Les Commissaires au Plan pourront constater que le vocabulaire gobolovitchien s'enrichit de jour en jour et que l'ensemble de cette brillante réforme linguistique est parfaitement intégrée par les autres protagonistes. 

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
hé bien... et dire que chez nous on était six... je me demande encore comment mes parents faisaient
alors j'attends le prochain épisode avec impatience... 
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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On en connait un chez qui ils sont douze (enfants) soit quatorze au total. Ils sont paraît-il parfaitement rodés, mais ça surprend toujours.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
je vais convier l'individu en question à lire ces pages et peut-être vous répondra-t-il sur le sujet...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
C'est vraiment génial de lire tous ces épisodes qui comme le dit Hall ne manquent pas d'intéret.
Ma mère m'a racontée que quand j'étais bébé peu après ma naissance : ma mère ne pouvant pas m'allaiter, me donnait le biberon. Sauf que toutes les heures, je pleurais et ma mère ne comprenais pas pourquoi. Elle en parle autour d'elle et l'une de ses collègues avance l'hypotèse que le lait n'est peut-être pas assez riche pour moi. Ma mère en achète donc un autre et là oh miracle! tout se calme. Je mangeais enfin avec des horaires normaux! Comme quoi hein!
Mille bises à tous
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Yeh 2 épisodes 
J'ai hâte de lire la poussette!
Déjà bravo de faire manger aux enfants des légumes! Avec ma petite cousine en vacances, je fais comme toi! Au moment où arrive un légume (ma grand-mère met souvent du riz, des pâtes ou des pommes de terre à côté mais cette fois elle n'avait pas eu le temps).. d'un seul coup, ma chère puce passe de la joyeuse petite fille qui mangeait son saucisson à la petite malade à la vue des choux-fleurs au gratin (le problème étant bien sûr le choux ^^)!
Une petite voix "j'ai mal au ventre"! Sa mère lui répond "alors ne mange pas"... arrive le dessert! Et là, le mal de ventre disparait en même temps que je ramène le plat à la cuisine et que je reviens avec la crème vanille! (c'est fou, moi quand j'ai mal au ventre, la crème vanille me calme pas... pourtant j'ai essayé si si!)..
Ce peit bout prends la crème.. que je reprends en lui disant que si elle a mal au ventre, ceci n'est pas bon! Là elle me répond avec un sourire "j'ai plus mal".. malheureusement pour elle, j'ai tenté mi aussi cette méthode avant elle
Alors, je reviens avec le choux fleur en lui disant "tiens, t'as plus mal tu vas pouvoir manger alors" avec le même sourire!
Là hurlement... ma tante lui redonne la crème, que je reprends! Elle m'avoue alors ne pas aimer le chou-fleur.. et gaffe de ma tante
"Ne la force pas si elle aime pas.. j'en fais jamais parce que Céline (ma grande cousine cette fois et donc sa première fille) n'aimait pas".. en gros ma tite cousine n'a jamais mangé de chou-fleur!
Utilisant le même principe que notre chère Gobol : tu goutes avant de dire que tu n'aimes pas! Finalement, après avoir supplié sa mère d'intervenir et voyant que je ne lacherai pas.. elle prend une cuillère.. pour finalement en reprendre parce qu'elle adorait ça!
Il y a le cas "pti cousin".. enfin il a 16ans.. Monsieur est un efant-roi : c'est lui qui décide! Seulement voilà... j'ai horreur qu'un plus petit que moi me dirige.. donc vous comprendrez que lui et moi on ne s'apprécie guère (pour plein d'autres raisons). Toujours chez mes grands-parents : nous sommes à l'entrée.. monsieur râle parce qu'il veut la viande... stupeur de ma part, ma grand mère cède et lui amène le plat de viande.. avec légumes (ele avait dû fare des frites pour lui).. sauf que nous, le temps qu'on mange l'entrée... le plat était froid.. De plus, mon cousin ne touche pas aux frites.. il voulait plutôt du riz! Je prépare ma vengeance pour le soir!
