Les engins

Cette catégorie rassemble tous les engins qui apparaissent dans les aventures de Yoko Tsuno. Ils sont ensuite classés en sous-catégories.

  • Bugatti Type 55
    Anges et Faucons,  Le maléfice de l'améthyste,  Les voitures

    Bugatti Type 55

    La Bugatti Type 55 est une voiture de sport rare. Appartenant à Sir Malcolm, elle est immatriculée SE177, soit en Ecosse avant 1932. Elle apparaît pour la première fois dans Le Maléfice de l’améthyste, où Yoko et Emilia l’utilisent pour se rendre du cottage de Sir Malcolm au manoir de sa fiancée Gloria. On la retrouve ensuite dans Anges et Faucons, où Bonnie et Yoko effectueront le même trajet.

    Cette Bugatti a été construite à seulement 38 exemplaires. Le modèle de Sir Malcolm semble être le Roadster Grand Sport de 1932. C’est, bien sûr, une voiture très puissante : son moteur 8 cylindres en ligne de 130 ch peut propulser ce bolide à 180 km/h. Elle a participé à de nombreuses courses dont les 24 heures du Mans.

  • Dragon Rapide
    Le maléfice de l'améthyste,  Les avions

    Dragon Rapide DH.89

    Le Dragon Rapide est l’avion préféré de l’arrière-grand-père d’Emilia, Sir Archibald Mac Dougal. C’est un appareil construit par le constructeur britannique De Havilland. Il est connu notamment pour le célèbre Tiger Moth que l’on connait déjà, cher à Roger Leloup. Successeur du DH84 Dragon, cet avion a effectué son premier vol le 17 avril 1934. Lorsque Yoko et Emilia le découvre, nous sommes le 12 juin 1934 et donc cet avion vient juste d’entrer en service.

    On ne sait pas exactement combien d’exemplaires de cet avion Archibald possède dans sa compagnie aérienne, Scott Wings. Le premier que l’on rencontre dans Le Maléfice de l’améthyste est immatriculé G-AHFL et arbore une couleur orange. Cet avion joue un rôle crucial dans cette aventure. En effet, il transportera Yoko, Emilia et toute son “équipe” du manoir jusqu’à Croydon, en banlieue de Londres.

    Un second Dragon Rapide, immatriculé G-AJNK, apparaît dans Anges et faucons. Cette version arbore de nouvelles couleurs, mais il n’a pas de rôle significatif dans cette aventure.

  • Rolladen-Schneider LS-1d
    Les avions,  Message pour l'Eternité

    Planeur Rolladen-Schneider LS1

    Ce planeur Rolladen-Schneider LS1 impressionne dès son apparition dans Le message pour l’éternité. Piloté avec virtuosité par Yoko, il glisse sur de « belles pompes » thermiques de Clermont-Ferrand jusqu’en Bretagne, à proximité du Centre de télécommunications de Pleumeur-Bodou. Comme le souligne Le Guérec, il s’agit d’un vol d’environ 600 km.

    Prêté par un « ami belge » de Yoko, ce Rolladen-Schneider LS1-d, planeur de compétition allemand fabriqué en 1972, porte l’immatriculation OO-ZBY, conforme aux aéronefs belges. Bien qu’ancienne, cette machine de classe 15 mètres reste très performante.

    Dans la réalité, Roger Leloup s’est inspiré du planeur d’un ami champion de vol à voile (source : Intégrale 8) et a recueilli ses conseils pour intégrer fidèlement l’appareil à son récit. Aux dernières nouvelles, ce LS1 appartient au Centre national de vol à voile, situé à l’aérodrome de Saint-Hubert, en Belgique.

  • Sphère à bras articulés
    La Lumière d'Ixo,  Le Trio de l'Étrange,  Les 3 Soleils de Vinéa,  Les engins vinéens,  Les Titans

    Sphère à bras articulés

    Cette sphère apparait pour la première fois dans Le trio de l’étrange, où elle est utilisée pour charger et décharger les « cocons » des Vinéens en léthargie dans les vaisseaux interstellaires. Yoko l’utilisera plus tard dans Les trois soleils de Vinéa, et c’est cette image qui restera longtemps dans les pages de gardes des versions cartonnées, où l’on voit Yoko manipuler un « appareil » avec en arrière plan un satellite (non identifié) et une planète (non identifiée). Plus tard on retrouvera ces sphères dans Les Titans où elles servent toujours à manipuler les «cocons» des vinéens de retour sur leur planète. Enfin dans la lumière d’Ixo, les vinéens les utilisent pour préparer les navettes d’exploration pour Ixo.

