Oulalala ca c'est du compte rendu 
Un peu mouvementé par chez toi...
Tu n'as pas le temps de t'ennuyer au moins! T'as quand même réussi à te reposer? ^^
(Les appareils dentaires dits "basiques" sont remboursés par la SECU à 100% pour les mineurs.. pour les un peu plus sophistiqués, une partie est prise en charge)
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Ce n'est pas l'appareil dentaire en tant que tel qui me fait rager, on s'en doutait, vu l'implantation de ses dents de lait. Non, ce qui me fait râler au plus haut point, c'est l'organisation des soins dentaires, cette fameuse règle de "garde entre 10 et 12 le dimanche", le fait aussi que pas un seul des professionnels contactés n'a été fichu de me renseigner correctement (puisque contrairement à ce que tous m'ont dit, il existait une solution), et que de ce fait-là, mon petit garçon va avoir bêtement un trou jusqu'à l'apparition de sa dent définitive, alors que tout cela aurait pu être évité...
Quant à l'appareil, j'en ai eu un et mon mari également, mais contrairement à vous, et comme Hall, je suis tombée sur quelqu'un de totalement incompétent en la matière. Résultat : souffrances et gêne pendant 5 ans avec pour seul résultat de me donner la phobie de perdre moi-même mes dents, et de laisser toutes les dents qui en avaient besoin dans l'état où elles étaient à l'origine.
De là à expliquer mon malaise lors de l'accident de Gobolovitch, il n'y a qu'un pas, que je m'empresse de franchir, je ne suis plus à une contradiction près...
Saga "Gobolskaïa", Episode 3 :
Hier soir, BBK avait envie de râler. Si, c'est vrai. Donc, comme d'habitude ça la calme et ca l'endort, je lui ai donné à manger (je l'allaite, je précise, vous comprendrez pourquoi c'est important), à 19 heures (elle avait déjà mangé à 17 heures). Il faut aussi vous situer le problème : d'habitude, elle mange aux alentours de 8 ou 9 heures du matin, puis entre 12 et 13 heures, puis vers 16 ou 17 heures, puis toutes les deux heures. Donc, 17 et 19 heures, c'était normal. Re-belotte devant les infos, à 20h30 environ. Puis, je tente un premier "lâcher de bébé" dans le cosy faisant office de transat, sachant que si sommeil il y avait, il ne durerait pas longtemps, le cirque s'achevant en général vers 22 ou 23 heures.
Donc, BBK se retrouve tant bien que mal dans son cosy vers 21 heures. Chouette, me dis-je je vais pouvoir tricoter un peu, et tenter d'avancer un minimum le pull que je fais pour Gobolovna.
Peine perdue, 21h30, BB se remet à pleurer toutes les larmes de son corps. Je la confie à son paternel, qui tente lui aussi de la calmer, lui parle (en alsacien, s'il vous plaît !), la petite a l'air d'apprécier pendent en gros 5 à 10 minutes, puis, se remet à pleurer. On fait patienter, et hop, de guerre lasse, à 22 heures, je lui redonne à manger, et là, ça commence à faire vraiment mal : oui, le sein doit quand même se reposer un peu avant une nouvelle tétée c'est pas comme un biberon : c'est vivant, et c'est pas du caoutchouc !
Donc, 22 heures, le papa se met en grève et va se coucher, pendant que je tente de satisfaire la petite pour la dernière fois, avant d'aller moi-même me coucher. Bonjour la douleur à chaque fois qu'elle prenait le sein !
Peine perdue. Je couche BBK dans son lit cette fois, et le résultat ne se fait pas attendre : 22h30, BBK est inconsolable dans son berceau. Ni une ni deux, j'envoie le papa, qui ose en plus me faire la réflexion, un peu endormi : "Amélie, y'a Rébecca qui pleure !" Non, c'est vrai ? J'avais pas entendu, j'dois être sourde ! Heureusement que tu es là ! (je ne le lui ai pas dit, parce qu'il a des circonstances atténuantes : il ne la nourrit pas, lui... Bref, je lui dis qu'elle vient de manger, qu'a priori, donc, elle n'a pas faim, et que peut-être elle a simplement besoin d'être changée, ou mouchée, ou d'un câlin, ou je ne sais quoi d'autre.
