Moi j'ai fait l'acquisistion de deux des séries réputées (plus ou moins) de Miyazaki, à savoir "Conan" et le Sherlock Holmes canin, auquel le maître a en fait participé de façon assez distante, comme nous le disions, en VHS et donc en français, c'est bien malheureux. Le rythme de la langue japonaise, ainsi que ses sonorités, sont totalement différents des indolentes traductions proposées. L'existence de tout ce patrimoine en DVD justifiera probablement un investissement, même si, pour n'en rester qu'à cet auteur, les longs métrages sont prioritaires. Et pis, honte à moi, j'ai pratiquement pas de cinéma japonais chez moi en dehors de Miyazaki

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je n'avais pas encore répondu à ce topic, pour la simple raison que je n'avais encore vu aucun Miyazaki...
Pourquoi un "nippophile" comme moi n'en a-t-il pas encore vu ?
En fait, c'est parceque j'assimilais tout "animé" (dessin animé japonais) à toutes les "japoniaiseries" qui passent à la télé, et qui tiennent plutôt du "dessin inanimé" tant le nombre d'images par seconde est désespérément ridicule (il parait qu'ils sont en moyenne à 4 images par seconde, mais je suis sûr que c'est moins).
Mais je me suis rendu compte de mon erreur...
En effet, j'ai loué (par curiosité) "Le voyage de Chihiro". Et là, ce fut la révélation...
Désormais, je comprends pourquoi Hayao Miyazaki est surnommé le "Walt Disney japonais".
C'est sublime. J'ai vraiment adoré ce film, sur tous les plans (histoire, scénario, graphisme, technique...)
Dans la foulée, j'ai donc loué "Princesse Mononoké", et là, pareil.
Incroyable ! Comment j'ai pu passer aussi longtemps loin de ces chefs-d'oeuvre...
Maintenant je fais une cure de rattrappage. J'ai donc loué "Le château dans le ciel" et "Kiki la petite sorcière".
J'ai hâte de les regarder !
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Au fait, en parlant de Chihiro, il y avait un passage intraduisible du japonais vers les autres langues...
Il s'agit du moment où la sorcière "vole" le nom de Chihiro.
Lorsqu'elle signe, elle met 4 "kanjis". Deux pour son nom de famille (toujours en premier), mais j'ai oublié quel était son nom, et deux pour son prénom, donc Chihiro.
Ce dernier s'écrit
et c'est bien un prénom féminin, mais c'est aussi un mot qui signifie "grande profondeur" ou même "sans fond". Littéralement, il signifie "mille brasses".
Lorque la sorcière "vole" le nom, elle efface 3 des 4 kanjis de la signature, et laisse seulement le
. Elle dit ensuite "Désormais tu t'appelleras Sen".
Et effectivement, ce kanji quand il est tout seul se prononce "Sen" et il signifie "1000". Donc Chihiro a effectivement perdu son nom, et est devenue un numéro...
L'effet de la version originale a donc disparu dans les autres versions.
-Edité le: Mardi 14 juin 2005 à 16:17 par pnumekin-
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Quant à "Princesse Mononoké", j'ai remarqué que le titre original ("mononoke hime") est écrit
dans le générique. Donc seul "himé", qui signifie donc "princesse", est écrit avec un kanji. Le reste est en caractères "hiraganas" qui n'ont qu'une valeur phonétique.
Cependant, "mononoke" est bien un mot du dictionaire japonais, qui s'écrit
et qui est traduit par "spectre".
La Princesse Mononoké serait donc "Princesse des Spectres"...
A noter que littéralement, "mononoké" signifie "apparition d'objets" ou "le mystère des choses". Mais dans le dico c'est juste écrit "spectre"...
-Edité le: Mardi 14 juin 2005 à 16:40 par pnumekin-
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
En fait, ce que tu dis n'est pas si étonnant que ça, à mon sens; si jamais tu as été "nippophile" avant d'être cinéphile, il est probable que tu avais, contrairement au commun des mortels, une notion plus large de l'animation japonaise. Le public européen "moyen" n'en connait que deux aspects: les séries télévisées (qui comme chacun sait sont capables du meilleur comme du pire), et les rares longs métrages d'animation que l'on parvenait à voir.
