De nouvelles terres...
 
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De nouvelles terres pour les Vinéens

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Val
 Val
(@val)
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Je vais moi aussi répondre à la proposition de Thalie concernant la lecture et les voyages.

Je vais pas non plus faire une grosse démo, mais un petit résumé.
Voilà pour moi, lire et voyager son deux choses bien distinctes.
Personnelement, je voyage rien qu'en lisant de livres (pas tous, il ya ceux qui me font voyager (des fois je me trompe et j'en parle comme si c'etait des films) et ceux qui sont "pour purger mon cerveau" le genre de livre qui est bien mais qui n'a pas besoin d'un grande imagination.)
Je voyage avec les livre,s mais c'est à travers les yeux et le talent de l'auteur.

Alors que ayant eu la chance de voyager dans certains pays, là c'est à travers mes yeux que je voyage.. ce sont des souvenirs qui se forment, des paysages...
des fois, en voyageant, on repense à tel ou tel passage d'un livre... preuve que l'auteur est bon smiley

donc quelle est la meilleur façon de voyages?, pour moi c'est les deux, une est economique (et pour remprendre le theme ecologique) et l'autre est une experience vécue... rien a voir mais ç se rejoind dans le fond...
bon, là je m'embrouille...

Mais j'espere avoir été claire dans l'ensemble...


Chouette Fantome

Appelez-moi Sensei ^^

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Gobol
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koko a écrit
J'aime pas me faire épingler sur ma vie privée dont je n'aurais jamais du parler. Chacun fait ses choix.

Désolée, je ne voulais blesser personne, je n'ai fait que mettre maladroitement mon grain de sel là où je n'aurais pas dû... Toutes mes excuses.


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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koko
 koko
(@koko)
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Gobol a écrit [quote=koko]
J'aime pas me faire épingler sur ma vie privée dont je n'aurais jamais du parler. Chacun fait ses choix.

Désolée, je ne voulais blesser personne, je n'ai fait que mettre maladroitement mon grain de sel là où je n'aurais pas dû... Toutes mes excuses.
Tu ne m'as pas blessé.
J'ai fini par m'énerver un peu sur ce topic et par parler d'une manière trop abrupte. Je suis désolé.

Bon, et je m'excuse aussi aux près de tous les autres.

J'ai tenté en vain de faire comprendre qu'il y avait une séparation entre la défense de la nature en sois, en tant que chose importante, et la défense de la nature à des fins de confort, de santé et de survie de l'humanité. Mais je crois que les deux sujets sont trop intimement liés pour que la distinction puisse être faite sans dresser les cheveux sur la tête des gens.

J'ai été maladroit quoi...

-Edité le: Vendredi 6 octobre 2006 à 23:08 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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koko
 koko
(@koko)
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Bon, je reviens sur la mise en veille des lecteurs DVD et autres appareils électroniques car c'est un des cheveux de bataille de l'écologie actuelle et que c'est le point le plus stupide qu'il m'était été donné d'entendre dans toute ma courte vie.

Prenons un lecteur de DVD, ça consomme a peu prés 0,6 W en veille (disons le DVP3040).
Soit 5,26 kWh par an (moins d'un litre d'essence, 1 litre d'essence contient dans les 10 kWh). Et encore c'est de l'électricité, donc la pollution est bien moindre à énergie égale.

La consommation électrique de l'appareil partant entièrement en chaleur (thermo basique) il ne faut pas compter la veille comme un gaspillage en hivers, puisque de toutes façons en France les gens chauffent leurs habitations. Moyennant ça on "gaspille" dans les 300 ml d'essence par an pour un DVD en veille (il faut aussi enlever les moments où on s'en sert).

En gros choissez un lieu de vacance 200 Km plus proche une unique année et vous pourrez laisser votre lecteur DVD en veille pendant 2 générations.

Et un voyage à travers l'atlantique c'est tout de suite des centaines de personnes laissant leur lecteur DVD en veille.

Et sur l'usure vous ne me convaincrez jamais que la veille n'est pas utile. Elle est pas là suite à un complot avec l'EDF...

Mais bon, c'est sur que ça donne plus bonne conscience de se faire chier à débrancher ses appareils à la bourrin que de baisser le chauffage d'un centième de degrés.

