Pour moi, la présence de mon mari est plus qu'indispensable. D'une part parce qu'il me connaît plutôt bien, finalement (heureusement, mais ce n'est pas toujours évident on apprend à se connaître toute sa vie) et qu'il connaît mes réactions. Je me souviens de la naissance de Gobolovna, où j'étais épuisée (bébé à terme + 3 jours, 4,660kg, accouchement atroce). J'ai commencé par dire à mon mari : "plus jamais ça, pas de second bébé". Et dans l'ascenseur qui me ramenait à ma chambre, avec la sage-femme et mon mari, j'ai éclaté en sanglots et j'ai engueulé la sage-femme (qui pourtant, avait été fantastique, m'avait accompagnée depuis 8h le matin - il était plus de 9 heures le soir, et elle avait fini sont travail à 8 heures le soir, elle était restée pour moi...), et j'ai entendu mon mari qui lui disait : "Il faut l'excuser : elle pleure toujours quand elle est épuisée, et là, ça a été très dur...". Il a été là toute la journée (sauf pour le déjeuner, il est allé à la maison à peine 1/2 heure !), il est resté avec moi, on a joué aux cartes, on a bien rigolé, on a discuté avec une amie, qui, elle, sortait le jour même... et surtout, il n'a pas flanché. Au moment de la naissance, il était là, pour le deuxième aussi. C'est lui qui a coupé le cordon (je sais, c'est classique, limite "cliché", mais c'était important pour moi qu'il soit là et qu'il participe à sa manière). La seule chose qui m'a fait mal, c'est que comme j'avais besoin de soins importants, ils sont tout de suite partis avec le bébé pour le peser, le mesurer, lui donner les premiers soins... Et j'ai eu l'impression d'être abandonnée sur le champ de bataille (si si, c'est vraiment l'impression que j'ai eue, un vrai champ de bataille... J'en ai même voulu aux médecins : comme j'étais sous péridurale, je ne sentais rien, et pour moi, il n'y avait pas d'urgence à me prodiguer ces soins pour lesquels ils m'avaient enlevé le bébé. Or, c'était quand même extrêmement urgent... Bref, la sage-femme est revenue le lendemain me voir, en dehors de son service (puisqu'elle était de garde la veille, elle ne travaillait pas ce jour-là, je crois), et ça m'a fait du bien de la revoir...
Pour ce qui est des sages-femmes "sèches", j'en ai vu aussi (malheureusement, elles ne sont pas toutes comme les deux que j'ai rencontrées...). Je me souviens de l'une d'elles, de garde la nuit, à qui je disais à propos de Gobolovitch, qui pleurait beaucoup la 3e nuit, et qui n'arrêtait pas de manger (je l'allaitais, enfin, j'essayais !
), que je ne trouvais pas normal qu'il mange toutes les demi-heures, et à qui je demandais conseil, voire de le prendre au moins quelques heures dans la pouponnière, histoire que je puisse dormir un peu, et être moins sur les nerfs. Réponse de la sage-femme : "s'il a faim, donnez-lui à manger ! De toutes façons, c'est lui qui décide, c'est normal, vous devriez le savoir, vous en avez déjà un, non ?"
(réponse totalement débile, quand on sait qu'il avait déjà mangé à 22 h, 23 h, 23h30, 00h30, 1h30, 2h, et que là, j'étais épuisée après 6 tétées, qu'il fallait que je dorme, et que quoi qu'en dise la sage-femme, un bébé ne doit pas manger autant de fois en si peu de temps (normalement, c'est une tétée de 20 minutes, toutes les 3 heures environ, au tout début, pas 5 minutes toutes les 1/2 heures... et ça, n'importe doté d'un tant soi peu de bon sens le sait, ou au moins s'en doute un peu...). Donc, pour moi, ce bébé avait un problème (du style : il ne pouvait pas s'endormir sans téter quelque chose). Heureusement pour moi, il y avait avec la sage-femme une auxiliaire de puériculture qui était aussi de garde, et qui avait accompagné la sage-femme (nuit calme pour les autres mamans...). Elle a attendu le départ de la sage-femme, puis est sortie à son tour en me disant qu'elle allait revenir, et elle est effectivement revenue avec une tétine de biberon dans laquelle elle avait coincé une compresse stérile, qu'elle a réussi à mettre dans la bouche du bébé, coincée par une petite serviette éponge, histoire qu'il ne perde pas la tétine dans son lit. La serviette, rassurez-vous, était assez petite pour qu'il ne risque pas de s'étouffer avec. Bref, en 3 minutes chrono, il s'est endormi, et m'a fichu la paix jusqu'à 6 heures. 4 heures de sommeil non stop ! un rêve, quoi ! Ma voisine, qui avait suivi toute la scène, et qui accouchait, elle, de son 3e, m'a dit que cette sage-femme était connue pour être particulièrement incompétente, mais que malheureusement, elle continuait à faire les gardes de nuit, parce que tellement incompétente qu'elle faisait quand même moins de mal que le jour, si elle devait assister des mamans en train d'accoucher, ou si elle devait les conseiller sur l'allaitement. Et comme c'était un hôpital public, où les soignants sont donc fonctionnaires, impossible de la mettre dehors. On tentait donc, par ce moyen, de "limiter les dégâts", en espérant qu'il y aurait peu de mamans à avoir des problèmes les nuits où elle était là... et en la flanquant d'une auxiliaire très compétente, elle, qui savait prendre le relais en cas de problème.
