Les engins

Cette catégorie rassemble tous les engins qui apparaissent dans les aventures de Yoko Tsuno. Ils sont ensuite classés en sous-catégories.

  • Locomotive S 3/6
    L'Or du Rhin,  Les trains

    Locomotive S 3/6

    Locomotive à vapeur 18 526 de la Deutsche Reichsbahn-Gesellschaft (1928)
    Type S 3/6 bavarois. Au début du XXe siècle, pour faire face à l’accroissement du trafic ferroviaire et du poids des trains, différents réseaux européens passent commande de locomotives de type “Pacific” (deux essieux porteurs avant, trois essieux moteurs et un essieu porteur arrière) présentant une puissance supérieure à toutes les machines précédemment utilisées à la traction des trains rapides. En 1907, les chemins de fer royaux bavarois(Königliche Bayerische Staatsbahn, K.Bay.sts.B.) passent commande d’une locomotive rapide et puissante dont les premiers exemplaires sont livrés par la firme Maffei (Munich) en Juillet 1908.
    Dotée d’une chaudière largement dimensionnée, la nouvelle locomotive du type S 3/6 offre des caractéristiques modernes pour l’époque : la surchauffe, portant la vapeur à une température telle qu’elle ne se condense plus au contact des surfaces métalliques, le préchauffage de l’eau injectée dans la chaudière, une forme aérodynamique et surtout un mécanisme moteur à quatre cylindres fonctionnant sur le principe de la double expansion (la vapeur sortant de la première paire de cylindres haute pression est réutilisée dans des cylindres basse pression où elle achève de libérer son énergie au lieu d’être directement relâchée à l’air libre). Ces caractéristiques donnent une locomotive particulièrement économe en combustible et à la marche douce et régulière.

    Entre 1908 et 1918, la Bavière reçoit 89 machines S 3/6 livrées en lots successifs identifiés par les lettres “a” à “i”. Au cours de cette période, la série reçoit des modifications plus ou moins importantes (18 exemplaires recevant des roues de 2m de diamètre afin de remorquer des trains directs accélérés). Certaines machines sont destinées au réseau du Palatinat (sous administration bavaroise) ; d’autres sont cédées à la France et à la Belgique au titre des réparations de guerre. À partir de 1923, la subdivision bavaroise (Gruppenverwaltung Bayern) des chemins de fer de l’État (nationalisés en 1920) commande de nouveaux lots. À la fondation de la Deutsche Reichsbahn-Gesellschaft, en 1925, la série S 3/6 devient la série 18.4-5
    (numéros 18 401 à 18 508 avec quelques trous correspondant à des machines détruites ou cédées au titre des réparations) dans le nouveau schéma de numérotation unifié. Malgré l’apparition des machines plus récentes de la série 01 (locomotives “unifiées” standardisées pour toute l’Allemagne) en 1925, la Reichsbahn repasse commande de locomotives S 3/6 au constructeur Maffei, en raison du manque de machines au poids par essieu limité à 16 t. Les nouvelles machines sont immatriculées 18 509 à 548. Au total, 159 machines sont construites en 15 lots successifs de 1908 à 1930.
    Les S 3/6 remorquent les trains rapides et express en Bavière et à destination de l’Autriche. Elles se montrent capables de prendre en charge des convois de plus de 400 tonnes et de parcourir sans relai des distances de 300 ou 400 km. Ces performances intéressantes liées à une consommation raisonnable leur valent d’être engagées hors de Bavière à la traction du très prestigieux train de luxe “Rheingold” entre Hoek van Holland et Bâle, lancé en 1928, et de l’Orient-Express sur son parcours allemand, en dépit de leur vitesse maximale rapidement dépassée. on les rencontre par la suite en Thuringe, Palatinat, Wurttemberg, Rhénanie, Sarre…
    Après 1945, à l’exception de cinq machines détruites et une isolée dans la zone orientale, toutes les S 3/6 se trouvent dans la zone occidentale qui deviendra la RFA. 21 des machines, en mauvais état après la guerre, sont réformées par la nouvelle Deutsche Bundesbahn, administration ferroviaire créée en Allemagne de l’Ouest. Trente autres, issues des lots de 1926-1930 sont modernisées entre 1953 et 1957, recevant une chaudière neuve et diverses modifications. Ces machines reçoivent les numéros 18 601 à 630.
    Dans les années soixante, sous les coups conjugués de l’électrification et de la livraison des locomotives Diesel de moyenne puissance V200, l’effectif des S 3/6 diminue rapidement et se regroupe dans le Sud de l’Allemagne. Le dernier exemplaire quitte le service commercial en 1969. Six machines ont été préservées, l’une d’entre-elles – la S 3/6 3673 alias 18 478 – étant conservée en état de marche et assurant des trains spéciaux, et exceptionnellement des trains commerciaux.

