Les engins
Cette catégorie rassemble tous les engins qui apparaissent dans les aventures de Yoko Tsuno. Ils sont ensuite classés en sous-catégories.
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Démanteleur
Le démanteleur est une machine de chantier. Il permet aux vinéens de creuser des galeries dans la roche la plus dure qui soit. Le démanteleur est alimenté par câble, mais il possède des batteries qui lui permettent une certaine autonomie. Sa coupole sphérique et transparente offre une vision panoramique exceptionnelle à 360°, rappelant la sphère à bras articulés. À l’intérieur, on trouve deux postes de pilotage, un pour manipuler le bras articulé de la coupole ainsi que le canon, et l’autre pour les déplacements au sol sur un coussin magnétique.
D’après Yoko, son utilisation est très facile, «Un enfant s‘en servirait». C’est à bord de cette machine dans La forge de Vulcain que Yoko criera son seul et unique «Banzaï!» de la série, en tirant sur la magnétoporteur de Karpan.
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Bell 206 JetRanger – Forex
Ce Bell 206 JetRanger – Forex est le deuxième hélicoptère de ce modèle à apparaître dans la série Yoko Tsuno, en ordre chronologique. Le premier apparaît dans CAP 351 des Aventures électroniques. Dans La Forge de Vulcain, ce Bell 206 se distingue par son équipement de flotteurs, un atout crucial pour les opérations autour des plateformes pétrolières en mer. Yoko utilise même l’un de ces flotteurs comme siège escamotable. Cet hélicoptère, piloté par Madison, appartient donc à la société Forex, une filiale de Shell.
Le Bell 206 a été initialement développé par Bell Helicopter pour répondre à un appel d’offres de l’armée américaine pour la guerre du Vietnam. Extrêmement populaire, il a été produit à plus de 7 000 exemplaires dans diverses versions, de 1966 à 2017. Il reste toujours d’actualité et en service dans le monde entier. Sa fiabilité est remarquable, avec des modèles de plus de 50 ans toujours en parfait état de vol. Sa maniabilité et ses faibles coûts de maintenance ont largement contribué à son succès commercial.
Mais revenons à notre Bell 206 JetRanger – Forex dans la série. Il s’agit plus précisément d’un modèle 206A, soit la première génération. Ce modèle est reconnaissable à ses petites grilles d’aération de turbine. Il est immatriculé F-TBK, ce qui indiquerait une immatriculation en France, dans le département de la Martinique. Cependant, il lui manque une lettre, car les immatriculations françaises sont passées au format à 4 lettres après le tiret depuis les années 1950.
À ce stade, on compte donc trois Bell 206 dans les aventures de Yoko Tsuno.
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Traîneaux de sauvetage
Ces traîneaux de sauvetage, sont stockés par deux dans un compartiment, situé sous les magnétomoteurs et permettent d’évacuer rapidement le tunnel en cas de panne. Ils sont très légers et rapides. Dans La forge de Vulcain, Yoko, et Khāny les utiliseront pour fuir Karpan après avoir immobilisé son magnétoporteur “privé”.
Ces traineaux utilisent, comme pour les magnétoporteurs, un système magnétique pour se mouvoir. Pour cela ils doivent être posé sur les lignes magnétiques des tubes qui alimentent les magnétoporteurs. Dans les tubes, il y en a 12, une tous les 30 degrés. Vous n’aviez sans doute pas remarqué ce détail technique ! Yoko utilise la ligne du bas, tandis que Khāny emprunte celle située à sa gauche.
On remarquera qu’en plus de pouvoir ce déplacer dans les tubes, il existe un circuit de rails spécialement aménagé pour ces traineaux de sauvetage.
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Plateforme pétrolière Triton3
La plateforme pétrolière Triton 3 s’inspire de la plateforme réelle Neptune 7. Cette dernière a été assemblée sous le nom de Penta 81 par un chantier naval flottant au Havre. Les éléments métalliques ont été fournis par la Compagnie Française d’Entreprise Métallique (CFEM) de Rouen. Achevée en 1969, elle a été mise en service en 1971 en mer du Nord pour le compte de Shell. C’est la première plateforme construite en France.
Il s’agit d’une plateforme pétrolière semi-submersible, reposant sur cinq colonnes cylindriques de 8,5 mètres de diamètre et de 35 mètres de long. Ces dernières forment un pentagone de 81 mètres de diamètre (d’où le nom Penta 81). Elle fonctionnent comme des ballasts, pouvant être remplies ou vidées pour ajuster la hauteur de la plateforme et celle du derrick, qui s’élève à 49 mètres. La plateforme peut accueillir entre 50 et 70 personnes.
Yoko sauvera, au pied du pilonne N°2, un pilote de sous-marin vinéen dans La Forge de Vulcain. Signalons qu’en fait, on ne sait pas trop comment le pilote se porte depuis.
Vous pouvez voir les photos de cette plateforme utilisées par Roger Leloup dans l’intégrale I, de la Terre à Vinéa. Et pour plus d’information, nous vous invitons à visionner ce reportage réalisé à la fin de la construction, sur le site de l’INA.