Il faut préciser que l'état d'une femme qui vient d'accoucher (en tout cas, le mien !
) est plutôt désastreux : ce qu'on voit à la télé (femme épanouie avec son bébé dans les bras, heureuse, toute mince, etc), c'est du pipeau. Personnellement, je me suis sentie tout à fait incapable de faire quoi que ce soit, dépendante à 100% du corps médical, donc aussi facilement influençable, facilement démobilisée, ou démoralisée. Le soutien que l'on peut avoir par son partenaire, son mari, ses parents, est alors crucial, parce que les soignants ne sont pas toujours d'accord entre eux (notamment à propos du biberon, de l'allaitement, chacun y va de sa méthode, et c'est parfois n'importe quoi). Donc, le moral chute vite, parce qu'il faut rajouter à ce tableau l'inévitable fatigue liée d'une part à l'accouchement lui-même (c'est une véritable épreuve, la plupart du temps, sauf pour celles qui ont la chance, comme une de mes amies, d'accoucher en 30 minutes), puis des nuits blanches (bébé pleure beaucoup à partir de la deuxième nuit, la première, il récupère lui aussi de l'accouchement, en général). D'autre part, pendant la journée, si on a des visites, elles sont souvent fatigantes (faut faire bonne figure, quand même, remercier pour les visites, les cadeaux, parler un tant soit peu avec les personnes qui sont venues, etc.). On peut donc rarement se reposer pendant la journée, sauf le matin, où les visites sont en général interdites, mais le matin, il y a l'infirmière pour les constantes, au réveil, le petit déjeuner, les aides-soignantes pour le ménage, la toilette à faire, puis celle du bébé, puis la visite du médecin (quand on a un médecin aussi attentionné que le mien, qui essaie de prendre le temps de venir voir ses patientes tous les jours), puis de nouveau le repas, voire éventuellement le pédiatre pour la première visite obligatoire, et l'infirmière pour les médicaments si on a un traitement à suivre (genre suppléments en fer, en magnésium...), etc., sans compter bien sûr les soins au bébé (change, bain, repas, examens divers si besoin...). Bref, le matin est soi-disant réservé au repos de la maman, mais en réalité, s'il n'y a pas de visites, on est plus occupée le matin que l'après-midi...
Ceci dit, je me souviens de l'angoisse que j'ai eue lors de mon retour à la maison : "comment vais-je gérer la situation, maintenant qu'il va me falloir faire tout ça, plus le reste (repas à préparer, ménage, lessive, et encore, j'oublie le repassage : j'y suis allergique !) ?" Finalement, malgré les inconvénients, on est "cocoonée", à l'hôpital. Et le retour à la maison, surtout si c'est le premier, peut-être très angoissant. Alors là, heureusement qu'il y a le soutien du partenaire ou du mari. Si tant est qu'il puisse être là. Et là, je dis merci à ce gouvernement qui fait par ailleurs pas mal de bêtises, d'avoir créé le congé de paternité. Ca, c'est une vraie mesure en faveur des pères, mais aussi des familles dans leur ensemble, parce que les premiers jours, les premières semaines, sont vraiment difficiles, au retour à la maison. Et d'avoir le père qui peut aider aussi, c'est un vrai soulagement, parce qu'on ne se remet pas d'un accouchement en 3 ou 4 jours (durée moyenne d'un séjour à l'hôpital, s'il n'y a pas de complications, 5 jours dans mon cas pour l'aînée, 10 en cas de césarienne). Ce n'est physiquement pas possible (ou alors, on est superwoman, et j'aimerais bien avoir des tuyaux !