    La 18 526 appartient au lot “m” livré en 1927-28. Elle fait partie des machines commandées entre 1926 et 1930 par la DRG ; elle se distingue extérieurement des lots précédents par la forme légèrement différente de la cabine de conduite. Après un service effectué principalement en Rhénanie puis en Franconie, elle est transformée en 1955 pour devenir la 18 621. Sa réforme en Décembre 1961 est suivie de sa démolition. Roger Leloup a donc pris la liberté de représenter une machine qui, à l’époque contemporaine où se situe son récit, n’existait plus, clin d’oeil probable à l’histoire de la part d’un amateur averti de tous les moyens de transport.
    La 18 526 a remorqué le Rheingold pendant quelques mois au début de l’année 1928, avant que les machines du lot “m” ne soient remplacées par celles des lots “d” et “e” à roues de 2m.

    Ci-dessous
    – La 18 511 attend le départ en gare de Stuttgart, dans les années 1930.
    – Le train FFD 101 “Rheingold” (Hoek van Holland – Bâle) emmené par la 18 524 longe le Rhin près d’Oberwesel. Début 1928.

    Commentaire, infos et photos Hallberg.

  • La Fille du Vent,  Les bateaux

    Le cuirassé Yamato

    Le cuirassé Yamato, le plus grand jamais construit par l’armée japonaise avec le Musashi qui était de la même classe. Son étude a démarré en 1934 et sa conception en 1937, sa mise à l’eau à eu lieu le 8 août 1940. Tout ceci a était fait dans le plus grand secret. Le Yamato détenait beaucoup de record, entre autres celui des plus gros canons jamais montés sur un navire de guerre, 46 cm !!
    Suite à l’invasion des américains à Okinawa le 1 Avril 1945, les japonais lancent une opération kamikaze baptisée “Ten-Go”.
    Comme l’explique Yoko, le Yamato est parti, pour renforcer l’attaque, le 6 avril 1945 accompagné du croiseur léger Yahagi et de huit destroyers, mais sans appui aérien, et avec juste assez de carburant pour un aller simple.

    Il a été repéré une première fois par des sous-marins américains puis une deuxième fois par des avions au matin du 7 avril. Pour intercepter l’arrivée de la flotte, les américains envoyèrent 400 avions et 6 bateaux. La bataille commença vers midi, et le cuirassé Yamato sombra deux heures plus tard, touché par plusieurs bombes et une dizaine de torpilles. Deux de ces torpilles firent exploser le magasin principal de munition et, entraînèrent la mort de 75% de l’équipage et un gigantesque nuage de fumée. Le Yamato avait à son bord 2750 hommes d’équipage, d’autres chiffres parlent de plus de 3000 mais seul 269 survécurent…
    Une expédition japonaise a retrouvé le Yamato dans les années 80 et a rapporté que le bateau était en deux morceaux. Nous recherchons des images de l’épave.
    Le Musashi, son frère, sombra aussi, le 24 octobre 1944, pendant la bataille de la mer de Sibuyan.

    L’épave du Yamato héberge, sur son pont, la base sous-marine d’Ito Kasuky, dans La Fille du vent.

  • Handley Page HP42
    Anges et Faucons,  Le maléfice de l'améthyste,  Les avions,  Message pour l'Eternité

    Handley-Page HP42E

    Handley-Page HP42E.

    À la fin des années 1920, la compagnie Imperial Airways (fondée en 1924) ouvrait progressivement un réseau de lignes aériennes permettant depuis l’Angleterre de rejoindre l’Afrique, le Moyen-Orient et les Indes. La compagnie désirait en particulier importer dans l’aviation commerciale le concept ferroviaire des trains “Pullman” de jour (1), consistant en des aménagements luxueux et surtout le service des repas à la place, les transports aériens souffrant d’une mauvaise réputation sur le plan du confort; elle recherchait en outre des appareils capables de desservir les pistes courtes qui se rencontraient dans l’empire colonial.