Mon oncle décide faire un barbecue pour le saumon (très bon grillé ^^).. comme prévu, le môme Veut Son Plat.. mon oncle cède et ramène tout le poisson.. or il se trouve que j'ai horreur du poisson froid (sauf si saumon fumé ou dans ce style bien sur) : au moment où mon oncle ramène le plat, je le ramène au barbecue! Hurlement.. je lui répond calmement que j'ai pas l'intention de me faire dominer par un plus jeune que moi, qu'il fait comme tout le monde à savoir qu'il attend et si c'est impossible, il se déplace et se sert mais en aucun cas ne doit emm**** le monde parce que monsieur l'a décidé! Esquisse de sourire sur les bouches de tout le monde sauf de l'interessé et de sa mère.. Madame fait sa crise en disant que je n'ai pas à décider non plus et que je ne suis pas chez moi! Je réponds toujours calmement que si c'est vrai, c'est aussi le cas pour mon cousin donc elle applique ses principes à son fils avant de me l'appliquer.. là mon grand-père intervient (enfin!) en disant que j'ai raison, que si mon cousin veut son poisson, il y va sans ramener le plat pour que nous, ça reste chaud! Arrive le dessert : fraises du jardin!
Mon cousin ayant fini avant nous se sert en premier.. et ô stupeur prend la moitié du plat! Autrement dit, il restait la moitié du plat pour 7 personnes... evidemment monsieur n'a pas demandé aux autres s'ils en voulaient! Je me lève, prend le bol (propre bien sur) et je remets les 3/4 des fraises dans le plat en lui disant clairement qu'il commence à me souler sérieusement, que s'il pouvait arrêter de penser qu'à sa pomme ça serait cool sinon je vais finir par lui en coller une! Mon grand-père comprenant ce qui vient de se passer, enlève le plat et décrête que le dessert ne sera amener dorénavant qu'une fois que tout le monde aura fini son plat..
Y'en a plein des comme-ça... si vous saviez comme ça a le don de m'énerver ce genre de caprice!
Pour le lait, tant mieux si ça lui suffit! Moi il avait fallu prendre du lait pour 6mois quand je n'avais qu'un mois.. pour passer rapidement au lait pour bébé d'un an! Faut dire que je ne pesais qu'1,1kg ^^ Bébé avait faim! J'étais réglée comme une montre : toutes les trois heures (et pas une minute de retard ^^), sauf la nuit (bébé dormait), décalage horaire ou pas, m'en fichais, trois heures c'est trois heures! Parait que je mangeais beaucoup!
Par contre, le biberon, il fallait que ça soit maman qui me le donne! Hors de question que je prenne seule le biberon
Jusqu'au jour où ma mère m'a laissé le "bibon" devant moi en me disant "ma cocotte, si tu le veux, tu le prends toi-même et un conseil dépéche toi tant que c'est chaud".. après deux heures d'attente (héhé je me disais que ma mère allait craquer avant moi), j'ai fini par prendre mon bibon toute seule
en plus il était froid alors j'ai bien pris mon temps ^^
Bon voilà j'arrête de raconter ma vie ^^
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Passionnante, ta vie, pourtant ! Je n'en reviens pas du manque de savoir-vivre de ton cousin... à moins que ce ne soit un problème ou un manque d'éducation ?
Chez nous, nous sommes 5 enfants, de parents nés de familles nombreuses également. En gros, chez mon père, la devise des repas était : "tu te sers au premier tour, parce que si tu attends le deuxième, le plat sera peut-être vide !" (ceci dit, personne n'est mort de faim). Et bien entendu, on attend toujours (règle sacro-sainte chez mon père) que tout le monde ait fini de manger avant d'attaquer le plat suivant ou le dessert, pour les raisons que tu cites et qui sont évidentes...