Il revient gentiment après avoir changé la couche, et me dit : c'est bon, j'ai laissé la lumière dans le couloir, elle la regarde et j'ai remarqué que ça la calme. Effectivement, grand silence dans la maison. Sur ce, je me dis, chouette, je vais pouvoir dormir ! Et là, je me dis : maintenant, elle est crevée, elle doit s'être endormie, puisque ça fait un bon quart d'heure qu'on ne l'entend plus. Bref, je me mets en chemise de nuit (très pratique pour l'allaitement nocturne), et j'éteins la lumière dans le couloir, pour pouvoir dormir. Et là, à peine 10 secondes après, re-hurlements de la petite. Je rallume la lumière, pensant que ça va la calmer, que dalle, oui ! Il est alors 23h45 environ.
23h55, je retourne dans sa chambre, et hop, un coup à boire. 3 minutes chrono après, la petite s'endort au sein. Chouette, je vais la coucher, mais à peine déposée dans son lit, v'la-t'y pas qu'elle se réveille, et se remet à hurler. Je pense que décidément, je ne suis pas une tétine, et qu'il va bien falloir qu'elle apprenne à se passer de mon sein. Donc, illumination : et si je lui donnais une tétine, une vraie, totalement artificielle et caoutchouteuse ou silliconée, selon ce que je trouve ? Problème, il est minuit, les magasins sont fermés, et je suis en chemise de nuit. Pas moyen donc de trouver une tétine digne de ce nom. Mais nous en sommes au troisième : peut-être reste-t-il une tétine, entre le stock dédié à Gobolovitch et les cadeaux publicitaires donnés à la maternité, je devrais pouvoir m'en sortir ! Je couche donc bb sur le côté, en me disant que si elle a mal au ventre, peut-être que ça ira mieux que sur le dos (je me souviens que ça marchait avec moi, quand j'avais des crampes à l'estomac, en me couchant sur le côté, la douleur était moins importante).
Je fonce donc à la cuisine, là où sont sockées les tétines de biberon, en me disant que peut-être, j'y trouverai mon bonheur... Et là, déception dans le camp maternel : point de tétine à fourrer dans la bouche du bb hurleur. Mais à ce moment-là, ô miracle, je me rends compte subitement que le bb hurleur en question ne hurle plus ! Peut-être s'est-elle endormie ? Il est 00h15, je reprends mon tricot - on ne sait jamais, elle pourrait bien se réveiller, je vais donc attendre un peu, et en profiter pour avancer un peu mon ouvrage... Et là, subitement, à 00h22 presque exactement, je réalise que j'ai oublié... le linge dans la machine !!! Sacrebleu, va falloir descendre à la buanderie, un étage plus bas (je récapitule, ma chambre est au deuxième, celles des enfants, au premier, le salon dans lequel je tricote au rez-de-chaussée, ainsi que la cuisine, et donc la buanderie au sous-sol). Bref, je descends donc d'un étage, étends le linge, et remonte au salon finir mon rang, puis au 1er vérifier si BBK s'est bien endormie, puis remonte dans ma chambre au 2e, où mon cher mari dort comme un bienheureux, et, à 00h28, je me couche enfin !
6h50 ce matin, le réveil se met en route (faut préparer tout le monde pour l'école et le boulot, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, paraît-il), et je réalise soudain que BBK n'a pas mangé de la nuit. Panique à bord ! Et si elle avait arrêté de respirer cette nuit ? Non, je sais pas moi, la mort subite du nourrisson, vous connaissez ??? Je saute du lit, et m'apprête à descendre voir si elle respire, quand j'entends un léger cri : BBK se réveille !
Ouf, elle est donc bien vivante, et je me rends compte soudain que... elle vient de dormir à peu près 7 heures d'affilée, et de faire sa première nuit ! Au lieu de descendre d'un étage, rassurée, je file donc sous la douche. Parce que zut, faut pas rigoler quand même, si on veut que je m'occupe des autres, va falloir qu'on me laisse aussi le temps de m'occuper un peu de moi, sans quoi rien ne sera possible à très court terme !
Victoire, j'en ai bavé, mais elle semble enfin se remettre de son décallage horaire de douze heures qu'elle avait depuis la naissance ! Dites, quand on sait que les deux autres zouaves n'ont fait leurs nuits qu'à 5 ou 6 mois, ça tient du miracle, non ?