Pour les cinéphiles ne s'intéressant pas particulièrement au Japon, l'arrivée des films de Miyazaki au cours de la dernière décennie a été le révélateur de la véritable nouvelle vague du genre. En quelque-sorte, il a été le Disney ou le Paul Grimault de la période contemporaine. Et comme ses prédécesseurs, il est un peu l'arbre qui cache la forêt: il symbolise l'animation contemporaine. Mais en popularisant le cinéma d'animation long métrage, il donne probablement envie au public d'en connaître plus, et de s'aventurer du côté de Brad Bird, Otomo, Takahata, Ocelot, Lasseter et autres Nick Park...
Comme, donc, pour le gros du public du cinéma, il n'y a longtemps eu que Miyazaki, sa renommée est immense. Pour les gens qui s'intéressent avant tout au Japon, effectivement ce n'est qu'un nom parmi d'autres. Il faut tomber dessus pour s'apercevoir qu'il s'agit d'un cinéaste de premier plan.
Je comprends aisément pourquoi tu le compares à Disney, en dehors du problème de la célébrité. Je parle évidemment de Disney lui-même, pas du studio Disney tel qu'il a évolué après la mort du maître, vers un cinéma consensuel et conventionnel dont même les qualités formelles sont parfois prises en défaut. Quand il a créé le long métrage d'animation, dans un climat de scepticisme généralisé, Blanche Neige a fait l'effet d'une bombe. On pouvait donc raconter des histoires et aboutir à un résultat confondant de beauté avec ce moyen que l'on croyait réservé au court métrage. Disney prouva que ses films n'étaient pas de gigantesques cartoons (genre par essence court).
Le parcours de Miyazaki est marqué par une recherche permanente de l'expression juste, qui l'a conduit sur le chemin du surréalisme. Disney aurait probablement emprunté un itinéraire comparable si la direction commerciale de son entreprise n'avait pas traîné des pieds. Disney avait conçu Fantasia comme un assemblage de films expérimentaux; il parvint à imposer un style onirique, pour la Ronde des heures, une imagerie préhistorique révolutionnaire pour le Sacre du Printemps, des métamorphoses spectaculaires, qui portent déjà certaines séquences de Chihiro en germe, pour L'apprenti sorcier, et un traitement abstrait de l'ouverture. Disney avait commandé un volet supplémentaire à Dali, qui ne put être achevé (il ne l'a été que très récemment, et l'actuelle direction du studio, en raison de sa politique actuelle, se fait tirer l'oreille pour le diffuser!). Miyazaki poursuit dans une certaine mesure l'esprit de recherche qui présidait à la carrière de Disney.
Là s'arrête la comparaison, dans la mesure où Disney, contrairement à une idée reçue, n'est pas un réalisateur, mais plutôt un directeur artistique et producteur inspiré. Disney ne fit en tant qu'animateur et réalisateur qu'une très brève carrière, puis se consacra à la direction de son studio. En tant qu'homme et que patron, l'individu est d'ailleurs assez contestable. Mais, en ce qu'il conduisait son studio d'une main de fer, il a manifesté un sens artistique de génie.
Enfin, Miyazaki doit sans doute beaucoup à Disney si l'on considère que l'un des pères fondateurs de l'école japonaise, Tezuka, était un inconditionnel de Disney, qu'il voulut imiter avant d'explorer des voies plus personnelles. Même si Miyazaki s'en démarque assez fortement, il est indirectement un héritier de Disney...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Effectivement, tu as vu juste : je m'intéresse au Japon dans sa globalité, et le cinéma n'en est qu'un des aspects. C'est pourquoi je ne m'étais pas encore penché sur le cas "Miyazaki"...
Mais maintenant c'est chose faite...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Je ne suis pas fan de culture japonaise. En fait je connais le japon uniquement par le cinéma (Kurosawa et tête, mais aussi Takeshi Kitano, Hideo Nakata, Norio Tsuruta) les dessins animés (Miyazaki et des centaines d’épisodes d’animes) et la littérature (j’avoue m’être limité à Kôji Suzuki et à quelques mangas).
