Qu'est-ce qui n'est pas clair cehel2? La différence entre "Permet" et "Prédit", ou la description des trous noirs? Ne fais pas que dire que tu ne comprends pas : demande, précise!
En ce qui concerne les mystères dans l'espace infini, je crois que, de toutes les branches de la physique, c'est justement celle qu'on étudie depuis le plus longtemps qui en recèle le plus : l'astronomie! En effet, on sait depuis la nuit des temps (d'ailleurs, la nuit c'est le bon moment pour faire de l'astronomie) qu'il y a des choses qu'on ne voit pas dans cet espace infini. On s'était dit
"Bon! Il y a des planètes autour des étoiles, c'est normal qu'on ne voit pas tout. Puis quelques poussières de ci de là... Mais c'est quant même une quantité presque négligeable. Deux ou trois pourcent tout au plus!"
Et voilà que les galaxies, qui sont gouvernées par la gravitation, laquelle indique la masse totale de la galaxie, ne se comportent pas, mais pas du tout comme si la masse qu'on ne voit pas n'était pas si négligeable que ça après tout. En effet, elles nous indiquent que la masse qu'on ne voit pas représente quatre-vingt quinze pourcent de la masse de l'Univers! Et que cette masse est faite d'une matière et d'une énergie qui nous sont complètement inconnues! 
Bref, qu'avec toutes nos recherches et nos élucubrations, nous avons réussi à connaître seulement 5% de l'Univers OBSERVABLE. (Sans parler de ce que nous ne pouvons pas observer...
)
Avis aux amateurs de mystère!

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
J'ai compris l'essentiel de ce que tu as écrit... Ne t'inquiète pas !
---
Je voulais te poser cette question Petite Fleur (ou Emmanuelle ou Rom): à quelle distance de la terre se trouve le premier trou noir ? Et combien y en a t-il de recensés ?
Edité Mardi 22 avril 2008 :20:00 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Le plus proche? Là, tu entres plus dans le domaine d'Anne-Emmanuelle. À moins que Rom ou Fung...?
Mais j'ai déjà lu une hypothèse prétendant que les électrons qui tournent autour des atomes seraient des miniminimini trous noirs... Si c'est vrai, le plus proche, tu l'aurais dans ton corps!!!
Quant à combien, là c'est plus facile! Si tu as lu les posts précédents, tu te rappelles peut-être qu'il y en a au moins un au centre de chaque galaxie. En plus de milliers d'autres dans chaque galaxie venant de supernovae et autres petits joujous pour astronomes Alors disons ...quelques milliers de milliards.
Je te laisse le soin de les répertorier et de les nommer 
cehel3, cehel4, cehel5...
...
cehel2,820, cehel2,821...
...
cehel87,476,149,092, cehel87,476,149,093...

Edité Mercredi 23 avril 2008 :02:14 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Y aurait-il d'autres mondes abritant des formes de vie ? Où en sont les travaux des chercheurs dans ce domaine ? 
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Oui.
On sait qu'il y en a au moins un : Mars.
Mais c'est une vie déjà bien connue : des bactéries importées là par nos sondes spatiales. 
Les chercheurs en exobiologie font aussi de l'oeil au satellite Europe de Jupiter.

En effet, il y a de l'eau liquide sur... pardon : DANS Europe (ou Europa). En effet, c'est presque une planète d'eau! De fait, l'eau liquide est cachée sous un épais manteau de glace solide (il fait quant même un peu froid par là : environ -160 au Soleil!) L'eau est maintenue liquide, croit-on, par la chaleur dégagée par des effets de marée dus à la puissante gravitation de Jupiter.
Des images comme cette superbe photo de la sonde étasunienne Galileo indiquent des fractures dans cet épais manteau de glace. Plusieurs indices indiquent que des régions délimitées entre ces fractures ont bougé (et parfois tourné) et se sont resoudées par le froid. Un peu comme les plaques ici sur Terre, et pour la même raison : elles reposent sur un fond liquide et sont soumises à de puissantes forces à cause des marées. Ici, le liquide est le magma (comme dans "La forge de Vulcain") ; là bas c'est de l'eau liquide. Au centre de cette eau liquide, il y aurait un noyeau rocheux. Ceci est indiqué par les mouvements d'Europe qui est trop massif pour n'avoir que de l'eau.
Or, de l'eau liquide en contact avec des rochers, peut-être à une température passablement élevée (ça veut dire entre 0 et 20 degrés ou peut-être plus, ce qui est très chaud si loin du Soleil), ça permet des espoirs qu'il se développe une chimie du carbone. Et de là, peut-être de la vie...?
