Bon sang, mais comment ai-je pu passer à côté d'un tel sujet ??? Merci de l'avoir ressorti du fin-fond du forum...
Le personnage qui m'émeut le plus, pour l'instant, c'est effectivement Gobol. On ne le voit pas beaucoup, on ne sait pas grand-chose de lui, alors j'ai pris la liberté de lui réinventer une vie. J'ai peut-être eu tort, parce que du coup, ça a un peu tendance à fausser ma lecture de la bd. Mais bon, il est mort, et ça n'a de conséquence que pour moi. Mais s'il m'émeut tant que ça, je pense que c'est en partie à cause de sa solitude. Il est là, créateur génial de tous les androïdes de Vinéa, mais seul dans sa cité, seul au milieu de ses robots. Tout-puissant grâce au Vinadium, et pourtant sa vie bascule dans le néant en un quart de seconde, et qui plus est justement par l'action de l'une de ses créatures...
Il me plaît aussi pour d'autres raisons, mais elles sont trop personnelles et trop liées à la vie que je lui ai inventée pour pouvoir être écrites ici...
Ceci dit, il y a bien d'autres personnages qui m'émeuvent, en particulier le Docteur Schultz, et surtout le "double" de Cécilia. Non pas que je n'aime pas Cécilia, mais c'est quand même Margaret qui guide Yoko jusqu'à Cécilia, en lui ouvrant le passage vers l'aile du château où celle-ci se trouve. Sans trahir sa parole, elle permet à Yoko de la libérer de cette situation intenable pour elle, car contraire finalement à son éthique, sans doute : C'est à cause d'un chantage qu'elle accepte de jouer le rôle de Cécilia, et rien ne va plus quand il est ensuite question de meurtre (d'ailleurs, elle est elle-même en danger à la fin, quand le docteur lui propose de s'associer avec lui et menace si elle refuse, de la tuer, purement et simplement). Pour moi, elle montre aussi que rien n'est jamais définitif et qu'on peut faire des erreurs dans la vie. Que malgré ces erreurs, elle écoute par la suite sa conscience et accepte de tout quitter pour repartir à zéro... Cela pour moi demande beaucoup de courage : quitter sa vie, son pays, ses amis, ses repères, pour se reconstruire ailleurs, non pas en fuyant une situation difficile, mais en assumant totalement ses actes et en tirant toutes les conséquences de ses erreurs...
Pour ce qui est du Docteur Schultz, ça a déjà été évoqué plus haut (en première page, si j'ai bien lu), mais en dehors du fait qu'il devient le "grand-oncle" de Magda, et que ça, ce doit être pour lui un vrai déchirement, ce qui m'émeut, c'est aussi que cet homme a tout sacrifié pour sauver sa fille. Il a utilisé ses connaissances médicales et ses relations scientifiques, il a mis tous les moyens à sa disposition pour sauver sa fille. Ces moyens l'ont conduit sans doute trop loin (notamment en "volant" le sang d'Ingrid et en testant sur elle, sans son accord, son sérum), mais ce qui me frappe dans ce personnage, c'est son humanité. Il aurait pu ne vivre que pour ça. Mais il continue de vivre malgré tout. Il ne s'enfonce pas dans son chagrin, il reste somme toute ouvert sur la vie. Sa tentative pour sauver Magda n'est pas mortifère (imaginez qu'il ait échoué ?) : ce qui m'a beaucoup émue, c'est quand le trio l'interroge sur la réanimation, et qu'il dit que si l'EEG révélait des altérations, ils n'auraient pas le droit moral de poursuivre la réanimation... Ca m'a toujours frappée, parce ça sous-entend plusieurs choses :
- d'une part, il est prêt à sacrifier toutes ces années de recherche au bien-être de sa fille. Il se refuse à la réanimer en cas de lésions cérébrales, et en ce sens, je le trouve courageux d'envisager lui-même de devoir "débrancher" sa fille.
- d'autre part, et je n'y avais jamais pensé avant, ça semble toucher quelque part à la question de l'euthanasie et du handicap. Et là, ça me touche, parce que finalement, ce sont des questions pour lesquelles je n'arrive pas à avoir d'avis net sur la question. Si je suis contre le fait de faire mourir quelqu'un volontairement (en théorie), je connais aussi la souffrance que peut être le fait d'avoir un membre de sa famille gravement malade ou handicapé. Et là, il y a quelque part une forme d'égoïsme : "je refuse de la laisser vivre comme ça" peut vouloir dire plusieurs choses : soit on pense à la personne, en se mettant à sa place et en imaginant ses souffrances, et on les trouve insupportables, et alors l'euthanasie trouve toute sa légitimité à nos yeux, soit on pense à soi, et c'est la souffrance que l'on éprouve vis-à-vis de cette personne qu'on aime et qui ne sera plus jamais celle qu'on a connue qui est trop difficile à affronter, et alors là encore, l'euthanasie trouve sa justification.