Plus tard, je vous raconterai le déjeuner de Gobolovna et Gobolovitch, ça vaut son pesant de cacahuètes également. Mais là, il est 10h, j'ai un rendez-vous dans une demi-heure, je vous laisse donc...
Edité Mardi 9 janvier 2007 :10:03 par Gobol
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
On a été quatre dans la famille, et je me rapelle qu'a partir du deuxième, à partir d'un certain temps, je ne me rapelle plus vraiment le nombre de mois, ma mère nous a "sevré" la nuit, en appliquant la méthode qu'un pédiatre lui avait donné: Laissez pleurer un moment, quand il sera fatigué, il s'endormira... Ca devrait le déphaser quelques jours, mais après le rythme sera prit."
Sauf que pour les deux premiers, ma mère n'osait pas nous laisser pleurer - c'est vrai quoi, un ptit kroco qui pleure ça fend le coeur - mais à partir du troisième, l'habitude venant - et la fatigue aussi - elle a appliqué la méthode qui à marché au poil 
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
En plus elle est super douée pour raconter des histoires! J'adore! Hé les p'tits nouveaux, j'avais bien raison de vous dire qu'elle était géniale, hein.
Remarquez bien, si je l'avais raconté en léger différé, les quelques mois où j'ai eu Falbala (sympathique félin domestique squatteur), et notamment ses premières chaleurs, c'était à peine moins épique. Je pense que j'ai vécu par les bons soins d'une chatte quelque-chose de proche de ce que fait "endurer" un bébé râleur...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ah, c'est vrai que ça se déguste... C'est l'épisode (shadockien) quotidien 
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
on dirait la saga de mon frère et sa femme; permier, puis deuxième bout d'chou...(qui ont les deux eu des problèmes de trop plein d'acidité dans l'estomac) "Dites vous pouvez nous garder les enfants ce soir?" "Pour aller au ciné?" "Non, juste pour dormir tranquilles"...
heureusement ce n'est qu'une phase à passer...
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***
Comment bien commencer sa journée? c'est simple, lisez chaque jour l'épisode de la Goblskaïa
Enfin une pensée pour toi Gobol qui nous raconte ça mais qui sous le coup, ne doit pas être amusant ^^
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
C'est vrai que c'est chouet de lire tes aventures Gobol.
Mais je suis impressionnée, et aussi je me pose des questions en tant que future maman (un jour où l'autre), pour le moment BBK se nourrit uniquement à ton sein ? Elle n'a pas de biberon en complément ?
Il me semblait que ma maman était obligée de compléter... ça dépend surement des femmes !
En tout cas, merci pour tes histoires.
On pourrait faire un sujet : Les tribulations de la Goblskaïa !
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
"En direct de la RSS du Gobolistan", sujet autorisé par le Service de l'Information du Bureau Politique du Comité Central du Parti Goboliste.
Remarquez bien que c'est drôlement compliqué, la diplomatie, parce que c'est le Consul Honoraire d'ex-RDA qui a servi d'intermédiaire pendant un certain temps... 

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ben effectivement, des fois, j'ai envie de me taper la tête contre les murs... ceci dit, avec le recul, ça va.
Pour le coup des nuits, j'ai essayé avec Gobolovitch et BBk la technique du Kroco, et ils se sont avérés plus coriaces que nous, et nous avons fini par céder dans les deux cas.
Ceci dit, pour Gobolovna, on s'était trouvés dans un cas similaire (mais pas semblable !), et voici ce qui s'était passé :
Elle devait avoir environ 18 mois, et faisait donc ses nuits depuis un moment. En revanche, elle était dans une phase où elle refusait catégoriquement de se coucher le soir (eh oui, ça arrive aussi). Donc, premier soir, hurlements. On résiste, en se disant que ce n'est pas un bout de chou haut comme trois pommes qui va faire la loi dans la baraque. Et au bout d'un moment assez long, bruits bizarres accompagnant les hurlements, ou plutôt se substituant périodiquement aux hurlements en question, avec un petit air de déjà vu (ou plutôt déjà entendu dans les épisodes aigûs de gastro, par exemple, ou d'intoxication alimentaire option vomissements).
Nous descendons donc voir l'étendue des dégâts, et là, chouette : un pyjama et des draps à changer ! On commence donc l'opération nettoyage, et après avoir tout changé, je m'inquiète du bébé, me demandant si c'est vraiment un problème de santé, ou si c'est une conséquence désastreuse de la volonté dudit bébé de sortir de son lit.