Si tu lis l'anglais, tu peux en savoir plus sur ce site de la Nasa.
Un autre endroit soupçonné de pouvoir abriter la vie est Encelade, un satellite de Saturne. La sonde Cassini a capté, à contre-jour du Soleil, des émanations s'en échappant.

L'analyse spectrale de ces "fumées" a montré que c'est de la vapeur d'eau! Eh oui : notre bonne vieille "aqua simplex"! Il y a donc de l'eau liquide aussi non pas sur, mais "dans" Endelade! Or, Encelade est nettement plus dense qu'Europe : cette eau a donc certainement de très grandes surfaces en contact avec des rochers, rendant très possible (certains diront "probable") une chimie du carbone.
Ailleurs que dans notre système solaire, on a trouvé certaines petites planètes, grosseur Terre ou à peu près (par la méthode spectrométrique expliquée en page 1 de ce sujet par Anne-Emmanuelle) situées dans la "zone habitable" de leur étoile, mais c'est tout ce qu'on en sait.
Mais ici, une sérieuse réflexion s'impose quant à la méthodologie : l'Homme est indécrotablement anthropocentrique! Nous avons défini "habitable" selon NOS critères, enfin ceux de notre planète. Or, il est intéressant de noter que, selon ces critères, Europe et Encelade (surtout Encelade) sont situés loin hors de la "zone habitable" du Soleil. On avait simplement oublié que d'autres mécanismes que la seule chaleur de l'étoile peuvent rendre une planète (ou ici, un satellite) "habitable".
Quant à savoir s'il y a quelque part une vie "intelligente", à ma connaissance on n'en a jamais trouvé. Nulle part. Pas même dans notre système solaire.
Ou, comme le disent Calvin et Hoobles dans ce dessin humoristique :
"La meilleure preuve qu'il existe une vie intelligente quelque part est qu'ils n'ont jamais essayé de nous contacter!"
(Note : les photos d'Europe et d'Encelade sont jointes ici conformément aux droits consentis par APOD et la NASA déjà cités.)
Edité Mercredi 23 avril 2008 :11:26 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Petite Fleur a écrit
Quant à savoir s'il y a quelque part une vie "intelligente", à ma connaissance on n'en a jamais trouvé. Nulle part. Pas même dans notre système solaire.Edité Mercredi 23 avril 2008 :11:26 par Petite Fleur
Oui... et c'est triste ! Mais je connais qq qui a rencontré des habitants hautement civilisés... et c'est ...
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Tu parles de lui?
(Cette belle peinture est de Kevin Daniel)
Edité Mercredi 23 avril 2008 :20:58 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Ben non (quoique très belle la photo)... c'est YOKO !
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Bon... Désolée par ma longue absence... Me voilà prête à éclairer votre lanterne sur la détection des exoplanètes alors que les étoiles sont soumises à des modifications du meme ordre de grandeur.
Déjà, Petite Fleur, il n'y a pas de problème avec la rotation de l'étoile, quelle que soit l'inclinaison de son axe de rotation par rapport à la Terre. Enfin, tant qu'il n'y a pas de tache sur sa surface !
Donc pour une étoile sans tache, quand on réalise son spectre, on somme la vitesse en chacun de ses points. Donc si une partie de l'étoile s'éloigne de nous, l'autre se rapproche, et on a donc une somme nulle pour la rotation de l'étoile.
Ensuite on a le problème de l'activité de l'étoile. Pour la spectroscopie, on se concentre surtout sur les étoiles de faible activité. En effet, l'activité intrinsèque des étoiles est un problème. Cela crée une trop grosse erreur dans les mesures, il faut en faire plein pour moyenner et avoir un résultat potable. Et surtout, quand on fait deux mesures successives, qu'il n'y a aucune planète, et qu'on trouve quand même une variation de la vitesse radiale... Ça devient aberrant et on ne peut rien en tirer.
Donc intéressons-nous aux étoiles de faible activité intrinsèque. Des étoiles de type solaire par exemple, bien stables, pas en fin de vie, pas trop chaudes. Ces étoiles ont une activité magnétique qui engendre des "taches solaires" à leur surface. Ce sont des zones où la température est plus faible de quelques centaines de degrés (le Soleil a une température d'environ 5700°c à sa surface) et donc ces régions brillent moins, sont moins lumineuses et nous apparaient, par contraste, noires.

