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Les Abeilles de Roger Leloup

Les Abeilles de Roger Leloup
Se sentant un peu seul, Roger Leloup a adopté 80 000 abeilles. Pourtant c’est très éprouvant pour les nerfs d’être survolé par une escadrille de 80 000 abeilles! En un rien de temps et sans beaucoup d’efforts, ces aimables petites bêtes pourraient vous transformer en un homme (ou une femme) élépant particulièrement gâtée(e) par la nature…
Roger Leloup: “J’adore les insectes depuis que je suis petit. J’ai commencé par collectionner les fourmis… J’avais construit des fourmilières artificielles! J’ai aussi collectionné les papillons et les coléoptères. Les abeilles, c’est venu à l’époque où j’ai dessiné la première histoire de Yoko. Je m’en suis inspiré pour créer le monde des Vinéens. ce qui me fascine, c’est l’étude de la socièté de l’abeille. cela dit, j’avoue que quand j’ai ouvert pour la première fois le plafond de ma ruche que j’ai sorti les cadres et que je me suis trouvé face à 30 000 abeilles, j’ai été impressionné.” Roger Leloup a trois ruches. A peu près 80 000 abeilles. Selon lui, cela ne représente pas grand-chose.
“Dix mille abeilles font un kilo. Disons, si c’est moins impressionnant, que je suis propriétaire de huit kilos d’abeilles! Je ne fais pas l’élevage d’abeilles pour avoir du miel. Encore qu’elles m’en aient déjà donné vingt-huit kilos! C’est toujours bon à prendre….” On peut se demander ce qu’il y a de si passionnant à observer des abeilles.
“Ca vole, c’est propre, c’est indépendant, mais ça revient toujours à la ruche. elles forment une communauté parfaire. Leur vie communautaire et leur organisation me fascinent. Il y a une âme dans une ruche, c’est ce qui m’intéresse.
“C’est ma ruchette d’expérimentation. Elle est installée dans mon bureau et est reliée à l’extérieur par un petit tube qui permet la sortie des butineuses…” 
Le monde de l’abeille est un monde implacable où il n’y a pas de place pour des faibles. Quand les mâles deviennent inutiles, on ne les nourrit plus, c’est une façon élégante de les éliminer. Et si la reine devient moins féconde, on l’expulse. Il n’y a que ce qui est fonctionnel qui est accepté dans la ruche…
Quand j’ouvre le toit de ma ruche, je me trouve propulsé au coeur d’un autre monde, au milieu d’une communauté bien structurée, parfaite. Et c’est cela qui m’enchante…”
Propos recueillis par Luce

Dans ” Du miel pour yoko”, notre héroïne a eu affaire à des abeilles porteuses de microfilms! (Album “Aventures électroniques“).
Extrait du Spirou 2613 page 11
Vous pouvez télécharger l’original de l’article ici.
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Leloup dans La Vie du Rail, Novembre 1993
Jusqu’au milieu des années 1990, le magazine “La Vie du Rail” consacrait régulièrement quelques pages aux représentations du chemin de fer dans l’art et la littérature.
C’est à ce titre que parut en 1993 cet article consacré à Roger Leloup. Le dessinateur y évoquait son enfance et les racines de son intérêt pour le monde ferroviaire. Les trois pages étaient illustrées de quelques cases de L’Or du Rhin. Le journaliste, Jack Chaboud, a signé aux éditions La Vie du Rail un ouvrage important sur les trains dans la bande dessinée, “Quai des Bulles”.
LE “RHEINGOLD”, HÉROS DE BANDE DESSINÉE
Par Jack Chaboud (La Vie du Rail N°2421, 24 Novembre 1993)
Créateur de la célèbre Yoko Tsuno, ancien collaborateur d’Hergé, Roger Leloup a grandi près d’une voie ferrée, admirant “les seigneurs du rail”. En 1989, une petite loco va le replonger dans cet univers et il est aujourd’hui un mordu de modélisme. Dans son dernier album, Yoko partage la vedette avec “L’Or du Rhin”.Né à Verviers, en Belgique, en 1933, Roger Leloup a gardé de son enfance dans cette ville des souvenirs étroitement liés au chemin de fer : ?Le salon de coiffure de mes parents était situé le long de la voie ferrée, à mi-chemin de la gare de triage et de la gare de voyageurs?
