On se demande au passage comment une jeune fille de 17 ans de l'ère edwardienne a pu lire Freud ? Moi, au départ, cette remarque m'avait bien fait rigoler, mais à la réflexion elle est totalement déplacée dans son contexte et anachronique.
Je me suis amusé dans mon bouquin, qui se passe en partie sur le Titanic, à évoquer le personnage d'une Anglaise de la gentry qui évoque sa passion pour la taille des roses, ennuyant tout le monde à table, mais je me suis bien gardé de faire intervenir une référence à Freud... En 1912, qui donc aurait fait le rapprochement ?
Malko, tu as fait une grande découverte, sans vouloir y apporter ton interprétation ? Tu te contredis et te ridiculises toi-même non ? Vas jusqu'au bout de ta démarche pour voir et tu comprendras peut-être pourquoi j'étais hilare quand j'ai découvert ton sujet !
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 15:22 par Lucterios-
c est dommage
j ai l impression que nos posts se croisent
j'ai parfois l'impression que ta devise est "je tape d'abord, je reflechis ensuite"
on peut evoquer Freud sans etre un débile profond et ne pas jurer que par lui non plus , m'enfin
cela dit tes propos sur la filiation d'Hergé et sur le chevalier de Haddoque sont tres justes
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
koko a écrit Je ne disais pas du mal de Freud mais de tous les rigolos croyant faire une analyse intelligente dès qu'ils voient un objet pointu ou un trou, une chose grand ou petite, un relief élancé ou un truc mou -
je n 'ai fait nul part une analyse, j'ai juste fait une enumeration
libre a chacun d'en penser ce qu'il veut
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
"Gut ! Allongez-vous sur le divan, Fraülein Yoko, je vous prie !
- Alors voilà docteur, l'autre jour j'ai fait un rêve très étrange. J'étais en compagnie de mes deux amis Vic et Pol et nous tournions une émission sur la spéléologie. Soudain, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais nous avons été emporté dans un tourbillon et aspirés dans un siphon.
- So !... Sehr Interessant ! Vous souvenez-vous de la suite ?
- Bien sûr, nous avons atterri brutalement sur une grille métallique et nous avons été accueillis par d'étranges personnages bleus... Ah oui, j'oubliais un détail : la caméra que tenait Pol était cassée.
- Hum ! Hum ! Je vous demande pardon, poursuivez, bitte schön !
- Après nous avons été entraînés à travers des grottes et nous avons emprunté un appareil étrange qui glissait dans un tube circulaire à travers un tunnel.
- Gut ! C'est tout ce dont vous vous souvenez ?
- Non ! Plus tard, nous sommes retournés chez ce peuple à la peau bleue. Nous avons encore utilisé cet appareil étrange et puis nous avons traversé d'étroits conduits aboutissant finalement à une grotte où poussaient des champignons géants.
- So ! Et encore ?
- C'est flou... Il y avait aussi des squelettes de dinosaures aux dents acérés et je me souviens que Pol s'est félicité qu'ils étaient tous morts. A la fin, nous avons émergé d'un puits dans la mer à bord d'une navette spatiale et une gigantesque colonne de gaz d'hydrocarbure est montée vers le ciel. La navette y a mis le feu et je me souviens que Pol filmait la scène...
- Ach ? Vous parlez beaucoup de Pol ? Vous l'aimez bien, n'est-ce pas ?
- Non, c'est seulement un ami. En fait je m'entends mieux avec Vic...
- Gut, c'est tout pour aujourd'hui ! Nous nous reverrons la semaine prochaine. Vous me devez 500 CHF !"
