... que tout le monde sait parfaitement attroce et qui même mange des Thalie à son petit déjeuner... Non faut pas rigoler là !! 
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Ok, alors c'est comme ça...
On joue à celui qui est le plus cinglé... je ne suis pas sûre que ce soit toi qui gagnes. Je suis de nature calme, mais suceptible si on me cherche. Et dire que je ne suis pas cinglée est une grave erreur (ok, tu n'as pas dit que je n'étais pas, mais justement, comme je le suis, je me dis que si tu ne t'es pas dis, c'est que tu dois te dire...).
Donc, ce débat me paraît intéressant, puisque mon premier sujet était de se demander ce que nous ferions d'une nouvelle terre.
Là, ça a un peu dérivé, car nous sommes demandés ce que nous faisons de la terre que nous avons déjà et c'est parti sur le problème du développement durable, de la diversité biologique, du rôle des sociétés sur le territoire... pour se demander, quelle terre laisserons nous à nous enfants !
Vous suivez ?
Alors là, le sujet de ce débat est de dire : quelle terre nous ont laissé nos ancêtres.
C'est plutôt amusant il me semble.
Du coup, comment est ce que les romains (par exemple) ont transformé le paysage. Quelle nature ont-ils construit.
(En parlant de ça, il y a ou va avoir, une expo au Pont du Gard, sur un sujet semblable... je retrouverait l'annonce si vous voulez
)
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Heureusement, on n'est pas à l'heure du petit dej. Sinon, tic-tac ou pas, j'engloutis.
Sur le sujet, certains regards sont nécessaires pour vaincre les idées reçues et l'approche toujours téléologique avec des variantes nostalgiques ou optimistes sur l'histoire des rapports de l'homme à l'environnement. Il subsiste encore des pensées de "l'ordre éternel des champs" qui, au delà de leurs implications morales et sociales, vont puiser dans une imagerie fantaisiste. Or voilà, en Europe, il n'y a pas d'éternité dès qu'il y a anthropisation du milieu: la civilisation européenne exerce une pression sur le milieu qui varie constamment, à des allures fortement différenciées si l'on songe à la vitesse incroyable des quatre ou cinq derniers millénaires par rapport aux précédents, et l'on se perdrait en une idéalisation déraisonnable de telle ou telle période en imaginant un point d'équilibre miraculeux. Le rôle de l'archéologie me semble aussi fructueux dans ce domaine, en ce qu'elle peut apporter des réponses plus nuancées, proposant éventuellement des solutions et des modèles dégagés de la pression des idéologies et des pensées collectives, que l'apparition de l'archéologie elle-même dans le champ historique, révolution épistémologique majeure de la connaissance du passé. En matière d'environnement aussi, peut-être la recherche de certaines réponses passera-t-elle aussi par un stade ultérieur, une archéologie expérimentale sur les questions de l'environnement?

Opération Sisyphe
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Il est certain qu'on as toujours une vision idéale "d'avant".
J'ai mis sur mon site, deux images du Pic Saint Loup (une colline près de chez moi).
L'une est un tableau des années 1850, qui montre un paysage ras, rocheux, avec quelques moutons au premier plan... mais plutôt désertique.
L'autre est une photo de 92, prise à peu prés, du même point de vue. Les arbres sont là et le paysage est beaucoup plus vert.
Cet intervalle de temps n'est pas immence, et ne relève pas de l'archéologie, mais il est déjà possoble de voir là l'empreinte de l'homme.
On ne peut pas avoir de jugement de valeur sur ces 2 paysages, ces deux milieux. Je dis milieux, car nous nous trouvons bien dans des endroits différents, alors que le lieu n'a pas changé.
Il est certain que depuis l'établissement des civilisations en europe, il n'y a eu de cesse des périodes de croissances et de régression de la population.
Alors que les sociétées s'étendaient, les bois régressaient face aux champs et aux parcours. Quand la population diminuait, les parcelles défrichées s'effacaient, devant les buissons, puis les arbres.
