Les engins
Cette catégorie rassemble tous les engins qui apparaissent dans les aventures de Yoko Tsuno. Ils sont ensuite classés en sous-catégories.
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Locomotive S 3/6
Locomotive à vapeur 18 526 de la Deutsche Reichsbahn-Gesellschaft (1928)
Type S 3/6 bavarois. Au début du XXe siècle, pour faire face à l’accroissement du trafic ferroviaire et du poids des trains, différents réseaux européens passent commande de locomotives de type “Pacific” (deux essieux porteurs avant, trois essieux moteurs et un essieu porteur arrière) présentant une puissance supérieure à toutes les machines précédemment utilisées à la traction des trains rapides. En 1907, les chemins de fer royaux bavarois(Königliche Bayerische Staatsbahn, K.Bay.sts.B.) passent commande d’une locomotive rapide et puissante dont les premiers exemplaires sont livrés par la firme Maffei (Munich) en Juillet 1908.
Dotée d’une chaudière largement dimensionnée, la nouvelle locomotive du type S 3/6 offre des caractéristiques modernes pour l’époque : la surchauffe, portant la vapeur à une température telle qu’elle ne se condense plus au contact des surfaces métalliques, le préchauffage de l’eau injectée dans la chaudière, une forme aérodynamique et surtout un mécanisme moteur à quatre cylindres fonctionnant sur le principe de la double expansion (la vapeur sortant de la première paire de cylindres haute pression est réutilisée dans des cylindres basse pression où elle achève de libérer son énergie au lieu d’être directement relâchée à l’air libre). Ces caractéristiques donnent une locomotive particulièrement économe en combustible et à la marche douce et régulière.Entre 1908 et 1918, la Bavière reçoit 89 machines S 3/6 livrées en lots successifs identifiés par les lettres “a” à “i”. Au cours de cette période, la série reçoit des modifications plus ou moins importantes (18 exemplaires recevant des roues de 2m de diamètre afin de remorquer des trains directs accélérés). Certaines machines sont destinées au réseau du Palatinat (sous administration bavaroise) ; d’autres sont cédées à la France et à la Belgique au titre des réparations de guerre. À partir de 1923, la subdivision bavaroise (Gruppenverwaltung Bayern) des chemins de fer de l’État (nationalisés en 1920) commande de nouveaux lots. À la fondation de la Deutsche Reichsbahn-Gesellschaft, en 1925, la série S 3/6 devient la série 18.4-5
(numéros 18 401 à 18 508 avec quelques trous correspondant à des machines détruites ou cédées au titre des réparations) dans le nouveau schéma de numérotation unifié. Malgré l’apparition des machines plus récentes de la série 01 (locomotives “unifiées” standardisées pour toute l’Allemagne) en 1925, la Reichsbahn repasse commande de locomotives S 3/6 au constructeur Maffei, en raison du manque de machines au poids par essieu limité à 16 t. Les nouvelles machines sont immatriculées 18 509 à 548. Au total, 159 machines sont construites en 15 lots successifs de 1908 à 1930.
Les S 3/6 remorquent les trains rapides et express en Bavière et à destination de l’Autriche. Elles se montrent capables de prendre en charge des convois de plus de 400 tonnes et de parcourir sans relai des distances de 300 ou 400 km. Ces performances intéressantes liées à une consommation raisonnable leur valent d’être engagées hors de Bavière à la traction du très prestigieux train de luxe “Rheingold” entre Hoek van Holland et Bâle, lancé en 1928, et de l’Orient-Express sur son parcours allemand, en dépit de leur vitesse maximale rapidement dépassée. on les rencontre par la suite en Thuringe, Palatinat, Wurttemberg, Rhénanie, Sarre…
Après 1945, à l’exception de cinq machines détruites et une isolée dans la zone orientale, toutes les S 3/6 se trouvent dans la zone occidentale qui deviendra la RFA. 21 des machines, en mauvais état après la guerre, sont réformées par la nouvelle Deutsche Bundesbahn, administration ferroviaire créée en Allemagne de l’Ouest. Trente autres, issues des lots de 1926-1930 sont modernisées entre 1953 et 1957, recevant une chaudière neuve et diverses modifications. Ces machines reçoivent les numéros 18 601 à 630.