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 16:12 par Herr Doktor von Hohenheim-
alterius non sit qui suus esse potest
tes propos sur l'abscence de femmes ds Hergé sont parcellaires
L'abbé Wallez (père spirituel d'Hergé et son mentor) directeur du journal le XXe siecle voyait d'un BON oeil la création par Hergé d'une famille au complet ( et donc de femme ) , c 'est pourquoi George Rémi créa Joe, Zette et Joko mais comme il est difficile de faire vivre à tt le monde des aventures rocamboleslesque , l'auteur décida de se consacrer essentiellement à Tintin ( ex Totor , cp des hannetons, scout de son état)
De plus, je ne sais pas d'ou tu sors cette histoire d'homosexualité refoulée du capitaine, les spécialistes disent plutot que ce compagnon est surtout le complément de Tintin, il est l'enfant réel d'Hergé ( turbulent ) tout comme Tintin etait l'enfant révé (le bon petit scout) d'Hergé qui ne pouvait pas en avoir
Lucterios a écrit Pas de ma faute si j'ai fait mon service dans l'artillerie de marine !... Mais comme tu ne veux pas te livrer au petit exercice (pourtant intéressant et très pédagogique) proposé,
il te semble incompréhensensible que je sois tombé sur une constatation sans vouloir l'interpréter , qu'y puis-je?
ou alors tu veux me faire dire qq chose?
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 16:28 par malko10-
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
malko10 a écrit [quote=koko]Je ne disais pas du mal de Freud mais de tous les rigolos croyant faire une analyse intelligente dès qu'ils voient un objet pointu ou un trou, une chose grand ou petite, un relief élancé ou un truc mou -
je n 'ai fait nul part une analyse, j'ai juste fait une enumeration
libre a chacun d'en penser ce qu'il veut
Bon, ma réaction était démesurée (je suis allergique au freudisme vulgarisée, et les lieux communs mal assimilés m'insupportent).
Mais des grandes tours, des volcan et des canons ce sont des éléments courants dans un récits de SF ou d'action. Les lister est une chose, parler de symboles freudiens est autre chose.
Il n'y a rien détonant à trouver des tas de symboles freudiens dans une histoire prise au hasard car les symboles sont assez larges et vagues pour êtres vus partout. C'est un peu comme si tu disais "ce nuage ressemble à une meringue, ça ne peut pas être une coïncidence".
En bref ça n'avances à rien sinon à démontrer que ce sont des instruments inefficaces car donnant toujours le même résultat.
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 16:38 par koko-
Koko a écrit Bon, ma réaction était démesurée (je suis allergique au freudisme vulgarisée et les lieux communs mal assimilés m'insupportent).
Mais des grandes tours, des volcan et des canons ce sont des éléments courants dans un récits de SF ou d'action. Les lister est une chose, parler de symboles freudiens est autre chose.
tout va bien
je ne sais pas moi meme où cette discution ve nous mener, c'est ce qui fait le plaisir de nos échanges 
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 17:05 par malko10-
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
Hum, dans Jo, Zette et Jocko, il s'agit d'enfants. Le personnage est une petite fille. Tintin est un adolescent...
L'homosexualité refoulée du capitaine Haddock ? Bof, je ne sais plus où j'ai relevé cette interprétation tordue, peut-être chez Benoît Peeters qui cataloguait les parodies ?...
Bon, on continue les séances ! Ames sensibles s'abstenir !... Le docteur est un grand professionnel, mais parfois la thérapie implique des défoulements cathartiques de la part du patient !
"Comment allez-vous cette semaine, Fraülein Yoko ?
- Bien, docteur, mais j'ai fait un autre rêve tout aussi étrange que le précédent.
- Gut ! Mettez-vous à l'aise et racontez-moi cela !
- Donc, je me trouvais sur un fleuve avec mes amis Vic et Pol. Vic voulait que Pol aille à l'avant filmer un rocher, je crois qu'il s'agissait de la Lorelei, mais Pol s'attardait à l'arrière et cela énervait Vic...
- Ah, cela le contrariait ?... Mais pourquoi Pol s'obstinait-t-il à rester à la poupe du bateau ?
- A cause d'une fille, je crois qu'elle pleurait... Et tout à coup, elle s'est jetée dans le fleuve qui devait être le Rhin. Pol a plongé pour la secourir et m'a appelée à la rescousse. Nous l'avons ramenée à grand peine sur le pont. Elle s'est réveillée et s'est aperçue qu'elle était toute mouillée.
- Gut !... Mais continuez votre récit, bitte sehr !