Disons que je considère que le japon est désormais le pays du dessin animé. Aux états-unis, à part Pixar et quelques originaux, la production de dessin animés est désormais très restreinte et de bien piètre qualité. Je penses à Walt Disney qui va arrêter de produire des longs métrages destinés aux salles, à Dreamworks qui à liquidé son studio d’animation traditionnelle pour se consacrer sur le « tout image de synthèse », à Genndy Tartakovsky qui réalise des horreurs comme les Powerpuff Girls et dans une certaine mesure Clone Wars)…
Au japon on a le droit à des séries aux scénario complexe et adulte (Monster, Yugo négociateur), à des séries d’action, à des séries musicales, à des séries sur le sport, sur le jeu de Go etc... Bref le dessin animé n’y est pas synonyme de « film pensé pour les enfant » ni même de « film pensé pour pouvoir être regardé par les enfants ». N’importe quel scénario peut être envisagé comme une série animée.
-Edité le: Mardi 14 juin 2005 à 22:08 par koko-
L'autre fois, j'ai regardé un bout de Clone Wars. Diagnostic immédiat: les mentons et doigts carrés sont parfaitement symptomatiques du type de simplification graphique en vigueur dans l'automatisation de l'animation (par exemple, Hercule, ou l'Atlantide, de Disney). Je parle ici d'automatisation, c'est à dire moyen de se simplifier la tâche pour gagner des sous, et non animation par informatique au sens exact du terme. Les horreurs du genre Powerpuff-girls sont le degré supérieur de fumisterie dans ce domaine. Eh bien, accrochez vous à vos claviers: ensuite, on nous dit que ce style, c'est un style avant-gardiste, une inventivité graphique débridée, une modernité délirante. Seulement, quiconque connait un peu d'histoire du cinéma d'animation... Se rend compte qu'il s'agit seulement d'une fumisterie de plus.
Le japon, terre promise de l'animation? Probable, en tous cas, c'est là bas que se trouve Miyazaki, donc...
Les Etats-Unis sont une terre perdue pour l'animation depuis la fin du cartoon. L'agonie de ce dernier, depuis l'entrée en décadence du style UPA, fait peine à voir. Ensuite, quand on pense qu'il n'y avait plus que les productions télévisées genre Hanna et Barbera devenus producteurs de daube, et les longs métrages Disney post Walter Elias Disney...
Effectivement, maintenant, si l'on enlève le studio Pixar, la production se résume à peu. Récemment, la Warner a voulu renouer sous deux formes avec l'époque du cartoon: par des séries télé, et par une brève série de cartoons neufs. Ces derniers ne sont pas fameux. Les séries télé, en revanche, ont occasionnellement fait preuve d'un humour certain (Animaniacs, Good Idea/Bad Idea, Freakazoïd...) sans être du Chuck Jones... Mais même cette ère là est aussi révolue.
Sur le continent américain, seul le domaine du court métrage reste dynamique, et chacun sait que sa diffusion est modeste (le cartoon, justement, représente le seul cas de diffusion massive de courts...). De ce point de vue, l'ONF (Office National du Film au Canada) conserve son rôle de découvreur de talents et de conservatoire d'idées originales, mais son retentissement est bien moins important dans la période récente.
L'école française ne va pas très loin actuellement, faute d'une tête d'affiche comme Grimault, probablement, et c'est désormais Michel Ocelot qui doit faire office de chef de file. D'accord, Princes et Princesses est splendide et original, mais Kirikou, c'est pas le film du siècle non plus... On pourrait en dire autant de l'école russe, tout autant en sommeil... Evidemment, il reste partout des cinéastes inventifs, audacieux, qui exercent forcément dans l'ombre. Il manque probablement des locomotives pour emmener tout le cinéma d'animation européen et lui garantir une plus large audience. L'école des Gobelins fait toujours référence, mais si ses éleves ne trouvent à se vendre qu'aux productions télévisées...
Le cas Pixar et dans une moindre mesure le département animation de Dreamworks constituent une remarquable exception à la morosité ambiante. Ces studios au fonctionnement aussi collégial que ceux de l'âge d'or du cartoon sont en train de défricher de nouvelles voies pour le cinéma. Ils utilisent une technique novatrice et exigeante non pas pour se faciliter la tâche (au contraire), mais pour explorer de nouvelles solutions pour atteindre plus d'expressivité, plus de beauté formelle. Ce travail passionnant a donné naissance à des films talentueux et où la technique est d'une extraordinaire transparence.