L'acte d'obédience c'est important.

-Edité le: Dimanche 15 octobre 2006 à 16:58 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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Cherrydean
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Tu vois, je suis tout à fait convaincue que ce que tu nous avance est vrai, mais le pourquoi je ferme tous ces appareils, ce n'est pas par souci d'économie (puisque je crois effectivement qu'on n'économise pas à fermer son ordi si on l'ouvre à nouveau quelques heures plus tard), mais à cause d'un autre genre de polution, soit la polution sonore.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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koko
 koko
(@koko)
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Cherrydean a écrit Tu vois, je suis tout à fait convaincue que ce que tu nous avance est vrai, mais le pourquoi je ferme tous ces appareils, ce n'est pas par souci d'économie (puisque je crois effectivement qu'on n'économise pas à fermer son ordi si on l'ouvre à nouveau quelques heures plus tard), mais à cause d'un autre genre de polution, soit la polution sonore.

Je parlais de lecteur DVD ou chaine hi-fi. Pour l'ordinateur c'est différent. Ca consomme beaucoup même en veille et c'est très bruyant.
Bon, c'est le machin qui s'uses le plus à l'allumage/éteignage, mais au moins on a de bonnes raisons de le couper. Ce n'est pas pour le plaisir.


Le cinéphile déviant


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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C'est vrai que les lecteurs DVD et chaîne Hi-Fi font moins de bruit, mais ils en font quand même pour moi (je suis intolérante au bruit). Mais de toute façon, au nombre de fois que je me sers de ces appareils (tu serais scandalisé Kokosmiley), je crois que je peux me permettre de les fermer.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Thalie
(@thalie)
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Début du sujet  

^^ trouvé sur le même site que ma première intervention.
Voici un sujet que je trouve intéressant : La maîtrise de la nature aide à lutter contre la pauvreté

Du 19 au 21 septembre 2006, plus de 400 participants représentant les gouvernements et la société civile se sont réunis à l'occasion de la conférence « Biodiversité et Coopération européenne au Développement » organisée à Paris par l’Union Mondiale pour la Nature (UICN).
Elle s'est terminée par un appel fort "le Message de Paris" ici re-transcrit pour permettre aux personnes pauvres de gérer les ressources naturelles.

« La Nature est la plus grande agence de coopération au développement, elle nourrit et protège plus de six milliards de personnes chaque jour. Toute la coopération au développement réunie ne peut pas en faire autant » confie Tamas Marghescu, Directeur du Bureau Régional pour l’Europe de l’Union Mondiale pour la Nature.

Avec environ 25% du total des richesses des pays à bas revenus provenant de l’environnement, la conservation de la diversité des espèces et des écosystèmes est crucial pour le développement de ces pays. En comparaison, 4% des richesses des pays de l’OCDE est issu de l’environnement.

Le « Message de Paris » exprime la préoccupation quant au déclin des services fournis par les espèces et les écosystèmes essentiels pour le bien-être de l’humanité, comme les aliments, l’énergie, les matériaux de construction et les médicaments; et la régulation des services, comme la fertilité des sols, la capture du carbone, la purification de l’air et de l’eau, la pollinisation et le contrôle des inondations et de l’érosion.

De récentes recherches démontrent que les deux tiers des services écosystémiques se détériorent et les espèces disparaissent à un taux 1,000 fois supérieur au taux normal.

Le « Message de Paris »
Les participants se sont inquiétés du déclin observé dans la fourniture de biens et services par les écosystèmes, déclin qui menace le développement durable et les moyens de vie des communautés les plus démunies. La nécessité de construire des liens plus forts entre la biodiversité et le développement durable a été reconnue par la communauté internationale, y compris par les Parties à la Convention sur la Diversité Biologique, qui ont observé que l’objectif biodiversité devait être mis en oeuvre comme une « contribution à la réduction de la pauvreté et au bénéfice de toute vie sur la terre ».