Entre les deux gares, il y a un tunnel où le petit Roger va voir s’engouffrer et déboucher les locomotives, et au dessus duquel il fonce en vélo dans les panaches de fumée.
“Notre quartier vivait au rythme des trains, ajoute-t-il, et les mécaniciens faisaient souvent leurs manœuvres près du salon, pour jeter un coup d’œil dans le coin des dames. Ca mettait ma grand-mère en fureur, à cause de la fumée qui salissait son linge séchant en contrebas de la voie.” Pendant que la vieille dame apostrophe les seigneurs du rail, ceux-ci cueillent son petit-fils et le juchent sur une caisse pour l’installer aux leviers de leur machine. Durant la guerre, alors que son père était prisonnier, le jeune Leloup est très entouré par un grand-père qui lui transmet sa passion pour les châteaux-forts, l’aquarelle, et une mystérieuse inconnue avec qui il a de quotidiens rendez-vous… C’est, bien-sûr, encore une locomotive.
“À cette époque, en hiver, se souvient Roger Leloup, les roulants étaient nos bons anges car ils s’arrangeaient toujours pour répandre du charbon sur le ballast.” Il poursuit : “Je n’avais pas besoin de train jouet puisque mon quartier était un réseau miniature, où je pouvais contempler les machines dont j’entendais dans la nuit le halètement et le cognement des bielles. l’aventure était aussi là, avec les convois allemands hérissés de canons de DCA et de mitrailleuses, dont mes copains et moi bombardions les servants de boules de neige. Plus tard, il y a eu les trains de prisonniers, dont certains s’évadaient en ville le visage noirci par le charbon, plus tard encore des trains de blessés sont arrivés d’Allemagne.”
Malgré ces moments pénibles, le petit Roger découvre les romans de Dickens et de Jules Verne et, comme tous les enfants uniques, il se crée des univers imaginaires peuplés de monstres et de douces captives.
Au lendemain de la guerre, il obtient le diplôme d’arts graphiques de l’institut Saint-Luc, à Bruxelles, et travaille ensuite trois ans dans la publicité, avant de rencontrer un des proches collaborateurs d’Hergé, Jacques Martin – le créateur d’Alix – qui lui confie les dessins d’une encyclopédie de la locomotion.
C’est ainsi qu’il entre au studio Hergé où il passe quinze ans, réalisant en particulier les machines de la dernière version de l?album de Tintin le plus ferroviaire : L’Île Noire.
Pendant toutes ces années, Roger Leloup se passionne pour la mécanique et l’électronique. Fervent aéromodéliste, il est deux fois champion de Belgique de vol circulaire. Rien d?étonnant donc à ce qu’il conçoive, en 1968, une héroïne électronicienne, pilotant avions et fusées, mais également inspirée des figures angéliques de ses rêveries passées. Une héroïne dont les traits asiatiques rapellent ceux de l’actrice japonaise Yoko Tani.
Porteuses des visions humanistes de leur auteur, les aventures de Yoko vont aborder des thèmes de science-fiction, ou se dérouler dans les atmosphères fantastiques de châteaux médiévaux et des légendes rhénanes.
Les trains de Verviers sont bien loin lorsque, un jour de 1989, Roger Leloup voit ressurgir le passé dans une boutique de modèles réduits où il reconnait “une type 01 de mon enfance.” Il l’achète immédiatement, véritable déclic d’une passion dévorante. Installé à Wavre, près de Bruxelles, il est maintenant à la tête d’un parc de 150 locomotives et d’innombrables voitures et wagons. Il précise : “Je n’ai pas acheté ces machines pour les mettre en vitrine, elles roulent toutes sur mon circuit intérieur de 51 mètres ou sur mon circuit de 45 mètres dans mon jardin.” Et il continue : “j’aime leur faire donner leur puissance, mais attention, dans le respect de la vitesse des machines réelles à leur échelle.”