).
Je crois en fait que les pères peuvent se sentir "inutiles" au moment de l'accouchement lui-même, parce qu'ils restent en quelque sorte spectateurs, sauf si l'équipe médicale parvient à leur donner une place et un rôle spécifique auprès de la mère. Mais ils sont indispensables avant, pendant et après la naissance, même s'ils ne s'en rendent pas forcément compte. Certains ont peur de gêner, d'autres de tourner de l'oeil, etc. Mais n'empêche que leur simple présence suffit parfois à atténuer la douleur, et à mieux supporter tout cela, notamment la fatigue.
Voilà, j'ai une fois de plus été très longue, mais bon... C'est vous qui l'avez voulu ! (c'est marrant qu'on ait ce genre de discussions ici... On est loin du sujet de départ !)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
ca reste une séquence divan
tu racontes et nous on lit attentivement 
C'est assez impressionnant! Je me doute par contre qu'à la télé c'est assez irréel la femme venant d'accoucher qui a la forme dès le départ ! Ou alors elles sont dopées 
Y'a touhours des personnes pas très aimables dans les services hospitaliers ou qui se croient très compétentes alors qu'elles font beaucoup d'erreur! Quand je me suis fait opérée à 5ans dans le dos (grain de beauté assez bizarre), il y avait une "infirmière" qui devait m'aider à m'endormir.. je l'ai pas vu! Et je me suis réveillée en plein milieu de l'opération.. (erreur humaine) : heureusement comme j'ai parlé ils s'en sont aperçu tout de suite et ils m'ont rendormi assez vite (cette fois avec la piqure d'anesthésie)!! Et cette même "infirmière" devait m'endormir le dos pour qu'on puisse m'enlever les agraphes.. j'ignore ce qui s'est passé, mais j'ai tout senti
mais ça a chauffé pour l'infirmière! Depuis j'ai une peur bleue de l'hôpital 
C'est assez éprouvant en effet un accouchement.. je suis née par césarienne, parce que d'après les simulations, mon coeur s'enflammait et je risquais beaucoup trop.. ma mère avait pu rester un peu plus longtemps à cause de ces problèmes de santé mais quand elle est rentrée, elle était contente quand mon oncle venait me garder pendant qu'elle allait se reposer ou quand mon père s'occupait de l'appartement!
C'est super que ton mari ait pu te soutenir jusqu'au bout et te connaisse bien
Je pense que c'est assez rassurant dans ces moments-là!
Par contre j'adore la femme.. même moi je sais qu'un bébé est censé prendre un biberon environ toutes les 3heures.. J'ai fait comme ton bébé : j'avais tout le temps faim alors ils ont dû me mettre les doses de 3mois quand je venais de naître.. je faisais 1,9kg je crois, mais après j'ai bien rattrappé
déjà gourmande! (enfin c'est pas super bon non plus).
J'espère que ça se passera bien et relativement vite 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Merci !
Dis-donc, c'est une faute professionnelle, ça, ce que tu racontes à propos de l'infirmière qui a "oublié" de t'anesthésier ! Le pire est qu'ils ne se soient pas rendu compte plus tôt que tu n'avais pas été endormie correctement... Mais si ça s'est finalement bien terminé...
En tout cas, je comprends ta peur des hôpitaux...
Pour les anesthésies, il paraît qu'on se réveille exactement dans le même état d'esprit que quand on s'est endormi. Du genre, si tu as peur de ne pas te réveiller, et que l'angoisse est très forte, tu vas te réveiller très angoissée. Quand j'ai été opérée (la dernière fois, je n'ai jamais autant fréquenté les hôpitaux que depuis le changement de millénaire !
), j'avais tellement la trouille de ne pas me réveiller que je me suis endormie en pleurant. Et je me suis réveillée en pleurant également ! Plus j'ai d'anesthésies, et plus j'ai peur, on dirait...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
La fois où j'ai eu peur, c'est le jour où je me suis ouvert la pommette en jouant aux chevaliers avec mes frères, on m'a emmenée à la permanence d'urgence pour me recoudre et c'était une infirmière débutante qui était là. Elle avait l'air tout aussi terrifiée que moi à l'idée de me recoudre, ça m'avait pas spécialement rassurée...