Ce petit schéma (fait sous Word pour mon rapport de stage... oui j'aime bien word pour les schémas) explique le problème de la rotation des étoiles. En effet, cette région sombre renvoie moins de lumière. Donc la valeur de vitesse radiale de ces points n'est pas additionnée au total de la vitesse radiale de l'étoile. Et on a donc une valeur non nulle pour l'étoile ! Cette tache tournant, on peut croire qu'il y a une planète devant l'étoile. Surtout que certaines taches solaires font plusieurs fois le tour avant de disparaître.
En général, on complète les informations spectroscopies avec des valeurs photométriques : on mesure la luminosité de l'étoile pour déterminer si une tache passe ou non. Ça permet de lever pas mal de doutes.
Actuellement, pour les étoiles de faible activité, on estime que la variabilité intrinsèque est inférieire à 1 m/s... Sachant que dans cette valeur, il y a encore sans doute des petites planètes qu'on est actuellement incapables de détecter et qui engendrent des variations considérées comme faisant partie de l'étoile.
On pourrait peut-etre descendre à 0,5 m/s... C'est cette valeur que j'ai essayé de déterminer au cours de mon stage, et elle est vitale : en effet, actuellement le meilleur spectrographe, HARPS, peut atteindre 1 m/s, mais il faut d'excellentes conditions. Des projets de spectrographes encore plus précis sont en cours, mais il faut des sous pour les construire... Et personne ne donnera ces sous si on ne connais pas la valeur limite que l'on peut atteindre ! Si cette valeur était de 2 m/s, ça ne servirait à rien de construire des spectrographes plus précis...
Les formes qui différencient les êtres importent peu, si leurs pensées s'unissent pour bâtir un univers.
Bonjour Anne-Emmanuelle. Et merci pour cette réponse. Cependant, elle me suscite quelques doutes...
Déjà, Petite Fleur, il n'y a pas de problème avec la rotation de l'étoile, quelle que soit l'inclinaison de son axe de rotation par rapport à la Terre.
...
Donc pour une étoile sans tache, quand on réalise son spectre, on somme la vitesse en chacun de ses points. Donc si une partie de l'étoile s'éloigne de nous, l'autre se rapproche, et on a donc une somme nulle pour la rotation de l'étoile.
Si on somme les VITESSES, je suis d'accord. Mais comment??? À partir de son spectre? Là, ça devient problématique. Je mentionnais dans un post précédent que, si nous ne sommes pas dans l'axe de rotation, certains rayons de l'étoile sont décalés vers le rouge et d'autres vers le bleu.

Ceci aura comme effet d'élargir et de diluer les raies spectrales. Qu'arrive t-il si on somme les ondes de l'étoile dans une bande étroite, comme celle d'une raie? Dans une bande étroite, les ondes se rapprochent beaucoup d'une sinusoïde. Or ici, serait-ce une sinusoïde? Je crois que non. En effet, on somme des sinusoïdes de fréquences différentes, même si elles sont peu différentes. On aura des battements.
À titre d'essai purement illustratif, j'ai reconstruit approximativement l'onde percue dans une bande très étroite dans l'illustration que tu nous a donnée. J'ai choisi cinq points illustrés par les X bleus ci-dessous :

J'ai supposé, comme tu le suggères, une étoile sans tache. Pour fins d'illustration, et à cause des limites de mon ordinateur (je n'ai pas un Hypercube ni un Cray), j'ai supposé un décalage de fréquence de 5% et de 2,5% relativement à la fréquence centrale. Je sais que ceci est fortement exagéré et qu'aucune étoile ne tourne aussi vite (elle partirait en morceaux bien avant!). Cependant, même si cette étude est quantitativement non valide, elle demeure qualitativement valable pour le raisonnement suivant. J'ai tenu compte du fait que la quantité de lumière par surface est moindre sur les côtés qu'au centre. Ici aussi j'ai exagéré pour fins d'illustrations, supposant que l'éclat au centre est de 100% (la référence, quoi), aux bords de 50% et aux points intermédiaires de 75%.
Prenons donc les ondes suivantes :

L'onde venant de la zone centrale est en vert, les ondes décalées vers le rouge (les X à droite sur le dessin de l'étoile) sont rouge et brun ; les décalées vers le bleu sont cyan et bleu. (J'ai créé une série pas mal plus longue mais j'en illustre ici que le début pour que les ondes soient visibles séparément). Puis j'ai sommé ces ondes : les battements apparaissent très clairement :

Dur dur d'avoir des raies précises avec ça! Or, comment, sans raies précises, pouvez-vous déceler un mouvement de 1 mètre par seconde??? Je sais que l'exemple que j'apporte ici est trivial, n'a pas assez d'échantillons, a trop de décalage de fréquences et trop d'écart. Mais je n'ai pas un ordinateur qui me permettrait de créer et traiter une série de plus et moins 0,01% sur 1000 échantillons et 10 millions de cycles, ce qui serait plus réaliste. Cependant, ceci illustre quant même le problème.