Dans les années soixante, sous les coups conjugués de l’électrification et de la livraison des locomotives Diesel de moyenne puissance V200, l’effectif des S 3/6 diminue rapidement et se regroupe dans le Sud de l’Allemagne. Le dernier exemplaire quitte le service commercial en 1969. Six machines ont été préservées, l’une d’entre-elles – la S 3/6 3673 alias 18 478 – étant conservée en état de marche et assurant des trains spéciaux, et exceptionnellement des trains commerciaux.La 18 526 appartient au lot “m” livré en 1927-28. Elle fait partie des machines commandées entre 1926 et 1930 par la DRG ; elle se distingue extérieurement des lots précédents par la forme légèrement différente de la cabine de conduite. Après un service effectué principalement en Rhénanie puis en Franconie, elle est transformée en 1955 pour devenir la 18 621. Sa réforme en Décembre 1961 est suivie de sa démolition. Roger Leloup a donc pris la liberté de représenter une machine qui, à l’époque contemporaine où se situe son récit, n’existait plus, clin d’oeil probable à l’histoire de la part d’un amateur averti de tous les moyens de transport.
La 18 526 a remorqué le Rheingold pendant quelques mois au début de l’année 1928, avant que les machines du lot “m” ne soient remplacées par celles des lots “d” et “e” à roues de 2m.Ci-dessous
– La 18 511 attend le départ en gare de Stuttgart, dans les années 1930.
– Le train FFD 101 “Rheingold” (Hoek van Holland – Bâle) emmené par la 18 524 longe le Rhin près d’Oberwesel. Début 1928.Commentaire, infos et photos Hallberg.
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Le cuirassé Yamato
Le cuirassé Yamato, le plus grand jamais construit par l’armée japonaise avec le Musashi qui était de la même classe. Son étude a démarré en 1934 et sa conception en 1937, sa mise à l’eau à eu lieu le 8 août 1940. Tout ceci a était fait dans le plus grand secret. Le Yamato détenait beaucoup de record, entre autres celui des plus gros canons jamais montés sur un navire de guerre, 46 cm !!
Suite à l’invasion des américains à Okinawa le 1 Avril 1945, les japonais lancent une opération kamikaze baptisée “Ten-Go”.
Comme l’explique Yoko, le Yamato est parti, pour renforcer l’attaque, le 6 avril 1945 accompagné du croiseur léger Yahagi et de huit destroyers, mais sans appui aérien, et avec juste assez de carburant pour un aller simple.Il a été repéré une première fois par des sous-marins américains puis une deuxième fois par des avions au matin du 7 avril. Pour intercepter l’arrivée de la flotte, les américains envoyèrent 400 avions et 6 bateaux. La bataille commença vers midi, et le cuirassé Yamato sombra deux heures plus tard, touché par plusieurs bombes et une dizaine de torpilles. Deux de ces torpilles firent exploser le magasin principal de munition et, entraînèrent la mort de 75% de l’équipage et un gigantesque nuage de fumée. Le Yamato avait à son bord 2750 hommes d’équipage, d’autres chiffres parlent de plus de 3000 mais seul 269 survécurent…
Une expédition japonaise a retrouvé le Yamato dans les années 80 et a rapporté que le bateau était en deux morceaux. Nous recherchons des images de l’épave.
Le Musashi, son frère, sombra aussi, le 24 octobre 1944, pendant la bataille de la mer de Sibuyan.L’épave du Yamato héberge, sur son pont, la base sous-marine d’Ito Kasuky, dans La Fille du vent.
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Le calibreur
Le calibreur est un engin vinéen qui sert à l’entretien des tubes des magnétoporteurs. Dans le trio de l’étrange les complices de Karpan l’utiliserons essayer d’éliminer le trio.
Explication selon Khāny : il sert “à rectifier le tube lorsqu’il se déforme… il est équipé de quatre émetteurs caloriques montés sur une couronne rotative. Le tube est assoupli par échauffement et recalibrer au passage de la machine.”
Ajoutons à cela qu’il est plus rapide que les magnétoporteurs et peut brouiller leurs émissions radio. Au total, il est équipé de 6 émetteurs caloriques, 4 sur la couronne et 2 sous la cabine de pilotage.
