oula ...
tu sais qu avec des propos comme ça , tu n es pas loin de "le bruit et l odeur" et des clichés qui vont avec...
sais tu que 90% des familles "francaises" et "arabes" vivent en bon voisinnages et sans aucun problemes...
ah...evidemment , ce n est pas celles là que tu verras ds les medias mais c est pourtant l immense majorité
et tous ces gens là essayent comme toi d elever du mieux qu ils peuvent leurs enfants comme tout le monde, ds le calme et la serenité ds un environnement pas tjrs facile : et ramadan, paques, careme; noel ou 1er de l an (fete paienne ou religieuses)sont des fetes plus ou moins "bruyantes" mais comme j ai assisté a chacune d entres elles , je peux te dire que le but est de s amuser, echanger, partager
mais il est vrai que s interesser et aller vers l autre est un acte moins naturel que de se mefier de lui, dommage...
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
Je suis assez d'accord avec Luctérios sur ce coup là.^^
oui je sais
mais tu sais aussi qu en 2002 on nous a bassiné 107 ans avec la soi disant "insecurité"
les medias nous ont vendu de l insecurité à donf et ts les pov' vieux interrogés sur leur vote FN ont déclaré:
"ben oui j ai voté Jean marie, car vous savez...avec tout ce qu on voit à la télé..."
il y a eu une enquete la dessus dans "arret sur image", il a été prouvé que les medias ont fait des amalgames terribles entre insecurité et crimes crapuleux, notamment avec trois exemples qui ont été mis sur le dos de l insecurité alors qu il s agissait d acte isolés
- femme tuée à bezier(rapelles toi la manif:en fait c etait un reglement de cpt entre pegre locale, rien à voir avec insecurité)
-papa grievement blessé devant école(idem)
-le forcené du conseil general de "je ne sais plus où": Chirac a surencheri sur l insecurité alors que cela n avait strictement rien à voir...
ces 3 "coups" mediatiques ont reussi a faire basculer l opinion publique ds l idée que la France etait en danger
si tu ajoutes à cela le manque de mobilisation de l electorat du PS qui , au 1er tour, c est eparpillé sur du Besancenot ou du Arlette: tu as ton cocktail lepenniste
voilà, rien d autre: tactique electorale bien ficellée
et une fois au pouvoir, on "transforme" l insecurité en "insecurité ROUTIERE"
ah ah ah !!!
bien vu l aveugle,
nous n y avons vu que tu feu!
et la lutte contre le chomage ds tout ça : bof on verra plus tard.
et la police de proximité: quoi !pour faire augmenter les stats de plainte!surement pas , terminé!
en plus , ça tournera surement au profit du pouvoir qui dira" regardez moi ces salauds de pauvres!" elisez moi , je vais vous debarasser de cette racaille"
si au lieu de cela qq un reglait les 10 pb que j ai cité plus haut, je vote pour lui, gauche ou droite
et
je me sentirais deja mieux
-Edité le: Jeudi 17 novembre 2005 à 11:00 par malko10-
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
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Problème insoluble. Je ne suis pas politique pour avoir les bonnes idées et les politiques n'y connaissent rien aux problèmes des cités.
Lucterios a écrit Cages à poule ? Tu exagères ! Dans les années soixante, ces appartements étaient plutôt luxueux. A côté du deux-pièces cour en pisé dans les Aurès, c'est Versailles. On ne les a pas si mal accueillis.
Oui, bien sûr. Ça a été construit pour pallier le manque de logement en France à l'après-guerre.
On s'imaginait que tout le monde allait vivre là dedans, y compris les médecins, les avocats, etc. Bref, de la mixité sociale.
C'était vrai que c'était du luxe dans les années 60 où les salles de bains n'étaient pas encore courantes, et les bâtiments étaient relativement propres.
Conclusion : Les riches, pas bêtes, se sont aménagé le confort modernes dans des quartiers sympas.
Ces banlieues sont tenues à l'écart, mais en même temps, ce sont eux aussi qui se sont fait leur propre malheur, à dégrader toute infrastructure publique et en se plaignant que la dite infrastructure manque ensuite!
Ouais, zyva, on n'a pas de piscine, pas de gymnase, il n'y même pas de bus qui passent.
Mais la France a sa part de responsabilité dans tout ça, quand dans les années 60 à 80 on faisait venir des immigrés à tours de bras pour les faire travailler en usine parce qu'on manquait de main d'oeuvre.