Bref, l'incident étant clos et le lit (et le bébé !) étant propres, nous retournons nous coucher, bébé dans son lit. Et là, re-hurlement, et re-mêmes conséquences facheuses : re-vomissement, re-draps à changer, re-pyjama à changer également, et re-ménage indispensable dans la chambre. Donc nous nous y recollons, et les mêmes causes entraînant les mêmes effets, bébé mouillé redevenu propre retourne illico dans son lit sale redevenu propre également.
Et devinez quoi ? Re-re-hurlements. Et toujours selon le principe des mêmes causes qui entraînent les mêmes effets, le lit se retrouve une fois de plus maculé et le bébé est de nouveau à changer intégralement. Là, si le pyjama ne posait pas de problème, les draps, en revanche, manquaient (ben oui, en général, trois exemplaires suffisent pour toujours avoir des draps propres, alors qu'un bébé consomme environ un pyjama par jour. La fréquence de lavage des draps est en général moins élevée). Et là, donc, pas possible de changer les draps une fois de plus.
Donc, lassée de tout ce cirque, changement de tactique côté parental : Nous expliquons le plus calmement possible à Gobolovna qu'il y en a marre de son chantage au vomissement, et que nous ne pouvons plus rien faire avant le lendemain pour son lit. Et que par voie de conséquence, si elle veut continuer à se faire vomir, libre à elle, mais que nous, nous fermons la porte et que son chantage affectif ne fonctionnera plus désormais. Elle peut pleurer, vomir, nous ne bougerons plus parce que zut alors, il est l'heure de dormir.
Au bout d'un temps certain, de guerre lasse, Gobolovna finit par capituler, mais c'était pour mieux reprendre des forces pour la bataille du lendemain. Le soir suivant, donc, même cirque. Sauf que si j'ai eu le temps de laver les draps dans la journée, ils n'ont en revanche pas eu le temps de sécher. Donc, toujours pas possible de les changer. Gobolovna est donc prévenue qu'en cas de nouvelle offensive humide de sa part, nous n'interviendront qu'au minimum, notre marge de manoeuvre étant limitée au changement de pyjama et à l'ajout d'une serviette de toilette propre en remplacement de l'autre servant à isoler bébé du drap au cas où il lui viendrait à l'esprit de vouloir nous faire tourner en bourrique une nouvelle fois.
Ben vous croirez si vous le voulez, mais après quelques instants d'explications, à savoir : "Il est l'heure de dormir, le chantage ne marche pas, donc tu dors !", ben elle n'a plus jamais fait ce genre de crise !
En revanche, Gobolovitch essaie tous les jours, mais lui nous prend par les sentiments, et au lieu de vomir, il demande à manger. Or, avec ses soucis d'allergies, nous sommes toujours un peu à l'affut et il doit l'avoir bien compris... Après l'avoir vu dénutri et au bord de la mort, nous cédons quasi-systématiquement à son chantage alimentaire... Sauf que la plupart du temps, il a réellement faim...
Demain, ou un autre jour, ça dépendra de l'inspiration, je vous parlerai d'un ustensile bien utile pour des parents : la poussette !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Poussette, véhicule démocratique de peuple de Grande Patrie Gobolistan, que est plus glorieuse pays dans le planète avec grosse taux natalité! Beaucoup vin bon dans Gobolistan! Tu viendez Gobolistan acceuillisme chaleur et sympatique! Tu investir beaucoup Gobolistan! Gobolistan, a pas de pétrole, mais a des idées (sous sage conduite guide de Gobolskaïa et de Parti Goboliste)!!!
Tu viendez visitant Gobolistan!

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hein ????????
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Son Excellence ne reconnait plus la qualité légendaire de ses services d'information objective et impartiale?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ben en fait, j'ai du mal...
Saga "Gobolskaïa" épisode 4 : les repas.
Thalie, puisque tu posais la question, effectivement, l'allaitement complété ou non dépend de chaque femme. En fait, BBK semble se satisfaire totalement de mon lait, sans avoir besoin que j'en rajoute. Il vaut d'ailleurs mieux, parce que franchement, stériliser tétines et biberons, me prendre la tête pour savoir si le biberon est assez chaud, ou trop tiède, ou trop brûlant, devoir attendre, ou faire attendre le bébé quand il a faim, merci, j'ai donné avec Gobolovna.