    Cette sphère ne peut être utilisée qu’en apesanteur, sa forme offre, une protection et une visibilité maximale pour son opérateur. Elle se déplace et s’oriente grâce à 2 petits propulseurs orientables à 360°, situés à l’avant et à l’arrière et est équipée de 4 bras articulés, identiques 2 à 2, haut-bas et sur les côtés. Pour la petite anecdote vous trouverez dans l’album des autocollants une sphère à 6 bras… On y entre par une discrète trappe située à l’arrière, au-dessus du dossier et on pilote cet engin en position agenouillée. La cellule n’est pas pressurisée, donc combinaison spatiale obligatoire, mais elle possède ses propres réserves d’oxygène que l’on branche directement sur le casque du manutentionnaire spatial.

    Bien que peut présente dans la série, cet appareil reste un «symbole» pour la série, d’une part pour son originalité et du fait de sa longue présence dans les pages de gardes des albums cartonnée jusqu’à La pagode des brumes. Peut-être la reverrons nous dans un prochain album…

  • Nef spatiale
    Divers,  Les Titans

    Nef spatiale des Titans

    La nef spatiale des titans, ce vaisseau intergalactique rappelle, un peu, la forme de Spoutnik. C’est cet engin qui amena Les Titans sur Vinéa et ils repartiront avec.
    Une fois posée sur le sol vinéen, les titans avaient installé leur base sous la structure de la nef. Profitant ainsi d’une armature solide et de la protection du canon situé au sommet de la coupole.
    Dans chacun des 6 bras amovibles, les vinéens replaceront les Titans, sous la direction de Yoko dans leur cocon d’hibernation pour un nouveau voyage vers une autre planète.
    Le grand migrateur fait partie intégrante de ce vaisseau, auquel il est connecté par de multiples tuyaux et il ne peut pas, à priori, s’en extraire facilement.
    Coté motorisation, la nef spatiale est propulsée par des énormes moteurs situés sous la partie centrale de la machine. La sustentation et le guidage sont assurés par des petits blocs de réacteurs situés sous chaque bras.

  • Foyer solaire
    Les 3 Soleils de Vinéa,  Les engins vinéens,  Les Titans

    Foyer solaire

    On découvre le premier foyer solaire dans Les 3 soleils de Vinéa, il a un rôle important dans cette aventure. Son fonctionnement est expliqué par Wangha de manière claire et précise  : L’énergie solaire, captée par les cellules, passe par des fibres conductrices dans un concentrateur… Puis dans le foyer mobile, d’où elle sort sous forme de rayon.

    Ces fibres conductrices sont visibles sous les 13 rangées de 29 ou 30 récepteurs agencés en nid d’abeille. Pour se positionner la structure est équipée de 6 grappes de moteur de contrôle d’orientation.

    Dans Les Titans, 5 foyers solaires sont en activité et d’autres en constructions. Ils sont pointés sur la zone occultée de Vinéa. Rappelons ici que Vinéa présente toujours la même face à ses deux soleils en raison de sa rotation synchrone, un phénomène similaire à celui de la Lune par rapport à la Terre.

    Donc ces foyer solaire permette d’éclairer et réchauffer la sixième cité, mais aussi de produire de l’énergie récupéré par des pans entiers de montagne tapissée de panneaux solaire.

    Le principe de la récupération de l’énergie solaire depuis l’espace n’est pas neuve. C’est Peter Glaser qui est le premier à proposer ce concept en 1968. Cependant, le système vinéen diffère, dans le sens où il ne transforme pas l’énergie. En fait, il ne fait que la concentrer et la réorienter.

  • Volkswagen Golf
    La Frontière de la Vie,  Les voitures

    Volkswagen Golf

    Cette Volkswagen Golf est une voiture mythique. C’est la voiture de Rudy, le frère d’Ingrid, dans La frontière de la vie. Bien que toujours fabriquée aujourd’hui, elle n’a presque plus rien en commun avec son modèle d’origine.
    À ses débuts, il s’agissait plutôt d’une petite citadine, mais elle a depuis pris de l’embonpoint : plus de 60 cm de longueur et 15 cm de largeur supplémentaires.
    Malgré cela, elle reste classée comme « compacte », et nous en sommes aujourd’hui à la 8ᵉ génération.