Aujourd'hui, ces usines sont robotisées ou délocalisées.
Et que dire du rapprochement familial? Merci qui? Merci Giscard.
C'est donc facile de nettoyer au Kärsher les problèmes qu'on a soi-même créé.
Bref, oui, il y a un malaise réel, et on peut leur reprocher leurs agissements, je ne voudrais pas être à leur place non plus.
Le problème avec ces 'racailles', c'est qu'ils se sont mis en marge de la société et qu'ils ne sont plus insérables socialement, même si on leur offrait des conditions de vie "normales".
Moi, je suis favorable à la réouverture des maisons de correction, au rétablissement de la conscription, plus adaptée à remettre ces jeunes dans le droit chemin. Et pour les grand délinquants : la tôle ou la légion.
Bref, il faut utiliser des moyens de réinsertion sociale forts, et arrêter les mesurettes du "dialogue social" ou convois de CRS qui ne sont que des solutions temporaires.
Le rapport de force ne peut que dégrader la situation, et j'ai pas envie que ça ressemble à l'Israël ici.
Enfin, le jeu des médias télé est toujours aussi mauvais, le JT servant de spot publicitaire gratuit à tous ces délinquants, sans aucune remise en question de leur rôle.
"Les médias n'ont pas d'influence sur ce qui s'est passé" comme ils disent à chaque fois. Bien sûr, et les spots de pubs entre les émissions, c'est pour combler la vacuité de leurs programmes?

hum les maisons de correction, les chatiments corporels, je ne suis pas sur que ce soit opportun
la legion?
tout cela sant le souffre et les camps de reeducation
je prefere education, police de proximité et relance economique
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le mot "racaille" me fait penser un peu à "chienlit" utilisé par Degaulle en 68
-Edité le: Mercredi 23 novembre 2005 à 10:23 par malko10-
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Sur les ZUP et autres merveilles de l'urbanisme: certes, quand ça a été construit (en série, car c'est là la grande affaire de l'époque, construire en série pour résorber la crise du logement de l'après-guerre, ou plutôt, la crise trop peu considérée avant et pendant la guerre), certes, ça correspondait à des normes de confort élevées. Ces logements avaient tous les sanitaires privatifs, une isolation convenable, une superficie importante, et j'en passe. D'accord. Cependant, même à cette époque, ils étaient éminemment contestables, et furent contestés - contestation peu entendue dans le "politiquement correct" de l'époque. D'une part, les qualités architecturales et techniques de ces immeubles étaient en vérité bien pauvres, pas systématiquement, mais assez souvent. Leur longévité n'était pas tellement considérée, puisque c'est leur capacité à être construits en série, rapidement, qui prévallait. D'autre part et surtout, à mon avis, ces logements sociaux, ces "zones", sont l'application de la Charte d'Athènes, des principes de l'architecture du "mouvement moderne" et des idées de Le Corbusier, perçu dans l'après-guerre comme une sorte de Dieu de l'architecture. En cette époque où l'on avait réfléchit à l'opportunité de couvrir la Seine par une autoroute géante, on croyait dur comme fer à plusieurs principes:
- l'automobile généralisée - dès lors, inutile de prévoir des transports en commun. Les nouveaux quartiers, habités par des populations modestes qui ne tarderaient pas à accéder à l'auto devenue enfin populaire. Pas besoin de planifier un truc couteux genre ligne de chemin de fer, il suffit de mettre un bus en attendant que tout le monde, même les enfants, ait sa voiture.
- la spécialisation fonctionnelle des espaces. Activités, loisirs, logement, devaient se séparer et occuper chacun des zones spécialisées. L'automobile devait d'ailleurs résoudre (sic) tous les problèmes de migrations pendulaires engendrées. Aux plus modestes, on proposait les grands ensembles, leur laissant le temps de mettre de l'argent de côté pour passer à l'autre modèle dominant, le lotissement pavillonnaire géant, autre magnifique exemple de spécialisation sociale et fonctionnelle.