- Je lui ai répondu que moi-aussi, j'étais trempée, enfin je ne me souviens plus si c'étaient mes termes exacts. Elle était groggy. Pol a fouillé dans son sac et a découvert un disque où elle figurait sur la pochette. Elle était organiste, vous savez ces grands instruments avec de longs tuyaux dont on tire des sons extatiques.
- Oui, Fraülein Yoko, je sais ce que c'est qu'un orgue ! Et vous étiez furieuse parce que Pol avait exploré le sac d'une inconnue ?
- Non, pourquoi cette question docteur ?
- Juste que cela aurait pu être assez indiscret de sa part non... Mais, pardonnez-moi, je vous ai interrompue.
- Il fallait bien que nous en apprenions plus sur cette fille, puisqu'elle était incapable d'articuler trois mots à cause d'une drogue qu'on lui avait fait absorber.
- Une drogue dites-vous ? Et c'est parce qu'elle était droguée qu'elle s'est précipitée dans le Rhin ?
- En partie ! En fait Pol avait pris une photo d'elle qui prouva qu'on l'avait poussée.
- Qui cela ?
- Un inconnu dont malheureusement le visage restait dissimulé.
- Bien, tout cela semble prometteur. Je commence à y voir plus clair dans mon diagnostic. La prochaine fois vous m'évoquerez votre enfance !"
alterius non sit qui suus esse potest
[quote=Lucterios]Hum, dans Jo, Zette et Jocko, il s'agit d'enfants. Le personnage est une petite fille. Tintin est un adolescent...
je faisais allusion à la maman de Joe et Zette , qui au meme titre que le papa ingenieur en aeronautique fait partie integrante du recit
le resultat n'etant pas une aussi bonne reussite que les aventures de Tintin, Hergé s'en détacha
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 17:12 par malko10-
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
Et alors ? Un père, une mère, quoi de plus normal dans l'univers d'un enfant ? Non, ce n'est pas cela qui est en cause ! Si tu prends la bande dessinée américaine des années trente quarante, la situation est toute autre. Dans Tarzan, dans Prince Valiant, par exemple il y a plein de jolies filles aux formes séduisantes, chose inacceptable dans un journal de l'après-guerre comme Tintin. En France, la loi sur la publication destinée à la jeunesse de 1949 a clairement introduit une censure. Dans "l'Affaire du collier", je crois, Jacobs s'est vu contraint de rhabiller les jambes d'une ballerine jugée trop osée et je ne parle même pas des ruses de Sioux employées par Jacques Martin pour ne pas risquer de dévoiler l'anatomie de sauvageonne dans les Proies du volcan, ni du moyen qu'il a trouvé à la fin pour court-circuiter la censure exercée par la rédaction du journal Tintin !
Alors, dans ces conditions, on comprend qu'Hergé ait refusé d'introduire le personnage d'une jeune femme séduisante dans sa série (je ne parle pas de l'image de la mère, n'est-ce pas ?)
Benoît Peeters a fait une analyse freudienne relativement intéressante des "Bijoux de la Castafiore"... Elle est justifiée par les allusions aux relations sentimentales entre le capitaine et la cantatrice. Maintenant, si tu fais du freudisme au bulldozer dans Yoko, c'est autre-chose. Le bon docteur commence à y voir plus clair dans son cas, mais il est tenu par le secret professionnel et ne livrera pas ici le rapport de son diagnostic !
Bon, maintenant que j'ai suffisamment charrié Malko avec son "kolossal titanesque psychanalysmus", on pourrait vaguement essayer de comprendre l'implication de l'introduction de personnages féminins séduisants dans une B.D. adolescente où la sexualité n'est pas abordée de part une volonté claire de son auteur. Mais on risque vaguement de se casser les dents!
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 17:41 par Lucterios-
Lucterios a écrit Alors, dans ces conditions, on comprend qu'Hergé ait refusé d'introduire le personnage d'une jeune femme séduisante dans sa série (je ne parle pas de l'image de la mère, n'est-ce pas ?)
je ne pense pas que c'est pas peur de la censure qu'Hergé se soit abstenu de faire paraitre des filles ds son oeuvre, je pense que c'est plus parce que Tintin est censé etre ado et parcequ'Hergé ne voulait pas s'encombrer d'une compagne pour son héros , comme chaque auteur d'ailleurs, car il est plus facile de faire courir le monde à un heros solitaire : Lucky Luke, Ric Hochet, Yoko,...