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Mitsubishi A6M Zero
Le Mitsubishi A6M fut un avion de chasse monoplace embarqué destiné à équiper les porte-avions de la Marine Impériale Japonaise en préparation de la 2° guerre mondiale. Il vola pour la première fois le 1° avril 1939, et fut d’abord mis en service en Chine en juillet 1940 sous le nom de “Zéro-Sen” (bien que les Américains lui donnèrent le nom de code “Zeke”).
Dès son apparition, il surclassait tout les chasseurs adverses, même les appareils américains, grâce à sa grande maniabilité et une autonomie de vol sans égale. Ce fut lui qui escorta les bombardiers nippons lors de l’attaque de Pearl Harbour le 7
décembre 1941, et il fut l’avion de chasse le plus construit par les Japonais durant la guerre (10.937 unités).
Mais son succès fut tel qu’il en devint la victime :l’Etat-Major nippon s’obstina en effet à en poursuivre la construction tout en tentant de l’améliorer constamment jusqu’à la fin du conflit, bien que surclassé à partir de 1943 par les chasseurs américains “Hellcat” et “Corsair”. Face à ces nouveaux appareils ennemis, sa puissance de feu (deux canons dans les ailes et deux mitrailleuses sur le fuselage) devint insuffisante, et la légèreté de sa construction qui le rendait si maniable avait pour prix l’absence de protection réellement efficace tant pour l’avion que pour le pilote lui même (ainsi, contrairement aux appareils américains, le poste de pilotage du Zéro n’était pas blindé, sans parler de ses réservoirs non auto-obturants).
Le massacre de beaucoup d’entre eux couta la vie à de nombreux pilotes expérimentés jusqu’à ce que le Japon, outre le manque de rendement industriel qui ralentissait la production de ces avions, ne disposa même plus de suffisamment de pilotes qualifiés pour les remplacer. Les derniers d’entre eux furent finalement utilisés comme “kamikazes”(avion-suicide), et c’est à bord de l’un d’eux qu’embarqua Aoki, l’ami d’enfance de Yoko, dans la fille du vent.Merci à Pol pour cet article
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Magnétoporteur (version long courrier)
Le Magnétoporteur (version long courrier), c’est le gros modèle, avec 7 places assises, constitué de trois parties pour une longueur approximative de 55 m et 9 m de diamètre. Ce système de transport est comparable au train, dans le sens où il est composé d’une locomotive et de wagons. Mais les wagons sont extrêmement difficiles à détacher.
Le principe de fonctionnement est probablement similaire à celui de la petite version qui peut être comparé au train à sustentation magnétique. Vous pouvez découvrir cet engin pour la première fois dans Le Trio de l’étrange, où il occupe une grande partie de l’aventure. On comprend également dans ce premier épisode que ce système de transport existait sur Vinéa. C’est d’ailleurs un magnétoporteur de ce type qui a été transporté en pièces détachées depuis Vinéa. Il permit, par la suite, le transfert des vinéens, du matériel et du vaisseau intersidéral en pièces détachées depuis la surface de la terre jusqu’à la grande caverne.
Ensuite dans La forge de Vulcain on peut voir le magnétoporteur (version long courrier) “privé” de Karpan. Il présente deux différences : il est rouge et a une entrée d’air sous le cockpit. Yoko et Khāny extrairons de ses entrailles les traîneaux de sauvetage pour s’échapper.
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Mitsubishi A6M2N
Le Zéro (Mitsubishi A6M2N) que Sakamoto utilise dans Le canon de Kra a la particularité d’être doté de flotteurs. En effet, tout commence lorsque la marine de guerre japonaise exprima le besoin de disposer d’un hydravion de reconnaissance. On tenta alors d’élaborer un nouveau prototype, spécialement conçu à cette fin, et qui aurait été le “Rex”. Mais comme les délais étaient trop longs, la firme Nakajima reçut l’ordre de simplement modifier un chasseur déjà existant doté de roues à trains rétractables, le fameux “Zéro”.
Le “Rufe” (son nom de code) décolla pour la première fois en décembre 1941, juste à temps pour l’entrée en guerre du Japon contre les occidentaux. Son gros flotteur central servait aussi de réservoir de carburant supplémentaire, ainsi que 2 petits flotteurs supplémentaires sous les ailes. Nakajima en construisit 327 exemplaires. Le Mitsubishi A6M2N resta en service au delà de la guerre, jusqu’en 1947.





