Ce post se veut une question, et non une critique, Anne-Emmanuelle. En effet, des sites comme ceux de HARPS, l'ESO, APOD et autres affirment déceler un mouvement de 1 mètre par seconde. Le but de mon post n'est donc pas de les contredire, mais d'exprimer qu'il y a quelque chose que je ne comprends pas et pourquoi, et demander "Comment est-ce possible malgré l'effet de diffusion des raies causé par le phénomène que j'ai mentionné ici?".
Ceci rend encore plus évidente la nécessité que tu soulignes de choisir de préférence une étoile de faible activité et très stable.
Autre sujet : j'aimerais aussi lire tes commentaires sur ce que je mentionnais à cehel2 à l'effet qu'on cherche des possibilités de vie dans les autres systèmes dans la "zone habitable", mais qu'on parle très peu de possibilités hors de cette zone, comme ça semble être le cas pour Europe et Encelade...
Edité Lundi 28 avril 2008 :01:30 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Ah... J'avoue que je n'avais pas pensé à l'élargissement des raies. J'avais "sommé" les vitesses et pas les photons. J'imagine que, les raies étant si fines (presque des dirac), on peut considérer qu'on a un simple élargissement et pas de battement visible. Bon, en plus on cherche les raies à une certaine profondeur, donc on élimine les petits machins perturbants, battements comme pollution lumineuse provenant de la Terre.
Enfin, je ne m'était pas penché sur la question parce que le problème des taches stellaires est déjà assez embêtant... et comme on (c'est-à-dire le premier découvreur d'une exoplanète... j'imagine qu'il sait comment ça marche...) m'avait dit que ça marchait, je n'étais pas allée plus loin !
Bon, la zone habitable... On pourrait en effet imaginer que des organismes survivent en dehors de la zone habitable, sous des conditions bien particulières. En réalité, ce qu'il faut pour l'éclosion de la vie, c'est de l'eau liquide. Parce que c'est la molécule la plus légère (excepté de dihygrogène), qu'elle réagit bien avec les métaux, le carbone, et qu'elle a tout ce qu'il faut pour favoriser la vie.
Pourquoi le carbone ? Je pense que c'est parce qu'il est plus léger et plus présent que le silicium dans l'univers. Il y en a plus, donc il y a plus de chance qu'il soit utilisé, pour des propriétés semblables de réactivité avec les autres atomes.
Donc il faut de l'eau liquide... Et la définition de la zone habitable, c'est que l'eau liquide peut exister en surface des planètes situées dans cette zone (si l'atmosphère est assez épaisse pour qu'elle reste liquide bien sur). Donc l'apparition de la vie est bien plus probable dans cette zone, sur une planète tellurique (faite de roche donc) et pas trop petite (sinon l'atmosphère n'est pas retenue, comme sur Mars qui est en bordure "froide" de la zone habitable du Soleil).
La Terre est au centre de cette zone, Vénus est légèrement trop proche du coté "chaud". Elle aurait été plus petite, elle aurait retenu moins d'atmosphère, et donc l'effet de serre ne se serait sans doute pas emballé (il y fait 480° à la surface nuit et jour). L'eau aurait éventuellement pu exister là aussi.
En ce qui concerne les satellites des géantes gazeuses, et tout particulièrement Europe (pour Jupiter), Titan (pour Saturne), Triton pour Neptune, on peut avoir des doutes.
Titan a visiblement du liquide à sa surface... mais en fait c'est du méthane. C'est aussi une molécule très légère, et qui est produite par une activité biologique en grande partie (sinon il se détruit en peu de temps), donc on aurait pu avoir des doutes sur une présence biologique. Pour l'instant, on n'a rien vu, mais en même temps on n'a pas été forer le sol, il faut trop froid (-150°) en surface et la sonde est morte peu de temps après son atterissage.
Triton... Il est plus gros que Pluton, ça pourrait être un objet transneptunien (tous les corps de quelques centaines de km de diamètre au-delà de Neptune) au même titre que Pluton, mais capturé. Il a une atmosphère, mais on n'a jamais été voir. Et puis il doit y faire sacrément froid...