Seulement, de mon point de vue, on ne peut pas se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Et comment prendre une telle décision en lieu et place de quelqu'un ?
Finalement, ce côté du personnage du Docteur Schultz montre une fois encore à quel point l'humanité est complexe, et combien il est difficile de faire le "mieux". Je veux dire par là que si le Docteur Schultz semble de prime abord quelqu'un de courageux, de totalement altruiste, les questions que pose son comportement sont très complexes et montrent une fois de plus que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, et certainement pas les êtres humains. On a tous en soi une part d'ombre et une part de lumière, des tas de défauts, et d'immenses qualités. Et le Docteur Schultz ne déroge pas à la règle, pas plus que Kurt, d'ailleurs. C'est pour ça que "La Frontière de la Vie" reste mon album préféré : à mon sens, c'est celui qui pose de la manière la plus complète les questions les plus essentielles. Et pourtant, je me dis que ces questions sont abordées aussi dans les autres albums. Ce qui fait la différence avec les autres, c'est la fragilité. La fragilité de tous ces personnages qui font autant de bêtises que de bonnes choses, qui accumulent les erreurs, tous autant qu'ils sont. Et en cela, ce qui m'émeut le plus, finalement, c'est leur humanité, c'est-à-dire non pas la compassion, mais bien le fait qu'ils soient humains, c'est-à-dire limités, et faillibles, mais aussi capables des meilleures choses...
Bonne nuit !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Salut Gobol,
A ma grande surprise, plusieurs personnes dans un autre groupe de fan de Yoko que je fréquente, "classifient" le Dr Schultz parmi les "méchants pas très méchants et pardonnables, mais parmi les méchants quand même".
Personnellement, j'ai toujours été stupéfié par cette position que je ne partage pas du tout et même après avoir débattu de ce point, ils sont restés sur la leur et moi sur la mienne, à savoir que le Dr est "prêt à tout" pour sa fille, mais seulement dans le respect de la vie et d'autrui et seule une obligation impérative, le fameux groupe sanguin rare, l'oblige a "voler" du sang à Ingrid sans son aval. Néanmoins, il le fait en la surveillant médicalement de près, pas en aveugle, condamné au silence comme il l'est par le secret qu'il porte, et son accord avec l'allemagne de l'est pour le partage des résultats scientifiques.
Pour être "un méchant", il faut faire le mal consciemment, sans but ou alors pour satisfaire des buts personnels, ou "aller trop loin", même pour le bien d'autrui, comme pourrait le faire un docteur qui n'hésiterait pas à tuer pour récupérer des organes permettant de sauver la vie d'un tiers. Notre Dr Schultz ne rentre dans aucune de ces catégories.
Un point par contre où je ne suis pas d'accord mais je me trompe peut-être, n'ayant pas relu cet album depuis longtemps, il ne me semble pas que le docteur teste le sérum sur Ingrid : il le teste sur les rats mais l'utilise sur Ingrid tout simplement car elle en a besoin pour surmonter les prises de sang qui sont pratiquées sur elle... si j'ai bonne mémoire.
Juste entre nous, faut vraiment que je relise les exilés de Kifa car je n'ai jamais vu Gobol sous l'angle avec lequel tu le présentes... mais j'ai justement entrepris de relire tous les albums Vinéens dans l'ordre et à la suite, sur les conseils d'un autre passionné qui m'a dit avoir été étonné lorsqu'il l'a fait.
A suivre
frac
PS : je suis content en tout cas d'avoir ressorti ce sujet de la poussière...
Edité Lundi 2 avril 2007 :08:37 par frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Bonjour frac !
Oui, je vois ce que tu veux dire à propos de Gobol. En réalité, j'ai une vision assez déformée du personnage à cause de ce que j'ai écrit sur lui. Mais je l'aime bien, même si lui, c'est un vrai méchant !