    De la conjugaison de ces critères naquit un avion dont la conception, suivant une tradition bien ancrée dans les transports publics britanniques, relevait d’un singulier mélange de tradition et d’innovation. La commande de huit appareils HP42 fut passée en 1928 à la société Handley-Page; cette série se divisait en deux sous-séries de quatre appareils chacune, les HP42W (pour “Western”) destinés à l’Europe, et les HP42E (“Eastern”) conçus pour les lignes vers l’Afrique et les Indes.

    L’avion réalisé par la société Handley-Page était presque entièrement métallique. L’importante voilure se composait d’une aile principale supérieure, supportée par des entretoises obliques, et une aile inférieure secondaire. L’enpennage, imposant, se composait de deux plans horizontaux et de trois plans verticaux. L’ensemble était rigidifié par quelques haubans. Le HP42 fut l’un des derniers biplans destinés au service des voyageurs. L’importance de sa voilure lui permettait de desservir les pistes les plus courtes car il atterrissait et décollait sur une longueur remarquablement réduite; en revanche, l’énorme traînée aérodynamique de l’ensemble limitait sa vitesse.

    L’avion était propulsé par quatre moteurs, deux regroupés sur l’aile supérieure au dessus du fuselage, et deux autres de part et d’autre sur le plan inférieur. Sa vitesse de pointe atteignait 200 km/h, ce qui permettait une vitesse commerciale de 160 km/h environ. En 1931, le HP42 partageait avec l’hydravion Short S.17 le titre de premier quadrimoteur du monde.
    La carlingue comportait deux cabines accueillant les voyageurs, à l’avant et à l’arrière des ailes. Les voyageurs disposaient de deux rangées de fauteuils séparés par une allée centrale et partiellement disposés en vis-à-vis. Des tables spécialement concues, dotées de rebords, permettaient la restauration à la place (2). Au centre étaient rassemblés des sanitaires, un compartiment à bagages et une petite cuisine permettant le réchauffage des repas. La cabine de pilotage, surélevée et entièrement fermée, abritait un équipage de trois personnes auxquelles s’ajoutait le personnel de cabine.
    Les deux sous-séries se distinguaient par leur capacité et leur motorisation. Les HP42W emportaient 38 voyageurs, 18 à l’avant et 20 à l’arrière; ils étaient entraînés par des moteurs Bristol XIF de 490 cv chacun. Les HP42E possédaient quant à eux des moteurs Bristol “Jupiter” XFBM de 550 cv. Ils n’emportaient que 18 voyageurs, 6 à l’avant et 12 à l’arrière, capacité portée ultérieurement à 24 par ajout de six sièges dans la cabine avant. Leur capacité en bagages, courrier et carburant était en conséquence supérieure à la variante européenne.

    Le premier avion livré à Imperial Airways entra en service en juin 1931, après avoir fait son premier vol le 17 novembre 1930. Appartenant à la sous-série HP42E destinée aux lignes coloniales, il fut baptisé Hannibal, et affecté provisoirement à la ligne Londres-Paris, en attendant la livraison du premier HP42W Heracles en Septembre 1931. Suivant une tradition héritée de la construction navale et ferroviaire, le nom du premier exemplaire donna le nom générique de la série (les britanniques préférant d’ailleurs parler de “classes”, les HP42W devinrent pour la postérité la “Classe Heracles” et les HP42E la “Classe Hannibal”). Les appareils portaient des noms de personnages antiques commençant par la lettre “h”. Les exemplaires européens étaient baptisés Heracles (G-AAXC), Horatius (G-AAXD), Hengist (G-AAXE) et Helena (G-AAXF). Les appareils coloniaux étaient Hannibal (G-AAG , Horsa (G-AAUC), Hanno (G-AAUD) et Hadrian (G-AAUE).
    Affectés à Croydon, près de Londres, les HP42W assuraient des rotations vers Bruxelles, Cologne, Bâle et l’Europe centrale. Leurs plus longues tournées les conduisaient à Athènes et à Brindisi. Ils venaient régulièrement au Bourget, sur les rotations Paris-Londres ou en escale sur les lignes conduisant à Bâle ou à Zurich. Les HP42E, affectés pour leur part au Caire, desservaient l’Afrique centrale et de l’ouest, jusqu’à Lagos, ainsi que la dure ligne vers Le Cap ouverte en 1932; aux Indes, leurs rotations les conduisaient à Karachi et à Delhi, d’où une correspondance vers Singapour, puis Brisbane à partir de 1935, était possible (3).
    Dès leur sortie, les HP42 étaient considérés comme des avions lents. Ils furent concurrencés, d’abord sur les lignes africaines puis vers les Indes, par les rapides monoplans Armstrong-Witworth AW15 livrés à partir de 1933. Si la situation de concurrence avec le chemin de fer leur permit de se maintenir facilement en Europe, en particulier sur Londres-Paris, c’est principalement leur confort qui les fit apprécier du public et de l’exploitant. Outre la qualité de leurs aménagements, les HP42 étaient particulièrement silencieux, ne comportant aucun siège au niveau des moteurs, ces derniers n’étant d’ailleurs pas directement solidaires de la carlingue.

