Ben.. est-ce que ça s'argumente, ça ? regarde un dessin ! ou alors votons ! comment veux tu que nous évaluions la beauté d'Ingrid ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Et bien par la souplesse de ces traits et de sa silhouette dans l'orgue du diable.
Argh ! Quand elle apparait pour la première fois en pleurs, sur le bateau, c'est simple si Pol n'avait pas sauté pour la sauver, c'est moi qui plongeais !
Dans la frontière de la vie, elle est encore très belle, mais elle commence à devenir "raide"
Dans le feu de Wotan elle manque parfois d'épaisseur. Voir sur le catamaran par ex.
C'est une opinion purement personnelle, vous pouvez voter, je m'en fous, pour moi la plus belle Ingrid, elle est dans l'orgue !!!
Voici que me concerne au plus haut point. Je ne saurais rester à l'écart d'un tel débat!
Les traits d'Ingrid ont suivi la tendance générale, s'affinant, gagnant en élégance et en justesse de proportions, et perdant en expressivité.
Évidemment j'attends le retour d'Ingrid, mais je redoute également qu'elle n'ait suivi les toutes dernières évolutions (par exemple, Vic est on ne peut plus raide dans les derniers albums).
En dehors de cette supposition, cependant, je dois dire que chaque évolution ayant ses avantages et ses revers, finalement, je ne saurais dire quelle était la meilleure solution à mon goût. Leloup peignait mieux les expressions d'Ingrid à l'époque de l'Orgue. Par la suite le visage du personnage gagne en rondeur ce qu'il perd en lisibilité. Normal, Ingrid est au diapason de chaque album dans lequel elle apparaît.
Pour ce qui concerne mon avatar, qui est figé, j'aurais préféré une version plus récente, époque "frontière de la vie", mais ça n'existait pas dans le choix proposé. Ce hasard a l'avantage de présenter à Zorglub le visage qu'il préfère à chaque fois que je me pointe sur le site!

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
En ce qui concerne l'expression, tu as raison. l'expressivité des visages, à partir du Feu de Wotan, diminue très fortement... voit-on ne seraît-ce que Yoko faire un vai sourire ? ou une moue ?. c'est le reproche majeur que je ferai aux graphismes de Leloup.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Ah, ça, je crois bien que c'est le reproche qu'on lit le plus souvent à son sujet. À votre avis, est-ce là la limite fatale de l'association entre "ligne claire" et réalisme?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je suis d'accord avec cette remarque sur la perte d'expressivité des personnages. Je crois que beaucoup d'auteurs de BD inconsciemment se rapproche vers un coté ligne claire quand ils évoluent dans leur carrière. Un besoin graphique de supprimer les traits "inutiles" pour se rapprocher dans l'essentiel. Je reproche un coté parfois trop raide et caricatural des personnages dans certains albums.
Ce monde est froid et cruel. Nous n'y trouverons que l'amour que nous y mettrons.
En fait, Leloup a réussi à simplifier les traits de ses personnages, en les rendant extrèmement harmonieux, mais la conséquence en est qu'ils sont toujours presque identiques.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
justement la poire sympathique de ce cher Lyco, qui accompagne tes messages, et sa splendide expression de perplexité, me fait dire que, pour ce personnage fictif, l'auteur, n'étant pas tenu au réalisme, a fait ce que beaucoup font pour augmenter l'expressivité: il a mis des yeux démesurés! En l'occurence, Lyco a des yeux de Poky "en début de carrière"!

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Oui, Hallberg... et c'est peut-être un peu pour ça que je l'ai choisi.. d'ailleurs, ça rejoint la question sur le réalisme... c'et quoi, ces yeux de Lyco ? des caméras ? ou quelque chose qui sert à faire joli ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Bof, je suppose que le concepteur, dans sa grande mansuétude, a du faire de gros efforts pour donner des yeux expressifs à ces bêtes-là qui étaient censées tenir compagnie aux enfants. J'imagine d'ailleurs les complications techniques. Mais bon, puisque le concepteur, nous l'avons parmi nous, autant attendre l'ouverture des bibliothèques, lundi, pour lui demander (à lui ou à sa réincarnation, peu importe).

