
L'autre avantage de l'expérience, était que c'était bien un couple qui parlait, un couple ayant eu des enfants. Il s'agissait là non de vanter un modèle, mais de parler aussi des sentiments qui conduisent à l'acte sexuel. On n'est pas des bêtes ! Ni des objets, d'ailleurs. Et là, sur certains jeunes, ça peut peut-être justement "freiner" quelque peu les ardeurs, s'ils entendent parler des conséquences pour l'autre. J'entend par là que si un garçon a très envie par exemple, de coucher avec sa petite amie, qui lui dit ne pas être prête, entendre parler de ce que peut être cette expérience par un homme et une femme, justement, et pas par un prof ou un médecin, peut peut-être l'aider à prendre en considération les sentiments de la jeune fille, et l'aider à patienter jusqu'à ce qu'elle soit prête ? Et je ne fais pas là l'apologie de la sexualité juvénile : Je pense au fond de moi que c'est une erreur, que pour beaucoup de jeunes gens, ça vient bien trop tôt. Mais il n'en reste pas moins que l'âge de la première relation sexuelle intervient aux alentours de 17-18 ans pour la majorité des jeunes qui font cette expérience, et que la prévention est donc à faire, même si ça ne concerne pas la totalité des jeunes. Et puis, parler de l'amour, au sens noble du terme (et non pas seulement "faire l'amour", qui a toujours eu une connotation presque bestiale pour moi), ce n'est pas un prof qui le fera, ce ne peut être, dans le cadre du lycée, qu'un intervenant extérieur.
Ce qui n'empêche pas non plus d'autres interventions auprès d'autres jeunes, pourquoi pas dans le cadre de mouvements d'église, par exemple, qui auraient, là, un tout autre contenu...
L'idée de parler de sa grossesse, ou de ses grossesses, en groupe, je ne sais pas trop. En fait, les seules fois où j'ai pu vraiment en parler ça a été avec mon médecin, mon mari, et le groupe de femmes qui se préparaient à l'accouchement en même temps que moi. Pour moi, en parler au moment où on le vit, c'est vraiment difficile, parce qu'on est très fragilisée pendant une grossesse. Alors affronter un groupe de jeunes (ou de moins jeunes) qui ne savent pas de quoi on leur parlent, pour ne pas l'avoir expérimenté, juste pour leur dire d'attendre un peu, pour moi, c'est diffilement envisageable. Je ne peux concevoir une telle intervention que si c'est un événement avec lequel on a pu prendre du recul, si ça appartient au passé. Vous imaginez une femme faisant une intervention de ce type, enceinte de six mois, et qui aurait les mêmes problèmes psychologiques (et non physiques) que j'ai eus pendant mes deux premières grossesses ? Tout d'abord, je doute qu'elle accepterait de le faire : c'est trop intime et personnel. D'autre part, elle n'aurait sans doute pas la force de le faire, tout simplement parce qu'elle est en plein dans le problème en question, et qu'elle n'a peut-être pas toutes les ressources psychologiques pour en parler. Alors, bien sûr, il y a des grossesses qui se passent très bien, d'un bout à l'autre. Mais contrairement à ce qu'on pense généralement, ce n'est pas du tout, et loin de là, la majorité. La plupart des femmes se battent en fait avec leur passé, leur histoire, leurs liens plus ou moins conflictuels avec leur propre mère, voire leur place nouvelle dans la société (de femme, on devient mère, avec un autre rôle, et psychologiquement, c'est un bouleversement profond, vous pouvez me croire). Sans vouloir dramatiser la grossesse, je ne pense pas que ce soit le moment idéal pour la plupart des femmes de se livrer à ces interventions. Il vaut peut-être mieux attendre quelques mois, voire quelques années, avant qu'elles puissent en parler avec plus de distance, et moins d'émotion...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
J'aurais aimé aussi être dans ce cas 
C'est bien de montrer tous les conflits qu'une femme enceinte doit "subir" pendant sa grossesse, parce que c'est souvent oublié.. à part les souffrances physiques, on parle très peu des souffrances morales, qui font tout aussi mal. Je trouve important que dans ce moment-là la femme enceinte soit accompagnée, surtout par son partenaire.
C'est vrai que pour une femme enceinte, ça peut être dure d'en parler devant des gens qui n'y connaissent rien et peuvent dire (sans forcément le vouloir) des choses blessantes, ce qui n'est pas le moment pour elle... merci pour l'explication 
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J'avais dit enceinte sans trop y penser. Effectivement, ce n'est pas le meilleur moment. Disons plutôt après.