Au fil de ses achats, il réunit une importante documentation technique et historique sur ses acquisitions, dont un premier train de rêve, un Orient-Express de 1930 “tiré par une 140 de chez Roco, avec les fameuses voitures LX à toit blanc de chez Rivarossi.”
Enfin, il y a deux ans, il fait une nouvelle rencontre avec le modèle réduit d?un autre train de luxe, l?Or du Rhin, le Rheingold allemand. À travers lui, c’est la nostalgie de son enfance, le monde de ses rêves, et les aventures de Yoko Tsuno qui se trouvent réunis.Mystère à la japonaise à bord de “L’Or du Rhin”
Pour faire suivre à son héroïne, Yoko Tsuno, les méandres du Rheingold, Roger Leloup a fait des repérages sur un parcours qui lui était déjà familier. Il a aussi passé deux jours en gare de Cologne pour observer le mouvement des trains. Puis, il a réalisé des montages photos et réuni une documentation dont l’ouvrage de réference est le “Rheingold” paru chez Motorbuch Verlag. Pour reproduire le train, il a également filmé la rame 1928 de ses modèles réduits, n’hésitant pas à démonter machine et voitures pour obtenir des vues particulières de certains éléments.
“Avec mon style graphique très précis, commente-t-il, j’ai eu beaucoup de difficultés à ne pas figer les mouvements de la locomotive, et je ne peux pas tricher en masquant la machine par un nuage de fumée, car le “Rheingold” fumait peu !”
Rappelons la trame de cet épisode des aventures de Yoko Tsuno. À cause de l’agression d’une compatriote et de la découverte d’explosifs dans sa voiture, Yoko se retrouve à la gare centrale de Cologne, face à son vieil ennemi Ito Kazuky. Le milliardaire se prépare à négocier avec des Allemands un contrat fabuleux dans… une rame du “Rheingold” qu’il a fait restaurer, en lui adjoignant sa propre voiture aux équipements informatiques sophistiqués. Le train qui s?ébranle recèle bien des mystères et de curieux personnages. Tandis que le convoi roule le long de la vallée du Rhin, chantage, affrontements et meurtres se succèdent avant qu’une machination ne se mette en place pour la possession d’une terrifiante “chambre du néant” située dans la voiture de Kazuky. Mais Yoko et ses amis veillent. Un excellent suspense, doublé d’un régal pour l?amateur de reconstitution ferroviaire, avec 34 pages de vues générales, de gros plans intérieurs et extérieurs de machines, voitures, gares, ponts… Les dix-neuf aventures de Yoko Tsuno sont parues aux éditions Dupuis. Plus de cinq millions d?albums ont été vendus dans le monde. À noter que dans l’Orgue du Diable, la jeune japonaise, menacée d’être abattue par un tueur sur une voie de la vallée du Rhin, est sauvée par l’irruption d’une CC “E 94” des années 50…Le réseau de Roger Leloup Sur les quatre voies de sa gare de triage, Roger Leloup effectue des changements de locomotives grâce à un électro-aimant, et il fait circuler tous les types de convois de l”histoire du “Rheingold” disponibles en modèles réduits.
Il peut ainsi faire tracter des rames à six ou treize voitures Rivarossi ou Lilliput – dont les élégantes voitures violet et crème de la rame d”origine – par des 18.4 Lilliput, S 3/6 bavaroise, ou IV-h badoise.
Les voitures (ADE) illuminées de son “Rheingold” de 1962 sont tirées par différentes motrices électriques Fleischmann. -
Une voiture pour Yoko Tsuno
Une voiture pour Yoko Tsuno
par François Roussel
Dans les années 70 on aurait plus volontiers vu Yoko conduire une Honda (mais Spirou s’était déjà accaparé la géniale S800), voir une Datsun, un coupé Z par exemple, ou bien une Toyota Célica. Mais tout celà n’était peut être pas très original, une japonaise en japonaise.
Bien qu’un peu plus tard, on verra Yoko dans un coupé Nissan (L’or du Rhin).