    En outre, ils étaient particulièrement fiables, et ne subirent aucune perte, et plus généralement aucun accident grave durant leur carrière. Les huit appareils furent retirés du service entre 1939 et 1941. Aucun n’a malheureusement été conservé. Ne restent que les souvenirs, et la fantaisie d’un certain auteur, qui en 1978 fit revivre un avion certes “démodé” pour le technicien, mais qui volera longtemps, pour le poète, dans l’espace intemporel du rêve…

    L’avion représenté par Leloup, le G-AAXJ Horus, est un neuvième exemplaire fictif, inventé par l’auteur pour les besoins du volume 5 Message pour l’Éternité, appartenant à la classe “Hannibal” (appareil colonial). Leloup a simplement repris le principe d’immatriculation et de baptême du reste de la série. C’est probablement l’aptitude à atterrir sur de très courtes distances qui a en partie motivé le choix de ce type d’avion à l’esthétique spectaculaire.

    (1) George Mortimer Pullman (1831-1897) introduisit sur les chemins de fer américains un concept de voiture à couloir central convertible en couchettes sans compartiments, encore répandu en Amérique du Nord et en Russie. Georges Nagelmackers (1845-1905), impressionné par le confort du matériel Pullman américain, fonda en 1883 la Compagnie des Wagons-Lits et des Grands Express Européens. Il importa les conceptions de Pullman non sans les avoir adaptées au goût européen: il développa ainsi la voiture-lits, la voiture-restaurant, ainsi que la voiture-salon avec restauration à la place, destinée plus particulièrement aux trains de jour.

    Tandis que “pullman” devenait un nom commun désignant toute voiture de chemin de fer particulièrement luxueuse, le concept fut ultérieurement transposé dans les avions et les autocars. (2) Imperial Airways avait inauguré ce type de service en 1926 sur les AW.154 (Armstrong-Witworth “Argosy 1”) de la ligne Paris-Londres, dite “Aile d’Argent”, et concurrente de la “Flèche d’Or”, ligne associant trains “Pullmann” et ferry.

    Devenue rare dans les trains, la restauration à la place s’est en revanche généralisée dans l’aviation. (3) Rappelons qu’un voyage en avion, dans les années 1930, vers une destination aussi lointaine que l’Inde ou l’Australie, exigeait un temps qui se comptait encore en jours, avec de nombreuses escales et plusieurs changements d’avion. Les principales sections maritimes étaient assurées en hydravion, et certaines sections terrestres, comme la traversée des Alpes, exigèrent longtemps un transfert en train. Enfin, on n’osait pas encore affronter l’Atlantique nord, dont les rares traversées aéronautiques relevaient toujours de l’expérimentation ou de l’exploit isolé.

    Commentaire: Hallberg. N.B.: les sources donnent parfois des informations contradictoires sur ces avions. N’hésitez pas à nous faire parvenir toute information fiable.