L'album des bijoux est le plus interessant et le plus inattendu de la serie, c'est tt d'abord un voyage immobile.
la pretendue relation castafiore/Haddock n'est qu'un leurre,
ds cet album, de la mere dont il est question.
Il y a tout un symbolisme avec les oiseaux , les miroirs et les bijoux qui sont autant de clés pour qui connait les relations familliales d'Hergé ( et les tumultes)
...Le patronyme du capitaine qui est sans cesse ecorché, comme un manque de reconnaissance tres revelateur...
...ensuite le bijoux , symbole evocateur, qui est parti ds un autre "nid" ...
...et le hiboux, incarnation de l'ancetre(?)illustre que l'on cache qui hante les greniers et se rapelle à la memoire...
si tu crois que ma theorie etait de dire qu il y a profusion de symbole freudiens uniquement pour palier au manque de "calins" ds la serie, tu te trompes totalement, mon propos est à mille lieux.
(et puis,Il y a un specialiste pour ça, sur ce forum)
je dis seulement qu il y a ds nos albums des symboles masculins ou feminins , paternels ou maternels qui ont PEUT ETRE une signification (ou pas) ( on peut aussi se tromper
)
De plus, les 24 Yoko sont tres bien comme il sont , avec le ton qu'ils ont et la tenue due a une publication pour la jeunesse de qualité de ce niveau.
Pour ceux qui veulent de l'erotique, ce n'est pas ça qui manque ds d'autres collections et sur d'autres supports
Non, mon propos est juste de dire que devant une telle profusion, il y a peut etre une raison, qui sait?
et pour repondre à Koko, bcp de BD de SF existent sans tours, etc...
De meme, bcp d'album de Yoko (la proie) en regorgent alors qu ils ne st pas SF, donc ces arguments ne tiennent pas
maintenant , je le repete je n'en fais pas une obsessions et j'ai bien conscience que la psychanalyse n'explique pas tout et n'est pas tjrs un critere pertinent, loin de là...je ne fais qu'explorer
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 18:42 par malko10-
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 18:43 par malko10-
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
"Très bien, Fraülein Yoko ! Comme convenu la semaine dernière, parlez-nous de votre enfance, bitte schön !
- Je suis née au Japon, quelques années après la guerre. Mon père était un géophysicien renommé qui s'intéressait aux typhons. Dans mon pays natal ils sont une calamité !
- Vous admiriez beaucoup votre père, n'est-ce pas ?
- Oui, mais il avait énormément de travail et je ne le voyais guère en dehors des repas familiaux dont le protocole était très strict. Ma mère était toute dévouée à mon père et je n'avais pas le droit de prendre la parole, sauf si on me questionnait. J'aurais pourtant aimé partager beaucoup de choses avec mon père. Déjà, dans mon jeune âge, les interrogations sur la science me passionnaient.
- Vous étiez brillante à l'école ?
- Oui !
- Et votre père était fier de vous ? Oui, mais il ne me le disait pas... Je crois qu'il aurait peut-être préféré avoir un garçon.
- Fort bien ! Vous parlez énormément de votre père, mais qu'en est-il de votre mère ?
- Ma mère était très prise par les affaires domestiques. Elle ne me prêtait pas non plus beaucoup d'attention. Plus tard j'ai appris qu'elle avait choisi mon nom d'après l'une de ses poupées. Sur le coup, cela m'a fait mal, mais j'ai compris. Ce serait trop long à vous expliquer.
- Très bien, donc, petite fille vous vous sentiez seule. Vous aviez de petits camarades de votre âge ?
- Assez peu ! En fait, mon enfance a été illuminée par la présence d'Aoki.
- L'un de vos amis ?
- Oui ! Il s'était réfugié au monastère bouddhiste près de chez moi où il travaillait comme jardinier. C'était un ancien kamikaze qui n'avait jamais pu accomplir sa mission et qui en était humilié à jamais. J'ai énormément appris à ses côtés. Puis j'ai grandi, j'ai achevé mes études et je suis partie en Europe pour y travailler comme électronicienne. C'est là que j'ai rencontré Pol et Vic.