L’Union Européenne fournit plus de la moitié de l’aide mondiale au développement et a fait des efforts considérables pour soutenir les actions en faveur de la biodiversité, en proposant l’intégration de cette question dans différents secteurs. Une indication récente de l’engagement de la Commission Européenne à améliorer l’intégration de la biodiversité dans la coopération européenne au développement se retrouve dans « Arrêter la perte de biodiversité d’ici 2010 – et au delà ». En 2006, aussi bien les Ministres en charge du Développement et de l’Environnement de l’OCDE que les institutions de l’Union Européenne ont souligné qu’ils soutiendraient les efforts fournis par les pays partenaires pour prendre en compte les considérations environnementales dans le développement et les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté. Si la Déclaration de Paris sur l’Efficacité de l’Aide en 2005 cherche à mieux intégrer l’environnement dans le développement au niveau sectoriel et national, la prise en compte des considérations environnementales dans les politiques de développement et d’échanges commerciaux reste encore à réaliser.

Pour une action concertée sur l’intégration de la biodiversité dans la coopération européenne au développement, les participants ont identifié la série de défis et d’activités suivante :

Défi n°1 : intégration
La coopération européenne avec les pays partenaires joue un rôle central dans l’atteinte des objectifs du développement et pour la durabilité de l’environnement. Les efforts pour améliorer l’intégration environnement - développement devraient viser à renforcer les politiques et les institutions qui appuient la réduction de la pauvreté rurale.
Les participants encouragent la Commission Européenne et les Etats membres à soutenir leurs pays partenaires pour :
- Promouvoir un développement rural durable en utilisant la biodiversité comme un capital pour la réduction de la pauvreté, minimisant ainsi les risques et améliorant la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé ;
- Développer et soutenir le recours à des mécanismes de financement novateurs pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité et la réduction de la pauvreté ;
- Renforcer la société civile, en particulier les communautés locales et les communautés indigènes, afin de construire une masse critique locale en mesure de promouvoir l’intégration de l’environnement et du développement.
- Intégrer les questions environnementales dans les stratégies de réduction de la pauvreté et les instruments de politique macroéconomique (DSRP), et suivre les progrès faits pour traduire les politiques en actions.

Défi n°2 : gouvernance
Les systèmes de gouvernance équitables, transparents et efficaces sont essentiels aussi bien pour la réduction de la pauvreté que pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Les gouvernements ne peuvent, ni ne doivent décider tous seuls du cadre de gouvernance. La gouvernance agit à bien des niveaux, de l’international au local. Il est particulièrement important de renforcer les capacités des populations les plus démunies, les communautés locales et les peuples indigènes à gérer les ressources naturelles.
Les participants encouragent la Commission Européenne et les Etats Membres à :
- Incorporer des mesures effectives dans les Documents de stratégie nationale et les politiques sectorielles permettant de renforcer les politiques et les institutions qui soutiennent la reconnaissance formelle des droits des populations rurales et autochtones à gérer les ressources naturelles et à en tirer profit.
- Rechercher systématiquement des intrants et des opinions venant de la société civile, en particulier les communautés les plus démunies et les peuples indigènes, de même que les points de vue gouvernementaux, dans la détermination des priorités nationales pour son programme d’aide.

Défi n°3 : instruments et cohérence des politiques
Appuyer avec succès le développement durable dans les pays en développement aura des conséquences positives directes sur les préoccupations domestiques clés de l’UE, telles que la migration et la sécurité. L’UE a par conséquent besoin de travailler pour une plus grande cohérence dans ces domaines.
Les participants encouragent la Commission Européenne et les Etats membres à :
- Utiliser pleinement les opportunités que présentent des instruments tels que l’appui budgétaire, l’approche sectorielle large, etc. pour faire progresser la prise en compte transversale des préoccupations environnementales dans le développement, y compris à travers un dialogue à haut niveau sur les politiques ;
- Encourager l’utilisation systématique des évaluations environnementales stratégiques en appui à cette prise en compte transversale ;
- Améliorer la cohérence entre les politiques de l’UE et les accords de partenariat économique en relation avec l’environnement et le développement, le commerce, l’agriculture, les pêches, le tourisme, le transport et les infrastructures ;
- Apporter le leadership et les moyens nécessaires pour aider les pays partenaires à créer un contexte favorable où les entreprises soucieuses de durabilité peuvent être des partenaires efficaces dans la mise en oeuvre de la conservation et du développement ;
- Soutenir le développement des connaissances et la recherche participative ;
- Agir sur la demande, en particulier par voie législative, pour réduire l’impact écologique de la consommation et du commerce européens sur les forêts de monde et les ressources océaniques ;
- Au niveau international, travailler avec les pays partenaires pour réformer la gouvernance mondiale, et renforcer également le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), les Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME) et leurs mécanismes de mise en oeuvre.