Bon, là, je n'ai pas le temps, mais je vous raconterai (enfin !!!) demain l'histoire de la poussette. Si si, c'est intéressant, tout ce qui peut se passer avec une poussette ! Sur ce, bonne nuit !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Ca me paraissait le simple savoir-vivre aussi.. mais faut croire que non.. les raisons sont simples je suppose : il a été élevé comme un enfant-roi.. tout ce qu'il fait c'est forcément bien! Il est bon à l'école (enfin... bon c'est du genre à dire j'ai "19 de moyenne générale" alors qu'en fait, il a 19 à une matière seulement), est très porté sur l'argent (par exemple, j'avais 7ans, lui 5 : ma tante, enceinte, me demande de prendre le porte-monnaie de mon cousin pour lui acheter des bonbons, parce qu'il avait eu de l'argent et qu'elle voulait lui montrer qu'elle n'allait pas tout payer.. je me saisis du dit-porte-monnaie... mon cousin de rage ou de peur quee je lui prenne l'argent, se met à me mordre le poignet.. mais violemment! J'ai pas osé crier parce que ma tante était à côté et que j'avais peur pour son bébé... mais comme il me lachait pas, j'ai poussé un petit cri! Mon père a été obligé de gifler mon cousin pour qu'il lache mon poignet : résultat des courses, je saignais assez fortement, on a dû appeler un médecin pour calmer ça et j'ai eu la trace de la morsure pendant 1semaine... Le médecin a cru que c'était un chien qui m'avait mordu, parce que mon cousin avait des canines biens pointues! Le pire c'est que ma tante a juste dit à mon cousin "voyons, fallait pas faire ça!" tout ça pour 5F à l'époque.. Après ma tante s'étonne que j'pprécie pas trop mon cousin.. ^^)
Désolé d'avoir fait loupé la période Poussette
Vivement demain!!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
^^ elles sont amusantes vos histoires.
C'est vrai que chacun à son expérience...
La nourriture, c'est quelque chose qui n'est pas si facile à gérer.
Il paraît que j'ai une période où je ne voulais manger que des oeufs et du chocolat. Ma mère était inquiête pour mon équilible. Le pédiatre lui a répondu qu'à mon âge, je "savais" manger ce dont j'avais besoin. Il n'y avait donc pas de problème pour que je me nourrisse que de ça... Je ne sais pas combien de temps ça a duré !
Petite, je n'aimais pas la soupe. On a une vidée, je devais avoir 5 ans. Ma mère voulait que je mange et moi je pleurais car je n'en voulais pas. Aujourd'hui, je fais de la soupe tous les soirs... j'adore.
C'est drôle comme les enfants peuvent ne pas vouloir manger certaines choses. En grandissant, ça change.
C'est comme le sucré. Jusqu'à l'âge adulte, j'étais folle du sucré. Je me serais damnée pour un déssert. A l'époque, mon papi m'achetait des tartellettes aux fraises pour me faire engloutir mon repas "si tu ne manges pas ton plat, c'est moi qui manges ton déssert !". Aujourd'hui, je préfère le salé... et surtout le fromage !
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Pearl ton cousin est à gifler, je ne comprends absolument pas comment les parents ne se rendent pas compte qu'il y a un sérieux problème... question d'éducation j'imagine...
(Enfin quelque part je le plains au fond...)
Sinon j'attends aussi impatiemment l'épisode de la poussette... 
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Pour le fameux cousin, seize ans, c'est ça? Hé bien je me permets un truc insultant pour cette personne, mais je crois qu'à cet âge, ce ne peut pas être qu'un problème d'éducation, ça ressemble sérieusement à un problème de sottise et de mauvaise foi, parce que quand bien même on ne distinguerait pas ce qui est bien ou mal, la simple capacité d'évaluation et de raisonnement suffit à voir que le comportement d'un seul s'oppose à celui de tous les autres, que si un seul mange un demi plat, alors il y en a notoirement moins pour les autres, etc.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Dont acte. Saga Gobolskaïa, épisode 5 : la Poussette !
Alors tout d'abord, nous allons remonter quelques années en arrière, 5 ans exactement, quand des amis du sud de l'Alsace ont appris que j'étais enceinte. Leur deuxième fille venait d'avoir deux ans, et comme ils étaient expatriés de la même ville finistérienne que moi (et même du même quartier que moi, en ce qui concerne le monsieur), nous les connaissions plutôt bien, et les voyions régulièrement. Dons, à ce moment-là, ils nous invitent chez eux pour qu'on récupère un peut de matériel (en réalité, un maxi-cosy, un siège de baignoire, un lit-auto (une nacelle, quoi), un cale-bébé pour le lit, etc.
