Les engins

Cette catégorie rassemble tous les engins qui apparaissent dans les aventures de Yoko Tsuno. Ils sont ensuite classés en sous-catégories.

  • Drachenfels
    L'Orgue du Diable,  Les bateaux

    Les bateaux de la Köln-Düsseldorfer

    La Köln-Düsseldorfer Rheinschifffahrt est la plus grande compagnie de bateaux de croisière du Rhin. Elle possède une flotte de 13 bateaux (bientôt 14), lui permettant ainsi d’organiser plusieurs croisières par jour d’avril à octobre entre Mayence et Cologne.

    Dans l’Orgue du Diable, Yoko Pol et Vic rencontre pour la première fois Ingrid à bord du Rhein. Celui qu’ils prennent ensemble à la dernière page est le Drachenfels.

    • Le Drachenfels fut construit en 1961 et rebaptisé en 1985 Wappen von Mainz.
    • Le Rhein fut construit en 1967 et rebaptisé en 1985 Wappen von Köln.

    Ces deux navires, les plus importants de la compagnie, sont quasiment identiques.

    Une photo de l’ex-Drachenfels se trouve dans la rubrique « décors » de l’Orgue Du Diable. Il vient de quitter St Goar et remonte le Rhin. Roger Leloup n’a pu se servir exactement de cette photo car elle est postérieure à 1985. Le blason (Wappen en allemand) de la ville de Mayence (Mainz) a été peint sur l’étrave (extrémité avant du navire). Le Wappen von Köln a reçu celui de la ville de Cologne.

    Merci à Lucas pour cet article

  • Vaisseau Intersidéral
    La Porte des Âmes,  Le Trio de l'Étrange,  Les engins vinéens

    Vaisseau Intersidéral Vinéen

    C’est ce type de vaisseau intersidéral vinéen qui a permis à un certain nombre de Vinéen d’évacuer leur planète. Cet engin peut voyager à une vitesse proche de la vitesse de la lumière (299 792,458 m/s dans le vide). Il a été construit en 11 exemplaires avec difficulté, une centaine était prévue à la base. On ne connaît le sort que de 2 d’entre eux, un dans Le trio de l’étrange et l’autre que l’on retrouvera dans La porte des Ames.

    Pendant ce long voyage, les Vinéens ont été placés en léthargie dans des tubes spécialement conçus à cet effet. Ce n’est pas mentionné, mais on peut estimer la capacité de stockage de cet engin à environ 50 000 personnes. La couronne du vaisseau est divisée en 24 sections. Chaque section comporte 9 lignes et chaque ligne contient 12 rangées de tiroirs. Et chaque tiroir contient 10 tubes. Le total doit être multiplié par 2 car il y en a autant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la couronne.

    Donc, si une centaine de vaisseaux étaient prévus, les Vinéens comptaient évacuer un peu plus de 5 000 000 de personnes de Vinéa.

    Le vaisseau intersidéral vinéen transportait également 24 navettes de type 1, ainsi que de nombreuses pièces détachées d’engins de forage.

  • Divers,  La Spirale du Temps

    Canon automoteur Type 1 HO-NI I

    Non, il ne s’agit pas d’un char, un canon automoteur est un canon mobile et n’est pas équipé de mitrailleuse donc est très vulnérable aux attaques d’infanterie. Ce modèle développé par l’armée impériale japonaise a participé aux batailles de Birmanie et des Philippines. Il a existé en plus ou moins 4 différentes versions, toutes basées sur un châssis de Chi-ha (un char japonais de l’époque). On ne sait pas s’il était présent en Indonésie. Signalons néanmoins que Roger Leloup a légèrement surdimensionné l’engin dans La spirale du Temps.

    Ce modèle a été construit à partir de 1942, en un peu plus de 100 exemplaires. Toutes versions confondues, la production des canons automoteurs n’excéda pas 200 pièces.

  • Rame Automotrice -Wuppertal
    Le Feu de Wotan,  Les trains

    Rame automotrice du métro de Wuppertal

    Rame automotrice électrique de type GTW du chemin de fer suspendu de Wuppertal (Wuppertaler Schwebebahn)

    Le Feu de Wotan comporte une importante séquence ayant pour décor le métro aérien de Wuppertal, un chemin de fer monorail suspendu dont l’origine remonte aux dernières années du XIXe siècle. La majeure partie de cette ligne emprunte le cours de la rivière Wupper, ce choix curieux étant conditionné par le manque de place dans une agglomération occupant le fond de la vallée. Nous donnons ici la description du type de train emprunté par Yoko ; l’histoire de l’ensemble de la ligne fait l’objet d’un article disponible dans la rubrique du même nom.