Défi n°4 : reconnaissance de la biodiversité dans les pays et territoires d'Outre-Mer
L’UE devrait développer un cadre cohérent pour l’environnement dans les Pays et Territoires d'Outre-Mer (PTOM) afin de promouvoir la gestion durable de leurs zones importantes pour la biodiversité, et également encourager les efforts conjoints avec les Régions Ultrapériphériques (RUP), en prévoyant les mécanismes financiers adéquats.

la voie à suivre
Les participants ont insisté sur le besoin d’incorporer l’objectif biodiversité 2010 dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) afin de promouvoir l’intégration de la biodiversité dans la coopération au développement. Ils ont également accueilli favorablement l’engagement de la présidence finnoise de l’UE à soumettre le Message de Paris au Conseil chargé des Affaires Générales et des Relations Extérieures en Décembre 2006.
Les participants ont encouragé le Conseil et le Parlement européens à échanger et à prendre position sur la Communication intitulée « Arrêter la perte de biodiversité en 2010 et au-delà ».

En conclusion, ils ont exprimé leur gratitude aux sponsors et au pays hôte pour l’organisation de la conférence de Paris qui a permis de créer un espace de dialogue entre les acteurs de la conservation et du développement du Nord et du Sud.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Cherrydean
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Je n'ai vraiment pas tout saisi, surtout pas là où il y avait des chiffressmiley.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Sur les questions environnementales.

Il me semble qu'il y a immédiatement deux sphères distinctes à écarter définitivement l'une de l'autre.

D'une part, la pensée environnementale globale, scientifique et réfléchie. Celle-ci, loin de ne s'intéresser qu'à ce que le grand public nomme environnement (en gros les zoziaux, la couche d'ozone et les beaux paysages), est une prise en compte de la globalité - ou du moins, une tentative constante de prise en compte de plus de globalité - l'articulation de la société humaine et du milieu.

D'autre-part, la gesticulation quotidienne de la communication et de la responsabilisation, que les gens associent trop souvent de façon exclusive à l'écologie (sur le mode l'écologie c'est ça, mais l'écologie ça n'est pas plus que ça). Chacun sait que les gens se sentent beaucoup plus concernés si on leur dit qu'ils sont des héros à leur échelle en leur faisant faire de petites choses sur le mode du volontarisme, que si on leur demande avec fermeté de gros efforts déterminants, même en leur expliquant combien leur obéïssance a un effet immédiatement salutaire pour la planète.

En somme, vous pouvez facilement convaincre une partie de la population d'acheter du kiwi bio en commerce équitable, de trier ses déchets ou d'arrêter les sacs en plastique au profit du cabas. Sachant que vous ne pouvez pas leur demander de réduire massivement leur consommation sur les kiwis et les ananas, vous ne pouvez pas imposer aux distributeurs une réduction réellement déterminante, donc drastique, des emballages, et vous ne pouvez pas non plus réussir à convaincre les clients d'arrêter définitivement le mode d'acquisition "grande surface" et ses corollaires (la bagnole sur le périf puis sur le parking, l'approvisionnement en camion depuis les grandes centrales d'achats, la dégradation paysagère des horribles centres commerciaux). Bref, la prise de conscience environnementale est soumise à deux facteurs: faut que les gens aient l'impression de l'avoir décidé eux-mêmes (ce qu'on leur impose, même si c'est foncièrement bien pour eux, ça les fait râler); faut que ça n'affecte que très modérément le confort matériel de la vie européenne.

Non que je sois pour l'instauration d'un autoritarisme forcené nous privant tous illico presto de matières plastiques et de bagnoles.