Bon, elle m'a pas très bien recousue, j'ai une petite cicatrice, mais c'est pas trop grave. Le pire c'est que c'est ma grande soeur qui s'est occupée de moi jusqu'à la permanence (parce que je saignais mais j'étais bien consciente) pendant que ma mère s'occupait de mon plus jeune frère qui s'était évanoui à la vue du sang
)
Sinon j'ai fait l'hopital seulement quand j'étais bébé (méningite) et ça a été plus éprouvant pour mes parents que pour moi, je ne me rappelle de rien... Mais quand je bosse à l'hopital pendant les vacances et que je vois combien les gens sont angoissés des fois c'est pas facile de les calmer...
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***
Il parait oui : je me suis endormie angoissée (pour les dents de sagesse cette fois hehe) et me suis réveillée angoissée. Je voulais pas avoir le tube dans la groge et j'avais peur qu'il faille me l'enlever. Par chance il l'avait fait avant 
Ca doit être sympa de se réveiller en pleurant
J'aime pas cette sensation de me réveiller avec un oreiller humide.. alors après une opération..
Par contre ce qui me fait peur, c'est la piqure pour endormir.. rien qu'en me la montrant, j'avais failli m'évanouir
mais elle était sympa, l'infirmière m'a parlé de l'autre côté où on me piquait pour pas que je vois et me dit "tu es au bord de la mer, tu sens les vagues clapoter autour de toi.." la suite, je ne sais pas... me suis endormie.
Me suis encore réveillée plus tôt que prévu, mais j'étais déjà dans la salle de réanimation, donc ça allait.. Mais il n'y avait pas d'erreur cette fois-ci : l'anesthésiste n'avait pas osé mettre la dose normale pour mon poids à cause de mon souffle au coeur et de ma tension assez faible.
(L'infirmière s'etait justifiée en disant je ne sais plus trop quoi! Ma mère a préféré laisser tomber mais l'hopital l'a changé de poste.. parce que ça pouvait être dangereux.)
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Pearl of Light a écrit je faisais 1,9kg
Tu dois etre ma jumelle, effectivement!!!
je faisais 1kg800!!
par contre, je mangeais pas... mais là c'est bon, je me suis tres bien rattrapée!!!
et comme j'étais prématurée, je suis restée 3 semaines en couveuses...
C'est un truc que ma mere à mal vécu, ne pas pouvoir rentrer chez elle sans son bébé (mes deux freres etaient encore plus legers que moi).
Elle venait nous voir tous les jours, mais la nuit, elle devait rentrer!!!
ton récu l'a beaucoup plus globol!!!
grace à toi, il y a plen de filles ici qui serons moins impressionées par l'accouchement!
Ben tiens ! Bien sûr que ça peut être dangereux ! Heureusement qu'elle n'est plus là où elle était, elle aurait pu causer des problèmes beaucoup plus embêtants... Pour les dents de sagesse, j'y ai aussi eu droit, il y a un bout de temps, et j'avoue qu'à l'époque, pour ma première anesthésie, je n'avais pas eu peur du tout. Je me souviens que l'infirmière m'avait dit : "on va compter jusqu'à 10 à l'envers : 10, 9..." à 8 je dormais déjà, je crois...
Non, c'est le réveil, là, pour le coup, qui ne m'avait pas plu du tout : d'abord, il y avait ce fameux tube dans la gorge, et on ne me l'a enlevé qu'une fois que j'étais réveillée. Le problème, c'est que toute la gorge était irritée, et que ça m'a fait mal pendant plusieurs jours après. Et surtout, je me suis réveillée parce que j'avais très très froid. Et ça, ce n'est pas du tout agréable ! Du coup, j'appréhende aussi le réveil, en plus de l'anesthésie elle-même !9)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
et bien.. c'est officiel tu es ma jumelle

j'avais plus le tube mais j'avais bien mal à la gorge et je mourrais de soif (on avait oublier d'ouvrir de goutte à goutte.. je tombe toujours sur des mains gauches). Par contre j'avais eu la sensation de froid aussi!