Pour ce qui est du Docteur Schulz, effectivement, je n'arrive pas à le considérer comme un "méchant", fut-il un "gentil méchant"... Pour moi, il est simplement un père accablé de chagrin, et qui a la possibilité de "réparer" un peu (même si cette situation n'est pas de son fait) la souffrance que peut avoir vécue sa fille, en lui rendant la vie. J'ai regretté un peu mon message de la dernière fois, parce que je me dis que je vais trop loin, sans doute, en parlant d'euthanasie et de handicap : rien dans la bd ne justifie cette analyse, sauf peut-être ce doute du docteur (cette fameuse phrase que j'ai citée plus haut). Seulement, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser à ce qui aurait pu se passer si les résultats de l'EEG n'avaient pas été bons... Qu'aurait alors fait le docteur ? Tout dépend des résultats en question. Et là encore, c'est très complexe, parce qu'on ne peut pas, à mon avis, décider de la vie ou de la mort d'un être humain, qui plus est sa propre fille, sur un résultat d'EEG qui tendrait à montrer qu'il y a un problème neurologique, une séquelle quelconque. En effet, séquelle ne veut pas forcément dire handicap. Et en plus, dans le handicap, il y a des degrés divers, qui font que certains ne sont pas un problème pour vivre normalement malgré tout, moyennant quelques aménagements peut-être... On rejoint là le mythe de l'enfant parfait avec les histoires de diagnostic préimplantatoire que l'on connaît aujourd'hui : ce qui me pose problème c'est qu'on mette en route une vie, et qu'ensuite on décide si oui ou non, cette vie a le droit de s'épanouir, de grandir, et si cet être vivant va avoir le droit ou non de connaître une vie, quelle qu'elle soit, d'enfant puis d'adulte (attention, je ne parle plus de la bd, là, on est bien d'accord !).
Pour en revenir au docteur, je n'aurais pas aimé être à sa place, en réalité. Parce qu'avoir un tel dilemme, c'est assez inhumain, en fait. Se dire que l'on peut ou non redonner vie à quelqu'un, à une personne qu'on aime particulièrement, en plus, puisqu'il s'agit de sa propre fille qu'on a vue quasiment mourir sous ses yeux, et se dire que peut-être on ne pourra jamais la réveiller parce qu'elle risquerait d'être dans une situation encore pire, alors qu'on en a le pouvoir... dur dur, en fait...
J'aime bien le docteur Schulz, pour moi, il est très humain, avec ses espoirs, ses connaissances, sa conscience, même s'il emploie des méthodes quelque peu condamnables... C'est toujours cette dualité entre le bien et le mal, jusqu'où on peut aller pour faire le bien, à partir de quand on va trop loin, et ce qu'on fait devient critiquable... Ce n'est pas de l'héroïsme, c'est de l'humanité, tout simplement. Et à mes yeux, c'est ça qui en fait la beauté : malgré tout ce qui nous arrive, nous sommes toujours confrontés à nos propres choix, et à notre propre liberté. Qu'aurais-je fait si j'avais été à sa place ? Aurais-je eu le courage de me lancer dans cette expérience sans garantie de réussite ? Aurais-je laissé tomber en me disant que ça n'avait aucune chance de réussir ? Aurais-je été encore plus loin pour sauver ma fille ? Je crois que tant qu'on n'est pas confronté à des difficultés, on ne peut pas dire comment on réagirait, ni si on a la force de faire telle ou telle chose. C'est une fois qu'on est au pied du mur, et qu'il faut agir pour éviter de sombrer, qu'on prend réellement conscience de ce qu'on est capable de faire... D'où la tentative que je fais chaque jour d'essayer de ne jamais juger les gens : s'ils réagissent de telle ou telle manière, ils ont sans doute leurs raisons, liées à leurs limites aussi. Que j'approuve ou pas leur façon de faire, ça ne me donne pas le droit de les condamner pour autant : rien n'est jamais blanc ou noir... (J'arrête là, je crois que je vais commencer à me répéter, là...)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Je n'ai jamais considéré le Dr Schulz comme un méchant, l'idée ne m'en a même jamais effleuré et, pour tout dire, j'ai été sidéré d'apprendre que certains le faisaient ! Maintenant, c'est vrai, je me suis fait à cette idée, que je ne partage pas, mais je vois sous quel angle il faut regarder les choses pour en arriver là.
Pour ce qui est de "débrancher la machine", il ne faut pas oublier que nous sommes en 1977, il y a trente ans, et que les choses étaient quand même passablement différentes dans un contexte lui aussi très différents... même si les cas de conscience restent les mêmes.
Pour ce qui est de l'autre thème, les gens ont plus besoin d'être éduqués que condamnés, malheureusement c'est beaucoup de travail, et tellement plus difficile...
frac
C'est au pied du mur... qu'on voit le mieux le mur !