- la ségrégation sociale: classes laborieuses, classes dangereuses. Ce slogan issu du XIXe siècle semble déplacé ici, et c'est pourtant vrai: le mouvement moderne, réputé "progressiste", entérinait sans trop de difficulté le principe d'éloignement des couches populaires des centres des villes. Ajoutons qu'il subsiste dans ce mouvement des relents d'idéologie hygiéniste - l'on comprendra dès lors que mettre les "pauvres" dehors, c'était bien pour eux. Dans les ZUP autrefois perdues en plein champ, ils auraient de l'air pur, de quoi faire de l'exercice (oui, celà fait très très longtemps qu'on propose le muscle comme principal dérivatif au "pauvre", pour qu'il ne fasse pas trop de vagues et s'initie à la virile camaraderie du sport...); et enfin, on les éloignait fondamentalement de ce lieu de tentation et de perdition qu'est la ville.
Aujourd'hui, comme on le constate par l'inertie des formes architecturales dans le logement, on n'est pas totalement sorti du corbusianisme, alors même que certaines de ses valeurs (voir ci-dessus) sont désormais obsolètes. Il ne faut pas s'étonner si, même encore aujourd'hui, il n'est pas toujours bienvenu de rappeler certaines choses. Certains errements des pouvoirs publics, comme les villes nouvelles par exemple, sont bien plus récents que le seul problème de la crise de l'après-guerre. Donc on nous parlera encore longtemps de "restructurer", de "reconstruire les quartiers sur eux-mêmes", etc, sans que l'appareil politico-médiatique n'ait assez souvent le courrage de remettre en cause tout cet attirail historique et idéologique qui préside depuis des décénnies à l'extention urbaine. Celà laisse largement de quoi assimiler la part de ceux qui pestent contre les "clapiers" à des gauchistes peu nuancés - car ceux-là remettent en cause tout le mécanisme, et en dépit du peu de nuance de leur propos, ils sont une contre-opinion indispensable.
Pour ma part, je suis un inconditionnel de l'urbanisme haussmannien dans ses principes. Dans les années 1950, on pensait pouvoir s'en passer - associé, par son style esthétique, au passéïsme Second-Empire, et par son mode de mise en valeur économique, à la bourgeoisie. L'haussmannisme est une mixité sociale. L'immeuble haussmannien est une superposition de logements de prix étagé. Plus c'est bas et près de la rue, plus c'est cher. La conservation des coeurs d'ilots, dans Paris, a permis la subsistance de populations plus modestes que celle des façades en pierre de taille, de petits ateliers, etc. Le seul gros reproche, actuellement, est conjoncturel. L'habitat hausmannien nous a légué cette grande quantité de chambres de bonnes. Avec la disparition de la domesticité, elles auraient dû être abandonnées, ou reconverties en grands appartements, en ateliers d'artistes... Mais, avec la situation actuelle du marché, les propriétaires préfèrent conserver ces petites chambres inconfortables et parfois insalubres pour les louer à prix d'or, soit comme pied-à-terre d'appoint des personnes aisées, soit comme logement principal des plus fragiles.
Seulement, l'hausmannien, ben la façade en pierre de taille, c'est trop chic pour du logement, surtout si dans ce logement, on n'a pas que des riches. Donc on en transforme en bureaux à tour de bras.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Oresias, je suis d'accord avec le besoin d'arrêter les frais débiles et les tentatives d'achat de la paix sociale, et sur la nécessité d'un sérieux et d'une rigueur. Je ne suis pas contre le retour d'une certaine sévérité à l'égard des délinquants et de ceux qui sont tellement sortis de la sociabilité normale qu'ils ont la force et la violence pour seul repère.
Je pense néanmoins qu'il faut des moyens modernes et attentifs pour le faire. Entres autres je suis totalement sceptique vis-à-vis de la conscription.
La conscription, du moins telle qu'elle était pratiquée en France jusqu'à la fin du XXe siècle, était vantée comme un modèle d'intégration sociale remettant tout le monde à égalité sous l'uniforme, et en plus, l'armée vous apprenait à lire et vous faisait passer le permis de conduire, et vous initiait à la discipline et au respect. Dont acte. Maintenant, il faut aussi voir ce qu'il y a dessous. La conscription est l'affirmation d'un idéal de société virile, d'endurcissement, de rite de passage à l'age adulte par un traitement d'une certaine rudesse; c'est le lieu où on apprend à serrer les dents, où "l'homme" apprend à ne pas chialer quand on l'engueule, s'initie à la grosse rigolade, à l'humour pas fin, à la vie au grand air et au code d'honneur bourru et gueulard du bidasse. Voici des valeurs qui ont vécu. Je ne crois plus qu'on puisse avoir ça, aujourd'hui, comme point de repère. Vous allez me dire, tout ceci est une caricature très grossière, ben oui: mais le modèle de l'armée intégratrice en est une autre, et avouez qu'il y a un peu des deux dans la réalité. D'ailleurs, la conscription, pour les classes ouvrières traditionnelles où l'ascention sociale par l'éducation est encore la valeur dominante et la vie du foyer le point de repère, la conscription est soit une épreuve, soit une perte de temps, soit un déchirement; pour les classes aristocratiques traditionnelles, la conscription est une sorte de rite d'honneur confortant des traditions martiales et des valeurs. Donc, bon, pour la généralisation de la fonction d'intégration, on repassera.