C'est sur que l'études de ces évolutions peut être utilisée pour mettre en place des scénarios d'évolution.
Je trouve très intéressant de se demander comment un espace peut évoluer, selon les décisions qu'on prend.
Les conditions physiques terrestres (sols, climat, précipitations...) sont une chose, mais l'utilisation anthropique est elle aissi très importante. Et plus les moyens techniques sont évolués, plus les sociétés ont la possibilité de laisser une empreinte à la surface de la terre (c'est du moins, ce que je pense).
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Ben c'est aussi qu'on étudie parfois l'histoire événementielle indépendemment du reste. Et rien qu'en France dans des développements comme la crise économique de la fin du colbertisme, par exemple, ou encore plus celle de la fin du XVIIIe qu'on ne manquera pas de mettre en relation avec la période pré-révolutionnaire, on était dans une conjonction de facteurs démographiques, agronomiques, règlementaires, naturels, qui faisaient qu'on était à la limite de défrichement que pouvait supporter le milieu (d'ailleurs c'est un pourcentage de défrichement record de toute l'histoire française). On aurait intérêt à prendre ça en compte avant de monter en épingle la politisation de l'affaire. Après, il faut être réaliste quand on fait des projections, avec les techniques actuelles et la population du XVIIIe, on serait à un niveau de défrichement inférieur à celui qu'on a actuellement, et alors même que l'Europe est à son meilleur niveau de couverture forestière de l'histoire moderne... Et puis, diantre, on se fait beaucoup d'idées sur tout, y compris sur le fait que l'absence d'intervention humaine sur des espaces rendus à "la nature" favoriserait la bio-diversité...

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Bon Nicolas Hulot est certes un homme respectable en tant que journaliste et son combat pour la terre est loyable, mais que l'on nous fasse pas rire aussi. Au début de ses émissions, on ne voyait que de jolis paysages et les populations locales étaient totalement écartées du propos. Je serais curieux de savoir ce que ce Monsieur pense des dégâts que causent les éléphants d'Afrique, artificiellement protégés en vue du tourisme, sur les exploitations agricoles des paysans africains, par exemple. Ce mec a bien exploité la nostalgie de l'Occidental moyen pour une nature prétendue vierge (ce qui évidemment n'existe pas). Alors, maintenant, il jette un pavé dans la mare, se prétendant le porte-parole de je ne sais quel écolo-terrorisme "bobo", tout en ne proposant aucune solution concrète. Je viens d'apprendre que Renault venait de conclure un contrat en Inde. Nicolas Hulot au pouvoir interdirait cela ? Ben voyons ! La terre se réchauffe ? On le sait... C'est une catastrophe et un jour ou l'autre nos économies vont s'effrondrer. Ce sont les pays du Tiers-Monde qui vont être en première ligne comme d'habitude... Qu'est-ce qu'il a à proposer de concret l'autre Tintin de la télé, lui qui refuse tout poste de responsabilité et s'obstine à faire de quelconques conférences de presse ?... Tous ces journaleux ne sont bons qu'à cela, excusez-moi !
En clair : la parlotte et l'idole des Français ne vaut pas mieux. C'est lui qui va faire signer aux Amerloques et aux Chinetoques le protocole de Kyoto ? Ben non hein ! Vous autres écolos, avec vos voitures pourries, vous allez acheter des jouets en plastique "Made in China" pour vos neveux à Noël (rassurez-vous, je vais tomber dans le piège, moi aussi), puis vous allez vous demander ce que deviennent les inévitables emballages plastique que vous utilisez... Rassurez-vous : ils repartent en Chine ! Dans quel monde croyez-vous vivre ? Vous êtes prêts à réduire vos dépenses en énergie pour sauver la planète peut-être ? Et vous souhaitez contraindre les Indiens ou les Chinois à le faire ? Ma foi, il va falloir trouver d'autres solutions que celle de ce Monsieur, par ailleurs fort respectable et de ses soutiens (les Yann-Arthus Bertrand et cie), parce que sinon, on n'est pas sortis de l'auberge...