Mais c'est vrai que maintenant je connais un peu plus de choses sur la grossesse et l'accouchement, ce qui je pense sera rassurant au moment donné 
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(Emilia)
Si ça peut vous aider... Il y a malheureusement plein de choses que les médecins ne pensent pas à dire à la jeune maman, plein de questions que les jeunes mamans n'osent pas poser, de peur de paraître bêtes...
Un jour, j'ai dit au médecin : "ca va vous paraître idiot, comme question, mais voilà, j'aimerais savoir..." etc. Elle m'a répondu du tac au tac qu'aucune question n'est idiote, et qu'il ne faut pas hésiter à les poser, même celles qu'on juge stupides pour une raison ou pour une autre. C'est pour ça que maintenant, elle a droit à tout plein de questions quand je vais la voir, et moi, je suis moins angoissée ! (d'autant plus qu'elle me connaît bien maintenant, et qu'elle sait que j'ai besoin de savoir pour être rassurée...).
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Bon alors, on va reprendre le sujet de départ, qui était celui des rêves. J'en ai un bizarre à vous raconter, qui n'a parfois ni queue ni tête, mais qui a sa petite logique quand même (faut bien chercher, remarquez !).
Donc, tout commence je ne sais où, avec ma cousine, qui décide de partir pour l'Ile de la Réunion, au départ, je pensais que c'était pour des vacances. Mais en fait, en sortant de chez moi pour l'accompagner sur le lieu de départ (un champ pas très loin derrière la maison), je remarque tout un groupe de personnes en train de se préparer à l'exil sur La Réunion également. Il y avait sans doute un gros problème pour que tous veuillent partir comme ça, et le problème, j'ai fini par le découvrir dans le minuscule champ qui se trouvait juste derrière la haie : des tas de chevaux morts, sans doute d'une sorte de fièvre, ou bien d'une maladie genre peste ou choléra. Pour ce qui est de l'ambiance, c'est rigolo, ça m'a fait penser d'abord à un joyeux départ, ma cousine ayant préparé le voyage avec attention et beaucoup de sérieux. Elle avait trouvé quelqu'un là-bas qui acceptait de la recevoir, et puis cette personne l'a rappelée sur son portable, furieuse pour je ne sais quelle raison, en lui disant qu'il était hors de question qu'elle vienne chez lui. Désespoir de ma cousine, qui n'avait pas d'autre choix, apparemment, que de partir quand même... Donc, pour les chevaux, ça me faisait penser à une ambiance de guerre, ou alors ce qu'on voit dans le film "Le hussard sur le toit", où là, ce sont des hommes qui meurent du choléra. Ben là, c'était à peu près le même tableau, sauf que c'était des chevaux. Et ils étaient là, regroupés dans ce champ, un peu comme des vieileries entassées dans une décharge à ciel ouvert. Charmant, n'est-ce pas ?
Bon, alors, je laisse ma cousine aux prises avec le monsieur qui devait l'accueillir, et je décide de retourner chez mes cousins, chez qui visiblement j'étais en vacances.
Puis, je ne sais pas pourquoi, je pars de nouveau, et j'arrive dans une grande maison de trois étages. Je me souviens qu'à l'origine, c'était une très grande maison, avec vue imprenable sur les champs et les montagnes au loin. Et puis, récemment, ils s'étaient mis à construire plein de maisons autour, ce qui réduisait d'autant la vue. Et juste en face de la fenêtre par laquelle je regardais, il y avait une petite maison d'à peu près la même époque que celle où je me trouvais. Cette petite maison, comme la grande, était à l'origine isolée : rien, que des champs, à côté, sauf la maison qui lui faisait face (vous suivez toujours ?). Et puis, là, à cause de la pression foncière, ils avaient commencé à construire un grand immeuble. Mais comme ça manquait de place, l'immeuble en question avait sa base à côté de la petite maison, à une distance "raisonnable" (on pouvait toujours ouvrir la porte et les fenêtres
), mais comme la surface habitable n'était pas assez importante, ils avaient monté les murs d'abord parallèlement à la maison, et puis, arrivés à la hauteur du toit, ils avaient construit le haut de l'immeuble au-dessus de la maison, ce qui fait que celle-ci n'avait plus aucune chance de voir le soleil, ni la pluie, etc... (je sais qu'architecturalement, ça ne tient pas debout, mais bon, c'était un rêve, hein ! et je ne suis pas architecte, d'abord !).