Donc la conscription comme elle se pratiquait, non-merci. Rappelons que le principe d'honneur et de hiérarchie, autant que l'endurcissement viril et autres conneries, les jeunes déboussolés des banlieues les ont déjà, sauf que c'est à l'intérieur d'un cadre illégal et brutal. Donc franchement, quand bien-même ce serait pour la bonne cause, on ne va quand-même pas encourager ce côté-là.
Il en est un peu de même dans le cadre pénitenciaire, même s'il n'est évidemment pas question de s'en passer - ce sur quoi il faut concentrer l'attention, c'est sur le fait qu'il ne faut pas que le lieu de détention devienne le lieu des solidarités de milieu. La prison conventionnelle, il est de notoriété publique que c'est le lieu où le petit délinquant qui a fait une erreur de parcours rencontre le délinquant endurci et peut subir son influence - c'est aussi le lieu où celui qui a fait une erreur de parcours mais n'est pas un "dur" s'en prend plein la gueule. Soit il écope du coup, dans les faits, d'une peine excessive (car c'est à la réclusion que le juge le condamne, pas à avoir peur de des gens); soit il s'endurcit et ressort avec moins de scrupules qu'il y est entré. Il en est de même, mais avec moins d'enjeux, dans les structures spécialisés genre maisons de correction et autres, à savoir qu'il faut veiller à ce que la mise en communautés de petits durs ne devienne pas, une fois sortis, la source d'une solidarité clanique.
Donc, bon, moi, ce que j'attends beaucoup plus des pouvoirs publics, ce n'est pas caricaturalement la remise en route pure et simple des "bons vieux" trucs de la période post-révolutionnaire, genre conscription. Au contraire, je pense qu'il nous faut modifier nos procédures, et notamment les conditions d'accueil dans le milieu carcéral, pour y faire passer en priorité le travail d'éducation. Il me semble que celà passe également énormément par la responsabilisation des familles, et je ne verrais pas d'un mauvais oeil qu'on les oblige désormais à être partie prenante, et très active, du processus de réïntégration des délinquants. Et par pitié qu'on utilise les méthodes "à la dure" avec les irrécupérables, pas avec tout le monde sans distinction, que ce soit dans le cours normal de la vie (cas de la conscription) ou dans la correction des erreurs.
Malko: Racaille, moi ça me semble éloigné du contexte dans lequel De Gaulle avait parlé de Chienlit. Parce que dans ce cas, il y a un renversement de valeurs. Racaille, chez les intéressés, c'est récupéré et repris à leur compte, et du coup, chez eux, ce n'est plus un défaut - même, c'est presque un compliment, ou au moins un signe de reconnaissance. Il en ressort qu'appliquer aujourd'hui ce terme, c'est presque "parler jeune", c'est presque aussi peu efficace et judicieux que d'user d'euphémismes (incivilité pour délinquence, quartiers difficiles pour zones de non-droit, économie parallèle pour trafic, etc). Pour mesurer cette inversion des valeurs au sein du langage, on sait par exemple que se balancer des noms d'oiseaux équivaut à se taper sur l'épaule amicalement. Alors, on est bien loin, au fond, de la force qu'avait l'expression de De Gaulle.