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
frac a écrit Salut Gobol,
....Un point par contre où je ne suis pas d'accord mais je me trompe peut-être, n'ayant pas relu cet album depuis longtemps, il ne me semble pas que le docteur teste le sérum sur Ingrid : il le teste sur les rats mais l'utilise sur Ingrid tout simplement car elle en a besoin pour surmonter les prises de sang qui sont pratiquées sur elle... si j'ai bonne mémoire.
Malheureusement si, d'une certaine manière. Eva, lorsqu'elle se présente dans le caveau du cimetière, précise qu'Ingrid a participé à la mise au point du sérum qui empèche le rejet du sang synthétique enrichi qui va permettre la réanimation de Magda. Le Docteur a fait un test sur une personne non consentante...même si sa qualité de docteur de la famille lui permettait d'en surveiler le déroulement.
D'ailleurs il admet lui même ses doutes à la fin de l'album. Etant jeune père il a commis un acte fou sous l'émotion, ensuite il l'a assumé jusqu'au bout.
Rq: je me demande comment le Docteur a su qu'il fallait un plasma enrichi pour pouvoir procéder à la réanimation de Magda. La technique de conservation employée a permis la cicatrisation des blessures de Magda, pourquoi le sang ne s'est-il pas régénéré de lui même?
Tout celà est intéressant dans le contexte actuel. Les médias et certaines associations essayant désepérément de convaincre l'opinion de certaines réformes d'ordre éthique en submergeant les spectateurs d'émotions.
Pour ce qui est du sujet proprement dit, je n'ai pas encore classé les personnages par degré d'émotion engendré, je ne sais pas si je me résoudrai à le faire un jour. Par contre la séquence de la réhanimation de Yoko, avec la conversion de Kurt, Magda qui prend la main de Yoko depuis sa couveuse avec la bulle "la vie" est pour moi une des (sinon la ) plus belle de toute la série.

Edité Vendredi 4 mai 2007 :01:18 par Paul
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Juste un point sur le docteur Shultz. J'admets volontier, comme Gobol, que tant qu'on n'est pas confronté à de telles situations, qu'on ne peut dire comment on réagirait. Si le docteur avait vu que Magda aurait des séquelles, il n'aurait pas poursuivi la réanimation, il l'a dit. Difficile pour un homme de prendre cette décision, soit, et d'autant plus que c'est sa fille, soit. Par contre, n'oublions pas que Magda est dans un genre de coma depuis déjà 30 ans (si ma mémoire est bonne), le docteur Shultz a donc eu des années pour peser toutes ces questions d'ordre éthique et il a dû prendre une décision ferme quant à cette histoire de réanimation depuis fort longtemps. Il est, par ailleurs, "habitué" à la "non vie" de sa fille, même si l'espoir n'est pas mort.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Comme le sujet des derniers posts tend à se déplacer vers l'éthique je me suis permis de les reprendre dans le sujet suivant où ils me semblent plus à leur place.
https://yokotsuno.fr/index.php?mod=forum&ac=voir&cat=14&id=1182&debut=20#post112035
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Bonne initiative Paul, merci.
Pour reprendre plus à même le sujet, comme on parlait des personnages qui nous émouvaient mais lors de scènes plus précises, je repense à Yoko, cette fois dans l'Écume de l'aube. Est-ce que les mots d'un roman se prêtent mieux que les pages d'une BD lorsqu'il s'agit de décrire des sentiments? Possible, peut-être que non aussi. Je pense à la scène où Yoko perd son grand-père. Elle m'arrache les larmes à chaque fois et, pour moi, Yoko n'est plus l'intrépide aventurière en ce point, mais une jeune fille brisée qui me fait revivre toute la violence de la douleur. C'est une de ces scènes si humaine où parlent à la fois l'amour, l'impuissance et la douleur, que je ne peux que m'y retrouver.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je viens de relire encore une fois Les 3 soleils de Vinéa et j'hésite à mettre dans les "séquences émotion" les retrouvailles de Sadar avec sa fille Khâny, mais vu du côté du père.
Ce dernier n'existe plus que sous la forme d'un enregistrement de "la mémoire de l'homme que je fus", dit-il lui-même. Le tout mis dans un ordinateur, ou un robot, donne une machine à réaction humaine dont les réactions sont celles qu'aurait eu le véritable Sadar.