    Le train immortalisé par Roger Leloup appartient à la dernière génération de rames automotrices, livrée en 1972-73. Il se compose, comme les générations précédentes, de deux voitures, mais celles-ci sont reliées entre elles par deux soufflets d’intercirculation et un anneau flottant permettant de passer d’une voiture à l’autre ; de ce fait, les deux voitures sont accouplées en permanence et ne peuvent être séparées qu’en atelier. Leloup a représenté la livrée d’origine jaune et bleue, mais certaines rames ont depuis reçu des inscriptions publicitaires ; d’autres revêtent des livrées publicitaires intégrales (couvrant toute la surface de la caisse) au résultat esthétique inégal mais indiscutablement original.
    Ces rames peuvent être exploitées avec un unique agent à bord, contrairement aux générations antérieures qui nécessitent trois agents. En vertu de ce principe, elles ont évincé le matériel de 1900-1912 (dont il ne reste qu’un exemplaire en service) et celui de 1950 (totalement disparu). L’équipement de sécurité fait appel à un système de fermeture et de verrouillage automatique des portes et à un circuit de surveillance vidéo.
    Contrairement aux anciennes rames utilisant des systèmes de commande électromécaniques dérivés des tramways, le matériel actuel fait appel à l’électronique de puissance (thyristors). L’alimentation électrique fait appel à du courant continu à faible tension, atypique en Allemagne, permettant de conserver des véhicules légers et simples techniquement (pas de transformateur ni de redresseurs).

     

  • Hydroptères
    La Fille du Vent,  Les bateaux

    Les hydroptères du professeur Seiki Tsuno

         La Fille du vent est l’album de la collection qui met en scène le plus grand nombre de navires. Le Yamato a déjà été évoqué, il constitue le seul bâtiment qui a existé réellement.

    Pour les autres, Roger Leloup s’est inspiré de bateaux existants, en les modifiant selon le besoin.

    Les hydroptères (ou hydrofoil en anglais) sont des navires à ailes portantes, c’est-à-dire qu’ils peuvent déjauger complètement (avoir la coque hors de l’eau). La résistance de l’eau est ainsi diminuée, ce qui leur permet d’atteindre des vitesses de pointe avoisinant les 50 nœuds (soit près de 100 km/h). Ce sont, avec les aéroglisseurs, les navires les plus rapides que l’on trouve dans une marine militaire. Ils ont une propulsion mixte, à hélice en croisière, et à hydrojet pour les grandes vitesses. Ceux qu’utilise le père de Yoko sont inspirés d’un hydroptère construit par la marine italienne en 1974, le Sparviero. Ce navire fut développé dans les années 60 et le prototype fut mis en service 1974.

    le Sparviero

         Le Sparviero a été désarmé en 1991. Il ne reste des 5 unités de la série que le Grifone et le Condor, placés en réserve. Il semble que la marine italienne ne soit plus intéressée par ce type de bateau car ils sont remplacés par des navires « classiques ». Par contre, il a intéressé la marine japonaise (!) qui en a construit trois sur le modèle du Sparviero, au début des années 90, actuellement en service.

    Roger Leloup les a modifiés ainsi :

    • Ils sont plus longs que le modèle original (entre 28 et 30 mètres), ce qui a permis de rajouter deux lance-missiles à l’arrière du navire.
    • L’équipement électronique a été modifié : le radôme qui est en haut de la mâture est copié sur une conduite de tir de fabrication néerlandaise. Par contre, la parabole située devant ce radôme est d’origine, c’est la conduite de tir du canon, un Oto-Melara de 76 mm.
    • Les caissons où sont contenus les missiles sont des copies de ceux des missiles français Exocet (modèle Mer-Mer 38).
    • Les missiles que lancent les navires (page 34) sont des missiles antinavires américains Harpoon. Roger Leloup a pris soin de distinguer le booster, en bleu (moteur fusée d’appoint au propergol solide) du missile en lui-même, propulsé par turbo réacteur. Celui-ci (dans sa version tirée par bâtiments de surface) mesure 4,58 m de long pour un poids de 620 kilos. Il a une portée de 111 km. Développés par les constructeurs MacDonnell-Douglas et Boeing dans les années 70, il est toujours utilisé par la Marine américaine et a été exporté dans de nombreux pays.

    Merci à Lucas

  • Cougar XR-7
    Le Trio de l'Étrange,  Les voitures

    Mercury Cougar XR-7 HardTop 1970

    Cette Cougar XR-7, qui nous a posé bien des soucis, une “Américaine”, de la marque Mercury, fondée en 1938, une sous marque de Ford. Dans nos aventures c’est la voiture du patron dans Le trio de l’étrange. Sur la photo ci-dessous vous ne voyez pas les phares car ils sont escamotables, c’est une particularité des modèles de la fin des années 60. Le terme “HardTop”, toit dur en anglais c’est pour différencier ce modèle de la version décapotable. Ce modèle, Cougar XR-7, a été fabriqué à quelques 18500 exemplaires, ce qui est peu pour une voiture de série, mais suffisant pour passé sous l’œil et le crayon de Roger Leloup. Notre auteur préféré a aussi bien veillé à ne pas dessiner le Cougar à l’avant du capot.

    Merci à Francois Roussel qui a trouvé le modèle. Et si vous êtes passionnés de Cougar un site en français le Trombinoscar.