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L'urbanisme hausmannien ? Je veux bien oui... Mais les quartiers centraux de Paris sont devenus inabordables, dans le genre 100 000 € pour une chambre de bonne de moins de 10 m2. On s'est fichu dedans avec les villes nouvelles et le R.E.R., à qui la faute ? L'attractivité du centre de Paris est trop importante et la pression immobilière en Ile de France démentielle. Le Corbusier avait vaguement prévu de résoudre le problème avec ses tours dans le Marais et ses autoroutes. Au lieu de cela il y a des centres culturels et des appartements pour artistes bohême-chic. Bon moi je préfère les hôtels XVIIIe aux tours du milieu du XXe s.. On les a relégués en banlieue... L'urbanisme hausmanien ne pouvait pas répondre aux problèmes de notre temps.
Maintenant comparer le mot de De Gaulle à propos de la chienlie de mai 68 avec les dérives verbales actuelles, cela me fait bien rigoler. On a l'impression que certains nostalgiques de 68 font la révolution par personnes interposées. Mai 68 a détruit un certain nombre de valeurs propres à aider une société à se perpétuer comme celle de l'autorité. A présent, on s'étonne qu'il y ait des problèmes. Je ne sais pas si le service militaire les résoudrait. J'en doute un peu. C'est trop grave. Mais ces voyous ne doivent pas trop tirer sur la corde. Il faudra bien trouver une solution pour les calmer. Il est inadmissible qu'ils fassent régner la terreur pendant un mois ainsi sans encourir d'autres sanctions que d'être interpelés et d'être finalement relâchés faute de place dans les prisons.
c est vrai aussi.
pour pour "chienlit", le parallele avec 68 s arrete là
Je voulais faire remarquer que cela a été un mot malheureux qui a bcp fait couler d encre, et qui a été repris et utilisé contre l interessé comme cela fut pour Degaulle à l epoque
la consription?
difficile de retourner en arriere : ça a été arreté car il ne servait à rien et coutait cher . De plus, il ne beneficiait PAS à tt le monde car les filles en etaient exclues ( la chance...) , bcp d etudiants (dont moi) s arrangeaient pour ne pas le faire et j ai entendu dire de la part de militaires que les maghrebins etaient "invités" à ne pas faire leur service ( ces propos n engagent que moi) dans l interet de leur "santé"( en gros, ils etaient -souvent- tabassés)
De ttes façon, notre cher président nous a concocté un nouveau truc mi service/ mi emploi jeune , à voir.
sinon, ce que je reproche aux logements hausmanniens c est que la cuisine ( où la bonne faisait la popote ) est à 3km du salon donc c est pas tip top pour les aperos ou les diners de nos jours ( c est l inverse des cuisines americaines de nos jours)
enfin, je cherche des docs sur leCorbusier car son travail m interesse mais je connais depuis peu: je sais qu il a concu une ville au Bresil ( Brasilia???) et j ai vu sur arte un doc sur la cité du soleil à Nantes qui m a impressionné
pour conclure
oui ces grandes barres ttes moches etaient peu etre confortables pour l epoque mais elles forment un excellent terreau pour l integrisme et la misere aujourd hui et je suis bien content de les voir se faire detruire peu à peu
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Totalement, mais dans Mai 68, je lis aussi le fait que la société française, historiquement, a pris l'habitude de considérer la révolution comme une valeur. Par révolution, je n'entends pas les valeurs de liberté individuelle ou l'idée de mise à mort d'une éventuelle dictature; je veux dire, le fait de considérer que faire passer ses idées par le coup de force plutôt que par le droit est une normalité et une légitimité. Voilà un faux principe qui, pour le coup, facilite l'amalgame et rend difficile le dicernement. Dans 1968, les deux ou trois idées recevables sont noyées au milieu des abus. Au lieu de réfléchir à la façon dont une autorité devenue routinière, coercitive et répétitive au lieu d'être l'expression d'une légitimité (étatique, parentale...) pouvait redevenir l'exercice intelligent et nécessaire de l'autorité, on a tout foutu par terre en s'imaginant que de faire table rase et de tout reconstruire de zéro en passant par la force et la période de n'importe-quoi qui suit permettrait de faire mieux que la génération d'avant - c'est là, et cette opinion ne regarde que moi, la tare fondamentale de cette "culture révolutionnaire". De là, également, l'idée française qu'il faut forcer le dialogue (cas des conflits sociaux), parce que personne ne tient plus le dialogue pour naturel: les uns attendent d'y être forcés, les autres sont habitués à lutter pour l'obtenir. L'énormité imbécile de ces gens qui prétendent que les violences des banlieues sont "un mode d'expression" de la détresse et qu'elles peuvent déboucher sur quelque-chose de constructif, est finalement une sorte d'avatar encore plus débile que d'ordinaire de la période post-1968 (et si j'osais, au risque de me faire descendre, post 1789).