Il ne serait pas étonnant que, pour la postérité, le cinéma d'animation des années 2000 soit dominé par deux studios et deux maîtres: Ghibli et Miyazaki, Pixar et Lasseter...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je dois dire que Miyaazaki me rend le gout du dessin animé.
Actuellement, j'ai tendance à faire un blocage anti : Disney et Pixar et cie.
Shrek doit être un des premier film de cette série que j'ai vu et j'ai adoré. Après il me semble que tous les autres sont des pâles copies, dans le sens ou la trame de l'histoire est toujours la même.
Pour les Disney c'est id.
Aujourd'hui, il faut un héros flanqué de 2 guignols qui font que des aneries. Il doit y avoir de l'humour dans tous les sens pour que ça plaise aux grands et aux petits.
Et bien moi ça m'énerve... Némo m'est sorti par les trous de nez, et depuis je n'ai plus regardé le "dernierdessinaniméàlamode".
Heureusement que Miyaazaki est là.
C'est un appel de fraicheur.
Les dessins sont magnifiques, les histoires intelligentes, tendres...
Je trouve que c'est un régal. Le plaisir qu'ils me donnent me font penser aux Disney de mon enfance.
Je trouve qu'on est dans un monde trop compliqué et superficiel... il faut rire, s'amuser à tout va, mais c'est un amusement préfabriqué qu'on nous impose.
Enfin, c'est mon avi... je pousse ici mon petit coup de geule... je ne sais pas si vous avez compris mais c'est pas grave !
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Non, effectivement, je te rejoins assez.
Quand on compare Miyazaki à Disney, c'est effectivement en tant que personnage, et créateur. On ne peut effectivement comparer les studios Ghibli et les sudios Disney.
Donc pour les longs métrages, les "Disney" s'arrêtent pour moi au "Livre de la Jungle" qui est le dernier sur lequel a travaillé ce vieux Walt...
A noter une exception notable avec "Le Roi Lion" qui est, à mon goût, le seul des récents Disney à être regardable.
Ceci dit, il plane une polémique autour de ce film.
En effet, je ne sais pas si vous avez vu le long métrage "Léo, roi de la Jungle", de Yoshio Takeuchi, sorti le 20 avril dernier, mais ce film est tiré du manga "Shônen" d'Osamu Tezuka, qui date de 1951, et dont une série télé a été adaptée en 1965, donc longtemps avant le film de Disney (de 1994).
Cependant, il y a de très (trop) grandes similitudes entre les deux oeuvres, ce qui fit l'objet de la polémique. Exemple: le lion japonais s'appelle Kimba, et l'américain s'appelle Simba...
Alors ceci explique peut-être cela... Pour faire un bon dessin animé, les américains s'inspirent maintenant des japonais...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Il y a eu polemique autour de 'Nemo' aussi - apparement l'histoire ressemblait beaucoup a un livre francais ("Pierrot le Poisson Clown", je crois) que l'auteur ne parvenait plus a vendre a cause de l'omnipresence du marketing de Disney. Je ne sais pas ou en est le proces.
Personnellement j'aime beaucoup les produits Pixar - ils me font generalement hurler de rire. Je prefere Miyazaki, mais n'est pas 'Sensei' qui veut, et il faut une sacree dose de talent pour raconter des histoires a la Miyazaki et en tirer un grand film plutot qu'un vague truc tres confus. Les gars de Pixar font du comique et le font tres bien, avec un grande qualite technique et une plus grande integrite artistique que celle de la plupart des studios americains. Moi, ca me va.
Mes colocataires, un couple de Californiens de Berkeley, ont parmis leurs amis un employe de Pixar. D'apres leurs histoires, c'est une compagnie qui veut faire des BONS films, pas juste des films qui vendent au maximum. Leurs artistes/programmeurs s'amusent en travaillant, et ils sont unanimes dans leurs mepris des studios Disney et de l'esprit marketing qui y regne.