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je me sens amenée à répondre là-dessus, bien que je ne puisse guère vous éclairer sur le sujet...
Pour la question des yeux de Lyco et de ses congénères, si les souvenirs de mon "hôte" sont bons, il s'agit effectivement de caméras, sinon, comment pourrait-il "voir", n'est-ce pas ?
Pour que les enfants de Vinéa n'aient pas peur d'eux, nous avions tenté à l'époque de les rendre aussi "mignons et avenants" que possible. D'où les formes arrondies, les grands yeux, etc. Cela a-t-il réussi ? Je ne sais, je n'ai jamais connu les enfants qui ont hérité de ces "jouets".
Pour revenir sur la question évoquée au début de la page, à savoir si l'auteur est responsable de ce que pensent et disent ses personnages, votre raisonnement m'a totalement désarçonnée. Effectivement, vous avez raison sur le fait que si un auteur fait "parler" Lucifer, et lui fait dire des horreurs, il ne peut être question pour autant d'attribuer ces pensées à l'auteur lui-même (en tout cas, pas de manière automatique, sauf si l'auteur est connu pour défendre par ailleurs de telles thèses). Je me plaçais plutôt sur l'utilisation des mots. C'est en cela que je disais que c'était Leloup qui parlait, puisque ce mot "âme" n'a pas été choisi par lui pour faire parler ses personnages par hasard. Cela ne veut pas dire que je pense que Leloup pense de cette manière-là. Je dis qu'il est responsable de ses écrits, mais en aucun cas des messages qu'ils véhiculent. Ce que je veux dire, c'est que l'auteur est responsable du choix des mots. Il aurait pu utiliser un autre mot que celui-ci ou celui-là. Mais si dans la tête de ses personnages, c'est-à-dire dans la tête créée par l'auteur, avec sa propre psychologie, son vécu propre, ses craintes, etc..., ce mot a un autre sens, alors, là, ce n'est pas l'auteur en tant que tel qui est responsable du sens, mais le personnage qui le dit. Ce que vous dîtes est donc exact, et j'en comprends maintenant le sens, après vos remarques. Désolée, donc, d'avoir provoqué un faux débat, puisque dès le départ, nous étions d'accord, sauf que je n'avais pas totalement compris ce que vous disiez. Ca va mieux, là ? C'est plus clair ?
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Oui, moi la façon dont je comprends ça maintenant, c'est que l'auteur imprime naturellement son vocabulaire et sa terminologie à ses personnages, et que le concepts qu'il nomme sont désignés par les personnages comme il le ferait lui-même. Effectivement, les personnages ne vont pas se mettre à avoir une terminologie différente de leur créateur, c'est logique. OK pour moi, Gobol.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Effectivement, les personnages ne vont pas se mettre à avoir une terminologie différente de leur créateur, c'est logique.
Sauf si l'auteur est conscient qu'il y a plusieurs terminologies différentes et fait exprés de jouer dessus... ce qui me semblait le cas dans la porte des âmes. Mais ce n'est pas évident...
Alors confusion de l'auteur ou confusion volontaire crée au niveau des personnages ?
Enfin, content de voir que Gobol est d'accord avec moi.. par contre Hallberg ne semble pas avoir parfaitement compris notre point de vue.
Citation de Gobol (qui exprime aussi ma pensée)
Mais si dans la tête de ses personnages, c'est-à-dire dans la tête créée par l'auteur, avec sa propre psychologie, son vécu propre, ses craintes, etc..., ce mot a un autre sens, alors, là, ce n'est pas l'auteur en tant que tel qui est responsable du sens, mais le personnage qui le dit.
Il est clair, pour répondre à Hallberg et à Koko, que, dans la porte des âmes, Leloup ne partage pas la terminologie adoptée par les protagonistes de l'affaire, comme il le fait dire clairement à Ethera on ne vous a jamais pris vos âmes..., puisqu'il "joue" là dessus. Il joue sur la confusion, dans cet album, avec Yoko qui comprends bien, dès le début, que Litsy "perçoit l'autre comme une étrangère", donc qu'elle n'as pas "l'âme" d'Ethera au sens terrien (et Vinéen) du terme. L'auteur explicite ce fait par la bouche d'Ethera à la fin de l'Album, mais on peut toujours s'interroger sur le but de Leloup. à mon avis il s'agit simplement de faire "mousser" les choses. ça permets un parralèle entre le nom de la porte où les "âmes des morts" sont censées gémir, et les âmes "transférées", à tire-larigot, des protagonistes.
Alors on peut lui reprocher ce choix. De fait, il est très rare, dans une Bande dessinée, me semble-t-il, que l'auteur donne des sémantiques différentes aux différents personnages, mais pourquoi pas...le défaut, c'est que ça ajoute encore à la complexité de l'affaire, et rends l'Album plus difficile à comprendre. Le fait que des lecteurs n'aient pas compris le sens d'âme qui était en fait "Souvenirs" est déja un reproche "en soi" qu'on peut faire à Leloup.
-Edité le: Mardi 25 mai 2004 à 08:28 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Bon, on est donc d'accord. Ouf !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