Donc, nous voici dotés avant même la naissance d'une partie du matériel assez indispensable pour un bébé. Et là-dessus, ils nous disent : "Ce qu'il y a de bien avec le maxi-cosy, c'est que si tu achètes une poussette de la même marque (ils avaient besoin de la leur, sinon, ils nous l'auraient prêtée aussi), ben tu mets le cosy dessus, directement de la voiture à la poussette ! Super, non ?"
Donc, comme nous sommes des gens pragmatiques, un peu avant la naissance de Gobolovna, direction le magasin pour l'achat d'une poussette de la même marque. On s'est dit : "Ce ne sera sûrement pas le seul enfant, et comme on nous a prêté pas mal de choses, c'est autant de moins à achter, donc, autant y aller franchement et s'acheter une bonne poussette".
Nous voilà partis pour le magazin, avec le cosy, histoire de le tester sur la poussette. Et retour à la maison avec une super poussette de compétition, avec des roues comme les vélos (chambre à air, pompe pour les gonfler, et 4 roues motrices, s'il vous plaît), tout terrain comme il se doit bien sûr.
Les mois passent, bébé arrive enfin, et ô bonheur, la poussette est formidable ! Elle passe partout, n'a pas peur ni de la boue, ni de la pluie, ni de rien du tout, et est équipée d'une protection pour que le bébé puisse sortir même en cas de pluie, mais aussi d'une poignée caoutchoutée anti-dérapante pour plus de confort de la maman, d'un frein évidemment, elle peut s'allonger complètement pour que bébé puisse dormir s'il est fatigué, et, dixit la vendeuse, elle est assez grande pour être utilisée jusqu'aux 4 ans de l'enfant (mon Dieu ! faîtes qu'elle marche avant 4 ans !!!!!).
Bref, je l'utilise tous les jours, c'est effectivement facile, je mets le bébé dans le cosy, puis dans la voiture, je vais faire mes courses avec la poussette (filet dessous pour ramener les victuailles), le bébé endormi dans le cosy, sans avoir besoin de la sortir, de la réveiller pour la mettre dans la poussette, etc.
Le bonheur est de courte durée : Gobolovna a trois moins et demi (j'ai rallongé mon congé mat avec mes congés d'été, soit 5 semaines supplémentaires), et on est obligés de la confier à une nourrice, qui n'est pas équipée pour accueillir un bébé, en termes de déplacements (pas de cosy, ni de poussette pour si petit). Donc, on lui laisse le cosy et la poussette, c'est à dire qu'elle garde la poussette les lundis et mardis, je la récupère le mercredi, puis elle la reprend
le jeudi, et on la passe à ma belle-mère le vendredi. Pour le cosy, il nous permet de transporter Gobolovna de chez nous à chez elle et retour, et à elle d'aller en toute sécurité chercher les enfants à l'école, faire ses courses, aller se promener, etc... Seul petit problème : la poussette a une sorte de "couverture" qu'on peut accrocher sur le devant, afin de protéger les jambes de l'enfant quand il pleut. Mais pour l'heure, impossible de savoir comment on fixe cette "couverture" sur la poussette. On a tout essayé, toutes les attaches, etc, rien à faire, pas moyen de protéger le bébé. Alors, au début, pas de problème : Gobolovna est toute petite, et le cosy est facile à couvrir avec n'importe quoi, et en plus, la poussette possède donc une capote qui protège la tête, et qui permet de protéger quasi totalement le bébé quand il est dans le cosy. Donc, au début, ce n'est pas grave, et ensuite, vient le printemps, puis l'été 2003. Vous vous souvenez ? Celui où 15 000 personnes âgées sont mortes à cause de la chaleur ? Pas besoin de protection contre la pluie à ce moment-là, et de toutes façons, ce sont les vacances, on part en Italie...et on gèrera les déplacements en poussette sans problème. Seul inconvénient : elle est quand même un peu encombrante en voiture, surtout quand on part en voyage (vous savez ce que c'est : plus c'est petit, plus ça prend de la place, ces petites bêtes !). Mais bon, on s'en sort, et puis, après tout, on a acheté cette super poussette, c'est pas pour la laisser dans un placard !
Tout va bien jusqu'à l'automne suivant (donc, Gobolovna à un peu plus d'un an), lorsque je me rends compte que les super poignées de caoutchouc ergonomiques et antidérapantes donnent des signes certains de faiblesse : apparemment, le traitement qu'elle subit chez la nourrice (parcours de santé en roller avec le chien attaché en laisse à la poussette) met à mal la capacité de résistance des poignées. Bon, ce n'est pas bien grave après tout : ça n'entrave pas le fonctionnement de la poussette ! On continue donc notre petit train-train, et un mercredi, alors que je vais faire quelques courses en ville et qu'il pleut (première pluie depuis la canicule, enfin on respire !), (Gobolovna a quitté le cosy depuis belle lurette bien sûr), je tente de lui protéger la tête avec la capote, et je vois un gros, gros trou dans le plastique ! Sacrebleu ! Mais la pluie va passer au travers ! Que s'est-il donc passé ??????
Pas le temps de chercher, je prends du gros scotch (celui que mon mari utilise pour fermer ses cartons de vin), bien solide et très large, et je bouche le trou, en me disant que je vais en parler à la nourrice dès que possible. Réponse de la nourrice : "Je ne sais pas ce qui s'est passé, c'est peut-être quand on l'a mise dans la voiture, vous ou moi ???"
Bref, deuxième incident, après celui des poignées, mais pas moyen de savoir ce qui s'est passé. Heureusement, Gobolovna apprend rapidement à marcher, et quand Gobolovitch s'annonce, elle n'a presque plus besoin de poussette. Et là, autre chance : nous avons changé de maison dans l'intervalle. Et dans la maison que nous avons achetée, nous découvrons un certain nombre de petites choses oubliées par les anciens propriétaires : une cocotte en fonte pour faire la cuisine, un "robot-Marie" pour faire la soupe et la purée, et une poussette-canne, bien moins encombrante que la nôtre ! Chouette ! Ce sera plus pratique pour nos ballades à 4, si Gobolovna est fatiguée !
Désillusion dans le camp parental dès la mise en service de la deuxième poussette : les roues ne tournent pas ! C'est sans doute la raison qui explique pourquoi la poussette, visiblement, n'avait pas servi depuis des lustres (ou bien est-ce parce qu'elle n'a pas servi depuis des lustres que les roues ne roulent pas ????). Toujours est-il qu'après 10 minutes de galère, nous retournons à la voiture avec les deux zouzous, et adieu la jolie poussette-canne.
Qu'à cela ne tienne, le frère de mon mari arrive quelques jours après avec une autre poussette-canne : "Tu comprends, on l'avait achetée pour Marie [sa fille, 9 mois de moins que Gobolovna], mais elle ne roule pas très bien, si tu veux la réparer, je te la donne". On regarde, et en fait, les roues avant sont équipées d'un système permettant soit de les maintenir dans une seule direction, soit de les faire tourner. Nous voici donc en possession d'une jolie poussette-canne toute neuve, qui nous permet de nous promener avec les deux enfants sans se soucier de l'heure ou de la fatigue (ou du fait que Gobolovna est jalouse et veut redevenir un bébé).
(la suite prochainement, BBK a faim).
Comme promis, donc, la suite.
Donc, nous voici dotés d'une vraie poussette-canne en état de rouler, et d'une poussette de compétition un tant soit peut fatiguée, mais bon.
Sauf que les soucis avec cette poussette ne font en réalité que commencer : Depuis la naissance de Gobolovitch, le système qui permet de fixer en toute sécurité le cosy sur la poussette donne des signes certains de grosse faiblesse. En réalité, le cosy était simplement posé puis clipsé sur une sorte de ceinture fixe et rigide à l'avant, qui avait l'avantage aussi de servir d'accoudoir et de protection avant au bébé quand il était assis. Or là, donc, la "ceinture" se décroche d'un côté, et le cosy ne tient donc plus qu'en équibre précaire. Exit le cosy, le jour où, en allant au marché avec Gobolovitch (environ 1 mois si je me souviens bien), le cosy (en équilibre précaire, donc, si vous suivez toujours la "saga"), se fait la malle et se serait retrouvé sur le trottoir s'il n'avait pas atterri dans les jambes d'un charmant monsieur qui en a profité pour le retenir et éviter une chute sinon dramatique, du moins embêtant de Gobolovitch sur le sol (je vous rappelle que Gobolovitch est né en décembre, nous sommes donc en janvier, avec froid, gel et tutti quanti).
Je repose bravement le cosy sur la poussette, mais dans l'autre sens, de façon à le "coincer" comme s'il était l'enfant lui-même et non pas le siège de l'enfant, et je continue bravement mes courses au marché, en priant pour qu'un tel incident ne se reproduise pas. Et la semaine suivante, toujours en allant au marché, je mets Gobolovitch allongé directement dans la poussette, avec moult couvertures pour être sûre d'une part qu'il n'ait pas froid, et surtout pour pallier le problème de sa petite taille non adaptée à la taille de la poussette.
Quelques mois après, vous vous souvenez peut-être, en mai 2005, Gobolovitch est hospitalisé pour divers problèmes liés à ses allergies alimentaires. Du coup, nous changeons radicalement notre façon de faire, et exit la nourrice (qui avait les deux zouaves depuis le mois d'avril), et nous commençons notre vie de parents travailleurs salariés en congés parentaux à mi-temps, et donc partiellement assistés par les services sociaux (après tout, ils servent à ça, et on cotise pour, c'est pas pour ne pas les utiliser quand on en a besoin, je n'ai donc aucun scrupule à le faire !). Commence alors le joyeux quotidien des ballades, courses, etc, avec bébé en permanence. Et évidemment, une bonne partie de ces occupations quotidiennes se fait avec la poussette, vous l'aurez deviné. Or donc, il se trouve qu'un jour, je me rend compte que les pneus arrières de la poussette sont un tantinet dégonflés, ce qui explique pourquoi je trouvais que dernièrement, ladite poussette devenait lourde et difficile à pousser. Bref, de retour à la maison, je pars à la recherche de la pompe (si si, elle est bien cette poussette, elle a même une pompe en cas de dégonflage intempestif des roues !). Sauf que les recherches s'avèrent infructueuses. Je me dis qu'une pompe étant une pompe (vous savez, comme les Shadocks !), je n'ai qu'à prendre celle de mon vélo (si si, j'en ai un, qui sert très peu, voire plus du tout depuis que les pneus ont crevé et que je n'ai pas eu le temps de les réparer ni de les faire réparer d'ailleurs), et que ça ira bien comme ça. Ben non, c'aurait été trop simple : les bouchons des roues de la poussette ne sont pas adaptés à la pompe classique de vélo. Il me faut donc retrouver coûte que coûte celle de la poussette. En attendant, moi, cette poussette, j'en ai besoin quasiment tous les jours. Donc, même les roues à plat, je continue de l'utiliser parce que zut, même lourde et diffcile à diriger, elle est quand même ce qu'il y a de plus pratique pour ramener des courses du centre-ville (vous connaissez sans doute vous aussi les problèmes de stationnement en centre-ville ?), grâce au fameux filet intégré sous le siège de la poussette. Donc, durant les mois qui suivent (en fait, jusqu'au printemps suivant), je continue bravement de me prendre la tête avec cette fichue poussette qui commence sérieusement à me saouler.
Jusqu'au jour où je retrouve miraculeusement la fameuse pompe ! Je me précipite pour gonfler les roues, et là, re-déception de la brave maman : après environ un an de mauvais services avec des roues dégonflées, les roues en question ont fini par rendre l'âme : les chambres à air doivent être crevées, puisque l'air insufflé à l'intérieur par la pompe ressort illico.
De guerre lasse, j'en ai vraiment marre, je capitule, et change de poussette (vous vous souvenez, la poussette-canne du beau-frère ?), et fais mon deuil du filet qui se trouvait en dessous, la deuxième poussette n'en étant pas pourvue, elle (sinon, ce ne serait pas une poussette-canne...). D'ailleurs, elle est beaucoup moins encombrante que l'autre (ben oui, c'est l'avantage de la poussette-canne et sa définition même), et comme je viens d'apprendre que je suis enceinte, je somme mon mari soit de trouver une solution pour la poussette de compétition en panne, soit d'accepter de payer le parcmètre en centre ville pour me faciliter la vie, parce que franchement, me trimbaler les courses à bout de bras, tout en poussant la poussette, j'ai essayé, et franchement c'est du sport ! La toute dernière solution étant qu'il aille faire lui-même les courses, mais compte-tenu de son emploi du temps, c'est peu probable, sauf quand j'en serai incapable à cause de la proximité du dédoublement, soit à la fin de l'année 2006. Promesse est faite de trouver une solution au problème de la poussette, le mari en question étant parfaitement conscient que sa chère moitié est tout à fait capable de supporter une gêne pendant un temps certain, mais que le jour où la coupe est pleine, pas la peine de tergiverser, elle se mettra en grève sans préavis (comme les ordinateurs, en fait !).
Et le pire, c'est qu'il a trouvé une solution ! (si on peut appeler ça une solution, mais ce sera à vous d'en juger).
Il se trouve que sa marraine (celle de mon mari, pas celle de BBK), pour dépanner sa soeur (qui se trouve être ma belle-mère, donc la mère de mon mari), lui a refilé une vieille poussette pourvue de tout le confort et de la maniabilité antique : double longueur par rapport à la poussette-canne, nacelle premier âge à fixer sur le siège, capote de protection contre la pluie, roues fixes (c'est-à-dire que pour changer de direction, il faut appuyer sur les poignées pour soulever l'avant, changer de sens sur les roues arrières, et reposer l'engin sur ses roues avant à la fin de l'opération, une fois qu'on est dans le bon sens), mais qui tournent, ce qui permet à l'engin de rouler (ce qui n'est déjà pas si mal), frein très efficace (difficile à retirer, en fait, mais très facile à mettre), et une armature en fer, incluant un "panier" sous le siège pour rapporter les courses. Mon mari me l'amène un jour en me disant : "Le bébé va bientôt arriver, et j'ai pas encore le temps d'aller faire réparer la poussette, donc je te propose de prendre celle-là en attendant que j'aie le temps de faire réparer les roues de l'autre". De toute façon, je n'avais guère le choix : c'était ça ou rien, parce que la poussette-canne n'est absolument pas envisageable pour un bébé de quelques semaines. Donc, ma seule alternative était d'accepter la "nouvelle" poussette. Or, il se trouve que deux semaines après la naissance de bébé, juste avant les vacances de Noël, j'ai dû me rendre à un rendez-vous en ville. Il faisait beau, je n'avais que BBK, je me suis dit : "bon d'accord, je prend cette antiquité, et on verra bien ce qui va se passer" (comment ça, j'aime le risque ? Vous pas ?). J'ai donc mis BBK dans la poussette, en allongeant le siège pour qu'elle puisse dormir. Ce que je n'avais pas vu au départ, c'était le coup de la nacelle (je pensais qu'il s'agissais du panier pour les courses, que je suis bête des fois, moi !). Bref, j'allonge la bête, j'y pose le bébé, et nous voici parties toutes les deux, cahin-caha, la mère n'ayant qu'une confiance limitée dans cette antiquité vieille d'au moins son âge.
Arrivée au rendez-vous, tout se passe bien (entrée de plain-pied, ascenseur, etc), et le "panier" avait bien rempli son office : j'y avais entreposé un certain nombre de cadeaux de noël, sans parler du repas de midi, test pour le futur repas de baptême de BBK (ça aussi, faudra que je vous raconte un jour les déboires dans l'organisation des réunions familiales, c'est quelque chose aussi).
Donc, une heure après, je me prépare à repartir à la maison, contente finalement que la poussette-antiquité ait rempli correctement son office, quand en reposant BBK dedans, le siège allongé bascule en arrière ! Panique à bord, ("mon Dieu ! Et si elle tombe ???"), et je me calme, je me dis qu'après tout, l'installation a tenu toute la matinée, qu'il n'y a pas de raison pour que subitement ça ne fonctionne plus. Je réinstalle les choses, y repose prudemment le bébé, et zou, ça a l'air de fonctionner cette fois. On est reparties, on verra bien comment ça se terminera, mais vivement qu'on soit à la maison, cette fois.