    Voici un complément d’information sur  le Handley-Page HP42E de Yann
    Le Handley Page 42: La compagnie Imperial Airways est née en 1924 de la fusion de quatre petites compagnies aériennes (dont Handley Page Transport Limited) composant un total de 13 avions. Elle commanda plus tard huit appareils à Handley Page, spécialement conçus pour ses besoins: les HP-42 se déclinant en deux classes, W (West) et E (East), respectivement affectée sur l’Europe et sur le Moyen-Orient jusqu’à l’ouest de l’Inde. Il n’y a jamais eut de neuvième appareil, cependant il existe effectivement un mystère à propos de la disparition de l’un de ces avions, mais la compagnie avait alors changé de nom. Le 1er Mars 1940, cinq mois après qu’Imperial Airways aie fusionnée avec British Airways Limited pour former la British Overseas Airways Corporation, le “Hannibal” (G-AAGX) disparait officiellement au dessus du Golf d’Oman, sur un vol d’étape entre Jiwani (à l’est de la côte iranienne) et Sharjah (Emirat Arabes Unis).

    Ce vol emportait officiellement quatre membres d’équipage (pas de M. Smith, désolé), et quatre passagers très importants ainsi que des documents militaires. Malgré les recherches minutieuses organisées par la RAF, l’appareil restera classé comme perdu corps et bien. Alors que la deuxième guerre mondiale n’en n’est qu’à ses débuts, ce vol et sa disparition garde un parfum de mystère. Les faits publics exhaustifs et officiels (listes des passagers, des membres d’équipage, plan de vol, derniers messages échangés…) peuvent être trouvés sur Internet, ainsi qu’un éventail d’hypothèses tout à fait intéressantes pour un auteur.

    Complément d’information sur  le Handley-Page HP42E par Petrushka :
    Yann disait qu’un avion partant de Karachi en direction de Londres a peu de chance de passer par le nord de l’Afghanistan (ces deux directions sont pratiquement à angle droit) et que même si on place un HP-42 sur cet itinéraire, avec un rayon d’action de 800 kilomètres, cet avion n’aurait pas pu traverser tout le Pakistan du sud au nord sans faire d’escale. C’est vrai… Mais le biplan quadrimoteur est pris dans un orage violent… Un ouragan où les vents soufflent à plus de 200 à l’heure vers le Nord-Est… Un avion ne se déplace pas seulement par rapport au sol mais suivant la vitesse du vent rencontré… Si sa vitesse de croisière est comme pour le Handley-Page de 160 kms heure et s’il se déplace dans une masse d’air qui le pousse dans le dos en soufflant à disons 180 kms heure de moyenne (c’est normal pour un ouragan) les vitesses vont s’additionner…

    Comme l’appareil avec son autonomie de 800 kms, les franchit par temps normal à 160 soit durant cinq heures… Durant ce temps dans la tempête, il aura volé à 160 + 180 (ouragan) à la vitesse de 340 kms heure par rapport au sol et ce durant 5 heures avant d’être à sec…… Ce qui donne 1.700 kms …Soit la distance qui sépare Karachi au cratère… Le compte est bon et croyez bien que Roger l’avait calculé… Ajoutez aussi que la seule façon pour un avion en pareille situation (du moins un appareil de cette époque) est de filer vent dans le dos pour sortir de la tempete sans y laisser du bois…

    Par ailleurs, le prénom d’Horus a été choisi pour marquer un appareil hors série basé au Caire et puis Horus est représenté par un faucon…

  • Le Calibreur
    Le Trio de l'Étrange,  Les engins vinéens

    Le calibreur

    Le calibreur est un engin vinéen qui sert à l’entretien des tubes des magnétoporteurs. Dans le trio de l’étrange les complices de Karpan l’utiliserons essayer d’éliminer le trio.

    Explication selon Khāny : il sert “à rectifier le tube lorsqu’il se déforme… il est équipé de quatre émetteurs caloriques montés sur une couronne rotative. Le tube est assoupli par échauffement et recalibrer au passage de la machine.”

    Ajoutons à cela qu’il est plus rapide que les magnétoporteurs et peut brouiller leurs émissions radio. Au total, il est équipé de 6 émetteurs caloriques, 4 sur la couronne et 2 sous la cabine de pilotage.