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Les personnes les plus à même d'accompagner une femme enceinte dans ces moments perturbés (certains parlent d'une "tempête hormonale", et c'est assez bien imagé, je trouve), ce sont les personnes qui ont déjà vécu ça (d'autres femmes qui ont par exemple connu les mêmes soucis, ou qui sont passées par les mêmes épreuves), et les sages-femmes, qui ont déjà eu à accompagner des centaines de femmes. D'ailleurs, plus elles sont compétentes, et moins elles la "ramènent" : elles ont appris avec l'expérience que souvent, il suffit juste de laisser la personne s'exprimer, sans jamais juger ou dévaloriser, dénigrer plutôt, ce que la femme vit. Par exemple, quand j'attendais Gobolovitch, nous étions un groupe de 8 ou 9 à suivre les mêmes séances de préparation à la naissance. Lors d'un "cours" sur l'apprentissage de la gestion de la douleur, il m'a été impossible de mener à bien l'exercice demandé, tellement la douleur était intense (alors que physiquement, ce n'était qu'une douleur normale, très supportable). J'ai craqué complètement, j'ai fondu en larmes, je me sentais d'une part totalement ridicule de pleurer comme ça, debout devant tout le monde, et d'autre part, j'étais totalement désemparée, parce que je ne comprenais pas du tout pourquoi cet exercice en particulier me mettait dans un état pareil. Et là, j'ai été époustouflée de voir la patience et le respect de la sage-femme, qui est d'abord restée sans rien dire, puis m'a dit que si ça me faisait du bien, je devais pleurer, puis qui m'a laissé le temps de le faire, et qui est venue me voir à la fin de la séance, pour me parler et me dire que si cette question de la douleur était vraiment insupportable pour moi, c'est qu'il y avait sûrement quelque chose dans mon vécu (la première grossesse), qui me rendait cette douleur insupportable. Elle m'a encouragée à écrire ce qui s'était passé la première fois, et m'a ensuite accompagnée tout les autres cours, en me dirigeant à la fin sur une personne plus compétente qu'elle, qui a pu décrypter le problème et m'aider à le résoudre (d'où la "grossesse thérapeutique" dont je parlais ailleurs, après la "grossesse pathologique"). Mais ce que j'ai admiré, c'est que d'une part, cette sage-femme a eu la sagesse de ne pas vouloir "savoir et montrer qu'elle savait", et d'autre part, elle a eu la grande humilité de me diriger vers quelqu'un d'autre, tout en restant présente si j'avais besoin de lui parler. J'appelle cela une vraie accompagnatrice...
(désolée de m'épancher ainsi, et d'une fois de plus raconter ma vie... mais c'est bien une séquence divant, non ???
)
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Oui c'est une séquence divan et pour tout dire, ce que tu dis me passionne!! Ca m'interesse vraiment même si je n'ai pas de projet d'enfant pour l'actuel moment! Mais entendre (enfin lire) l'expérience d'une personne est très enrichissant et merci de nous partager ces moments-là avec nous 
Tu as eu de la chance de tomber sur cette personne là en effet. Ma maman m'avait raconté que la sage-femme qu'elle avait eu était assez.. sèche, ce qui ne met pas vraiment en confiance.. en plus elle l'avait enguirlandé parce que ni elle, ni moi n'avions pris un seul gramme le dernier mois de grossesse... comme si ma mère était coupable! Ma mère a craqué et quand le médecin a vu ça, la sage-femme s'est fait virer de la salle.. et une autre a repris ma mère en main! Ma mère savait que sa grossesse était à risque, elle avait voulu tenter quand même, alors entendre des reproches de ce type, ç'est pas super..
Une petite question que je me posais, est-ce que le partenaire est très important pendant cette période? parce que j'ai souvent entendu des hommes dire qu'ils s'étaient sentis inutiles.. *si c'est trop indiscret, je comprends*
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C'est certain que je n'ai pas vécu ça, mais il me semble que le papa est terriblement important. Je ne crois pas que les hommes se sentent vraiment "inutiles", mais je pourrais tout à fait comprendre qu'il se sentent "impuissants". Ils voudraient pouvoir porter une partie du fardeau, soulager un peu les moments plus pénibles et finalement, ils ne peuvent pas vraiment agir, juste soutenir moralement. C'est beaucoup au fond, mais quand on veut agir et qu'on se sent les mains liées, ce n'est pas toujours facile.
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Je pense que le mot "impuissant" est meilleur qu"inutile".. Mais pour moi, dès qu'un homme soutient moralement sa femme, je pense pas qu'il soit inutile.. après c'est sur qu'ils sont impuissants face à la douleur.. Mais le mot "inutile" m'avait un peu choquée.. et je les entendu assez souvent (pour les gens que je connaisse bien sûr). Mais tu as raison, c'est plutôt impuissant pour moi! C'est dur aussi pour eux..
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