L'urbanisme hausmannien, attention, je l'évoque non dans son acception "figée" consistant en un parc immobilier existant, mais dans ses conceptions globales, et notamment (comme dans le cas de l'urbanisation des quartiers neufs du XIXe), dans le principe de continuité urbaine, de mixité sociale et fonctionnelle, et dans l'échelle de densité qu'il propose. En somme, si au lieu des tours en banlieue, mais aussi des tours en centre-ville, on avait proposé une extension continue de la ville à un niveau de densité conventionnel, par le phénomène habituel de l'absorbtion des faubourgs, on aurait probablement évité quelques soucis. Au demeurant, on n'est pas obligé de construire en pierre de taille, avec des plafonds de 4m, des cheminées en marbre et des statues de maîtres pour respecter les principes fondamentaux de l'urbanisme hausmannien. On peut du reste le faire en architecture contemporaine à condition de ne pas commettre de contre-sens. Enfin bon, je dis ça, mais pas cher et de bon goût, actuellement, c'est de la science-fiction, on dirait.
Quant à l'inaccessibilité du parc existant... c'est conjoncturel, ça ne remet pas en cause les typologies de l'espace urbain... Les prix des centres sont spéculatifs, mais aussi, ils sont victimes de la débile idéologie de spécialisation. Comme on a prétendu qu'il fallait mettre des bureaux dans les centres-villes et en virer habitants et commerces de proximité...
La mixité sociale... bien sûr il faut en retenir le principe, et réviser notamment à l'échelle du corps social actuel les modalités de la mixité sociale d'autrefois. Il n'en reste pas moins que dans deux cas, d'une part les quartiers à forte minorité immigrée mais insérés dans le tissu urbain conventionnel, et d'autre part les lieux de vraie mixité (sociale, ethnique, etc) sont des lieux qui fonctionnent globalement mieux que les lieux de relégation. Même les quartiers les plus chauds de Paris intra-muros engendrent moins de violence que la grande banlieue.

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Brasilia n'a pas été construite par Le Corbusier mais par un autre maniaque mégalomane nommé Oscar Niemeyer !
Pour ce qui est du Paris hausmannienn déjà à l'époque, on se plaignait de voir disparaître les vieux quartiers contre des immeubles modernes à l'américaine. Mais justement, c'est cette conception américaine de l'urbanisme qui a fini par l'emporter. L'habitat dans le centre de Paris est de plus en plus marginalisé, à part pour les plus riches comme à Manhattan. Il y a des ghettos et les classes moyennes habitent dans de lointaines banlieues dans de petits pavillons.
L'extension de l'habitat hausmannien dans les faubourgs, cela avait de toutes façons ses limites. Je ne sais pas si cela aurait réglé le problème, mais cela allait à l'encontre de l'histoire de l'architecture au XXe s., alors on est passé à côté. Mais quand on voit à quoi on a échappé, finalement : des tours partout avec tous les problèmes que l'on imagine. Alors, après la loi Malraux de 1963, je crois, on a décidé de renoncer à l'extension de l'habitat en hauteur. Enfin, en principe (il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé dans le XIIIe ou sur le quai de Javel) et on a commencé à proposer l'alternative des villes nouvelles reliées au centre-ville par un moyen de transport rapide. On a même pensé un temps à étendre l'agglomération jusqu'à Rouen ou à Orléans. Elle aurait été desservie par l'aérotrain. Nouvel échec ! Alors on a inventé les métropoles d'équilibre pour compenser le poids de la capitale par rapport aux grandes villes de province (cf graphisme de Cristaller) et on a conçu le T.G.V.. Mais l'aménagement du territoire reste boîteux et les problèmes de chômage et d'intégration cristallisent le maintien des ghettos. En fait , je ne suis pas sûr que l'urbanisme puisse arriver à résoudre tous ces problèmes !
-Edité le: Mercredi 23 novembre 2005 à 17:15 par Lucterios-
merci , tu m as appris des trucs
(Malraux n a pas que crée l'obligation de nettoyer les façades!)
mais sinon, bien evdemment l'urbanisme n'est pas la seule cause: j'en ai cité une dizaine plus haut
la cause principale des violences est avant tout le CHOMAGE...
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