Bref, cette maison, c'était celle des parents d'Hallberg (si, si !), et Hall y avait son appartement personnel, au troisième étage (où je me trouvais donc présentement).
J'étais donc chez lui, à regarder dehors en regrettant amèrement de ne plus voir la campagne alentour, et il m'a dit : "bon, tu restes ici ? Je dois aller faire quelques courses". "Ok, je t'attends".
A son retour, il était accompagné d'une jeune femme, une de ses amies, me dit-il, et il me la présente comme s'appelant Caroline. Il me dit aussi que ça tombe bien que je sois là, parce que Caroline fait de la vente de vêtements à domicile, et que si ça m'intéresse, je peux toujours voir avec elle.
D'un seul coup, je me retrouve en pantalon rouge à carreaux blancs trop grand pour moi (je crois bien que dans l'intervalle, bébé était né, et que je n'avais plus que ce pantalon de grossesse assez grotesque à me mettre, et donc qu'il devenait urgent de "magasiner"). Le pantalon en question était d'une part horrible, d'autre part, il ne me correspondait pas du tout, et en plus, il était tellement large au niveau de la taille qu'on pouvait mettre deux Gobol comme moi à l'intérieur.
Devant le manque de possibilités autres de trouver des vêtements, et surtout, devant l'impossibilité de sortir ainsi vêtue, j'accepte la proposition, et Hall organise chez lui en trois minutes une vente de vêtements à domicile. Là, il faut quand même attendre que la marchandise arrive (le métro était tout près, il n'a donc pas été difficile pour Caroline d'aller s'approvisionner). Elle revient, et me fait essayer un pantalon rouge. Le pantalon en question était plutôt pas mal, mais j'avais du mal à me décider. Je l'enlève, je le remets, je le renlève, le remets, etc. n'arrivant toujours pas à me décider. Et puis, la supérieure de Caroline débarque, en disant qu'il est tant de conclure la vente, parce que zut, elle n'a pas que ça à faire. Elle me regarde dans le pantalon et dit : "Ben il vous va bien, mais il fait des plis atroces au niveau des genoux. Soit vous le prenez, et vous le faites retoucher, soit on ne vous le vend pas, parce que franchement, ça ne vous va pas, et comme on n'en a pas d'autres, il vaut mieux qu'on s'en aille.".
Et là, mon cher et tendre me dit : "bon, il faut que j'y aille, je vais me lever". J'émerge difficilement, ne sachant pas très bien d'où il sortait, lui, et je me rends compte que le réveil s'est mis en route, et qu'il est 7heures du matin...
Alors, Docteur, ça vous inspire quoi, ces délires ? Bonne pour l'Asile ???
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pour ce qui est des histoires de vêtements et de magasinage, pas de problème, je crois savoir d'où ça vient. Le bon Docteur va te prescrire un régime sans défouloir...
Pour la petite histoire, je n'ai pas de Caroline dans mon entourage proche et Gobol n'a jamais vu mes parents
En ce qui concerne les pantalons rouges à careaux trop grands, c'est le premier symptôme de la fièvre clownesque aigüe. Demain tu rêveras probablement que tu achètes un gros nez rouge, puis des chaussures pointure 64, puis une veste rose avec de gros boutons, puis un noeud papillon mesurant 40 cm et ainsi de suite.
-Edité le: Jeudi 31 août 2006 à 12:49 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ouf, j'avais peur que ce soit plus grave que ça. Mais si c'est juste la fièvre clownesque, ça explique peut-être mon état de ce soir...
Bon ben justement, il est exactement 20h11 et une fois n'est pas coutume, je vais me coucher, j'en peux plus.
Je te dirai mon état vestimentaire demain, si tant est qu'il ait changé dans la nuit.
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Bon, alors mon rêve de cette nuit n'avait rien à voir avec un quelconque pantalon rouge à carreaux, ou encore avec la fièvre clownesque.
En fait, j'étais cette fois chez l'organiste avec qui j'animerai la messe dans deux jours, et il nous apprenait à faire des patés de sable dans son salon, avec, à la place du sable, deux qualités de semoule de blé, l'une taille "couscous", et l'autre semoule très fine, histoire de voir laquelle tenait le mieux après l'opération "chateaux de sable" dans le salon.
