En fait, j'ai eu une grossesse assez difficile, un accouchement très difficile, et des suites particulièrement dures... Bref, traumatisme après traumatisme, bien vécus au départ, semblait-il, j'ai compris il y a quelques jours (d'où mon absence, j'essayais de faire un peu le tri, et le point sur tout cela) qu'en fait, j'étais en colère contre Noémi, pour tout ce que j'avais subi avant, pendant et après sa naissance. Mais selon mon mari, depuis quelques jours, je suis moins dure avec elle, plus tendre, plus calme aussi, ce qui tendrait à prouver que je commence ma "réconciliation" avec elle. Quand je disais que l'instinct maternel n'était pas inné !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pauvre petite, alors. Je n'avais pas soupconné ça, parceque ma mère n'as jamais projeté ses souffrances sur un de ses enfants...mais elle n'as pas du souffir autant...je comprends.
ce qui tendrait à prouver que je commence ma "réconciliation" avec elle. Quand je disais que l'instinct maternel n'était pas inné !
Seulement après 2 ans ?
tu étais "dure" avec elle avant ?
Au fait, tu as 1989 posts, date de la chute des barrières, c'est un signe 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Peut-être que je passerai le cap des 2000 aujourd'hui ? Je n'en suis pas certaine, il va falloir que je parte, pour préparer le repas...
Pour ce qui est de ces deux dernières années, je ne crois pas avoir fait souffrir Noémi plus que cela. En revanche, je sais avoir voulu me "débarrasser" d'elle plusieurs fois, non pas en la "tuant", mais en la confiant à d'autres (à ses grands-parents, à son père, à sa nourrice...), de façon à être "tranquille", tellement je vivais sa présence comme une contrainte. Je crois que petit à petit, les choses commencent à changer... Le but étant de ne pas répéter tout cela avec le deuxième qui s'annonce ! Et pourtant, je suis persuadée que je ne l'ai jamais maltraitée, physiquement ni même moralement. En revanche, j'ai beaucoup culpabilisé, j'attendais toujours qu'elle s'assoie, qu'elle marche, qu'elle monte seule les escaliers, qu'elle les descende seule, qu'elle parle... Comme si pour moi, m'occuper d'elle était une corvée, alors qu'elle n'avait rien demandé...
Tout cela est bien entendu inconscient, c'est pour cela que je dis que je ne l'ai jamais maltraitée. Au contraire, j'ai toujours tout fait au mieux pour elle, même le médecin me disait que je réagissais exactement comme il fallait le faire, ne m'inquiétant pas quand ce n'était pas la peine, et appelant à l'aide lorsque je sentais que ça pouvait l'être. Mais un bébé est une véritable éponge, et perçoit tout ce que ressent sa mère en particulier, sa tristesse, ses doutes, ses peurs, ses joies... J'ai l'impression actuellement de refaire connaissance avec ma fille, et de la voir tout autrement. Je me dis qu'il n'est pas trop tard, et que j'ai plein de choses à vivre avec elle.
Si ça a pris deux ans, c'est parce que je n'avais même pas compris avant la deuxième grossesse à quel point la première avait été difficile... Ce sont les mystères du cerveau : il est capable de mettre beaucoup de choses difficiles entre parenthèses, parce que c'est trop dur à affronter à certains moments, et de ressortir ces choses difficiles à d'autres moments, la grossesse étant un de ces moments particulièrement propices à cela.
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Pour ce qui est de ces deux dernières années, je ne crois pas avoir fait souffrir Noémi plus que cela.
Heureusement, on sait bien que tu n'es pas un bourreau 
En revanche, je sais avoir voulu me "débarrasser" d'elle plusieurs fois, non pas en la "tuant", mais en la confiant à d'autres (à ses grands-parents, à son père, à sa nourrice...), de façon à être "tranquille", tellement je vivais sa présence comme une contrainte.
Ah, ce n'était vraiment pas de veine...
Mais un bébé est une véritable éponge, et perçoit tout ce que ressent sa mère en particulier, sa tristesse, ses doutes, ses peurs, ses joies... J'ai l'impression actuellement de refaire connaissance avec ma fille, et de la voir tout autrement. Je me dis qu'il n'est pas trop tard, et que j'ai plein de choses à vivre avec elle.
Heureusement, elle n'as que deux ans, il reste une formidable aventure à vivre, celle de la vie 
Oui, en effet, il y a des souffrances qu'on mets entre parenthèses, mais qui ne s'oublient pas pour autant...
Mais je ne fais que te paraphraser
.
Un dernier point : Dieu a bien fait les choses, Les enfants peuvent attendrir les coeurs les plus dûrs (je n'ai pas dit que le tien était dûr, attention) ils engendrent tout de même de l'amour de la part de ceux qui les entourent...
Au fait, tu as parlé des fessées...tu as bien raison quand elle fait des bêtises ! 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
pfff les Noémi ne font jamais de bêtises !!! 





"Qu'un ami véritable est une chose douce !
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même."
Jean de La Fontaine








Je n'ajouterais rien de plus, vu le sérieux du sujet !
In Hall I trust ! ![]()
A Elbereth Gilthoniel
silivren penna miriel
O menel aglar elenath !
Na-chaered palan-diriel
O galadhremmin ennorath,
Fanuilos, le linnathon
nef aear, si nef aearon

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés"

En effet ce sujet demande un sérieux que je n'ai pas pour l'instant
C'est pas nous qui marchons pas droit
C'est le monde qui va de trvers
Et on a beau aller devant soi
on se retrouve toujours sur le derrière
la rue Kétanou
C'est pas grave, tu n'est pas la seule 
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"Ceux qui y sont arrivés"

Que les "Noemies" ne fassent pas de bêtises, je ne le contesterai pas, mais il s'agit d'une "Noemi" sans "e" qui ne bénéficie pas forcément de toutes les mêmes qualités...
-Edité le: Samedi 16 octobre 2004 à 17:47 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Moi je voulais juste savoir si ton premier bebe etait souhaite ou si c'etait "un accident"... avant de faire ton enfant tu y avait deja reflechis et tu avais envie d'en faire un ?
C'est vrai que la question de l'instinct naturel est difficile... je me dis que j'ai envie d'avoir des enfants, je me regale de garder une petite fille, mais est ce c'est facile d'accepter ses propres enfants ?
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Comme Gobol vient peu ici, je me permet de répondre à sa place (voyons sa fiche à la Sainte congregation pour la doctrine de la foi, hum, hum)
Non, ce n'était pas un accident, il s'agissait bel et bien d'un bébé voulu
réfléchi, souhaité 
Simplement elle a beaucoup souffert pendant la grossesse et pour le mettre au monde, et lui en a voulu après...
Pour la question de l'instinct maternel...je ne sais pas trop (mais evidemment comme je suis un garçon, on va pouvoir me dire que je ne peux pas savoir) mais ça me fait penser aussi à Tolstoi. Il explique que certaines personnes, dont lui (il a eu huit enfants je crois) ne sont pas sensibles à leurs enfants avant qu'ils aient au moins 2 ou 3 ans, et que c'est au moment où ils apprennent à parler que le désir de s'occuper de leurs enfants naît...ce qui appuirait le fait que "l'instinct maternel ou paternel" n'est pas un amour automatique dès le début...
Et sinon, je dirais qu'il y a une différence entre garder une petite fille et en avoir une : Les cris la nuit, les langes à changer tout le temps, être attentif...Il y a quand même de l'abnégation à avoir (si on fait le travail soi même) mais la récompense est bien à la hauteur 
Sinon, je ne sais pas si on peut dire que l'amour en général peut être un instinct...je dirais plutot qu'il est un besoin, un sens de la vie.
Mais il y a toujours des gens pour qui tout va de soi...ma mère a toujours adoré ses enfants dès leur premier vagissement comme si c'était tout naturel. Tout dépend du vécu, du passé, et des personnes, je crois.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Oui je crois que tu as raison en grande partie.
Et c'est sur que ce doit etre dur de choyer un etre qui nous a fait soufrir.
Quand a l'interet des enfants, c'est vrai que pour Gaelle, la petite dont je m'occupe nos relations ont changes quand elle a grandi.
En fait nos relations sont assez etranges je trouve, j'ai commence apres le deces de sa mere, elle avait 1 an. Je garde son frere aussi, mais ce n'est pas tout a fait pareil.
Maintenent je me sens plus proche d'elle, elle a 3 ans, et parfois je me dis que je suis une petite maman de substitution. Meme si ce n'est pas ca. Pourtqnt, une des premiere fois que je l'ai accompagnee a l'ecole et qu'elle s'est accorchee a mes jambes pour que pas que je parte, j'avais envie de pleurer. Elle a une facon particuliere de m'apporter de l'affection...
Ce que j'aime chez les enfants c'est leur franchise il n'y a pas d'arriere pensee.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Oh...ils peuvent en avoir, quand même, simplement dans ce cas, c'est assez transparent !
Je ne résiste pas à la tentation de relater quelques anecdotes adorables : (qui sont présentées come réelles)
Un grand-père et sa petite-fille sont assis sur le banc d'un jardin public.
La petite-fille demande:
- Dis papy, est-ce que c'est Dieu qui t'a créé?
- Oui ma petite fille. C'est Dieu qui m'a créé.
Quelques minutes passent, puis la petite fille revient à la charge.
- Papy, papy, est-ce que c'est Dieu qui m'a créé moi aussi?
- Mais oui, c'est lui aussi.!
Alors la petite fille observe bien son papy de haut en bas pendant un long
moment, puis elle sort un petit miroir de sa 'dînette' et observe
soigneusement son reflet à elle pendant un long moment.
Le grand-père qui la regarde faire, ne comprend pas bien les idées qui
passent par la tête de sa petite-fille, mais soudain elle lui dit:
- "Tu sais papy, j'ai l'impression que Dieu fait du bien meilleur boulot ces
temps-ci...!"
Une petite fille de sept ans a appris un verset pour l'école du dimanche.
Cependant, elle a transformé un peu quelques mots, de
«Je chanterai toujours les bontés de l'Éternel»
elle a retenu
«Je chanterai toujours les beautés de l'Internet»
Prière du petit Laurent
-"Seigneur Merci, car tu es mort pour nous sur la croix de Goldorak!"
Le pasteur Robert Héris rapporte :
Il y a quelques années, je faisais visiter un cimetière à ma fille de 6 ans.
A la vue de tous les crucifix dressés sur chaque tombe, ma fille s'écria :
- Papa ! Tous les catholiques sont morts !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Une exemple d'arrière pensée (mais c'est transparent)
Yohann ne manque pas de toupet...
L'autre jour, il s'approche de nous et nous dit:"c'est pas beau
de mentir, hein papa? Jésus, y veut pas qu'on mente hein?".
-"Bien sûr, mon chéri!!"(vous remarquerez le nombre incalculable
de fois que les parents peuvent dire "bien sûr, mon chéri!")
-"Alors, il faut que tu me donnes 2 carambars car je les ai promis
à Pauline ( N.D.L.R: une petit copine de l'école), et comme il ne
faut pas que je mente et que j'en ai pas...il faut que tu me les
donnes..."
Quel toupet pour un petit bonhomme de 4 ans...et on les lui a
donnés!!!! On cède tout à ces gamins...
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Pour rajouter mon grain d'sel, même si la réponse de Kaldorion est proche de la vérité, et pour répondre à Thalie, oui, ma fille était désirée. Très désirée, même, ce n'était aucunement un accident, et tout allait bien dans ma tête, je lui parlais beaucoup, je l'aimais déjà énormément avant sa naissance. Je crois que je n'ai jamais cessé de l'aimer, en réalité. Simplement, une fois qu'on passe du rêve, de l'enfant imaginé, à l'enfant réel, bien vivant, dans ses bras, bien à soi aussi, ça n'a plus rien à voir. Noémi est venue au monde, et son arrivée a été bien plus difficile que je me l'étais imaginée. Pour ne pas la rejeter, à cause de tout ce que j'avais vécu, j'ai "occulté" une partie de ces souffrances, mais je ne les ai pas effacées : et deux ans après, elles sont toujours là, et se manifestent aujourd'hui sous forme d'angoisses, par rapport à la deuxième naissance. C'est aussi simple que ça. Quant à l'instinct maternel, certaines femmes, effectivement, acceptent leurs enfants sans difficultés, et sont prêtes dès le début, dès les premiers jours, à faire tous les sacrifices possibles et imaginables pour le bien-être de leurs enfants. Dans mon cas, je voyais ce petit bout de quelques jours bouleverser ma vie, tout chambouler, alors que je venais d'y mettre de l'ordre, et que les choses étaient enfin claires. Et comme en plus je n'avais pas une grande confiance en moi, j'avais toujours peur de ne pas en faire assez. Pas peur de me tromper : bizarrement, je n'ai jamais eu aucun doute quant à ce qu'il fallait faire pour bien prendre soin de mon bébé. Mais du coup, j'ai l'impression d'avoir été quelque peu détachée d'elle, de m'occuper d'elle sans être vraiment "avec" elle. Je me suis cherchée, quoi, dans mon rôle de maman !
Pour ce qui est des enfants qu'on garde, et j'en ai aussi gardé, pour lesquels j'avais aussi une très grande tendresse, je crois que malgré tout, ce n'est pas vraiment pareil. On peut s'attacher très fortement à ces enfants. Mais quand il s'agit de SON enfant, c'est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On en est responsable, et pas uniquement jusqu'à ce qu'il sache se débrouiller seul. Et l'amour qu'il nous donne n'a pas besoin de temps pour s'exprimer. Il est, dans mon cas du moins, immédiat, et sans conditions, que je la traite bien ou pas, Noémi est ma fille, et elle m'aime d'une façon que ce n'est pas imaginable, tout comme moi, je l'aime. Seulement, aimer est loin d'être évident tous les jours, et il y a des fois où on aimerait un peu d'air... En parlant d'elle, je dois y aller, nous préparons la chambre de Gobolovitch/Gobolovna, ce soir !
A très bientôt, et merci de vos témoignages !
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