Donc, voici le récit épique d'un repas normal au Gobolistan.
Prenons par exemple un mercredi, jour où Gobolovna, Gobolovitch et BBK sont réunis tous ensemble à la maison. Ben il se peut que les horaires des uns et des autres coïncident totalement, du genre BBK hurle de faim, et elle, elle ne peut pas attendre, pendant que Gobolovitch réclame à corps et à cri "Veut gu-lait" (besoin de traduction ?), et que Gobolovna demande qu'on lui donne illico de quoi manger. Donc, une fois que tout est sur la table, ce qui selon le temps qu'on a et l'énervement ambiant peut prendre une minute comme 10 s'il faut menacer de mettre au lit ou de donner des fessées aux protagonistes, le repas peut commencer, et ce n'est pas toujours une mince affaire.
Bref, l'autre jour, j'avais Gobolovna qui pour une fois avait décidé d'être sage, et qui nous avait gentiment demandé de faire des Pâtes (plat très populaire au Gobolistan, et permettant de multiples variations : sèches, au beurre, avec de la "tomate-sauce" comme dit Gobolovna, ou encore en potage, ou froides en salades, ou accompagnées de "Iambon" (selon le vocabulaire Gobolovitchien, et autre aliment de base du Gobolistan, en particulier chez les mâles), ou en gratin (mais sans fromage côté Gobolovitch, on ne sait jamais quel serait le résultat sur ledit Gobolovitch), bref, donc, des pâtes cuites en 10 minutes chrono, des vraies pâtes alsaciennes de chez Leclerc (ben oui, paraît que "Nos régions ont du talent" ! vaut mieux donc l'utiliser, ce talent !). En fait, les pâtes en question étaient un reste de petits papillons achetés pour faire les ailes des anges en nouilles bricolés à la maison pendant le mois de décembre pour la fête de Noël de l'école de Gobolovna. Mais donc, comme on se doit de vider de temps en temps les placards, cette fois, c'était ce paquet-là qui était visé par la Gobolskaïa dans son ensemble.
Donc, Gobolovna et Gobolovitch étaient tout contents avec leurs pâtes et leur "iambon", et nous, parents, avions réussi pour une fois à leur imposer en même temps que les pâtes, des haricots verts (que Gobolovitch apprécie d'ailleurs beaucoup, un peu moins d'enthousiasme côté Gobolovna). Il faut préciser que nous mettons un point d'honneur à habituer les petits à manger au cours d'un même repas, un fruit ou un légume, et un féculent (riz, pâtes, pommes de terre, pain ou gâteau, selon la classification alimentaire officielle ayant cours au Gobolistan), en plus d'une viande (vous aurez compris, la première au hit parade étant le "iambon", sorte de tranche fine de viande découpée, selon l'encyclopédie officielle du pays, dans la cuisse d'un animal appelé ici "couchon" (mais je crois que l'appellation officielle ailleurs en France serait plus exactement "cochon" ou "porc", les déformations linguistiques sont décidément très fréquentes par chez nous, quoiqu'évolutives dans le temps).
Autre règle sacrée au pays : on finit toute son assiette avant d'avoir un dessert, attendu que si on n'a plus faim pour la viande ou les légumes ou encore les pâtes, c'est qu'on n'a plus faim non plus pour le dessert. Et avant de dire "j'aime pas", on goûte !
Donc, ce jour-là, Gobolovna était devant son assiette, et comme à son habitude, elle prenait son temps. Mais quand je dis "prenait son temps", je veux dire qu'elle prenait beaucoup, beaucoup, voire beaucoup de temps pour manger un quart de tiers d'assiette de pâtes et haricots verts. Quant à Gobolovitch, il était fatigué et avait décidé que malgré le fait que le déjeuner était constitué principalement de ses mets favoris (les haricots verts, on a parfois du mal à savoir que c'est ce qu'il veut, dans la mesure où il nous les demande en réclamant des "couverts" : donc, régulièrement, on lui dit qu'il en a déjà, avant de réaliser que ce qu'il veut, ce sont ces bizarres petites choses vertes plus ou moins fermes se trouvant régulièrement sur la table). Mais donc, lui, il adore ça, mais ce jour-là, allez savoir pourquoi, il refusait de les manger. Chez nous, une des coutumes locales est qu'après le déjeuner, les moins de trois ans vont faire la sieste. Donc, selon cette coutume, et en vertu des principes précédemment énoncés plus haut, si on ne finit pas ses pâtes et haricots verts, on est privé de dessert et on va au lit. Dit comme ça, ça sonne comme une punition, mais non.