Malheureusement, la premiere victime de cet esprit marketing, c'est l'imagination. Il faut rester dans les parametres etablis de succes probable, sinon, pas de film. Du coup, la plupart des produits Americains (et d'ailleurs, mais c'est plus flagrant aux USA) sont stereotypes (par exemple, la formule Heros/Sidekick-comique) et c'est bien dommage - la diversite est le sel de la vie.
L'autre fois, j'ai regardé un bout de Clone Wars. Diagnostic immédiat: les mentons et doigts carrés sont parfaitement symptomatiques du type de simplification graphique en vigueur dans l'automatisation de l'animation (par exemple, Hercule, ou l'Atlantide, de Disney). Je parle ici d'automatisation, c'est à dire moyen de se simplifier la tâche pour gagner des sous, et non animation par informatique au sens exact du terme. Les horreurs du genre Powerpuff-girls sont le degré supérieur de fumisterie dans ce domaine.
En effet ce niveau de fumisterie ultime est atteint par Genndy Tartakovsky responsable des 3 séries que voilà :

https://yokotsuno.fr/wp-content/uploads/album/uncategorized/clonewars.jp g" alt=" " />
(j’espère que vous ne serez pas trop blessé par tant de mochitude)
Notons qu’il est né en Russie. Mais ça n’inocente pas pour autant les américains qui lui filent des sous et même la licence Star Wars.
PS : Pour le cas du dessin animé français on peut tout de même signaler les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet qui était une bonne surprise.
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 13:48 par koko-
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 15:06 par koko-
Thalie: il y a un petit amalgame. Shrek est une émanation de la section animation du studio Dreamworks, équipe placée sous la direction inspirée d'Andrew Adamson et Victoria Jenson. Ce studio sort un film le mois prochain, d'ailleurs. Entre-temps, il s'est livré à un petit boulot un peu opportuniste pour un public ado ("gang de requins") qui ne porte pas trop à conséquence...
Le studio Pixar est un studio indépendant fondé par des artistes qui se sont émancipés de la maison Lucas. Il est dirigé par John Lasseter (je parle de direction pratique, car administrativement, le président en est Steve Jobs, l'informaticien). Il travaille souvent sur commande pour Disney, qui distribue les films, mais n'est pas directement sous l'influence du studio Disney entré en décadence. Qu'on apprécie ou non les procédés narratifs on ne peut plus classiques des films Pixar, il n'en reste pas moins qu'ils sont très loin des facilités graphiques, esthétiques et narratives des productions Disney. Personnellement, Nemo est probablement celui qui m'a le moins convaincu, et Les indestructibles mon préféré. Dans ce cas, l'association entre le studio Pixar et Brad Bird apporte vraiment un plus. Bird déroule avec un plaisir gourmand toutes les références possibles et imaginables, et se livre à une exploration ludique de tous les tics du film de genre, sans méchanceté mais sans complaisance.
Pour Chomet, oui bonne surprise... Même si c'est Le roi et l'oiseau tout juste sorti de restauration qui a servi d'événement de l'année...
Pour les horreurs... Ben ouais. Pauvre Russie. Certaines formes un peu carrées dans La reine des neiges étaient imputable à l'esthétique du temps, mais là, heu... Sans rire, les gars, arrêtez de nous prendre pour des poires, on sait très bien ce qu'il y a dessous...
PS . Ah tu as modifié? Le model-sheet du samouraï était pas mal non-plus, ça prouve au moins qu'ils en font...
-Edité le: Mercredi 15 juin 2005 à 14:06 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je dois dire Hallberg que maintenant je mélange un peu tous les studios.
Surtout qu'ils font tous à peu près pareil.
Un des dernier disney qui m'a bien plu aussi, c'est Mulan.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Surtout qu'ils font tous à peu près pareil.
Il y a quand même une sacré distance entre les Indestructibles de Brad Bird et Gang de Requins de Dreamworks (au niveau visuel c'est vrai qu'il y beaucoup de ressemblances pour le spectateur non-infographistes).
PS . Ah tu as modifié? Le model-sheet du samouraï était pas mal non-plus, ça prouve au moins qu'ils en font...
Je l'ai remis.