    Mais revenons à la Golf de Rudy. Il s’agit de l’une des toutes premières produites par la marque, en 1974. C’est une 3 portes. Elle se distingue par son unique inscription métallique “Golf LS” apposée sur le côté gauche du hayon, particularité des premiers modèles. Golf LS signifie Luxe et Sport :

    Côté luxe, on trouve notamment des sièges en tissu vert sapin avec des contours en similicuir avec des appuis-tête, ce qui n’était pas courant à l’époque,

    Côté sport, des freins à disque à l’avant et un moteur de 70 ch, provenant de l’ Audi 80.

    À noter que la teinte iconique Volkswagen jaune marin (Marinogelb L20A),  a disparu du catalogue dès 1976.
    La Volkswagen Golf de Rudy est immatriculée ROT-JH 57, ce qui correspond à l’arrondissement d’Ansbach, où se situe Rothenburg. Comme d’habitude, Roger Leloup n’a oublié aucun détail sur ce modèle, jusqu’à celui des sièges, identiques à l’original.

  • U-Boot
    Le Septième Code,  Les bateaux

    Le U-Boot du Septième code

    Roger Leloup a eu l’obligeance d’indiquer, dans Spirou n°3503, le modèle qui lui a servi à dessiner l’épave du sous-marin U-Boot que vont explorer Yoko et Emilia. Il s’agit d’un sous-marin de type VII-B, le U 47.

    Cette série fut construite avant la seconde guerre mondiale en 24 exemplaires. Ils étaient plus rapides et avaient une plus grande autonomie que les VII-A précédents. Ils étaient de plus dotés d’un schnorchel qui leur permettait de renouveler leurs réserves d’air en plongée périscopique.

    Le U 47 fut lancé le 29 octobre 1938 à Kiel par les chantiers Krupp Germaniawerft.

    Le cuirassé Royal Oak coulé par le U-Boot U-47

    Ce U-Boot et son commandant, Günther Prien, se sont rendu célèbres par un raid effectué dans la base de Scapa Flow, située dans l’archipel des Orcades (au Nord de l’Ecosse) et considérée comme l’une des mieux protégée de la Marine britannique. Dans la nuit du 14 octobre 1939, Le U 47 s’introduit dans la rade et coula le cuirassé Royal Oak. Il fut le premier cuirassé coulé durant la Seconde guerre mondiale. Cette victoire eut un effet plus moral que stratégique, car le Royal Oak était un “vétéran” de la Première guerre mondiale et n’avait pas été modernisé dans l’entre-deux-guerres. Quoi qu’il en soit, le U 47 devint par cette action d’éclat l’un des sous-marins les plus connus de la Seconde guerre mondiale (ce qui explique que M. Leloup l’ait trouvé en maquette). Il fut perdu avec tout son équipage le 8 août 1941 dans l’Atlantique Nord, sa dernière position connue étant approximativement 60 degrés de latitude Nord et 19 degrés de longitude Ouest. On ignore les circonstances exactes du naufrage, attaque alliée ou accident.

    Roger Leloup a également précisé qu’il a pris quelques libertés concernant le sous-marin : il n’avait qu’un seul tube lance-torpille à l’arrière, et le canon de 88 mm, supprimé de tous les U-Boot de type VII-B pendant la guerre, est figuré devant le kiosque. Par ailleurs, une légère erreur se trouve dans la page 11 : les numéros de tubes lance-torpilles ont été inversés, les I et III se trouvaient à droite dans le compartiment, et non à gauche. Il n’y aurait d’ailleurs pas eu d’erreur si le sous-marin était français et non allemand.

    De nombreuses légendes sont nées autour de l’idée que des sous-marins aient put être utilisés par les allemands pour évacuer certains trésors ou personnalités. Ils auraient été les seuls à pouvoir effectuer ces missions car les alliés avaient alors la maîtrise totale des mers.

     

    Il est amusant de constater que deux auteurs, Roger Leloup et Francis Bergèse, s’en soient inspirés pour des histoires parues quasi simultanément dans Spirou, respectivement Le Septième code et Mystère en Antarctique, la dernière aventure de Buck Danny : la personne a révélé le secret du trésor caché était sous-marinier.

    Merci à Lucas pour cet article