Ensuite, il reste Europe, la boule de glace. Qui dit glace en surface dit grande pression et donc probablement eau liquide en dessous. Et qui dit grande pression dit aussi que c'est plus chaud que les -150° de Titan. Donc pourquoi pas une activité biologique en dessous... Bon, on n'a jamais été voir, et en tout cas il n'y a rien en surface ! Mais la présence de vie y est sans doute bien plus probable que sur Mars aujourd'hui ! (Oui, pas hier... parce qu'hier il y avait de l'eau liquide sur mars, et donc peut-être de la vie, meme si on n'a encore rien trouvé)
Revenons aux exoplanètes... Les télescopes gagnent en précision, et on commence à prévoir des télescopes qui permettront d'occulter l'étoile afin d'essayer de voir la planète "en vrai" et pas seulement de la détecter via les mouvements ou la luminosité variable de l'étoile. faire un coronographe donc, mais pour une petite étoile... Il faut être très très précis, afin de cacher l'étoile sans cacher la planète qui est très près !
Mais ceci ouvre de nouvelles perspectives :
- photographier une exoplanète : ça c'est juste pour le fun, pour dire qu'on l'a fait, parce que ça n'apporte pas grand chose, vu la crotte de mouche que ça sera sur l'image...
- essayer de calculer sa magnitude par photométrie : on connait son orbite, sa masse... on pourra essayer de savoir de quoi elle est faite ! Eh oui, si on sait comment elle réfléchit, on pourra déterminer son albédo (le pourcentage de réflexion de sa surface), les longueurs d'ondes émises... la température aussii, en infra-rouge.
- et enfin la spectrométrie... En réalisant la spectrométrie d'une planète, on observe d'abord le spectre de son étoile (puisqu'une planète réfléchit la lumière de son étoile) mais on pourra aussi observer la signature de son atmosphère. Pour cela il faudra aller dans l'espace. En effet, une étoile n'émet pas de H2O, ni d'O2. Une planète qui a une atmosphère viable, si. Sauf que l'atmosphère terrestre émet aussi du dioxygène et de l'eau... Donc il faudra s'affranchir de l'atmosphère terrestre pour ces mesures. Actuellement, tous les spectres enregistrés sur Terre comprennent une signature en O2 et en eau. Si on veut observer une planète très loin, il va falloir éviter ce "défaut" des spectres !
Avec davantage de temps et de moyens, on pourra ainsi observer vraiment toutes les composantes d'une atmosphère et déterminer si oui ou non il y a une activité biologique qui dégage de l'oxygène.
Les formes qui différencient les êtres importent peu, si leurs pensées s'unissent pour bâtir un univers.
Devant tant de connaissance, on peut que s'incliner. Je vous ai bien (mais lentement) suivi...
Pour ma part, je voudrais savoir si la vitesse de la lumière est dépassable. Bien enfoui dans les recoins de ma mémoire, je me souviens d'un texte de science fiction (ne me demandez pas l'auteur, je l'ignore)où l'on parlait de la vitesse de la pensée ! Qui doit être bien supérieure à celle de la lumière... Quid des deux ?
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Bonjour Anne-Emmanuelle
Il y a des points que je ne comprends pas dans ton post. Celui-ci par exemple :
J'avais "sommé" les vitesses et pas les photons.
Comment peux-tu sommer les vitesses sans les connaître précisément? (En effet, pour mesurer un écart de 1M/s dans une étoile qui s'éloigne ou se rapproche à plusieurs kM/s, on doit connaître la vitesse assez précisément!) Et comment peux-tu connaître la vitesse précisément autrement que par spectrométrie? Dans un post précédent, tu mentionnais
on observe un petit déplacement périodique de l'empalcement des raies sur le spectre autour d'un plus grand déplacement.
Ceci n'est possible que si les raies sont TRÈS fines! Or, dans mon post sur les battements, je suggère mathématiquement (enfin, par les formes d'ondes) qu'elles ne le seront pas tellement! Or toi tu affirmes
presque des dirac
Là, je demande à voir! Car pour moi, il est clair que les raies seront élargies par la rotation de l'étoile, même la plus calme! C'est pas beaucoup, un mètre par seconde!
et pas de battement visible
Bin... on ne verrait pas des battements! Mais si tu fais l'analyse de Fourier d'une onde qui a des battements, tu trouveras plusieurs fréquences. Or ceci devrait doubler, tripler etc. les raies. Car, à tout prendre, un spectrographe fait une analyse de Fourier (pas mathématiquement, mais par étalement des longueurs d'onde).