Tiens, les Allemands ont fermé toutes les centrales nucléaires, mais ils ont eu besoin d'énergie récemment et sans mes centrales ici qui vont me filer un jour le cancer de la thyroïde, tous ces p... de Chleus auraient pu aller se rhabiller... Il faut savoir ce que l'on veut : ne pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Moi je balance des conneries sur Internet et je discute avec des clowns dans le genre, ben ils se reconnaîtront avec leurs copiés-collés, hein ? C'est grâce à cette andouille de général, en qui mon imbécile de grand-père a cru alors qu'il aurait dû s'engager dans la Waffen SS cela n'aurait sans doute pas été pire pour ce pays quand on voit comment on a été libéré (bon je plaisante, bien sûr je ne suis pas pour la victoire du grand Reich loin de là, mais c'est limite, vu à quelle sauce les débiles au pouvoir mettent le gaullisme actuellement !) mort il y a 36 ans et à sa cochonnerie de programme nucléaire, n'est-ce pas ?
Edité Jeudi 9 novembre 2006 :20:47 par Lucterios
Nicolas Hublot, moi, bon, je prends avec la circonspection usuelle tout ce qui provient du phénomène bien connu de la célébrité qui donne dans la BA de l'année... Transforme-t-on un vulgarisateur honorable (médiocre autrefois, devenu bon) en un homme d'idées? Dotée d'un tel porte-drapeau, sûr que "l'opinion" va se réveiller. Mais ensuite? À la limite, il suffirait que l'industrie de l'armement trouve un autre porte-drapeau médiatiquement irréprochable pour faire pleurer à chaudes larmes sur la fermeture des usines du GIAT... Sachant qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil du point de vue des idées, ce n'est pas sur ce que Nicolas Mulot propose qu'il faut disserter. Parce que bon, les bonnes intentions et l'écologie consensuelle, on sera tous d'accord. C'est sur l'ensemble du système médiatique.
Oui, c'est un fait, le grand public marche au vedettariat, une célébrité leur vend facilement une idée, etc. J'en entends qui diront qu'il vaut mieux exploiter ce principe, si idiot soit-il, pour attirer l'attention des gens, que de les laisser dans leur ignorance. Soit, mais je pense que nous sommes au dessus de tout ça, ici. Or entre personnes qui n'ont pas besoin que Nicolas Bulot leur rende la question environnementale séduisante, que nous sommes tous ici (j'ose l'espérer), nous pouvons nous poser la question: n'y a-t-il pas un cynisme, un pragmatisme à la petite semaine, à accepter l'importance du vedettariat, jusque dans des thématiques qui devraient relever de la compréhension plutôt que de l'opinion? Nous qui sommes des gens raisonnables, devons-nous dépenser notre énergie en ouvrant nos colonnes à ce genre de question? Ou ne devrions-nous pas plutôt faire acte de résistance, refuser d'entrer dans le système, et parler d'écologie et d'environnement à la racine du problème, sans prêter attention à la gesticulation médiatico-politico-vedettariale qui s'agite au dessus de nous?
ça sert à rameuter le bon peuple, à tenter d'éveiller les consciences, et alors? Ce n'est pas ici, je l'espère, que l'on entend trouver des gens qui ne marchent qu'à ça et qui n'ont pas plus de plomb dans la cervelle... Il y a des vulgarisateurs meilleurs que Nicolaïev Hulotski, il y en a des pires... Parlons éventuellement de la vulgarisation en soi, de ses moyens, de ses justifications, de son impact... mais laissons passer avec dédain l'agitation journalistique...

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Je pense justement, que dans le discours sur l'environnement, une chose importante, est la prise de conscience du grand public.
Si cette discussion reste confinée dans une sphère un tant soit peu intellectuelle... comment la mettre en action.