Après le dîner (parce qu'en fait, c'était un dîner auquel on était invités, et non pas seulement une séance d'apprentissage de la meilleure technique du château de sable), nous sommes partis à l'extérieur, pour en construire des vrais (de châteaux), mais comme il n'y a pas la mer, on n'avait pas de sable non plus, alors on est partis avec nos grosses boîtes de semoule et de couscous, histoire de refaire les mêmes, mais dehors. Et là, on a dû attendre mes parents, qui s'étaient arrêtés dans le sous-sol (pas de la maison, mais de la place sur laquelle se trouvait la maison), où ils voulaient absolument voir l'artisan qui faisait de beaux objets en bois (il y avait dans ce sous-sol, par lequel on descend par des escaliers, tout est super organisé pour le marché de Noël, en fait, bétonné moche, et tout, avec rampes d'accès pour handicapés quand même, hein, faut pas se f... du monde, non plus ! donc dans ce sous-sol, il y avait des cabanes où se trouvaient tout plein d'artisans comme celui que mes parents voulaient voir). Bref, une fois qu'ils ont eu terminé avec leurs achats, nous avons pu nous rendre sur la "plage", en fait, une sorte d'étendue assez vaste avec des galets, sur laquelle on a commencé à répandre notre semoule pour construire des châteaux. Le problème a ensuite été qu'il fallait récupérer la semoule pour pouvoir en faire un vrai couscous, et que donc, mon cher et tendre est retourné chez l'organiste pour lui demander une louche, parce que c'est plus facile qu'à la main. Et dans l'intervalle, pendant son absence, j'ai trouvé sur place ma directrice, et l'ex directrice adjointe de l'école, actuellement directrice d'un IME en Moselle, et qui étaient très intéressées toutes les deux par le concept des châteaux de sable en semoule, et qui nous ont demandé quelle était notre technique pour les réussir si bien. Alors, on leur a expliqué, mais assez rapidement quand même, parce que nous devions rendre la semoule (les deux types différents, ce qui était assez compliqué pour les "ranger", étant donné que les deux étaient mélangées sur le sol, et qu'il aurait fallu un tamis pour bien les séparer, on a donc eu du mal, mais on a fini par y arriver (me demandez pas comment, je ne m'en souviens plus, en fait)) à la femme de l'organiste, qui en avait besoin pour le couscous du lendemain.
Et là, je me suis réveillée...
Alors, question interprétation, docteur, on fait quoi ? Ma directrice, je sais d'où ça vient, j'ai reçu un courrier de l'école où je travaille hier, une attestation qu'elle devait remplir pour mon allocation du mois de juillet. L'organiste, c'est assez clair aussi, puisque je lui ai écrit un message hier, pour cette messe de dimanche. Mais le reste ????
9)9)9)9)9)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Je ne me souviens d'aucun rêve depuis le dernier que j'ai raconté. Je ne me souviens même plus de celui du pantalon de clown, où j'étais pourtant. Faut dire que la science n'a pas encore prouvé que deux personnes peuvent se retrouver en rêve 
Dommage, ça donnerait des conversations intéressantes. Du genre, le lendemain: je n'ai pas compris ce que tu m'as dit cette nuit, et pourquoi tu voulais que je porte cette horreur?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Pearl of Light a écrit j'utilisais le terme croyance dans le même sens que toi, pas en tant que religion
Normalement, la religion n'apparait pas dans les écoles Françaises, du moins celles qui sont publiques puisqu'elles doivent être laïques. Donc les profs et intervenants ne sont pas censés parler de religion (je dis "censer" parce que ça arrive parfois)
L'école Française est composée de plusieurs parties :
- l'école maternelle (non obligatoire) pour les 3-6ans
- l'école primaire (obligatoire) pour les 6-11ans
- le collège : pour les 11-15ans
- le lycée : pour les 15-18ans
(fin du lycée : examen du baccalauréat)(après il y a l'université ou des Grandes Ecoles)
(Les âges donnés sont pour des personnes qui n'ont pas redoublées.)
Vous avez quel système au Québec? Celui Américain?
en 6e ,
notre prof d histoire géo ( ecole publique)
a fait une bonne partie de l annee sur les religions :
islam,christianisme, judaisme
heureusement que les profs parlent de religion
c est un bagage essentiel pour comprendre les enjeux de ce monde
Gobol, je ne t ai jamais vu faire des posts aussi longs
Tu te kaldorises
?
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié



