Couverture Sapristi!
Yoko dans les médias

Voyage au coeur de la vie avec Roger Leloup (Sapristi)

En guise de comparaison, on pourrait prendre la Bible qui a été écrite pour les Hébreux qui étaient illétrés :l’Image du paradis terrestre, du buisson ardent, de sont des clichés fantastiques, mais dans la réalité, c’est tout autre. De la vision qu’on a en soi, on en communique une vision extérieure. Cela se passe un peu comme ça sur Vinéa. Ils ont quelqu’un de mystérieux qui leur donne la réponse de ce que sera emain. C’est l’image d’une déification qui peut être dangereuse.
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F.S. : l’album suivant « LA FRONTIERE DE LA VIE » est une ode à la vie…
R.L. : L’idée de cet album m’est venue d’une façon assez étrange. Je suis allé à Rothenburg et j’y ai découvert qu’une petite fille était morte en 1945, juste à la veille de Pâques, tuée par des bombes au phosphore. Parallèlement, on passait et repassait à la TV des films de Dracula, Frankenstein et on parlait beaucoup d’Anne Quinland, cette jeune américaine

qui était tombée dans le coma suite à une absorption trop importante de calmants et d’alcool. Cela avait provoqué des lésions cervicales irréversibles. C’était également l’époque des transplantations, des grandes questions du genre « quand s’arrête la vie et où commence la mort ». Je me promenais donc avec ma fille adoptive et elle m’ademandé tout naturellement pourquoi cette petite fille était morte. Lentement le scénario m’est venu et j’ai répondu à ma fille : « la petite fille n’est pas morte je vais même te raconter son histoire. Et c’est ainsi qu’est née l’histoire de Yoko et Magda.

F.S. : Vous avez supprimé la vie de Yoko pendant quelques secondes. Pourquoi ?
R.L. :Pour bien faire comprendre que la vie est le meilleur cadeau que l’on puisse avoir. Je crois personnellement que cet album est le plus humanitaire de la série. ‘ J’ai donné à Yoko une plus grande , profondeur ; ce n’est plus la fille qui fonce et qui casse tout Attention, c’était instinctif, car j’ai eu l’audace d’aller plus loin… Je me suis attaqué à un sujet brûlant : a-t-on le droit de « ressusciter quelqu’un ou de baisser les bras face à l’impossibilité de le sauver ? J’ai reçu des lettres incroyables à ce sujet !

Les Titans
F.S. : L’album « LES TITANS »
montre-t-il votre goût pour les insectes?

R.L. : Exactement J’aime beaucoup cet album. Auparavant on avait fait des histoires avec des insectes géants et elles paraissaient invraisemblables car ils s’écrasaient tous sous leur propre poids Dans « les Titans »
je les ai
volontairement blindés
et consolidés avec une armature
métallique pour qu’ils
puissent vivre sur des planètes
sans s’y écraser. Ils seront quand même victimes
de la planète et de leur
instinct d’émigration qui les perdra. On voit Yoko qui,
au contraire des Vinéens,
établira le contact avec les insectes. C’est
encore une Yoko plus humaine, plus sensible.
Yoko
La Fille du vent
F. S. : L’album suivant « LA FILLE DU VENT » nous emmène au Japon…
R.L. : Oui, c’est le duel que se livrent son père et son ennemi : Kazuki. Ce dernier, profitant des expériences du père de Yoko qui avait réussi à détruire l’effet ravageur des typhons, pense tenir en provoquant les typhons l’arme absolue qui va le rendre maître du monde. Yoko retrouve au Japon les siens, son père, sa mère et Aoki,celui avec qui elle a passé toute son enfance. C’est en voulant aider son père à détruire le typhon, dans la scène finale, que Yoko va recevoir une humiliation terrible : elle va perdre son ami Aoki.F.S. : Que pensent les Japonais de cet album ?
R.L. : Ils l’aiment beaucoup. Il ya quand même eu un petit reproche : les Japonais n’aiment pas qu’on leur rappelle les Kamikazes et on a reproché qu’Aoki se jetait dans l’œil du typhon pour le détruire comme un kamikaze. Pour moi, cette action soigne Aoki de son humiliation de kamikaze raté. Au Japon, l’humiliation est pire que la ruine.
La lumière d'Ixo
F.S. : On en arrive à « LA LUMIERE D’IXO »…
R.L. : Ah oui… C’est un album spécial, plus ésotérique, plus intérieur. C’est une guerre de femmes tout simplement, une guerre entre Myrka et Yoko sur le thème de la vanité car elles ne veulent céder ni l’une ni l’autre. Beaucoup de gens sont passés à côté de cet album sans le comprendre. Je crois qu’il faut avoir côtoyé et avoir travaillé avec des femmes pour mieux le comprendre.
La spirale du Temps
F.S. : Dans « LA SPIRALE DU TEMPS »,
on constate un changement d’héroïne…

R.L. : Oui, c’est vrai. Yoko n’a pas joué le premier rôle. L’album m’a été inspiré par la petite Nadia Komanetchi (la gymnaste des
Yoko Planche à Voile
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