Sauf que Gobolovitch a un autre nom, c'est "bébé boomerang", vous allez comprendre pourquoi. Donc, en vertu des principes ci-dessus, Gobolovitch est rapidement expédié par son père dans son lit, pour la sieste. Hurlement (encore ???) du petit, qui réclame "un calin, un bisou veut lait". Donc, je monte, Gobolovna toujours devant son assiette de pâtes et haricots (nous avions pour notre part terminé le dessert, et préparé thé et café), pour faire un bisou et un câlin. Et là, pleurs désespérés : "veut lait !!!!". Je lui dis que non, il n'aura pas de lait parce qu'il n'a pas fini son assiette. Réponse immédiate : "veut couverts !". Dont acte (je préfère mille fois qu'il mange correctement !), et je le redescends (sourire goguenard du paternel, qui confirme donc le surnom de Gobolovitch, une fois de plus pleinement justifié). Gobolovitch s'installe à table, me fait un grand sourire, et reste assis là, à jouer. Je lui fais remarquer qu'il doit finir son assiette, re-sourire du petit bonhomme, qui termine son cinéma par un geste équivoque de la tête me disant très nettement qu'il se fiche royalement de ses haricots verts, et que tout ce qu'il voulait, c'était sortir de son lit. Ni une, ni deux, retour à l'envoyeur, et je le ramène dans sa chambre. Même cirque, une fois de plus, et même résultat : "veut couverts" ! Donc, retour à la cuisine, je l'assoie une fois de plus devant son assiette (Gobolovna a fini ses pâtes, elle attaque le jambon), et lui fait nettement comprendre qu'il n'y aura pas de troisième essai. Soit il mange, soit il va au lit, avec une fessée en prime, non mais, c'est qui qui commande ici, hein ????
(Pendant ce temps-là, le papa est reparti travailler, me laissant seule combattante du bien contre les frasques des zouzous).
Donc, j'abandonne l'idée de faire la vaisselle avant un certain temps, la priorité me semblant aller à la fin de ce bras de fer. Je prends la cuillère (d'habitude, il refuse catégoriquement qu'on lui donne à manger), et la lui mets dans la bouche pour accélérer un tantinet les choses. Et là, ô miracle, il accepte que je lui donne à manger. On continue donc, deuxième cuillère, puis troisième, Gobolovna a presque fini le jambon, il reste encore les haricots verts. Fin du bras de fer avec Gobolovitch, à qui je demande donc, comme le veut la coutume, s'il veut un dessert. Une fois de plus, réponse immédiate et toujours la même d'ailleurs : "Veut popote" (comprenez compote), requète à laquelle je réponds positivement, l'enfant ayant rempli sa part du contrat, à savoir qu'il a fini son assiette. Là-dessus, intervention de Gobolovna : "moi aussi, je veux de la compote !" Réponse de la maman qui commence à fatiguer, là, tout de suite, et qui est donc un peu énervée : "Oui, tu en auras une quand tu auras fini les haricots !" Gobolovna ayant un peu plus d'expérience que Gobolovitch, elle pige plus vite, et donc attaque dare-dare les haricots verts. Sauf que chez elle, la vitesse maximum semble être en concurrence directe avec celle d'un escargot, et donc, elle termine seulement ses haricots verts alors que Gobolovitch a fini sa compote depuis belle lurette.
On en est donc à la phase ultime du déjeuner : pré-dessert pour Gobolovna et lavage des mains et de la bouche de Gobolovitch. Peine perdue, à peine Gobolovitch est-il au lit (si si, rappelez-vous, une fois que le repas est fini, on va au lit !), vl'a-t'y pas qu'ça hurle à côté ! Sacrebleu, mais qu'est-ce qui se passe ??? Bon sang mais c'est bien sûr, j'l'avais oubliée, celle-là ! BBK a faim !
Hop-là, comme on dit ici, sa chambre est à côté, je dépose Gobolovitch dans son lit avec câlin et bisou, je file dans la chambre d'à côté, et redescends avec le n°3 affamée.