- Enfin, vous sympathisiez avec des hommes de votre âge !...
- Oui, ils me sont d'un grand réconfort quand j'ai des idées noires, surtout Vic.
- Bien, pardonnez ma brusquerie, mais vos rapports avec Vic, par exemple, n'ont jamais dépassé la stricte amitié ?
- Oui, je ne me sens pas suffisamment sûre de moi ni de lui pour m'engager plus loin.
- Essayez de préciser votre pensée !
- Je ne sais pas... C'est un bon camarade, mais j'attends peut-être autre chose d'un homme.
- Quoi donc ?
- Qu'il soit fort et qu'il me protège peut-être ?
- Ce n'est pas le cas de Vic ?
- Oui et non, en fait, j'ai l'impression de jouer le rôle de l'homme dans toutes mes relations avec le sexe opposé.
- Bien, restons en là sur ce sujet, voulez-vous ! Continuez à me parler de votre famille. Elle est restée au Japon donc, j'imagine volontiers que vous les voyez assez rarement.
- C'est vrai, je n'y suis pas retournée depuis des années, sans doute à cause de la mort d'Aoki.
- Il faut vous faire à cette idée, Fraülein Yoko, on finira tous par mourir, surtout dans le cas de quelqu'un comme Aoki, qui j'imagine était âgé.
- Il aurait pu être mon grand-père, c'est vrai, mais ce n'est pas sa mort qui m'affecte le plus, ce sont les circonstances tragiques dans lesquelles elle s'est déroulée.
- Voulez-vous que nous en restions là, je vous sens perturbée.
- Non, il faut que cela sorte... Peut-être est-ce pour cela que je suis venue chez vous ?
- Gut ! Je vous écoute.
- On m'a rappelé un jour au Japon parce que mon père avait mis au point une bombe anti-typhons et qu'il s'était lancé dans un duel insensé avec Kazuky, lequel avait financé les expériences, et tout d'abord les bombes à créer des typhons mises au point par mon père pour étudier d'abord le phénomène. Il a tenté de se servir de moi pour humilier mon père et le tenir à sa merci. Mais aidée de Vic et de Pol, je me suis défendue. Je me suis échappée de la base sous-marine qui lui servait de refuge et, au passage, je lui ai saboté ses missiles avec un plaisir non dissimulé. Malheureusement, Kazuky avait créé un typhon gigantesque et, comme il avait dévié les missiles de mon père censés le calmer, le monstre était sorti de sa trajectoire et allait droit sur l'île de Kyushu. Il ne restait plus à mon père qu'un moyen pour détruire le typhon : une bombe atomique larguée par un petit avion. Il fallait utiliser un autre appareil pour placer une bombe au sommet de la tornade, afin de créer une surpression pour empêcher les radiations de se répandre dans l'atmosphère.
C'est Aoki qui devait piloter le premier appareil. Malgré l'opposition de Vic et les réticences de mon père, j'ai exigé de l'accompagner. Je dois préciser qu'il aurait été possible de piloter le deuxième avion en mode automatique ! C'est Aoki, finalement, qui a réclamé ma présence à ses côtés. J'ai largué ma bombe. Malheureusement, je n'ai pas réussi à éviter la mort tragique d'Aoki, dont l'avion avait rencontré une défaillance et qui s'est précipité avec sa bombe dans le coeur du vortex, sauvant ainsi le Japon au sacrifice de sa vie. J'étais choquée... C'est la voix de Vic qui m'a empêchée de pénétrer dans le nuage radioactif. Il m'a guidé jusqu'au point de récupération... et,... pardonnez-moi !
- Je comprends que cette histoire vous ait énormément affectée. J'espère que vous vous sentez mieux de me l'avoir racontée. Nous arrêtons la séance. Vous jugerez vous-même s'il convient de revenir me voir ou non."
-Edité le: Lundi 16 janvier 2006 à 18:53 par Herr Doktor von Hohenheim-
alterius non sit qui suus esse potest