Bon, en plus on cherche les raies à une certaine profondeur
De quelle "profondeur" parles-tu?
faire un coronographe donc, mais pour une petite étoile... Il faut être très très précis
En effet!!!!!! J'admets que là, ça me dépasse! La plupart des étoiles apparaissent encore (enfin je crois) comme des points géométriques dans les plus puissants télescopes (sauf les plus proches) et le seul "diamètre" qu'on peut mesurer est celui causé par la diffraction! 
Bref, tout ça ce sont des questions, Anne-Emmanuelle, et surtout pas l'expression d'une incrédulité. J'admets que certains points que tu mentionnes me dépassent, et je demande pour comprendre.
Bonjour cehel2.
Tu demandes
la vitesse de la pensée ! Qui doit être bien supérieure à celle de la lumière... Quid des deux ?
Ici, il y a quiproquo sur le sens du mot "vitesse". Tiens : si je pense à un quasar éloigné de 10 milliards d'années-lumière, cela signifie t-il que ma pensé a parcouru cette distance en quelques secondes? Pas du tout : elle n'a parcouru que quelques millimètres! En effet, je pense à ce quasar parce qu'un "processeur" (pour employer une analogie entre le cerveau et un ordinateur) est allé chercher le souvenir de ce quasar dans ma mémoire. Ça me prendra donc à peu près le même temps pour penser à la tasse de café qui est à côté de moi qu'à ce quasar. On peut parler de la "vitesse de la pensée" comme on parle de la "vitesse" d'un ordinateur : c'est à dire combien de temps ça lui prend pour effectuer une opération, et non pour aller d'un point à un autre.
Par contre, la vitesse de la lumière est bel et bien le temps que ça lui prend pour passer d'un point à un autre. Elle se calcule en kilomètres par seconde, et non en opérations par seconde.
Donc, le mot "vitesse" n'a absolument pas le même sens dans les deux expressions! On ne doit pas comparer des carottes avec des éléphants.
je voudrais savoir si la vitesse de la lumière est dépassable.
La Relativité postule qu'elle n'est pas "franchissable". Et non que rien ne va plus vite que la vitesse de la lumière. En effet, selon une interprétation rigoureuse, elle "permet" (et non "prédit") que des particules aillent plus vite que c. ("c" est l'expression mathématique de la vitesse de la lumière. "c" pour "constante".) Mais alors, elles ne pourraient pas être ralenties à une vitesse moindre que c. Bref, la vitesse de la lumière ne serait pas "franchissable" et non "pas dépassable".
Dans les années '50 à '70, plusieurs chercheurs se sont penchés sur cette question des particules allant plus vite que c, qu'ils ont appelées des tachyons (du grec tachys, un coureur très rapide ou, en anglais, un "sprinter"). L'existence des tachyons avait d'abord été postulée par le physicien Sommerfeld. Cette étude n'était que mathématique et théorique, car jamais un tachyon n'a été observé. Et pour cause : selon les travaux d'un chercheur italien qui est devenu célèbre pour ces travaux, si on observait le passage d'un tachyon allant, disons, de gauche à droite à 2c (deux fois la vitesse de la lumière), on verrait un baryon allant de droite à gauche allant à la vitesse de 1/2 c. Dur dur alors de dire si c'est un tachyon ou un baryon!
(Le nom de ce chercheur était Macaroni. En effet, Macaroni est un nom de famille italien. C'est le nom, entre autres, de l'inventeur du ...macaroni! Ce qui a fait qu'il existe maintenant des produits commerciaux qui s'appellent tachyon, comme une sauce pour accompagner le macaroni...
)
Cependant, il est démontré qu'un tachyon ne peut transporter une information. Selon les travaux de Macaroni et al, un tachyon pourrait transporter de l'information, mais seulement celle recueillie d'autres particules également plus rapides que la lumière, et les échanger seulement avec elles. Ce qui coupe net l'espoir de communications plus rapides que c ou les déplacements supra-luminiques (ou "FTL": Faster Than Light).
Si tu le désires, tu peux avoir plus d'informations en cliquant ici.
Il y a plusieurs autres sites qui en parlent, que tu peux trouver en tapant tachyon sur le moteur de recherche Ethicle ou sur Google. Certains se contredisent...
Alors bonne chance! 
Edité Mardi 29 avril 2008 :17:30 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Dans le tome 6 (les 3 soleils de Vinéa) aux pages 10 à 13, Yoko et ses accolytes voyagent dans une navette intergalactique. Cette dernière est un module glissant dans un tube. Il est entourée d'ondes imperméables à la lumière. Cette navette doit aller plus vite que la lumière... Un tel système est t-il rééllement faisable ?
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Pas présentement, du moins pour nous en tout cas.