Qu’est-ce qui a poussé Roger Leloup à attribuer une Fiat à sa fille de papier ? Un amour prononcé pour la marque. Comme je l’ai déjà dit, on retrouve souvent des Fiat dans ses histoires. Peut-être a–t-il eu droit a un geste commerciale du constructeur turinois car je pense qu’il a beaucoup fait pour sa renommée…A mon avis, la voiture des années 70 qui correspond le plus à Yoko c’est la Golf GTI: le tout premier modèle de 75. Elle correspond bien à son tempérament moderne et fonceur, sa situation géographique, Allemagne et Suisse et sa position sociale : jeune ingénieur en électronique. Et puis elle aussi a été dessinée par Bertone.
On peut admirer au passage la superbe Golf LS de Rudy dans La frontière de la vie, elle avait même permis à un lecteur de Spirou à l’époque de déduire la taille de Yoko (1 mètre 71 si mes souvenirs sont bons).
Mais la Golf n’était pas encore sortie au moment de Message pour l’éternité.En tout cas Yoko aurait commis des gros excès de vitesse avec cette petite bombe…Je serais curieux de savoir si Roger Leloup ferait encore rouler très vite son héroine de nos jours, c’est très mal vue maintenant.
Actuellement vous la verriez dans quelle auto, un coupé japonais, genre Mazda à moteur rotatif ou dans une nouvelle Mini cooper ? Depuis que j’ai appris que même Yoko faisait des photos de mode, on peut s’attendre à tout !
Petit panorama des autres voitures dans les aventures de Yoko TsunoQue les amoureux des productions automobiles 60 et 70 se régalent…
- Volkswagen-Porsche 914 du neveu Karl, on en voit une dans La forge de vulcain…je vous laisse chercher. Pour l’oncle Otto, une Mercedes SL (280, 350 si vous savez vous êtes fort)
- Dans Hold-up en Hi-Fi, on reconnaît Une Daf, une NSU avec un taxi 404 juste derriere, devant la Banque Nationale, je dis R8 (la rouge) et un bout de capote de 2cv. Je passe sur la DS noire, trop facile et j’annonce une AMI8, un bout de 404 une Ford cortina ,une 4l et enfin une Dyane.
A propos sur 4 des 6 aventures électroniques Leloup nous place 4 Dyane à vous de les trouver.
Mercedes noire (facile) Kubelwagen BMW 2002
Annick repeint une roue de 404 avec sa bûche.-
Les Simca, c’est pour le décors ( Dans La forge de vulcain -il y en a deux-, aventures électroniques)
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Kombi volkswagen Audi 100, Citroën DS, Dyane, AMI8 break et Méhari , Peugeot 504, encore dans La forge de vulcain.
Dans l’araignée qui volait :
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Une DS, une R16, une 204/304 break. Moins sur : une Fiat 126, Volkswagen 1600, Opel Manta Ford Capri, Mercedes. Allez pour la bonne bouche, c’est une R15 qui double le semi remorque sur l’autoroute et devant on reconnaît une BMW 2002
Bon j’arrête là le fastidieux énoncé des véhicules de décor et je m’en tiens aux « rôles » plus important.
- Fiat 126 pile devant Magda, un Kombi type3 pour l’archéologue et une très belle Opel commodore des « méchants » dans La frontière de la vie.
- Jaguar Daimler de Sir William et Talbot Sunbeam de location dans La Proie et l’Ombre.
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Jeep japonaise très martial de tonton Ishida (si quelqu’un connaît la marque, la je sèche !)
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Le petit Franz Thaler est foudroyé dans une BMW série 3 absolument irréprochable, et ses méchants copains ont un coupé Audi (quattro ?) d’un curieux vert pomme dans Le feu de Wotan.
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Après il n’y a plus beaucoup de voitures, on remarque la jeep du méprisable sakamoto des taxis Nissan/Datsun (c’est pareil !) et puis la Nissan 100 NX de Minako.
Peut-être que Roger Leloup se lasse désormais de dessiner avec luxe de réalisme ces autos dans les décors. Par exemple dans le début de l’astrologue de Bruges on ne reconnaît pas de marque, à la différence des décors de la frontière de la vie par exemple…
Bref, nous découvrirons peut-être de nouveaux modèles dans le prochain album….