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Fusée postale
Cette fusée de la Österreichische Post est l’acteur principal du CAP 351 dans Les Aventures électroniques. À propulsion solide, elle est constituée de deux étages : un premier étage moteur et un second renfermant la charge utile (500kg). Son concept est très probablement inspiré du missile américain MGR-1 Honest John.
Pour garantir sa précision et sa stabilité après avoir quitté le rail de lancement installé sur le camion, la fusée doit être mise en rotation sur son axe longitudinal afin de bénéficier de l’effet gyroscopique. Au moment où elle quitte le rail, quatre petites roquettes à propergol solide, disposées en couronne autour du corps de la fusée au niveau de la séparation des deux étages, s’allument simultanément pendant une fraction de seconde. Leurs tuyères, orientées tangentiellement, lui communiquent une rotation rapide (spin) avant qu’elle ne prenne toute sa vitesse dans l’air.
Roger Leloup n’a pas omis ce détail technique : on distingue clairement ces quatre fusées d’appoint lors des deux décollages représentés dans l’album. Dès son lancement, la fusée est orientée vers sa cible, mais elle peut également recevoir des corrections de trajectoire par ondes radio, que Yoko intercepte, enregistre et analyse. Pour terminer sa course, la fusée sépare ses deux étages, qui déploient chacun leur parachute afin de se poser en douceur.
La portée d’un tel engin reste relativement modeste, de l’ordre de 25 km. C’est néanmoins suffisant pour franchir le massif des Alpes de Lechtal (Lechtaler Alpen) depuis Saint-Anton. Si l’on suit cette hypothèse, on peut estimer que le centre de conférences du CAP 351 se situerait dans les environs de la vallée de Stillachtal… mais cela reste, bien entendu, une simple supposition.
Comme nous l’avons déjà évoqué, Friedrich Schmiedl, ingénieur autrichien, réalisa dès 1931 plusieurs essais de fusées postales destinées au transport du courrier dans la région de Graz.
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Peugeot 504 (Taxi)
Le taxi Peugeot en question est une 504 immatriculée 80 JV 972. Voiture haut-de-gamme en France dans les années 70, elle a été effectivement beaucoup utilisée par les taxis.
La 504 dessinée page 7 de “La Forge de Vulcain” ne possède pas d’ouïes d’aération sur les panneaux de custode, il s’agit donc d’un modèle construit avant 1972 (ce qui paraît cohérent puisque l’album est sorti en 1973). Comme elle ne possède pas de projecteurs supplémentaires à l’avant, il s’agirait d’un modèle à carburateur.
Par ailleurs, on distingue nettement à la page 7 que ni Vic ni le chauffeur ne porte de ceinture de sécurité, ce modèle aurait donc été construit avant 1970 (mise en série des ceintures à l’avant).
En résumé, il s’agirait donc d’une Peugeot 504 essence à carburateur construite entre 1968 et 1972 (vraisemblablement même entre 1968 et 1970) (commentaire par Rom)
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Le U-Boot du Septième code
Roger Leloup a eu l’obligeance d’indiquer, dans Spirou n°3503, le modèle qui lui a servi à dessiner l’épave du sous-marin U-Boot que vont explorer Yoko et Emilia. Il s’agit d’un sous-marin de type VII-B, le U 47.
Cette série fut construite avant la seconde guerre mondiale en 24 exemplaires. Ils étaient plus rapides et avaient une plus grande autonomie que les VII-A précédents. Ils étaient de plus dotés d’un schnorchel qui leur permettait de renouveler leurs réserves d’air en plongée périscopique.
Le U 47 fut lancé le 29 octobre 1938 à Kiel par les chantiers Krupp Germaniawerft.

Ce U-Boot et son commandant, Günther Prien, se sont rendu célèbres par un raid effectué dans la base de Scapa Flow, située dans l’archipel des Orcades (au Nord de l’Ecosse) et considérée comme l’une des mieux protégée de la Marine britannique. Dans la nuit du 14 octobre 1939, Le U 47 s’introduit dans la rade et coula le cuirassé Royal Oak. Il fut le premier cuirassé coulé durant la Seconde guerre mondiale. Cette victoire eut un effet plus moral que stratégique, car le Royal Oak était un “vétéran” de la Première guerre mondiale et n’avait pas été modernisé dans l’entre-deux-guerres. Quoi qu’il en soit, le U 47 devint par cette action d’éclat l’un des sous-marins les plus connus de la Seconde guerre mondiale (ce qui explique que M. Leloup l’ait trouvé en maquette). Il fut perdu avec tout son équipage le 8 août 1941 dans l’Atlantique Nord, sa dernière position connue étant approximativement 60 degrés de latitude Nord et 19 degrés de longitude Ouest. On ignore les circonstances exactes du naufrage, attaque alliée ou accident.
Roger Leloup a également précisé qu’il a pris quelques libertés concernant le sous-marin : il n’avait qu’un seul tube lance-torpille à l’arrière, et le canon de 88 mm, supprimé de tous les U-Boot de type VII-B pendant la guerre, est figuré devant le kiosque. Par ailleurs, une légère erreur se trouve dans la page 11 : les numéros de tubes lance-torpilles ont été inversés, les I et III se trouvaient à droite dans le compartiment, et non à gauche. Il n’y aurait d’ailleurs pas eu d’erreur si le sous-marin était français et non allemand.