  • La Fille du Vent,  Les avions

    Mitsubishi A6M Zero

    Le Mitsubishi A6M fut un avion de chasse monoplace embarqué destiné à équiper les porte-avions de la Marine Impériale Japonaise en préparation de la 2° guerre mondiale. Il vola pour la première fois le 1° avril 1939, et fut d’abord mis en service en Chine en juillet 1940 sous le nom de “Zéro-Sen” (bien que les Américains lui donnèrent le nom de code “Zeke”).
    Dès son apparition, il surclassait tout les chasseurs adverses, même les appareils américains, grâce à sa grande maniabilité et une autonomie de vol sans égale. Ce fut lui qui escorta les bombardiers nippons lors de l’attaque de Pearl Harbour le 7
    décembre 1941, et il fut l’avion de chasse le plus construit par les Japonais durant la guerre (10.937 unités).
    Mais son succès fut tel qu’il en devint la victime :l’Etat-Major nippon s’obstina en effet à en poursuivre la construction tout en tentant de l’améliorer constamment jusqu’à la fin du conflit, bien que surclassé à partir de 1943 par les chasseurs américains “Hellcat” et “Corsair”. Face à ces nouveaux appareils ennemis, sa puissance de feu (deux canons dans les ailes et deux mitrailleuses sur le fuselage) devint insuffisante, et la légèreté de sa construction qui le rendait si maniable avait pour prix l’absence de protection réellement efficace tant pour l’avion que pour le pilote lui même (ainsi, contrairement aux appareils américains, le poste de pilotage du Zéro n’était pas blindé, sans parler de ses réservoirs non auto-obturants).
    Le massacre de beaucoup d’entre eux couta la vie à de nombreux pilotes expérimentés jusqu’à ce que le Japon, outre le manque de rendement industriel qui ralentissait la production de ces avions, ne disposa même plus de suffisamment de pilotes qualifiés pour les remplacer. Les derniers d’entre eux furent finalement utilisés comme “kamikazes”(avion-suicide), et c’est à bord de l’un d’eux qu’embarqua Aoki, l’ami d’enfance de Yoko, dans la fille du vent.

    Merci à Pol pour cet article

  • Magnétoporteur
    La Forge de Vulcain,  Le Trio de l'Étrange,  Les engins vinéens

    Magnétoporteur (version long courrier)

    Le Magnétoporteur (version long courrier), c’est le gros modèle, avec 7 places assises, constitué de trois parties pour une longueur approximative de 55 m et 9 m de diamètre. Ce système de transport est comparable au train, dans le sens où il est composé d’une locomotive et de wagons. Mais les wagons sont extrêmement difficiles à détacher.

    Le principe de fonctionnement est probablement similaire à celui  de la petite version qui peut être comparé au train à sustentation magnétique. Vous pouvez découvrir cet engin pour la première fois dans Le Trio de l’étrange, où il occupe une grande partie de l’aventure. On comprend également dans ce premier épisode que ce système de transport existait sur Vinéa. C’est d’ailleurs un magnétoporteur de ce type qui a été transporté en pièces détachées depuis Vinéa. Il permit, par la suite, le transfert des vinéens, du matériel et du vaisseau intersidéral en pièces détachées depuis la surface de la terre jusqu’à la grande caverne.

    Ensuite dans La forge de Vulcain on peut voir le magnétoporteur (version long courrier) “privé” de Karpan. Il présente deux différences : il est rouge et a une entrée d’air sous le cockpit. Yoko et Khāny extrairons de ses entrailles les traîneaux de sauvetage pour s’échapper.

  • Le Canon de Kra,  Les avions

    Mitsubishi A6M2N

    Le Zéro (Mitsubishi A6M2N) que Sakamoto utilise dans Le canon de Kra a la particularité d’être doté de flotteurs. En effet, tout commence lorsque la marine de guerre japonaise exprima le besoin de disposer d’un hydravion de reconnaissance. On tenta alors d’élaborer un nouveau prototype, spécialement conçu à cette fin, et qui aurait été le “Rex”. Mais comme les délais étaient trop longs, la firme Nakajima reçut l’ordre de simplement modifier un chasseur déjà existant doté de roues à trains rétractables, le fameux “Zéro”.

    Le “Rufe” (son nom de code) décolla pour la première fois en décembre 1941, juste à temps pour l’entrée en guerre du Japon contre les occidentaux. Son gros flotteur central servait aussi de réservoir de carburant supplémentaire, ainsi que 2 petits flotteurs supplémentaires sous les ailes. Nakajima en construisit 327 exemplaires. Le Mitsubishi A6M2N resta en service au delà de la guerre, jusqu’en 1947.