Mais il faut, à mon sens, avoir l'honnêteté de reconnaître que les "petits gestes pour l'environnement" (très bien pensés en soi, vaut mieux peu que rien du tout) ne font pas d'un individu un "éco-citoyen" ou autres titres ronflants qu'on se donne, à partir du moment où ces gestes sont proposés de façon alternative, les uns arrêtant la veille des appareils électriques, les autres arrêtant la voiture, les sacs en plastique ou les piles au mercure.
Sauf à remettre en cause radicalement les présupposés des civilisations, l'homme exerce une pression sur son milieu; de là, l'homme "propre" n'existe pas dans les sociétés industrialisées, et on ne peut que le rendre "un peu plus propre". Dans ce cadre, à mon sens, les controverses visant à comparer le degré de conscience écologique entre celui qui arrête l'avion et celui qui arrête le gaspillage d'électricité est un véritable combat d'arrière-garde. On peut tous faire l'un ou l'autre de ces petits gestes, je suis le premier à me tenir à certains d'entre-eux. Mais je trouve particulièrement maladroit de les mettre au premier plan quand on sait que seule une volonté collective, c'est-à-dire, en démocratie, une volonté se traduisant par une action politique, est en mesure de réaliser l'essentiel.

Sur la pollution des transports:

Personnellement, je suis plus ou moins occasionnellement usager de l'avion et j'estime pour ma part qu'on lui fait régulièrement un mauvais procès.
Le voyageur d'avion utilise, pour son déplacement, une quantité d'énergie et émet une quantité de polluants atmosphérique comparable à l'automobie (très supérieure à légèrement inférieure selon l'âge et le tonnage de l'avion). En termes de coûts généralisés pour la collectivité et de pression globale sur le milieu, l'avion, mode de transport collectif, est un fléau infiniment inférieur à la bagnolitude. Consommation d'espace ridicule, bruit très inférieur (ben oui, n'en déplaise aux riverains d'aéroports, les décibels cumulés audibles depuis le sol de l'équivalent en autos de ce que transporte un avion sont seulement répartis sur tout le territoire, et pour la majeure partie de la population, le bruit engendré par le transport routier est une toile de fond permanente quand le bruit aérien est pratiquement nul), coût social inférieur en matière d'insécurité, d'incivilité, d'entretien des infrastructures, de pollution visuelle, et tout et tout.

La pollution automobile, elle, est estrèmement sous-estimée, dans des proportions caricaturales, dès lors que la plupart des gens ne voient qu'un aspect, la pollution atmosphérique, et qu'un domaine prioritaire, l'économie d'énergie et la chasse aux gaz d'échappement. La pression exercée par l'automobile sur le milieu et sur la société est énorme en termes de consommation d'espace, de ressources industrielles (songez seulement à la quantité d'acier puis de carburant qui doivent être produites pour toute la vie d'un automobiliste, par rapport aux mêmes trajets en transports publics, même aériens sur le plan des matériaux de construction au moins), est une pression gigantesque.

À tel point que les gens s'imaginent souvent que rien que financièrement, la voiture est un mode de transport assez bon marché. Seulement, on n'évalue pas très souvent, avant de décider de faire un trajet, ce qu'il faut rajouter aux seuls coûts "immédiats" (essence, autoroutes payantes et stationnement). Si l'on reportait sur chaque trajet la part représentée par l'investissement dans le véhicule, dans l'investissement du garage dans un pavillon, des taxes payées directement sur l'automobile ou indirectement et qui servent, collectivement, à payer les routes et leur entretien, les gens qui veillent à la sécurité, les frais de traitement des infractions, le coût de l'insécurité routière, et des choses toutes bêtes comme le prix de tous les petits bidules que certains ont rajouté peu à peu à leur voiture pour améliorer son confort, le réparations, l'assurance, la démolition et le traitement des déchets automobiles, bref, au total on se rendrait compte que l'on dépense infiniment plus que l'on croit. La sous-évaluation des nuisances de l'automobile est dans le même ordre d'idées.