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Yoko de Charme et de Coeur
Pour le vingtième anniversaire de Yoko, Spirou avait consacré un numéro spécial Yoko Tsuno à cet évènement. Dans ce numéro (N°2760 du 6 mars 1991), qui publiait les 2 dernières planches des Exilés de Kifa, on trouvait ce dossier «Le 20e printemps» ainsi que les 30 cartes questions du Jeu des planètes qui allaient être fourni avec l’album.
YOKO DE CHARME ET DE CŒUR
C’est en 1968, la nuit de…Noël, que Roger Leloup esquissa pour la première fois le délicat minois d’une jolie japonaise. Ainsi s’amorçait, comme un conte de fées, la brillante carrière de l’une des plus célèbres héroïnes de la bande dessinée: Yoko Tsuno.Son papa n’était pas un débutant. Formé à la dure école d’assistant chez Jacques Martin (le dessinateur d’Alix, pas l’autre!), puis chez Hergé en personne, il devint, en quinze années de travail dans l’ombre, un spécialiste des décors et des dessins techniques: les avions de “l’île noire”, c’était lui; la gare de Nyons dans “L’affaire Tournesol”, également. Comme de nombreux travaux ingrats qui lui apprendront la rigueur du métier.
Tous les tintinologues reconnaîtront cet écorché. Il s’agit du jet du milliardaire Carreidas, dans “Vol 714 pour Sydney”. Roger Leloup, on le voit, ne faisait pas les choses à moitié! Un souci minutieux du détail qui ne le quittera jamais.C’est grâce à sa rencontre avec Peyo, qui l’emprunta à Hergé, qu’il atterrit chez Spirou (A vous de deviner quelles pages des Schtroumpfs il réalisa!). Yoko était apparue, une première fois, comme personnage secondaire dans une série peu connue de notre grand schtroumpf: Jacky et Célestin. La jeune fille avait enthousiasmé Roger Leloup au point qu’il prit, d’une main, son courage, et de l’autre, une première ébauche du “Trio de l’Etrange” et qu’il alla frapper à la porte des Edîtions Dupuis, Son projet fut accepté la veille de… Noël 1969 !
La première mouture de Vic et Pol, qui devaient à l’origine être les personnages principaux de récits fantastiques.
Telle était Yoko Tsuno – première version – en 1968. Elle était alors la soeur d’un électricien japonais gros et flasque.Un an plus tard, Yoko faisait sa première apparition dans Spirou. Le 24 septembre 1970, exactement vingt années avant le démarrage des “Exilés de Kifa”. Un nouveau nom apparaissait au panthéon des rares héroïnes de la BD. L’immense succès, qui accueille depuis chacun de ses albums, annonce qu’elle y restera encore longtemps. Le conte de fées n’est pas près de s’interrompre.Spirou N°2760 Page – 5 -
Les télécommunications par Roger Leloup
Un petit article sur une série de 6 fiches techniques parues dans le Journal Tintin en 1958… Il y a tout juste 45 ans.
Roger Leloup avait en charge les fiches techniques du journal Tintin voici donc une série de 6 planches sur le thème, Les télécommunications parues sur 6 semaines entre février 1958 et avril 1958, du numéro 488 au numéro 493. Roger Leloup avait 25 ans à cette époque.
Bonne lecture.

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Yoko et Tintin…
Cet article essaye de rassembler le peu d’information que nous avons sur la participation de Roger Leloup dans les aventures de Tintin. Merci de nous faire parvenir toutes les informations fiables qui pourraient alimenter cet article.
Cet article fait un petit écart par rapport au thème du site. Mais pas tant que cela en fait car il concerne le “long” passage du papa de Yoko dans les Studio Hergé.
Donc comme vous le savez, si vous avez lu sa biographie, Roger Leloup, a travaillé pour un autre maître de la ligne claire, à savoir Hergé.