  • Mikoyan MIG-21
    Les avions,  Message pour l'Eternité

    Mikoyan MIG-21

    Le Mikoyan MIG-21, ce chasseur monoplace a connu plusieurs versions (pas moins d’une quinzaine) depuis sa 1° livraison à la Force Aérienne Soviétique en 1958, et il fut – et reste peut être encore aujourd’hui – l’intercepteur le plus répandu dans le monde. Plus de 10.000 exemplaires en furent construits, et vendus à des dizaines de pays différents du Laos à la Finlande en passant par le Burkina Fasso. Même la Norvêge, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique… et les Etats-Unis, pourtant tous membres de l’OTAN, en commandèrent pour le surnommer “Fishbed” !

    La raison de son succès tient essentiellement à ses performances de vol et de combats excellentes comparées à son coût d’achat tout à fait abordable pour de nombreux pays, même si ses successeurs, le Mig 23 et le Mig 25 l’ont depuis largement dépassé. Les derniers modèles de Mikoyan MIG-21, pourvus de l’excellent radar AI-R2L, étaient équipés de volets soufflés, ce qui réduisait la vitesse – donc la distance nécessaire – au décollage et à l’atterrissage. A l’époque où il apparaît dans Message pour l’éternité, il restait un appareil redoutable en dépit de son âge.

    70 Ans, après sa conception cet avion est toujours en activité, et dans plusieurs pays. Et  ceci sans compter sa copie chinoise le Chengdu J-7.

  • SA 341 Gazelle
    Le Feu de Wotan,  Les hélicoptères,  Message pour l'Eternité

    SA 341 Gazelle

    La SA-341 “Gazelle” est un hélicoptère léger, plutôt destiné au départ à une utilisation militaire mais qui eu un grand succès dans le civil. La fabriquation en série commence à partir de 1970 en collaboration avec le Royaume-Uni. SA vient du nom de son constructeur Sud-Aviation qui après diverse fusion, fait aujourd’hui partie du groupe Airbus. Diverses armées, dans le monde, utilise toujours cet hélicoptère de nos jours, malgré son âge avancé.
    Roger Leloup utilise deux gazelles dans les aventures de Yoko, une dans Messages pour l’éternité et l’autre dans Le feu de Wotan.

    Dans le Message pour l’éternité, c’est l’hélicoptère de Milord et donc immatriculé logiquement au Royaume-Uni (G-TPRE), qui apparait à plusieurs reprises dans l’album piloté par Stevens. Ce dernier est malgré tout un pilote talentueux. Il l’utilisera cette Gazelle d’abord pour tenter de renverser Yoko et plus tard pour provoquer le terrible accident de la Porsche 911. Chose étrange, on retrouve cet hélico dans le cratère en Afghanistan où il permettra à Pol de filmer le décollage du HP42. On peut supposer qu’il a été amené avec un avion de transport militaire comme le Lockheed C-130 Hercules.

    Dans le feu de Wotan c’est Yoko qui pilote un SA-341 “Gazelle”, immatriculé en Allemagne (D-HATG), pour amener Ingrid et la professeur Zimmer, du building  Hertzel jusqu’à l’aéroport de Francfort, puis Vic prendra les commandes pour transporter l’équipe à la “tour Richter”. Le SA-341 servira aussi à l’hélitreuillage et à l’assemblage des pièces de la tour.

  • Divers,  Message pour l'Eternité

    Intelsat IV(F-5)

    Intelsat IV, c’est le satellite à la base de l’aventure de Message pour l’éternité. C’est lui qui a capté le signal émis du cratère. Cet engin fait partie de la cinquième génération des satellites de communication. Il a sept frères. Développé par Hughes Aircraft (aujourd’hui Boeing Satellite Systems). Le F-5, qui couvrait l’océan Indien, a été lancé le 30 juillet 1972 pour une orbite géostationnaire (36000 Km de la Terre) de Cape Canaveral avec un lanceur Atlas-Centaur. Intelsat IV pouvait relayer 6000 lignes téléphoniques ou 12 chaînes de télévision couleur. Le dernier de la série de ces satellites cessa son activité en octobre 1987.

    (Infos et Photos http://www.boeing.com)

  • Le Canon de Kra,  Les hélicoptères

    Sikorsky HH-3F

    Le Sikorsky HH-3F est issu d’une modification du célèbre Sea-King. Il s’agit, comme son cousin, d’un appareil spécialisé dans le S.A.R. (Search And Rescue). Le dome que l’on voit à l’avant de l’appareil est un radar de recherches. Cet hélicoptère est capable de voler par tous les temps et peut également se poser sur l’eau. 40 exemplaires de cet engin ont été commandés en 1965 par l’US Coast Guard.

    Le constructeur italien Agusta a obtenu au début des années ’70 une licence de fabrication pour construire 35 exemplaires de cet hélicoptère à l’intention de l’Aeronautica Militare Italiana.

    Dans le Canon de Kra, cet Sikorsky HH-3F appartient aux forces aériennes du Kampong. Il est piloté par le Capitaine Onago qui viendra récupérer Yoko depuis le quai de la police fluviale et l’emmènera au dessus de l’épave du cargo qui transportait les traverses de bois.