Néanmoins, pour moi, dans ma petite tête, Sadar n'a jamais été plus qu'une machine programmée pour réagir comme l'original (le programme étant le contenu de la mémoire de feu-l'homme, autrement dit toute sa vie), mémoire qui influe sur chaque réaction, chaque parole du robot et lui permet de montrer des émotions. De montrer, oui, mais pas de ressentir puisqu'il s'agit d'une machine.
De là mon dilemne : peut-on parler d'émotion pour Sadar ? Bien sûr, le titre du sujet fait référence à mes émotions à moi, pas à celles du (des) personnage(s) mais pour moi, il peut très difficilement y avoir émotion de mon côté s'il n'y en a pas du côté des personnages sensés m'émouvoir ; ce n'est pas impossible, juste difficile.
Si j'ai mis cette séquence ici, c'est que je pense "oui" quelque part, mais c'est discutable... voire même sujet à changement dans le temps (ou selon l'humeur du moment peut-être).
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
C'est marrant. Ca vient peut-être du fait que j'ai découvert cet album quand j'étais petite fille, mais pour moi, Sadar-machine ou Sadar-homme, c'est la même personne. Donc je ne me suis jamais posé cette question de savoir si la machine ressentait vraiment les émotions de l'homme qu'elle "fait vivre"...
C'est ce que je trouve formidable dans l'enfance, justement : la capacité à se représenter les choses comme des personnes, à "personnifier" sans problème des objets inanimés... Du coup, pour moi, cette représentation que j'avais enfant de Sadar persiste dans le temps, alors que j'ai beaucoup plus de mal à éprouver quelque sentiment que ce soit pour Ethera, qui pourtant, elle, est "demi-humaine" si je peux dire...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Il est difficile de choisir le personnage le plus émouvant de la série...
Je crois que tous, même les dits "méchants" ont un côté émouvant (Hégora qui se révèle avoir juste envie d'une vraie amie, Gobol "le tout puissant" si faible et vulnérable en fin de compte et dont l'idéologie se voit brisée en une fraction de seconde, Kazuki,...)
Cependant mon choix se porte sur Khâny. On la découvre peu à peu dans "le trio de l'étrange", elle se révèle à fort tempérament dès "le feu de Wotan", mais dans "les trois soleils de Vinéa" elle nous montre son vrai visage sensible. On y voit une jeune fille à la jeunesse brisée, ayant refoulé son passé au plus profond d'elle même.
On voit bien que ce qu'elle a de plus précieux c'est bien son amitié envers Yoko et je trouve ça vraiment touchant.
Dommage que dans les derniers épisodes vinéens elle soit si en retrait...
"l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur"
Fais gaffe, tu vas vexer Emilia !
On est pas mal ici à être des inconditionnels de Khâny et du rôle qu'elle joue dans les premiers épisodes vinéens. C'est vrai qu'elle s'est effacée, mais elle réapparaîtra dans le prochain album. Maintenant, quel sera son importance réelle, on verra bien ? Et puis, il ne faut pas froisser Lâthy aussi, j'oubliais...
Edité Dimanche 29 avril 2007 :19:46 par Lucterios
Hum, comment se rattraper... disons que le fait que Khâny était plutôt retirée dans les derniers épisodes nous aura fait découvrir de nouveaux personnages tout aussi attachants, chacun dans leur style 
En y repensant, Khâny, Monya, Ingrid et Emilia sont "fraternelles": 4 jeunes femmes perdues sans mère (du moins au départ pour Khâny) et au destin tragique... jusqu'à leur rencontre avec Yoko!
Je rajouterais Rosée et Poky dans le lot, bien que ce ne soient encore que des enfants!
"l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur"


Voici des images de deux situations de l'album 25 qui devraient te rassurer Pirouette, ainsi que tous, sur les sentiments de Yoko et Khâny, plus que jamais au zénith... et aussi de la nature de mes étonnements successifs de ma découverte de khâny et de Lâthy... où la surprise est réciproque...
Khâny et Yoko sont bien en accord comme jadis... Même si je perturbe parfois un rien l'ordonnace vinéenne... Quant à Lâthy et moi, on va devenir ce que Yoko et Khâny sont plus que jamais : des amies sans limites...
Ces images devraient être dans le sujet 25 alors, si quelqu'un veut y envoyer copie... pas de problème...
Bises
Emilia
Edité Lundi 30 avril 2007 :17:58 par petrushka
J'ai l'impression de revenir trente ans en arrière et de revivre la rencontre de Poky et Pol ainsi que les retrouvailles de Kany et Yoko (dans les trois soleils). Merci Emilia.
Difficile de se retenir de poser la question qui....
Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
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