Roger Leloup est rentré dans les Studios Hergé en 1953 et il y est resté 15 ans. Durant ces 15 années il travaille entre autre sur des planches techniques pour l’hebdomadaire Tintin mais aussi directement sur les aventures de Tintin. Ces travaux chez Hergé sont qualifiés “d’ingrats”, si l’on cite les extraits du Langage du cœur, c’est peut être parce qu’en plus de dessiner, Roger Leloup s’occupait des relations publique et des dossiers de presse d’Hergé.
Mais revenons à notre sujet : Tintin. Vous pourrez retourner dans tous les sens vos albums d’Hergé vous ne trouverez nulle part le nom de Roger Leloup pourtant sa participation au dernières versions est plutôt remarquable. Prenons par exemple l’île noire: on attribue, en effet, à Roger Leloup, la modernisation des engins.
Nous n’avons pas confirmation pour l’instant, mais il semblerait que cela se limite aux avions mais rien de sur (Information à vérifier). Voici un exemple à gauche l’ancienne version dessinée par Hergé parue en 1938 et à droite la nouvelle version de 1965. Mais on s’arrête la pour l’instant, car si Roger Leloup a modernisé a lui tout seul, tous les engins de l’album, il faudrait utiliser les ¾ de l’album pour illustrer cet article. Il y a tellement d’engin dans l’Ile noire !

Continuons avec L’affaire Tournesol. Ici, si l’on se réfère encore au Langage du cœur, on nous indique que Roger Leloup a dessiné la gare de Nyon dans cet album, c’est semble t-il une erreur monumentale. En fait la gare de Nyon n’apparaît pas dans cet album ! Il s’agit de la gare de Genève-Cornavin dont voici un extrait. On y voit juste le train qui part pour Nyon !

Toujours dans L’affaire Tournesol, Roger Leloup s’est occupé du char bordure(de la Bordurie). Son aspect “soviétique”, tel que l’avait demandé Hergé, ressort indéniablement. Je vous renvois sur le site incontournable de Modelstories pour toutes les précisions et la maquette.


Les participation dans les albums suivants sont plutôt flous, par manque d’informations exactes. On noterra le dessin de la chaise roulante du capitaine Haddock dans Les Bijoux de la Castafiore.
Pour finir, une des plus remarquables dans la série est sans doute l’avion du milliardaire, dans Vol 714 pour Sidney, le Carreidas 160, qui sort encore tout droit de l’imagination de Roger Leloup et dont une fiche technique très détaillée est apparu dans le journal de Tintin.

On regrettera d’une manière générale qu’il n’est mentionné nulle part sur les albums de Tintin le nom des participants. C’est à se poser des questions si maintenant Roger Leloup ne se fait pas aider pour les albums de Yoko et qu’on ne soit même pas au courant… L’avenir nous le dira.

Dessins extraits des aventures de Tintin © Editions Casterman.
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A Propos de Yoko Tsuno
Bon alors, commençons…

Je ne vais pas vous dévoiler toute cette interview fabuleuse qu’il faut absolument lire pour comprendre le personnage de Roger Leloup et donc de son héroïne Yoko, mais …
Dans « A Propos », Interview de Stephan Caluwaerts et André Taymans, Roger Leloup nous dévoile un peu son univers magnifique et attachant. Dans un premier temps, il décrit son travail et sa collaboration avec les plus grands dessinateurs de son époque (Hergé, Jacobs, Martin, ou bien encore De Moore). Sans aucune pression, il décrit ce laboratoire de la bande dessinée où les choses n’étaient pas si simples… Puis dans un second temps, il décrit la naissance de Yoko, ses raisons, sa vie, son avenir.
C’est donc un ouvrage très intéressant qui permet de mieux cerner et comprendre la vie et le destin de cet artiste exceptionnel.

Couvertures de l’ouvrage “A Propos”1. Prélude à une naissance :
Comme vous le savez tous, Roger Leloup est né à Verviers en 1933 dans une famille de coiffeurs. Très tôt, il commence la peinture et le dessin (plutôt du dessin technique…). En plus de cette passion, il adore l’aéromodélisme et la mécanique.