  • Mikoyan MIG-21
    Les avions,  Message pour l'Eternité

    Mikoyan MIG-21

    Le Mikoyan MIG-21, ce chasseur monoplace a connu plusieurs versions (pas moins d’une quinzaine) depuis sa 1° livraison à la Force Aérienne Soviétique en 1958, et il fut – et reste peut être encore aujourd’hui – l’intercepteur le plus répandu dans le monde. Plus de 10.000 exemplaires en furent construits, et vendus à des dizaines de pays différents du Laos à la Finlande en passant par le Burkina Fasso. Même la Norvêge, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique… et les Etats-Unis, pourtant tous membres de l’OTAN, en commandèrent pour le surnommer “Fishbed” !

    La raison de son succès tient essentiellement à ses performances de vol et de combats excellentes comparées à son coût d’achat tout à fait abordable pour de nombreux pays, même si ses successeurs, le Mig 23 et le Mig 25 l’ont depuis largement dépassé. Les derniers modèles de Mikoyan MIG-21, pourvus de l’excellent radar AI-R2L, étaient équipés de volets soufflés, ce qui réduisait la vitesse – donc la distance nécessaire – au décollage et à l’atterrissage. A l’époque où il apparaît dans Message pour l’éternité, il restait un appareil redoutable en dépit de son âge.

    70 Ans, après sa conception cet avion est toujours en activité, et dans plusieurs pays. Et  ceci sans compter sa copie chinoise le Chengdu J-7.

  • SA 341 Gazelle
    Le Feu de Wotan,  Les hélicoptères,  Message pour l'Eternité

    SA 341 Gazelle

    La SA-341 “Gazelle” est un hélicoptère léger, plutôt destiné au départ à une utilisation militaire mais qui eu un grand succès dans le civil. La fabriquation en série commence à partir de 1970 en collaboration avec le Royaume-Uni. SA vient du nom de son constructeur Sud-Aviation qui après diverse fusion, fait aujourd’hui partie du groupe Airbus. Diverses armées, dans le monde, utilise toujours cet hélicoptère de nos jours, malgré son âge avancé.
    Roger Leloup utilise deux gazelles dans les aventures de Yoko, une dans Messages pour l’éternité et l’autre dans Le feu de Wotan.

    Dans le Message pour l’éternité, c’est l’hélicoptère de Milord et donc immatriculé logiquement au Royaume-Uni (G-TPRE), qui apparait à plusieurs reprises dans l’album piloté par Stevens. Ce dernier est malgré tout un pilote talentueux. Il l’utilisera cette Gazelle d’abord pour tenter de renverser Yoko et plus tard pour provoquer le terrible accident de la Porsche 911. Chose étrange, on retrouve cet hélico dans le cratère en Afghanistan où il permettra à Pol de filmer le décollage du HP42. On peut supposer qu’il a été amené avec un avion de transport militaire comme le Lockheed C-130 Hercules.

    Dans le feu de Wotan c’est Yoko qui pilote un SA-341 “Gazelle”, immatriculé en Allemagne (D-HATG), pour amener Ingrid et la professeur Zimmer, du building  Hertzel jusqu’à l’aéroport de Francfort, puis Vic prendra les commandes pour transporter l’équipe à la “tour Richter”. Le SA-341 servira aussi à l’hélitreuillage et à l’assemblage des pièces de la tour.

  • Divers,  Message pour l'Eternité

    Intelsat IV(F-5)

    Intelsat IV, c’est le satellite à la base de l’aventure de Message pour l’éternité. C’est lui qui a capté le signal émis du cratère. Cet engin fait partie de la cinquième génération des satellites de communication. Il a sept frères. Développé par Hughes Aircraft (aujourd’hui Boeing Satellite Systems). Le F-5, qui couvrait l’océan Indien, a été lancé le 30 juillet 1972 pour une orbite géostationnaire (36000 Km de la Terre) de Cape Canaveral avec un lanceur Atlas-Centaur. Intelsat IV pouvait relayer 6000 lignes téléphoniques ou 12 chaînes de télévision couleur. Le dernier de la série de ces satellites cessa son activité en octobre 1987.

    (Infos et Photos http://www.boeing.com)