Forte de cette expérience, et après une arrivée sans encombre (on aime le risque, au Gobolistan !), j'observe au calme la poussette-antiquité, et commence à prendre conscience de ma sombre imbécilité, en identifiant le "panier" pour ce qu'il est en réalité : une véritable nacelle dotée d'un matelas recouvert d'un tissu éponge et de pas mal de feuilles mortes, d'un parapluie et de diverses choses non identifiables, en plus de ce que j'ai moi-même ramené du marché.
1er janvier, départ de toute la Gobolskaïa pour Strasbourg, chez des cousins, pour le repas de midi. Là, question : l'oncle de Strasbourg va bien entendu proposer une ballade au parc de l'orangerie, il nous faut donc un moyen de locomotion pédestre pour BBK, sachant que si Gobolovna peut marcher un certain temps, ce n'est pas encore le cas de Gobolovitch, d'autant plus qu'il n'aura pas fait de sieste, qu'il sera donc fatigué, et qu'il risque encore une fois l'accident (celui du 26 est encore très présent dans nos mémoires, et surtout le trou dans la bouche risque de nous le rappeler encore longtemps.). Donc, nous envisageons la possibilité d'embarquer l'antiquité dans la voiture (heureusement qu'elle est grande), en plus de la poussette-canne du beau-frère. Là, se pose le problème de la place, certes, mais aussi celui de l'installation (autant tester tout de suite, s'il faut rajouter quelque chose, autant le savoir avant de partir, parce que jour férié aidant, ce sera difficile de trouver un magasin ouvert pour acheter au pied lever l'accessoire indispensable manquant (heureusement que j'ai un mari prévoyant !). Dernière étape avant l'embarquement : trouver le mode d'emploi pour fixer la nacelle sur la poussette, et nettoyer rapidement (on est déjà en retard, bien entendu) le matelas de la nacelle. Il se trouve que toutes les choses "suspectes" partent comme les feuilles mortes en retournant la nacelle, et que nous n'avons pas le temps de tout démonter pour faire une lessive. Dans l'immédiat, une bonne couverture fera office de drap, en attendant que j'aie le temps de faire le ménage.
La ballade a en effet eu lieu, et la poussette s'est révélée être plutôt un bon accessoire. Ni une ni deux, début janvier, nouveau rendez-vous, retour donc au même endroit qu'en décembre, avec la poussette, mais correctement installée cette fois-ci. Et là, plus d'accident !
La morale de cet épisode : finalement, dans l'temps, y faisaient des choses pas mal ! Et puis, plus costaudes que ce que nous, citoyens du XXIe siècle, savons "inventer" et commercialiser. Bref, la poussette antiquité a remplacé la poussette de compétition, et pour l'instant, je n'ai pas lieu de m'en plaindre : c'est finalement avec celle-là que j'ai le moins d'ennuis !
En revanche, avec le temps, je me suis rendu compte que j'étais devenu un véritable détecteur à crottes de chien ! Parce que quand on doit mettre une poussette dans la voiture, vaut mieux ne pas avoir "roulé dedans" avant ! (ah, si tous les propriétaires de nos amis les bêtes étaient dotés d'un minimum de savoir-vivre en société, combien plus simple serait la vie...)
Sur ce, il est l'heure du déjeuner, je vais de ce pas voir ce qu'on va bien pouvoir se mettre sous la dent aujourd'hui...
Edité Jeudi 11 janvier 2007 :12:06 par Gobol
Edité Jeudi 11 janvier 2007 :15:32 par Gobol
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pas mal cet épisode 
Comme quoi les antiquités... ça sert toujours!
J'aime bien comment ta nounou s'en servait par contre.. je testerai la prochaine fois avec la laisse et les rollers!
Et si jamais on a un problème de poussette.. on t'appelle vu que t'es une pro maintenant ^^
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Ah ben ça, c'est vrai que je commence à en savoir un rayon là-dessus...
Bon, là, j'ai pas le temps, mais je vous prépare un autre épisode sur les relations familiales et la sécu, la caf, l'éducation nationale et autres administrations (genre la Poste, la banque, etc. même si on ne peut pas parler d'administrations dans ces deux cas-là).
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.