Celui qui s'estimera propre le jour où il aura une voiture à pile à combustible ne dégageant que de la vapeur d'eau et qui ne partira pas tant qu'il n'y aura pas quatre personnes dans sa voiture se mettra le doigt dans l'oeil tant qu'il n'aura pas pigé qu'il participe encore au système de transport le plus effroyablement consommateur d'espace, dont même les améliorations les plus futuristes à l'étude ne permettent pas d'abaisser le niveau d'insécurité à un niveau comparable à l'aérien et au ferroviaire, et où la consommation d'énergie et de ressources matérielles en général reste énorme par individu transporté.
Encore une fois, je ne dis pas ça pour encourager une société autoritaire qui déciderait d'interdire brutalement des choses, surtout que la réponse à toutes les problématiques du transport routier ne se trouve pas nécessairement dans les alternatives actuelles. L'automobile s'est rendue indissociable du milieu rural et de tout ce qui a un caractère d'urgence, sans compter les nombreuses professions de service, et par ailleurs elle est porteuse de nombreux enjeux scientifiques et techniques passionnants. Mais la nuance essentielle doit être reconnue: la voiture n'est pas censée devenir propre un jour, parce qu'elle exerce une pression sur le milieu et la société, comme tout le reste... On peut le reconnaitre sans aller dans la désindustrialisation du monde...

Mon raisonnement poussé à l'extrème vise surtout à illustrer le fait qu'il faut, avec un certain systématisme, se méfier de tout ce qui est binaire ou manichéen. À mon sens il faut reconnaître l'énorme complexité des enjeux environnementaux et manifester beaucoup d'humilité par rapport à eux. Beaucoup de gens devraient souvent réfléchir à deux fois avant de devenir moralisateurs par rapport à ceux qui ne font pas les mêmes "petits gestes" qu'eux, dans tous les cas où dans le même temps, ils ne seraient eux-mêmes pas capables d'accepter les contraintes d'une éventuelle puissance publique qui déciderait de faire les choses en grand.
Il n'est pas question de remettre en cause les bonnes intentions du "tout incitatif", mais n'en soyons pas nous-mêmes dupes, ne nous croyons pas "particulièrement propres" du jour au lendemain parce qu'on a réussi à nous faire avaler que certaines démarches venaient de nous.

Après, sur un registre qu'Oresias connait bien de ma part, mais que j'explique aux nouveaux (smileyla bonne excusesmiley):

Je suis parfaitement d'accord sur le fait qu'une bonne partie de notre conscience environnementale repose sur un présupposé culturel de la même façon que l'idée de patrimoine historique. Dans tout mon raisonnement précédent, j'entends d'ailleurs l'idée de milieu et d'environnement en comprenant tant les éléments naturels que les aménagements humains. Plus que ça, on peut raisonnablement penser que les éléments dits "naturels" sont tous partiellement anthropiques, y compris l'équilibre biologique actuel des forêts "vierges" qui ressentent, globalement et de façon scientifiquement perceptible, les effets des modifications environnementales globales induites par l'homme (climat, précipitations...) et la pression humaine à leurs marges.

On peut raisonnablement considérer en particulier que la préservation d'espèces animales ou végétales, ou de formations géologiques, ou de paysages, dès lors que cette préservation n'entre pas dans une nécessité d'équilibre biologique indispensable, relève d'une pensée patrimoniale et donc culturelle - qui ne trouve pas sa justification exclusive dans le fait scientifique. Et même, si le cas devait se présenter, de la même façon que nous sauvegardons un bâtiment dont la physique et l'histoire voudraient logiquement qu'il se casse la figure et qu'il soit obsolète, l'homme est tout-à-fait en mesure de se mettre à vouloir sauver une espèce dont il observerait l'extinction pour des raisons naturelles. C'est là, en somme, l'expression de sa particularité d'être de liberté et de culture, et ça me semble tout-à-fait normal.

Comme le savent donc les anciens, bien qu'attaché aux problèmes environnementaux, je ne suis absolument pas près à ranger le problème de la souffrance animale dans les enjeux à caractère scientifiques, et donc dans les nécessités absolues de la survie planétaire. Je suis personnellement convaincu du caractère culturel de cette notion. Il est directement perceptible que l'animal souffre; en revanche, c'est sur le point de la moralisation qu'il y a une distinction. S'il n'y avait que ma propre culture, je serais tenté de penser qu'il n'y a d'immorale que la souffrance infligée par l'homme à l'animal, puisque la souffrance infligée par l'animal à l'ani

-Edité le: Vendredi 20 octobre 2006 à 10:26 par Hallberg-


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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koko
 koko
(@koko)
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edit : je vais pas relancer le débat.