Très rapidement, il rencontre Jacques Martin qui était venu s’installer à Verviers et c’est comme cela qu’il entre dans le milieu de la bande dessinée… en dessinant au début des avions.
Il rencontre ensuite Hergé et part travailler à Bruxelles dans son studio. Il va rester quinze ans au service d’Hergé et va côtoyer tous les dessinateurs belges de son époque. On découvre à ce moment du témoignage la difficulté lors de la création d’un album. Un tel ouvrage est réalisé par différentes petites touches et l’ampleur du travail est, il me semble, souvent sous-estimée.
Cet univers est pour moi totalement inconnu, mais je me rends compte que tout le monde travaillait ensemble et qu’il y avait de nombreuses collaborations entre les dessinateurs. Pour commencer sa carrière, il fallait plutôt être dans l’ombre d’un artiste plus connu.
Roger Leloup travaille donc pour Hergé (vous découvrirez de nombreuses anecdotes et ses réalisations..) mais aussi pour Jacobs. L’ambiance au studio était un peu tendue et vous pourrez même savoir si Roger Leloup a dessiné Tintin ?
En 1968, soit à 35 ans, Roger Leloup commence à prendre son indépendance vis-à-vis d’Hergé. Il rencontre le dessinateur Francis, puis Peyo, le dessinateur des Schtroumpfs avec qui, il va dessiner l’album « Le Bébé Schtroumpf ». En Hollande, cet album sera signé Roger Leloup & Peyo (Si vous avez cet album avec cette signature, nous sommes toujours intéressés).

Version collector de l’interview
2. La naissance :
La première apparition de Yoko fut dans Jacky et Celestin mais sa véritable création est née d’un événement historique… Lorsque l’homme a marché sur la lune !!! Roger Leloup imagine « Le Trio de l’Etrange », le présente à Charles Dupuis puis quitte définitivement les studios Hergé pour se consacrer à Yoko. ( Petite anecdote sur cette création : Hergé pouvait être un point bloquant vis-à-vis de sa liberté mais ce dernier a accepté et a même reconnu Yoko : « … la plus belle dédicace qu’il m’a faite, se trouve dans l’album « Tintin et les Picaros » où il inscrit : « Pour Yoko avec une grosse bise de Tintin » C’est la seule bise que Tintin a jamais donnée à une personne. »).
3. Une aventure extraordinaire :
Dans un nouveau chapitre, Roger Leloup nous explique comment est né son premier album: « Le Trio de l’Etrange » et les vinéens. Vous saurez alors pourquoi ils ont la peau bleue (Information dévoilée dans « l’Atrologue de Bruges » et comment est venue l’idée de cette histoire du trio et des vinéens. On peut tout de même dire qu’au départ, Yoko n’avait pas le premier rôle: Vic ou Pol pouvaient être les personnages principaux, mais le destin en a voulu ainsi.
On apprend également d’où vient son inspiration au sujet de Yoko. C’est un mélange entre Yoko Tani (actrice Japonaise) et une jeune femme de sa jeunesse.

Yoko Tani avec Anthony Quinn dans Les dents du diable
Dans un autre chapitre, Roger Leloup nous dévoile ses sentiments et son enthousiasme lorsqu’il réalise un nouvel album. Il faut vraiment créer une « alchimie » pour trouver une histoire juste. Cette passion dévoilée, nous entrons ensuite dans la réalisation d’un album. Nous découvrons ces méthodes de travail et son procédé pour donner vie à Yoko. Il nous parle aussi de ces deux romans : « L’Ecume de l’Aube » et « Le Pic des Ténèbres » et il serait prêt à recommencer à écrire des romans. (C’est une bonne idée !)
4. Conclusion :
Enfin et pour finir cet article, Roger Leloup nous dévoile un peu sa personnalité à travers une série de question courtes. Cette interview nous permet donc de découvrir un personnage et un monde extraordinaire. En lisant ce livre, vous comprendrez mieux l’univers de Yoko Tsuno et tout le cheminement qui a amené Roger Leloup à écrire ces formidables aventures.


