De nombreuses légendes sont nées autour de l’idée que des sous-marins aient put être utilisés par les allemands pour évacuer certains trésors ou personnalités. Ils auraient été les seuls à pouvoir effectuer ces missions car les alliés avaient alors la maîtrise totale des mers.
Il est amusant de constater que deux auteurs, Roger Leloup et Francis Bergèse, s’en soient inspirés pour des histoires parues quasi simultanément dans Spirou, respectivement Le Septième code et Mystère en Antarctique, la dernière aventure de Buck Danny : la personne a révélé le secret du trésor caché était sous-marinier.
Merci à Lucas pour cet article
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Pousseur A. Detoeuf
A. Detoeuf — Ce bateau, qualifié de « gros machin » par Pol, est un pousseur, c’est-à-dire un navire qui, un peu comme une locomotive poussant des wagons, propulse des barges chargées de marchandises. Son nom rend hommage à Auguste Detoeuf (1883 – 11 avril 1947), industriel et essayiste français.
Le A. Detoeuf appartenait à la Compagnie Française de Navigation Rhénane (CFNR). Il a été construit à Dordrecht, aux Pays-Bas, en 1962. Il semble qu’il n’ait eu qu’un seul navire jumeau au sein de la CFNR : le Marseille, construit en 1963.
Après une trentaine d’années de bons et loyaux services, le A. Detoeuf fut démantelé en 1993 à la Société des Chantiers et Ateliers du Rhin (SCAR), à Strasbourg. Ce fut d’ailleurs le dernier bateau à y être déconstruit.
(Photo : Jan Verduin)Dans L’Orgue du diable, c’est ce pousseur et son équipage, témoins de la scène, qui viennent au secours de Pol et Yoko après le naufrage de leur barque.
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Patrouilleur
Le patrouilleur apparaît uniquement dans La forge de vulcain, dont il en est aussi l’image d’introduction. Ce patrouilleur est en fait celui de Lhāna et Sylka que Yoko et Khāny empruntent pour longer les tubes de laves jusqu’à la cheminée du volcan en passant par le tube fondu.
Cet engin est basé sur le même principe de fonctionnement que les magnétoporteurs. Il est guidé par 3 rails magnétiques et circule sur un réseau comparable à un réseau ferré, avec des aiguillages, des arrêts et des terminaux. Il sert, à priori, à la maintenance et la surveillance des tubes. C’est un engin biplace, il n’a, sans doute, pas de moteur à proprement parlé mais avance sur le même principe que les trains à sustentation magnétique.
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Rame automotrice du métro de Wuppertal
Rame automotrice électrique de type GTW du chemin de fer suspendu de Wuppertal (Wuppertaler Schwebebahn)
Le Feu de Wotan comporte une importante séquence ayant pour décor le métro aérien de Wuppertal, un chemin de fer monorail suspendu dont l’origine remonte aux dernières années du XIXe siècle. La majeure partie de cette ligne emprunte le cours de la rivière Wupper, ce choix curieux étant conditionné par le manque de place dans une agglomération occupant le fond de la vallée. Nous donnons ici la description du type de train emprunté par Yoko ; l’histoire de l’ensemble de la ligne fait l’objet d’un article disponible dans la rubrique du même nom.
Le train immortalisé par Roger Leloup appartient à la dernière génération de rames automotrices, livrée en 1972-73. Il se compose, comme les générations précédentes, de deux voitures, mais celles-ci sont reliées entre elles par deux soufflets d’intercirculation et un anneau flottant permettant de passer d’une voiture à l’autre ; de ce fait, les deux voitures sont accouplées en permanence et ne peuvent être séparées qu’en atelier. Leloup a représenté la livrée d’origine jaune et bleue, mais certaines rames ont depuis reçu des inscriptions publicitaires ; d’autres revêtent des livrées publicitaires intégrales (couvrant toute la surface de la caisse) au résultat esthétique inégal mais indiscutablement original.
Ces rames peuvent être exploitées avec un unique agent à bord, contrairement aux générations antérieures qui nécessitent trois agents. En vertu de ce principe, elles ont évincé le matériel de 1900-1912 (dont il ne reste qu’un exemplaire en service) et celui de 1950 (totalement disparu). L’équipement de sécurité fait appel à un système de fermeture et de verrouillage automatique des portes et à un circuit de surveillance vidéo.
Contrairement aux anciennes rames utilisant des systèmes de commande électromécaniques dérivés des tramways, le matériel actuel fait appel à l’électronique de puissance (thyristors). L’alimentation électrique fait appel à du courant continu à faible tension, atypique en Allemagne, permettant de conserver des véhicules légers et simples techniquement (pas de transformateur ni de redresseurs).Yoko monte dans une rame automotrice du métro en compagnie du professeur Zimmer de la station Ohlings-Mühle pour descendre à la station Oberbarmen après 10 arrêts, Oberbarmen étant le terminus.