-Edité le: Jeudi 19 octobre 2006 à 18:59 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Je te suis tout à fait Hall. Avant de me lancer, je me permets au passage de te rappeler combien les paragraphes plus petits sont appréciés dans les kaldoposts. Ais pitié de mes pauvres yeux maganés!

J'évite à me prononcer sur le respect de la vie animale, parce que c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Il est vrai qu'on peut douter que d'autres animaux que l'humain se soucient de la souffrance des autres à si grande échelle, mais justement, parce que l'humain a la possibilité de cette conscience inter-espèce, c'est là, à mon avis, qu'on peut suggérer une faute, lorsque des humains (et combien souvent cela arrive-t-il), font preuve d'indifférence face au sort qu'ils réservent à d'autres animaux (parce que n'oubliez pas que nous sommes des animaux également au sens biologique du terme).

Un exemple: une mouche est entrée par mégarde dans votre logement. Que faites-vous? Combien répondrons qu'ils prendront le temps que capturer la mouche et de la libérer à l'extérieur (ce que je fais si mes chats ne la voient pas avant moi, parce que là, ça devient mission impossible).

On me trouve folle souvent, mais j'assume ma folie. Aussi, je sauve les vers de terre qui se trouve en mauvaise posture sur le trotoir par exemple. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faut laisser vivre les poux de tête ou une invasion de bestioles dans sa maison, mais là on change de contexte, parce qu'il y a menace. Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse écraser une araignée "parce que c'est laid". Et ça m'amène à me dire qu'au fond, combien font ça avec leurs pairs également. On persécute l'un ou l'autre parce qu'il est laid, parce qu'on n'aime pas sa différence, on les écrase, oui.

Des situations parfaites, il n'y en a pas. On peut tous pointer du doigt les autres qui font-ci ou ne font pas ça. On est bien bon pour trouver ce que les autres devraient faire. Au lieu de dire, je fais-ci, je fais-ça, il me semble qu'on devrait tellement tous se dire "bon, qu'est-ce que je fais de plus aujourd'hui pour améliorer le monde". Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens. Mais on peut tout de même essayer de commencer quelque part.

"You may say I'm a dreamer,
But I'm not the only one"
--- John Lennon ---


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Thalie
(@thalie)
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Début du sujet  

smiley ca me fait rire la mouche.
Moi j'aime pas trop les araignées... surtout les très poilues.
Mais je n'aime pas les écraser. Alors généralement, je prend un verre que j'essai de poser dessus. Et quand je fais ça, je passe mon temps à crier, car elles bougent trop ces bêtes là. Quand j'ai réussi à poser mon verre dessus, j'y glisse une feuille de papier, et je sors toute tramblante la libère dans le jardin.
Ca fait beaucoup rire mon copain !

Il est certain que les efforts pour l'environnement ne sont pas facile à faire. On nous demande par exemple de réduire nos déchets. Pourtant un simple gateau est toujours entouré de 3 ou 4 embalages. C'est assez dur de luter contre ça.

Dans une émission TV, il me semble que c'était l'actrice Anémone qui disait qu'elle ouvrait tous ses paquets à la caisse des supers marchés et qu'elle les laissaient sur place. Comme ça, c'était au super marché de gérer ses déchets. Elle se disait que les supers marchés pourrait faire pression sur les marques pour réduire les emballages.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

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Hallberg
(@hallberg)
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Et moi je ne relis jamais les posts, or ma vue n'est pas fameuse non-plus, donc je vais de ce pas faire quelques modifications typographiques...


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Thalie
(@thalie)
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Début du sujet  

C'est plus lisible Hall, mais j'ai l'impression que tu as mangé la fin de ton propos smiley

Je suis tout à fait d'accord avec toi, sur le fait culturel de préserver des monuments ou des formations végétales.
Il est certain que le monde qui nous entoure est plus un jardin qu'une forêt vierge.
Les conditions physiques, présentes sur terre, ont permis la mise en place d'espèces diversifiées. Mais l'homme a accentué la richesse biologique.
Cependant, cette richesse est utile pour l'homme, puisque l'ensemble de ces ressources se trouvent à la base de son mode de vie.
Il est certain que certaint plantes ou certains insectes semblent anodins. Mais c'est un chainon...


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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