Roger semble être au courant de la chose puisqu'il fait émettre une objection à Vic à l'effet que, selon la Relativité, il est impossible de franchir la vitesse c (la vitesse de la lumière). C'est alors que Kâny explique que c'est possible dans ce tunnel artificiel parce qu'il entouré d'ondes cylindriques imperméables à la lumière, supposément empêchant toute référence au monde extérieur. Ceci implique que la navette ne pourrait donc pas "savoir" qu'elle franchit c et AUCUN instrument à bord ne pourrait ni connaître sa vitesse ni communiquer avec le monde extérieur. Euh... ceci implique aussi une contradiction avec la réponse de Khâny à la question de Yoko à savoir
Yoko a écrit Qu'arrive t-il si une étoile traverse le tunnel?
à quoi Khâny répond
Khâny a écrit L'ordinateur de bord calcule la vitesse pour que nous ne soyons pas là à ce moment
(Je cite ceci de mémloire : il se peut que les citations ne soient pas tout à fait exactes)
Malheureusement, selon nos connaissances actuelles, l'ordinateur de bord ne pourrait pas savoir si quelque chose va pénétrer dans le tunnel, ni calculer la vitesse pour éviter une collision puisqu'il ne peut connaître la vitesse de la navette par rapport au monde extérieur. Mais admettons deux choses :
1) ceci est en regard de NOS connaissances actuelles, et non celles des Vinéens qui semblent bien en avance sur nous, et
2) Roger n'est pas essentiellement un physicien mais, pour cet album, un auteur de science-fiction. Je trouve absolument remarquable, venant d'un auteur de S-F, d'apporter ce détail. D'autant plus que cet album date de 1976, et les inégalités de John Bell (qui peuvent être reliées à ce sujet), parues en 1965, n'étaient alors connues que de quelques chercheurs dans des milieux universitaires très dédiés, et n'ont été confirmées que plus tard, suite à des recherches conduites par Alain Aspect, Philipe Granger et André Ducasse entre 1976 et 1982. Je crois que, si cet album avait été complété, disons vers 1985 ou plus tard, Roger n'aurait pas inclu ce détail. Personnellement, je suis très impressionné qu'il y ait pensé et ce, en 1976!!!!! Quand on compare à tant d'autres oeuvres de SF (oui, incluant les plus connues comme Star Trek) qui ont fait des erreurs bien plus flagrantes, je suis vraiment impressionné!!! 
Les études dont je parle portent sur un phénomène très étrange, qui "semble" contredire le postulat de la Relativité à l'effet que c est infranchissable : l'existence de particules intriquées en physique quantique. Ces particules, liées par une naissance commune (des jumelles, quoi), ont des particularités décrites par des équations qui n'incluent ni l'espace ni le temps, mais simplement l'état de ces particules. (Un peu comme si je disais que j'ai deux chandails de la même couleur. Pas besoin de savoir où ils sont ni l'heure qu'il est pour dire ça.) Ces équations suggèrent que certaines de leurs paticularités sont semblables. Point.
C'est là qu'Einstein s'est objecté. Il a mentionné
Albert Einstein, traduit par Petite Fleur a écrit Ces équations disent que ces particularités SONT semblables. En tout temps. Ceci est impossible. En effet, supposons que deux particules intriquées soient très distantes l'une de l'autre (des années-lumière). Et supposons que, sur Terre, un expérimentateur agisse sur une de deux de façon à modifier une des particularités intriquées. Puisqu'aucune information ne peut se transmettre plus vite que c, il se passera un temps avant que l'autre "soit informée" des changements faits sur sa soeur. Pendant ce temps, d'un point de vue simultané, elles ne sont pas semblables. Ceci contredit ces équations et indique qu'il y manque quelque chose.
(Ce ne sont pas les propos exacts d'Einstein, qui les avait exprimés dans un langage plus technique et mathématique. J'ai traduit ici dans un but de vulgarisation, essayant de demeurer fidèle à la pensée d'Einstein, du moins à ce que j'en ai compris.)
C'est un peu comme si, dans l'exemple des chandails que je donnais plus haut, si un des chandails est sur Terre et l'autre est loin, porté par un ami à qui je l'ai prêté à la condition qu'il respecte que les deux chandails doivent TOUJOURS être semblables. Disons que cet ami est sur le satellite vinéen qui tourne autour de Saturne pour demeurer dans le contexte de "Les trois soleils". Disons qu'ici, je teins mon chandail d'une autre couleur. Même si mon ami respecte notre entente, ça prendra plusieurs heures avant qu'il le sache et teigne aussi l'autre chandail car Saturne est à plusieurs heures-lumière de la Terre. Pendant ce temps, les deux chandails ne sont pas de la même couleur... Donc, pour être rigoureux, je devrais non pas dire que "Mes deux chandails SONT de la même couleur", mais "Mes deux chandails sont de la même couleur dans la limite de temps impliquée par la vitesse de la lumière". Ce que ne font pas les équations qui décrivent les particules intriquées. D'où la remarque d'Einstein.