Retour à la cuisine, où je m'assieds rapidement pour donner à manger au bébé hurleur (voir épisode n°2 je crois). Et là, ouf, les hurlements s'arrêtent comme par miracle ! Me voici tranquille pour 20 minutes, me dis-je. Que nenni ! A peine 20 secondes plus tard, Gobolovna se met à crier (comme si le salon et la cuisine étaient si éloignés !) "ça y est ! fini ! je veux de la compote ! S'il te plaît !!!". Ah ben non, ma chérie : là, tu vois, je suis immobilisée pour un moment, va falloir attendre un peu ! "Mais je veux de la compote, s'il-te-plaît !!!!".
En définitive, j'ai appris à tenir le bébé d'une main au sein (pourquoi ne pas la poser, me direz-vous ? Tout simplement parce qu'elle refuse de lâcher le sein avant d'avoir fini, et que si j'insiste, c'est tellement douloureux que je préfère ce genre d'efforts accrobatiques) tout en marchant pour accéder au frigidaire, l'ouvrir de l'autre main, en sortir une compote, la donner à Gobolovna. Je tente un retour au salon, et avant même d'y arriver : "Non, je ne veux pas de compote, je veux un yaourt avec de la confiture, s'il te plaît ! (variante : "maman, tu peux l'ouvrir ???") " qui se termine par un "non, tu voulais une compote, tu manges ta compote !" (non mais, faut pas me prendre pour une bonniche, non plus, hein ?).
(je précise qu'il s'agit là d'une situation adaptée de ce qui se passe au quotidien, pas d'un repas en particulier, mais d'une situation inspirée fortement de faits réels. Les mets peuvent être différents (côte de porc au lieu du jambon, légumes divers à la place des haricots, etc.), mais le scénario est toujours ou presque le même. Donc, en définitive, nous finissons la plupart du temps par avoir le dessus, et par obtenir que les assiettes soient vidées, au prix d'une gymnastique impressionnante, et surtout de beaucoup, beaucoup, beaucoup de patience. Toute ressemblance avec des faits ayants eu lieu et des personnes existantes est totalement volontaire).
Quelques heures plus tard, je me rends chez le médecin pour Gobolovitch et moi (on fait de plus en plus de consultations multiples, chez nous, allez savoir pourquoi ?), avec BBK en prime, et à la fin de la consultation (soit 30 minutes au total), je rhabille Gobolovitch, et là, je remarque de petites plaques rouges avec des points blancs au milieu. Etonnement maternel qui demande au digne représentant de la faculté de lui confirmer ce qu'elle pensait, à savoir qu'il s'agit d'urticaire. Quoi donc, me direz-vous ? De l'urticaire ? Y avait-il des orties dans le coin ? Non point, mais ceci est désormais une nouvelle variation sur le thème des allergies alimentaires. Vous vous souvenez des pâtes "Nos régions..." de chez Leclerc, les vraies de vraies alsaciennes ? Eh ben, celles-là, tout comme les Panzani, d'ailleurs, y'a des oeufs dedans ! Ce serait donc une manifestation allergique de Gobolovitch vis-à-vis des pâtes en question. Une conclusion s'impose donc immédiatement : comme il n'a pas ce type de réaction vis-à-vis des pâtes Panzani, c'est donc un enfant qui veut manger des pâtes de marque. Mais tout de suite, nous pouvons faire une contre-remarque : il n'a pas non plus de réaction devant les pâtes Turini (autre marque du groupe Leclerc), en revanche, il réagit fortement devant les Barilla (autre marque réputée, avec des oeufs, celles-là. Ce serait donc une réaction aux oeufs contenus dans les pâtes. Seul problème : y'a aussi des oeufs dans les Panzani ! Et accessoirement aussi dans les gâteaux au chocolat, et vous savez quoi ? Ben ça, ça passe sans problème.
Autre explication, donc : inconsciemment, il rejetterait les pâtes. Mais alors, pourquoi certaines et pas toutes ???? Ah, les mystères du cerveau humain...
La prochaine fois, je vous parlerai donc de la poussette.
Edité Mercredi 10 janvier 2007 :12:26 par Gobol
Edité Mercredi 10 janvier 2007 :12:36 par Gobol
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.