Si on arrive à faire comprendre à tout un chacun, qu'achter un biscuit entouré de 3 emballages n'est pas vital, et que si on boicote ce genre de produit, les chaines alimentaires auront moins d'intérêt à les mettre sur le marché, je pense que c'est pas mal !
Si Nicolas Hulot est suffisamment célèbre pour émouvoir la ménagère de 40 ans. Autant utiliser son image pour promouvoir une conscience écologiste.
Peut être qu'une des racine de la question environnementale est la prise de conscience du grand public ?
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Lucterios, je ne saurais que te recommander de lire les ouvrages que Nicolas Hulot a (co-)écrit sur les problématiques écologiques et environnementaux. Tu verras que ce n'est pas que des belles images et de la dénonciation, c'est aussi des propositions, et il est mieux à même de comprendre aussi les problématiques locales (le fameux problème des Lions dont le territoire empiète sur celui des pâturages, ou vice-versa...).
Ce type est tout à fait conscient que la protection de l'environnement passe aussi par l'amélioration des conditions de vie des populations locales (et leur éducation), et qu'il est hors de question de vivre comme des hommes des cavernes dans le but de protéger l'environnement.
Tu auras peut être vu également un récent documentaire de Yann Arthus Bertrand qui en arrivait à la même conclusion?
C'est d'ailleurs ce qu'on appelle le "Développement durable". Voir à long terme, et c'est bien là le problème de l'écologie. Effectivement ça peut paraître être un thème bobo parce que l'on ne parle pas ici de conséquences à court terme qui nous préoccupent tous. C'est pas parce qu'on va faire appliquer partout dans le monde le Protocole de Kyoto que tout d'un coup les problèmes d'environnement et de réchauffement climatique vont disparaître. C'est une action à très long terme.
A court terme, tout va bien. Mais notre but est-il de vivre égoïstement et d'agir pour sa propre pomme, ou bien d'agir tout en pensant à nos descendants, enfants, petits-enfants, et arrière-(arrière-etc)petits-enfants, que certes on ne connaîtra peut être même pas?
Cette question peut se poser aussi pour les populations locales d'Afrique ou ailleurs. Mais je suis conscient que quand eux-même ne sont pas certains de leur propre lendemain, il est difficile de leur dire "Pensez à l'avenir de vos petits-enfants". D'où la nécessité d'améliorer les conditions de vie.
Alors oui, le débat sur l'environnement et l'écologie est un débat difficile car les effets des actions prises par l'homme ne sont pas immédiats, et qu'il est difficile de faire une démonstration directe des causes à effets tant le nombre de variables est important. Et que seules des statistiques peuvent démontrer que le réchauffement climatique s'accélère à une vitesse jamais constatée auparavant (dans les relevés divers, géologiques, sur les végétaux etc.), et qu'il est alors facile de faire une corrélation avec les actions de l'homme, sans qu'on puisse effectivement le démontrer par A+B.
Enfin, Hallberg, tu peux reprocher à Nicolas Hulot de profiter de sa médiatisation, certes.
Mais je trouve ça bien que quelqu'un de médiatique mette sa notoriété au profit d'une telle cause. Car effectivement, il sensibilise le citoyen lambda en popularisant le sujet. C'est aussi une très bonne chose que de le vulgariser. Et pourquoi le lui reprocher?
Pour quoi les gens vont-ils voter en 2007? Pour résoudre les problèmes:
- d'insécurité;
- du chômage;
- du coût de la vie;
- etc.
Ces problèmes peuvent concerner directement les citoyens, comme parfois il peuvent se sentir concernés pour les avoir seulement vus au JT de Jean-Pierre Pernod.
Voir le bel exemple de certains petits villages où rien ne se passe, et qui vote à 70% pour le FN, parce que ce qu'ils voient à la télé, ils ne veulent pas voir ça arriver chez eux.
Qu'on profite de la médiatisation d'un personnage pour sensibiliser à une cause n'est pas malsain je pense. Pourquoi les gens vont ils voter Sarko ou Ségolène en 2007? Parce qu'ils ont un programme, mais aussi parce que ce sont eux.
Chirac s'est fait élire en 1995 parce qu'il était "sympatoche", qu'il disait de manger des pommes et qu'il faisait rire aux Guignols (qui n'ont jamais caché être satisfait de l'élection de Chirac, car ils en ont bien profité...). Après, son programme, seuls les adhérents du RPR puis de l'UMP l'ont vraiment épluché.
Ça c'est en France.
Schwarzenegger s'est fait élire gouverneur de Californie et vient de sauver son poste, parce que c'est Schwazy, c'est Terminator, Gouvernator, un acteur de cinéma, donc très populaire.
Reagan a été élu Président parce que c'était un acteur populaire de série B.
Bush Junior a été élu parce qu'il est proche du peuple (le plouc du Middle-West), et parce qu'il s'exprime comme lui, avec un tempérament de coach d'équipe de Foot.
Tu trouveras cela peut être triste, mais c'est comme ça. Alors je ne vois pas pourquoi Nicolas Hulot ne profiterait pas de sa popularité pour sensibiliser la population à une cause qu'il veut défendre.
Moi, ce qui m'attriste plus, c'est la façon dont tous les autres candidats aux élections présidentielles veulent se l'accapparer. C'est positif de voir que son combat fait l'unanimité, ce qui l'est moins, c'est que chacun y va de sa démagogie pour se le récupérer en espérant grapiller ainsi un bon pourcentage d'électeurs. Car je m'imagine très bien qu'une fois élus, ils vont vite l'oublier.
J'espère qu'il va se décider à se présenter à son propre compte. Il ne sera certainement pas élu (ce n'est pas son but je pense), mais les voies qu'il peut rassembler feront prendre conscience aux élus que l'écologie n'est pas un truc d'illuminé bobos post-soixantehuitard.
Edité Vendredi 10 novembre 2006 :13:02 par Oresias

Je pense sincèrement que Nicolas Hulot est quelqu'un d'honnête. Ses livres (ou ceux qu'il a signés, je n'en sais rien) sont sans doute intéressants, mais bon, j'ai autre chose à lire...
Déjà que je vois des journalistes qui transforment hinterland en "interland", ce qui ne veut plus rien dire, cela fait peur...
Je voudrais bien voir quelque-part un résumé de la pensée de "la bête", cela m'aiderait un peu plus. Si je trouve un bouquin à la bib, je l'emprunterais peut-être, mais je ne l'achèterai pas...
Sur les emballages plastiques et le reste, c'est vrai qu'il faudrait trouver une solution, mais bon... Je ne vais pas aller m'enquiquiner à payer mes fruits deux fois plus cher en bas pour les avoir dans un sac en papier. Alors oui, je me retrouve avec une boîte en plastique et cela m'enerve. Elle se retrouvera peut-être en Chine et me reviendra sous la forme de gadget idiot. Entretemps, de l'énergie aura été consommée pour cela. Mais en attendant, cela donne du travail à des gens, donc...
Moi, je m'en moque, je peux retourner dans mon oppidum avec mes cochons et mes chèvres. Bon, ça pèle un peu en hiver et on est toujours ennuyés par les incursions des Baïocasses, mais à part cela c'est le paradis... Juste que je veux mettre des colonnes devant la hutte et que Vindonissa ne veut pas... Marre !
Edité Vendredi 10 novembre 2006 :12:34 par Lucterios
A priori, ce sera une page du prochain Spirou.
Je pense que l'image parle d'elle même... il ne fait pas regarder la dernière ligne.
Les déchets sont une des question environnementale.
Il y en a tellement.
Le problème, est qu'il faut que le grand public s'en occupe, mais les industriels aussi.
Mais tant qu'il y aura de la demande, les industries ne changeront pas leur ligne de conduite.
Et comme tu le dis Luc, c'est tellement plus facile de prendre ce qu'on nous propose.
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Luctérios, pas plus tard qu'hier sur France Info, Nicolat Hulot invité par la rédaction répondait aux journalistes, notamment sur la question des solutions qu'il propose. Bon, pas de chance je suis arrivé dans les dernières minutes, je n'ai entendu que l'une de ces mesures consistant à instaurer une "taxe carbone" envers certaines entreprises dites polluantes. C'était beaucoup plus complexe que dit comme ça, mais je l'ai prit en cours, j'ai pas tout suivi. Ceci étant une petite recherche google te fera vite trouver ton bonheur. 
Et je suis parfaitement d'accord avec ce que disait Oresias à propos de la façon dont on élit aujourd'hui nos présidents et autres député, on ne les élit plus pour des idées mais pour leur charisme. L'exemple de Schwarzy ou même de Bush et la façon dont il a manipulé l'opinion avant les élections de son second mandat sont frappant.
Alors que Nicolas Hulot se présente, je dirais que c'est très bien. Non pas parce que je pense qu'il ferait un bon politique, en fait je pense même l'inverse, mais son geste à moins le mérite de lancer les discutions, et de faire "tâche" dans notre univers politique élitiste et sectaire dans lequel on véhicule de plus en plus l'idée d'un monde politique réservé à des initiés, et où le peuple, constitué de "profanes" ne peut pas comprendre.
Alors que je pense totalement que le débat d'idée dans une élection est le thème majeur qui devrait conduire tout un chacun à choisir pour qui il va voter, il faut arrêter de se mettre le doigt dans l'oeil, nos élections présidentielles se préparent dans Voici et Paris Match entre les photos en bikini des un et des autres. Je lisais dans certains posts que Nicolas Hulot est ridicule dans ce qu'il propose, mais je dois reconnaître qu'il a au moins le mérite de le faire. Parce que excusez moi, mais entre les délires sécuritaires de certains et les guerres de partis des autres le débat français sur l'écologie ou même le reste il est 0 !
Le problème du réchauffement climatique est dramatique, je lisais quelqu'un dire que nos économies vont s'effronder. C'est un blague ou quoi? on parle de la destruction de la planète et il y en a encore à essayer de voir comment on va sauver nos sous.
Le monde dans lequel on vit est absurde. On pose les problèmes à l'envers et on s'étonne que les points essentiels pour faire en sorte de remettre les choses en place ne bougent pas. Le protocole de Kyoto... La farce !!! Les scientifique ont calculés que si TOUS les pays du monde le respectaient à la lettre, on ne repousserai l'échance que de 10 ans !! Tiens, la voilà l'écologie bobo...
Alors critiquons Nicolas Hulot, c'est vrai il est ridicule avec ses bouquins à deux balles et ses petites photos d'éléphant, mais au moins quand il parle j'entend pas les discours délirants des politiques et toute leur hypocrisie concernant notre société...
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
kroco poco a écrit Le problème du réchauffement climatique est dramatique, je lisais quelqu'un dire que nos économies vont s'effronder. C'est un blague ou quoi? on parle de la destruction de la planète et il y en a encore à essayer de voir comment on va sauver nos sous.
Oui, mais faut frapper là où ça fait mal. Tu n'as pas donc compris que ce qui importe, c'est le porte monnaie?
A ton avis, pourquoi il y a moins de morts sur les routes depuis que des radars automatiques sont installés en France? Est-ce par peur de l'accident? Nooon, c'est par peur du gendarme, et au fond, par peur de payer directement les conséquences de ses actes.
Si tu dis à un chauffard :
"Si tu roules à 180 km/h, tu risques de te tuer", ça lui fera rien.
Maintenant dis lui :
"Si tu roules à 180km/h, tu risques de te prendre une forte amende, avec retrait de permis et confiscation du véhicule", et là il va cogiter.
Il faut donc parler aux chauffards un langage qu'ils comprennent.
L'environnement, c'est pareil. Aux industriels, il faut dire : Si vous continuez à polluer, ça va vous coûter très cher. Car de dire "Si vous continuez à polluer, vous mettez en danger notre environnement" ne les fera pas réagir.
C'est triste mais c'est comme ça. Alors, pour arriver à nos fins, autant être efficace et parler un langage qu'ils comprennent, un langage commun : l'argent.

Disons que l'usage de la voiture individuelle dans l'état actuel des choses est complètement absurde... Nicolas Hulot se garde bien d'interdire cette stupidité. Personne n'osera le faire. Enfin, quand on voit que pour faire Dieppe-Rouen à deux, cela coûte bien moins cher en voiture qu'en train, cela pose problème. Combien vaut le litre de sans-plomb aujourd'hui ? Je ne le sais même pas, tiens, vu que je passe mon temps à marcher, même pour aller faire mes courses. Parce que croyez-moi qu'en dehors des grandes agglomérations, il est très difficile de se passer de voiture, et encore à l'intérieur, vous vous faites arnaquer par les commerces de proximité, lesquels sont en général des entreprises d'exploitation des petits vieux... En tout cas, le carburant est toujours trop bon marché, compte tenu des effets néfastes sur l'environnement... Mais on s'en moque. Aujourd'hui, on ne peut pas se passer de voiture. La question est de savoir pourquoi l'on n'a pas développé plus tôt les énergies propres ? Et la réponse est évidemment politique. Ne rêvez pas, cela ne viendra pas dans le débat des élections présidentielles, parce que de toutes façons, le président sera élu par une population vieillissante (et cela inclut les babies-boomers qui rêvaient de changer le monde dans les années soixante, c'est là que c'est paradoxal !) qui se fiche comme de sa première chemise de la terre qu'elle laissera à ses petits-enfants (après moi le déluge, n'est-ce pas ? Eh bien cela va être réel, mais cela revêt une dimension philosophique sur laquelle, je ne m'attarderai pas... Je dirais quand même qu'il existe une population du Pacifique Sud dont la foi force le respect, parce qu'ils prennent au pied de la lettre la promesse divine de ne plus détruire la terre par les eaux... Je crois malheureusement qu'ils sont inconscients, mais je ne peux m'empêcher de les admirer !) Regardez la moyenne d'âge des candidats ! Cela fait peur ! Vous croyez que ces vieux birds sont concernés par la terre de 2050, vous ? Ils s'en moquent. Ils seront morts avant, c'est là le problème. Donc, ce que fait Nicolas Hulot, c'est de la gesticulation ni plus ni moins...
Edité Vendredi 10 novembre 2006 :18:00 par Lucterios
Bien entendu. L'ennui de l'écologie politique, c'est qu'elle ne tapera pas directement là où c'est le plus évident, parce que c'est là où ça fait le plus mal. Normalement, l'idée de démagogie écologiste, ou si on le dit avec moins d'amertume, de popularité écologiste, n'est pas crédible pour avoir des effets radicaux. Si l'on voulait taper directement dans les problèmes importants, par exemple, on diminuerait de façon drastique le trafic automobile, par la carotte et le bâton d'abord, puis si nécessaire par la coercition pure et dure. Ce faisant, ne laissant plus qu'aux services d'urgence le loisir d'utiliser l'auto comme ils veulent, et obligeant les autres d'une part à payer des impots renforcés pour remettre en place des transports en commun suffisants pour les emmener au boulot, les obligeant à payer plus cher leur alimentation en abandonnant les hypermarchés de banlieue, on diminuerait leur mobilité non indispensable, notamment leurs loisirs, on les obligerait à renoncer à certains éléments d'aisance et de confort. Et même si les transports en commun étaient devenus plus rapides, plus pratiques et extrèmement bon marché, mais obligatoires, les gens ne seraient pas content parce que symboliquement on leur enlèverait un libre-arbitre. De la même façon on pourrait exiger des gens qu'ils se fassent poser moins de climatiseurs domestiques, et qu'ils se prennent en main, quand il fait chaud, pour aller patienter dans les lieux publics climatisés. Enfin, constatant que l'usage de la montagne à des fins de loisirs est un facteur majeur de dégradation d'un milieu fragile, on pourrait le limiter de façon drastique et coller des amendes absolument monstrueuses au premier neuneu qui laisse trainer une canette de coca. Dans tous ces cas de figure, vous vous attaquez clairement et radicalement à un problème, mais vous ne pouvez pas le faire, sinon, les gens, oubliant leurs bons sentiments civiques et leur conviction écologiste de façade, vont commencer à rechigner, et vous aurez une floppée de: ouais c'est bien beau, mais moi je vais pas me mettre à... et si moi je dois faire ça... mais moi vous imaginez pas comme c'est dur...
Vous vous doutez bien que l'écologie politique ne tapera pas là-dedans, mais qu'en revanche elle pourra sortir un discours du progressif, du doux, du concerté.
Et en général, on peut user d'une rhétorique lamentable mais courante: "et vous, êtes vous prêt à..." - et là, devant le silence gené d'une grande partie de la foule, on n'a pas de mal à faire passer le coup du progressif et du concerté, qui en fait vise à ne pas trop défriser l'électeur.
Or ma démonstration par l'absurde cherche avant tout à appuyer l'idée selon laquelle il est peu rigoureux intellectuellement d'agiter le spectre menaçant de la crise environnementale et de vouloir être pédagogue plutôt qu'urgentiste. Dans l'absolu, soit on dit clairement que l'environnement, c'est une urgence, et on ne lésine pas, soit on évite de s'en vanter... Evidemment, c'est de la théorie, tout ça, pas de la pratique politique, dont l'aspect politicien est difficile à éviter...
Personnellement, j'aime de moins en moins l'expression "développement durable" parce qu'elle aussi consiste à ménager la chèvre et le chou, dans une certaine mesure.
Elle intègre l'idée de développement, qui dans le vocabulaire actuel, est fort différente de l'idée d'évolution ou de modification, puisqu'elle induit un plus, une progression accumulative. En somme, pour beaucoup de gens, le terme de développement durable revient à faire passer la pillule environnementale tout en ne remettant pas en cause le principe de croissance. Croissance démographique (les politiques de restrictions des naissances sont bien vues par les gens quand c'est autre-part que chez eux, et quand on le leur fait faire, ils les trouvent abusives), croissance économique et industrielle (les gens n'admettront jamais qu'on leur demande de renoncer à l'accroissement des richesses, de l'aisance et du niveau de vie), croissance spatiale (l'homme arrive à admettre, si ça fait bien, qu'on tente d'occuper mieux l'espace, mais au nom de sa qualité de vie, vous ne le ferez jamais admettre de ne plus consommer d'espace naturel).
Qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas un chantre des politiques radicales, de la décroissance, de l'autoritarisme, de la misanthropie. Seulement, je crois qu'il faut, avec toute la vigueur nécessaire, se garder des systématismes et notamment de celui que constitue la pensée consensuelle. Actuellement, l'expression développement durable semble être une formule magique synonyme de bien. Qu'on l'utilise, si l'on veut, mais à bon escient, c'est-à-dire en ayant conscience de ses limites, de ses implications et de son sens exact. Et non parce qu'elle est passe bien.
Après, comme le disaient Oresias et Kroco, il y a un pragmatisme. On est, dans la pratique, obligés d'en passer par des choses qui, sur le strict plan de la rigueur intellectuelles, sont des inexactitudes, voire des hypocrisies, voire du cynisme. D'accord, c'est vrai, c'est indubitable.
Mais ça n'empèche pas qu'on a le droit de le constater avec une infinie tristesse.

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