Or ces équations avaient été élaborées de façon rigoureuse à partir d'autres bien prouvées, et il était mathématiquement impossible d'y trouver une erreur. Un peu comme les équations suivantes :
Équation 1 (qu'on admet comme vraie) : 7 + 2 = 9
Équation 2 (qui découle de la première) : 9 - 2 = 7
Si on admet la première comme vraie, dur dur de trouver une erreur dans la deuxième!!!
Donc, les équations décrivant les particules intriquées découlaient de la même façon d'équations prouvées. Et ces équations "prédisent" bel et bien (et non seulement "permettent") que les deux particules intriquées ont les même propriétés intricables. Point. Aucune mention de temps ni d'espace. Ceci, comme tu le vois, mène à un paradoxe. Paradoxe qu'Einstein souligna dans une publication rédigée conjointement avec deux autres physiciens, Poldovsky et Rosen, et connu depuis sous le nom de "Paradoxe EPR" (les initiales des auteurs).
Ceci demeura le centre d'une polémique entre les deux clans : ceux qui soutenaient que ces équations sont irréprochables et ceux qui soutenaient que ce qu'elles affirment est impossible. Un mathématicien féru de physique, John Bell, partisan de leur impossibilité, se lança dans une étude extrêmement serrée des implications et conséquences possibles de ces équations. Et il démontra que, si elles étaient vraies, certaines limites théoriques devaient être dépassées. Il publia le résultat de ses recherches en 1964 et ça devint le "Théorème de Bell". Or... SURPRISE!!! Plusieurs faits expérimentalement prouvés DÉPASSENT effectivement les limites de Bell! 
Ceci suggérait fortement que ces équations étaient exactes et même ...réelles! (Eh oui : l'autre chandail changerait de couleur immédiatement, sans attendre le temps que la lumière voyage de la Terre à Saturne.) Des années plus tard, des expériences conduites sous la direction d'Alain Aspect entre 1971 et 1976 (puis perfectionnés jusqu'à la fin des années '80) et dédiées à résoudre expérimentalement le paradoxe EPR, prouvèrent expérimentalement la prédiction de la simultanéité des propriétés intriquées, peu importe la distance qui sépare les deux particules!
C'est un bouleversement majeur en physique. Et en philosophie des sciences. Plusieurs inepties ont été publiées suite aux travaux de Bell et d'Aspect, remettant en question la loi de causalité, la création de l'Univers par Dieu, la loi du karma, les voyages hors du corps et autres domaines plus ésotériques que scientifiques. Mais, hors de ces aberrations, il demeure indéniable que ce fut un choc majeur pour la science et pour la philosophie!
L'intrication quantique permettra t-elle un jour des voyages plus vite que la lumière? NON!!! Ce ne serait pas des "voyages" au sens propre du terme, mais des "téléportations". C'est à dire qu'on ne se "déplacerait" pas du point A au point B : mais plutôt que "notre semblable" (qui serait intriqué à nous) deviendrait immédiatement au point B ce que nous devenons au point A. Bon : ceci est lourd de conséquences! Par exemple, si mon "autre moi" (intriqué à moi) situé quelque part dans la galaxie du Triangle (où est Vinéa) apprend quelque chose, je le saurais immédiatement ici sur Terre, et vice-versa. Tout ça mène un peu loin... plus que je me sens capable d'aller. En effet, ce que je peux en dire s'arrête ici 
Si tu veux aller plus loin je te suggère de télécharger cet excellent exposé en format PDF. Ne te laisse pas submerger par le début (qui est très technique) et descend à la page 20 : "Présentation «naïve» des inégalités de Bell" par Alain Aspect. Aspect est un bon vulgarisateur ...peut-être pas autant que Reeves car il est plus difficile à lire, mais cette présentation peut être comprise sans nécessiter des connaissances mathématiques de haut niveau. Oui, il y a quelques équations qui ne sont pas pour débutants, mais le texte d'Aspect est si bien fait qu'il n'est pas nécessaire de comprendre les équations pour comprendre le sens du texte.
Bonne lecture! 

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses